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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 08:32

Réinventer le monde.

L’enjeu n’est plus de convaincre de la réalité de la crise climatique, mais de réinventer le monde pour limiter les dégâts… Ce qui nous attend n’a jamais été fait, il s’agit d’assurer des transitions énormes sur le plan de l’énergie, de l’agriculture, des déplacements, etc. Le dérèglement du climat a pris une telle ampleur qu’il ne s’agit plus des générations futures, mais du présent, de nous, nos enfants et nos petits-enfants… Ceci d’autant plus que ce dérèglement climatique est correllé avec un effondrement de la biodiversité qui va entraîner des conséquences très fâcheuses pour notre survie, en termes d’alimentation et de santé. Alors quelles réponses ? Les dirigeants mondiaux, restés longtemps sourds aux appels, semblent s’émouvoir un peu devant le nombre de victimes et les dégâts matériels, après des décennies perdues pour agir. Il faut bien reconnaître hélas que la plupart des décideurs, politiques et économiques, ne répondent pas à la menace, trop obsédés par leurs mythologies de la croissance et de la domination, et ne s’attaquant pas aux causes du mal : la surexploitation de la Terre. Certes les objectifs affichés dans l'accord de Paris de 2015 sont à la hauteur de la réalité scientifique, mais il y un fossé entre ces objectifs affichés et la réalité des décisions de tous les jours. Et toujours les dirigeants repartent sur les données du monde d’avant, complètement erronées, alors qu’il faut d’abord évaluer les situations en permanence pour choisir des solutions adaptables plutôt que foncer tête baissée  sur des fausses bonnes idées comme la voiture électrique, par exemple.

Il y en a marre ! Mais quand donc allons-nous réagir ? En France c’est reparti pour la campagne électorale de la présidentielle 2022. Les Français adorent les campagnes électorales, même s’ils ne votent qu’en petit nombre… Et voilà c’est reparti comme pour le monde d’avant, avec relance économique, croissance et tutti quanti ! Avec quelques touches vertes ici ou là, pour tenter de convaincre que l’on a bien compris le message. Désespérant… C’est ainsi que la loi Climat et résilience, adoptée pendant l’été 2021, à la suite des travaux de la Convention citoyenne lancée en 2019, constitue un « tournant culturel » pour le gouvernement, alors qu’elle n’est qu’une ébauche de ce qu’il faudrait faire. A cette occasion, le Haut Conseil pour le climat (instance consultative indépendante chargée d’évaluer la compatibilité de la politique du gouvernement avec l’Accord de Paris) a souligné combien la France se prépare mal au choc climatique qui nous attend, avec une action très insuffisante, alors que la situation empire. Cette insuffisance a été pointée du doigt par de nombreuses instances dont le Conseil d’Etat qui a enjoint le Gouvernement de prendre des mesures supplémentaires avant mars 2022 afin d’espérer atteindre les objectifs de la Convention de Paris de 2015. A cet égard, il est frappant de constater qu’un seul pays, sur 195, a respecté les engagements de l’Accord de Paris de 1995, 26 ans plus tard !... Le seul bon élève est la Gambie, petit pays de l’Afrique de l’Ouest d’un peu plus de 2 millions d’habitants. Désespérant !... alors que 36 états + l’Union Européenne sont responsables de 80 % des émissions de gaz à effet de serre. Les plus mauvais élèves sont les Etats-Unis, la Chine, le Canada, l’Australie, l’Inde, la Russie, l’Arabie saoudite et l’Union Européenne…

Le pire n’étant jamais sûr, il faut se réjouir d’une prise de conscience grandissante du public et en particulier des jeunes, même si celle-ci génère une éco-anxiété évoquée au début de cette chronique. En effet, ce n’est même pas de réformes dont nous avons besoin, mais d’une nouvelle civilisation pour refonder le monde sur des bases nouvelles. Ce nouveau monde devrait s’appuyer d’abord sur une réconciliation entre l’Homme et la nature, mais aussi sur une technologie respectueuse de l’environnement, au bénéfice de tous et non pas un business de court terme. Ce nouveau monde devra réinventer la démocratie pour que l’économie soit au bénéfice de tous et non pas d’une petite minorité d’ultra riches. Cela passera par des contraintes qui devront être expliquées, comprises et acceptées pour retrouver une harmonie entre notre bien-être et notre environnement, c’est-à-dire pour garantir un avenir aux futures générations. Les contraintes pour nous, les Terriens du moment, vont en effet être lourdes. On peut ainsi imaginer qu’il va falloir très vite interdire la vente des logements mal isolés, voire les démolir. Bientôt sans doute, les véhicules trop polluants seront tout simplement interdits en ville, et les villes seront de plus en plus sans voitures individuelles, au profit des transports en commun. En dehors des villes, on peut s’attendre à que ce soit érigés des quotas de kilomètres parcourus par an, au-delà desquels il faudra laisser la voiture à la maison. De même pour les avions dont l’accès sera bientôt interdit sur des distances trop courtes ou limité selon des quotas pour des vols longue distance. Dans le domaine de l’alimentation, il faut s’attendre à ce que les produits de proximité soit favorisés systématiquement et certaines importations sans doute interdites. Les livraisons devront se faire avec des petits véhicules peu ou pas polluants. Quant aux activités polluantes, elles doivent s’attendre à des recadrages forts… etc. Il n’est pas dit que toutes ces mesures à venir soient acceptées facilement et on peut s’attendre à des contestations et des manifestations. Ce sera à chacun de nous de choisir entre les options possibles pour l’avenir : changer ou mourir !

A une toute petite échelle, à quoi bon ce blog ? A quoi peut-il bien servir ? Je m’efforcerai maintenant de formuler des propositions concrètes pour progresser, autant que possible.

Compte-tenu des espérances de vie actuelles, mes petits-enfants nés entre 2000 et 2011 devraient vivre jusque 2080-2095. Quel monde les attend ? Quels soucis ou cauchemars risquent-ils de vivre ? Qu’avons-nous fait, qu’ai-je fais pour améliorer leur futur ? Alors oui, il y en a marre ! Mais quand donc allons-nous AGIR ?

Climat, biodiversité, pandémies… voilà bien les vrais enjeux. Pour AGIR et réinventer le monde, plus que jamais, il est temps de Faire passer le message et de se donner les Clés de notre avenir !, petit ouvrage qui fait état de 93 propositions pour aller de l’avant.

Faire passer le message - Persée, Paris, 2018.- 158 p.14€20

Les clés de notre avenir - Persée, 2020.- 100 p. – 10 €.

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3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 08:31

L’autre défi majeur : l’avenir de la biodiversité.

Aux préoccupations fortes et urgentes liés au dérèglement climatique, s’ajoute l’autre défi majeur, celui de l’avenir de la biodiversité. Là encore, depuis plusieurs décennies, d’innombrables études mettent en avant l’effondrement de la biodiversité. Le Congrès mondial de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) qui s’est tenu à Marseille début septembre 2021 a confirmé la chute vertigineuse de la faune et la flore.

Les chiffres sont très alarmants, avec 68 % des animaux vertébrés du monde disparus en 50 ans, en particulier en Amérique latine et en Afrique. En France, les populations d’oiseaux ont baissé de 30 % en 30 ans. Pour la seule année 2020, 31 espèces animales et végétales qui étaient menacées se sont éteintes… En Méditerranée les poissons sont très concernés avec une baisse de 20 % des populations de vertébrés entre 1993 et 2016, l’exemple le plus frappant étant le thon rouge dont la population a diminué de 90 % dans le même temps ! La plupart des espèces subissent les effets conjugués des activités humaines et du dérèglement climatique. Il y a donc, là encore, urgence à agir.

Le Congrès mondial de l’UICN a été marqué par des avancées quant au niveau d’information et une meilleure compréhension du lien climat-biodiversité. Une vingtaine de motions votées vont dans le bon sens pour réduire les impacts de l’industrie minière, restaurer les forêts primaires ou protéger l’Amazonie. 5 entreprises multinationales se sont mobilisées pour des actions favorables à la nature. Mais le niveau de réponse politique à cette situation d’urgence reste loin des vrais enjeux… et avec des moyens très modestes. Ainsi quand la France s’engage à protéger 5 % du littoral méditerranéen d’ici 2027, cette promesse avait déjà été faite en 2019 et reste une ambition bien modeste par rapport aux défis réels.

L’activité économique ne peut plus se faire aux dépens du climat et de la nature, c’est-à-dire aux dépens de l’Humanité, cette conception était le monde d’hier. Il est urgent d’engager des réformes en profondeur pour transformer notre façon de vivre en société de façon durable. La récente pandémie de la Covid-19 a eu cet effet positif de montrer qu’en très peu de temps, on pouvait engager des transformations importantes comme le télétravail, limitant les déplacements, la consommation de produits locaux ou la relocalisation de certaines fabrications, limitant ainsi les transports incessants de marchandises à travers la planète. C’est autant de gagné sur les émissions de gaz à effet de serre. Tout espoir n’est donc pas perdu, la crise sanitaire mondiale actuelle a montré à quel point le monde entier peut se mobiliser rapidement pour faire face à des défis énormes. Selon certains scientifiques il nous resterait environ 10 ans pour changer le monde avant qu’il ne soit trop tard… Continuons !

A suivre : 4/4 Réinventer le monde.

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26 septembre 2021 7 26 /09 /septembre /2021 08:56

Plus fort et plus rapide que prévu.

Il est déjà trop tard pour inverser le processus, ce qui va demander au mieux des décennies pour revenir à un équilibre, mais il faut se préparer à s’adapter aux conséquences du réchauffement du climat, faute de quoi nous courons à l’effondrement de notre civilisation… Pour ma modeste part, depuis une quinzaine d’années sur ce blog, j’ai évoqué la question climatique dans environ 50 chroniques sur 703 publiées, en ressassant les évolutions et les conséquences que l’on peut en attendre… Autant crier dans le désert !

Certes les médias qui étaient jusque-là quasiment muets sur le sujet en font maintenant une question récurrente, sans trop de commentaires et avec leur manque de recul nécessaire, comme à l’habitude… Vite, un drame pour faire la Une du journal ! La rapidité de la circulation de l’information, notamment sur les réseaux sociaux, pourrait faire croire que le ciel nous tombe sur la tête, alors qu’il s’agit, pour le moment, d’évènements assez localisés. C’est bien sûr la récurrence de ces phénomènes qui est importante et qu’il faut analyser avec circonspection. Ce sont les vagues de chaleur et feux de forêts, les précipitations violentes et inondations qui se multiplient, ou les chutes de neige en des lieux inattendus… En somme, nous voilà bien face au « toujours plus », expression que j’ai souvent employée pour faire écho au plus chaud, plus sec, plus froid, plus humide… C’est en août 2021 que le GIEC (instance onusienne pour l’étude du climat) a publié son rapport résultant des travaux de 234 scientifiques de 66 pays, à partir de l’analyse de 14 000 études. Cela donne une certaine crédibilité aux conclusions ! Le réchauffement climatique des dernières décennies n’a jamais été observé depuis plusieurs millénaires et concerne toutes les parties de la planète. Les changements déjà amorcés, comme la fonte des calottes glaciaires, sont irréversibles pour plusieurs siècles. Ce n’est pas pour autant la fin du monde, pourvu que l’on mène des actions immédiates et à grande échelle afin de réduire de façon drastique les émissions de gaz à effet de serre, sinon…

A titre d’exemples de ce qui nous attend, l’été 2021 a été assez riche d’enseignement avec une série d’évènements climatiques. Parmi records de chaleur, incendies, pluies torrentielles, etc. quels sont les constats les plus flagrants ? :

On a connu en milieu d’année 2021 31 jours d’affilée à plus de 25° en Finlande. En Sibérie, une des régions les plus froides du monde, de fortes chaleurs ont occasionné l’incendie de 1,5 million d’hectares de végétation. Le Groenland a vu ses températures monter d’environ 20° au-dessus des normales…

Le territoire de l’Arctique se réchauffe trois fois plus vite que la moyenne. Les températures ont atteint en juin 2021 49,6° aux Etats-Unis et au Canada, 47,7°en Sibérie, en juillet 43° en Inde, battant ainsi tous les records avec une reprise des incendies.

Le nombre d’inondations a plus que doublé en 20 ans et on prévoit que les 10 millions d’habitants de Bangkok soit submergés à 40 % dès 2030, demain…

Les Etats-Unis et la Chine sont les pays les plus touchés au monde par les catastrophes climatiques et en particulier les tempêtes, mais aussi l’Inde avec à chaque fois des morts et des milliers de sinistrés. En juin à Moscou, des pluies torrentielles ont succédé à une canicule avec près de 35°. En une vingtaine d’années, les catastrophes climatiques de toutes sortes ont touché près de 4 milliards de personnes, occasionnant environ 800 000 morts et… accessoirement de l’ordre de 2 000 milliards de dollars de coût économique.

Concrètement, en France même, il n’est plus rare qu’en un seul jour il puisse tomber autant de précipitations qu’en un mois habituellement. En juin, dans les Vosges, un orage de grêle exceptionnel a recouvert le sol de 80cm de grêlons. La France est le quatrième pays avec le plus de victimes liées aux évènements climatiques extrêmes.

Certes, ces évènements ont, pour certains, déjà eu lieu au cours de notre histoire, de façon très ponctuelle. C’est la répétition et l’amplification de ces dérèglements qui pose question. Les climatologues répondent à cela en invoquant le réchauffement du climat qui a un effet amplificateur des phénomènes météorologiques extrêmes. Bien entendu, tout cela demande des suivis rigoureux, des discussions et même des contestations, tant cette réalité est complexe et difficile à appréhender. Ceci d’autant plus que l’aménagement du territoire, comme le développement urbain ou la destruction des barrières végétales et des zones inondables naturelles, peuvent encore amplifier les conséquences des dérèglements climatiques et en compliquer l’interprétation. Quoi qu’il en soit, une grande majorité de scientifiques s’attend à des évènements météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses du fait du réchauffement généralisé. Il est bien tard, sans doute trop tard, pour inverser le cours des choses et il faut donc prendre toutes les mesures de prévention au plus tôt. Le contexte de la Covid-19 aidant, on est passé d’une vague inquiétude à une prise de conscience d’un effondrement possible. Mais quelles décisions sont prises pour faire face ?

A suivre : 3/4 L’autre défi majeur : l’avenir de la biodiversité.

4/4 Réinventer le monde.

 

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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 09:17

L’éco-anxiété des jeunes devient préoccupante.

Oui, il y en a marre de ce déni, de cette désinvolture, devant les drames qui se préparent. Le répéter ne suffit plus, il faut AGIR !

Voilà des décennies que des scientifiques alertent sur les évolutions du climat. Il y a peu de temps encore, sur ce blog, j’attirais l’attention en posant la question : « Au bord de l’abîme » ou « réveil écologique » ? A l’évidence, la situation se dégrade d’année en année et plus vite que prévu… Voilà un demi-siècle que la question se pose, après bien des prémices dont les plus anciennes datent de la fin du XIXème siècle ! Souvenons-nous que c’est dès cette date que le Suédois Arrhenius a prévu qu’avec un doublement du taux de gaz carbonique dans l’air nous atteindrions une hausse moyenne des températures terrestres de 5°. C’est quasiment à cette conclusion qu’est arrivé le GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) un siècle plus tard… si ce n’est qu’Arrhenius imaginait cette perspective d’ici 3 000 ans alors que nous en sommes maintenant tout près… On lui pardonnera ce manque de justesse dans la prospective !

Depuis un demi-siècle et tant de rapports, de conférences internationales, de plan « d’actions », de catastrophes « naturelles », qu’avons-nous faits ? Bien sûr, c’est toujours la faute des autres, les Chinois, les Américains, ou les politiques. Mais vous, moi, qu’avons-nous faits ? Qu’avons-nous faits au boulot, à la maison, pour nos achats, pour nos déplacements, pour nos vacances, en tant que consommateurs, citoyens, ou électeurs ? Avez-vous, ai-je pensé à notre futur, à celui de nos enfants, de nos petits-enfants ? Avez-vous, ai-je pensé à « jouer collectif » plutôt que chacun dans sa grotte ou son petit égo ? Bien que le souci de préservation de la nature soit croissant chez les adolescents, cet intérêt vire parfois à l’angoisse pour l’avenir de la planète et surtout d’eux-mêmes… L’éco-anxiété des jeunes est en train de devenir une question préoccupante. Un sondage récent réalisé par l’institut Kantar auprès de 10 000 jeunes âgés de 16 à 25 ans dans 10 pays du Nord et du Sud a montré que 75 % des sondés jugent l’avenir « effrayant » !... et 56 % estiment que « l’humanité est condamnée »… Moins de 30 % seulement se sentent optimistes. Une grande majorité des jeunes donc n’a plus confiance au futur, se sent trahie et impuissante face à l’inaction des gouvernements et le déni des populations. Cette situation peut expliquer, en partie au moins, une désaffection de certains jeunes pour les études et la recherche d’emploi. Les lacunes de l’enseignement quant à l’effondrement de la biodiversité et le dérèglement climatique laissent les ados seuls face à leurs interrogations d’autant plus que dans le même temps, tous leurs médias les incitent à consommer toujours davantage… Cette peur de l’avenir génère aussi des conflits générationnels.

La communauté scientifique nous alerte depuis des décennies sur le dérèglement du climat. Nous y voilà à la concrétisation des prévisions, avec une « petite » erreur de casting : c’est plus fort et plus rapide que prévu ! Il n’est plus temps de tergiverser, il est urgent de changer de modèle, l’actualité climatique des derniers mois devrait nous en convaincre, tous, nous, moi et surtout les politiques.

A suivre : 2/4 Plus fort et plus rapide que prévu.

3/4 L’autre défi majeur : l’avenir de la biodiversité.

4/4 Réinventer le monde.

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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 10:12

En ce mois de septembre 2021, ce blog compte 100 000 pages vues depuis sa création en 2007. Ce « score » est bien loin des blogs qui font le buzz, mais parfois de façon éphémère. Pour notre part, voilà 14 ans que dure cette aventure, avec 701 chroniques publiées. Quelle satisfaction que de pouvoir diffuser des informations, des avis, des idées et de pouvoir échanger avec quelques lecteurs, échanges concrétisés par 1 325 commentaires. Une des chroniques les plus lues fut sans doute celle du 29 avril 2014 : A quoi ça sert de travailler ? sujet toujours d’actualité.

Ces chroniques ont été regroupées et ordonnées dans plusieurs ouvrages :

  • Qu’est-ce qu’on attend ? Chroniques (2008-2009).- Paris : l’Harmattan, 2010.- 149 p.
  • C’est bientôt la renaissance ? Pour sortir de la crise écologique.- Paris : l’Harmattan, 2013.- 156 p.
  • Quel foutoir la nature ! Mini-nouvelles (2008-2016).- Paris : Les impliqués éditeur, 2016.- 170 p.

Ces chroniques ont été ensuite reprises et synthétisées dans deux ouvrages :

  • Faire passer le message – Aix-en-Provence, Editions Persée, 2018.- 160 p.
  • Les clés de notre avenir.- Sainte-Luce-sur-Loire, Editions Persée, 2020.- 108 p.

A propos du premier de ces livres « Qu’est-ce qu’on attend ? », notre ancien professeur de l’Université de Rouen, M. Bernard Boullard a écrit une analyse pour la revue Etudes Normandes (N° 60-1 de 2011 en pages 86 et 87) qui résume bien notre propos et nos intentions sous le titre « Il est temps, plus que temps… d’agir ! » : «… Le titre de l’ouvrage lui-même souligne l’urgence des mesures à prendre. Et il ne s’agit pas de petits remèdes qui ne froisseraient personne mais s’avèreraient rapidement insuffisants… Il est peu courant de lire une prose multifacettes aussi riche de connaissances que sage et persuasive dans ses propositions, loin de certains écologistes dont l’excitation l’emporte trop souvent sur les constats solides et les suggestions raisonnées de solutions crédibles. Dans quelques années, si l’on attend trop, le volume rédigé par M. Lerond constituera un document à charge accablant pour les « non-décideurs » de ce début de XXIème siècle ! »

Nous y voilà précisément… dix ans plus tard, avec une inaction qui pourrait bien nous conduire au désastre ! Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Cette chronique est certes un couplet d’auto-satisfaction. Mais pourquoi ne pas être satisfait quand il s’avère que l’on a vu juste. Par contre, quelle déception de ne pas avoir été suivi dans nos réflexions, ou si peu ! ... Ce blog a suffisamment attiré l’attention, nous nous efforcerons maintenant de formuler des propositions concrètes pour progresser, autant que possible. Il n’est jamais trop tard. Il est temps, plus que temps, mais encore temps !

Et si vous n’êtes toujours pas abonné à mon blog, je vous propose de recevoir directement et gratuitement chaque publication sur les questions d’actualité et développement soutenable. C’est très simple : aller sur www.michel-lerond.com , colonne de gauche, case « newsletter », vous inscrivez votre adresse mail et cochez « s’abonner ». Vous recevez un mail de confirmation que vous validez. Vous êtes abonné et recevez directement chaque nouvelle publication. Bonnes lectures !

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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 09:48

Les civilisations aussi sont mortelles, après deux millénaires notre civilisation occidentale n’échappe pas à la règle, mais nous pouvons si nous le voulons, la prolonger encore un peu, ou mieux encore faire naître la suivante ! La jeune génération, particulièrement touchée psychologiquement par la pandémie, ne doit pas se morfondre dans l’idée qu’elle est une génération sacrifiée, mais au contraire se convaincre qu’elle est la génération qui va remettre d’aplomb un monde chamboulé.

Climat, biodiversité, pandémies… voilà bien les vrais enjeux. Plus que jamais, il est temps de Faire passer le message et de se donner les Clés de notre avenir !

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10 juillet 2021 6 10 /07 /juillet /2021 08:32

Les civilisations aussi sont mortelles, après deux millénaires notre civilisation judéo-chrétienne n’échappe pas à la règle, mais nous pouvons si nous le voulons, la prolonger encore un peu, ou mieux encore faire naître la suivante ! La jeune génération, particulièrement touchée psychologiquement par la pandémie, ne doit pas se morfondre dans l’idée qu’elle est une génération sacrifiée, mais au contraire se convaincre qu’elle est la génération qui va remettre d’aplomb un monde chamboulé.

Climat, biodiversité, pandémies… voilà bien les vrais enjeux. Plus que jamais, il est temps de Faire passer le message et de se donner les Clés de notre avenir !

Faire passer le message - Persée, Pari, 2018.- 158 p.14€20

Les clés de notre avenir - Persée, 2020.- 100 p. – 10 €.

En priorité chez votre libraire : https://lalibrairieautresrivages.com/

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Quelques avis de lecteurs sur « Faire passer le message » :

-Michel Leroux, maire de Pont-Audemer (27) : « Cet écrit est juste, précis et plein de positifs sur la vie. Un grand merci d’écrire si juste. »

-Robert Meyer, professeur émérite : "La deuxième partie est une bonne vision synthétique de ce qu’il faudrait faire … ça devrait faire partie du programme des lycées … En tout cas ça ne peut qu’aider les gens qui se posent des questions."

- Jean-Paul Léger, retraité de la Défense : « Ton approche scientifique et pragmatique de l'écologie, à mille lieues de ces positions trop souvent sectaires qui la déconsidèrent dans bien des esprits, est à mon avis la seule véritablement sérieuse et digne de considération. »

- Jean-Paul Thorez, ancien directeur de l’AREN : « Un grand professionnel normand nous raconte son parcours… Le livre fourmille d’anecdotes qui intéresseront, voire amuseront, les lecteurs connaisseurs de la vie régionale… (Le message est) le bilan d’une riche carrière d’environnementaliste, doublé d’une réflexion développée au cours d’une intense activité de blogueur ».

- François-Xavier Lauch, Chef de Cabinet du Président de la République Emmanuel Macron : « Le Président m'a confié le soin de vous remercier pour cette contribution et pour les propositions qu'elle comporte dont il a été pris connaissance avec le meilleur intérêt ».

- Christine Dhenain, correspondante de presse : « Des propositions concrètes laissant présager l’espoir d’une nouvelle ère entre l’homme et son environnement, ou l’ère d’une civilisation toute entière qui doit se renouveler à échelle planétaire ».

- Nicolas Gaillard, journaliste Le Bulletin : « Dans ce livre, Michel Lerond souhaite ouvrir des pistes pour porter un message d’espoir, auprès du grand public et notamment des jeunes ».

- Agnès Poli, avocate : « (Ce livre) se déguste comme un bonbon, à toute vitesse et succulent ».

- Marie-France Ramelet, ancienne restauratrice : « Plus on avance dans la lecture et plus on se dit que Michel avait tout compris et étudié avant tout le monde. On peut dire que "Faire passer le message "est d'une actualité brûlante ».

- Joce Hue, journaliste Paris-Normandie-Dimanche : https://www.paris-normandie.fr/accueil/figures-de-style--michel-lerond-la-science-de-l-urgence-ecologique-CJ13920772

- Jacques Calu, médecin ORL retraité : « Grâce à ton livre je cerne mieux aujourd'hui cette nébuleuse qu'était pour moi le mot écologie ».

- Richard Gauthier, France Bleu : https://www.francebleu.fr/emissions/france-bleu-et-vous-l-invite/normandie-rouen/michel-lerond-faire-passer-le-message

- Anne Rubinstein, cheffe de cabinet de Nicolas Hulot : « Le ministre a pris connaissance de ce livre avec intérêt… Il vous félicite pour votre engagement et pour votre contribution ».

- Yvon Robert, maire de Rouen : « Vous avez eu la gentillesse de m’offrir votre livre intitulé « Faire passer le message ». C’est avec beaucoup de plaisir que je vous adresse mes remerciements pour cette délicate attention ».

- Bernard Boullard, professeur émérite : « (votre livre) transpire de sincérité, de sensibilité. Il est riche de mille facettes qui situent excellemment l’homme et son œuvre. Il clame votre attachement à la nature. Il hurle (et le mot est de circonstance) votre inquiétude devant le comportement de l’Homme face à la nature. Il regorge de judicieuses suggestions ».

Quelques avis de lecteurs sur « Les clés de notre avenir » :

- Brice Blondel, Chef de Cabinet du Président de la République Emmanuel Macron  : « Vous pouvez être sûr du plein engagement du Chef de l’Etat et du Gouvernement sur ce sujet (du dérèglement climatique), comme sur celui de la préservation de la biodiversité. »

- Danielle Biron, professeur en retraite, présidente d’Evreux Nature Environnement : « Je vous souhaite une bonne continuation dans votre "croisade" espérant que vous serez entendu et suivi par le plus grand nombre. »

- Jacqueline Fihey, professeur en retraite, engagée pour la protection de l’environnement et les droits de l’homme : « Votre ouvrage est incontestablement d'une actualité brûlante… Vos livres successifs plaident dans le même sens, c'est pourquoi nous tenons à les faire connaître. »

- Philippe Fajon, archéologue du paysage à la DRAC - Normandie : « Mon ami Michel Lerond possède une longue expérience d'observateur. Il poursuit son travail de publication de ses réflexions, très personnelles mais toujours plein de bon sens. Son dernier ouvrage est paru : juste 10 euros pour enrichir votre réflexion ... prendre des décisions ... constater que vous n'êtes pas seul ... devenir acteur de votre avenir ! »

- Jacques Calu, médecin ORL retraité : « Je suis ravi de tout ce que j'ai trouvé (dans ce livre) et que je vais relire. Bien des réflexions sont prémonitoires de ce que nous vivons avec la Covid 19. »

- Robert Meyer, professeur émérite à l’Université de Rouen : « Je te félicite d’abord pour avoir osé aborder le problème de la transition environnementale « dans son ensemble ». La tâche est énorme, et il faut oser … J’ai lu tes 93 propositions, aucune ne m’a parue farfelue ou inutile ; rien n’est à côté de la plaque. Tu n’as pas éludé certains problèmes que beaucoup de militants environnementaux qui écrivent sur le sujet laissent pudiquement de côté »

- Yvon Gervaise, ingénieur chimiste : « Ce Nouvel ouvrage, agréable à lire, très enrichissant, comporte un éclairage très pertinent sur la question actuelle du rapport entre écologie et économie. Bravo Michel, je conseille à tous mes amis la lecture de tes 93 propositions. »

- Bertrand Bellanger, Président du Département de Seine-Maritime : « Le Département, en tant que collectivité de proximité, est particulièrement attentif aux contributions que peuvent apporter les habitants de Seine-Maritime, notamment sur le sujet de l’environnement. Ainsi, votre ouvrage permet de poursuivre la réflexion. »

- Georges Lanmafankpotin, professeur associé écoconseil à l’Université du Québec à Montréal : « Merci de tenir le cap ! Et, merci de mettre à notre disposition ces 93 clés pour décoder les enjeux actuels et ouvrir les portes de l'avenir ! »

- Bernard Boullard, professeur émérite à l’Université de Rouen : « Vous vivez votre livre, vous vous exprimez en souffrant devant la situation actuelle et en vous demandant si les « décideurs » auront l’énergie requise pour stopper (??) ou au moins freiner (!!) la dérive. »

 

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 08:48

C’est dans quelques jours la fête nationale. Les dernières élections régionales et départementales en France ont marqué un tournant dans la vie de notre pays. Une élection, symbole de la vie démocratique, a été quasi jetée au panier ! Au plan national, pour les deux tours, l’abstention a atteint les sommets de 66 % et même 80 % localement… taux jamais observé. Alors même que cette élection est en lien direct avec la vie de chaque citoyen, que ce soit en matière de santé, transport, éducation, solidarité, économie, etc.

Tout cela a été abondamment commenté et « expliqué ». Mais quand l’Etat délègue un de ses rôles essentiels (procurer aux électeurs les informations nécessaires) à une société privée peu fiable, quand les journalistes ont bien du mal à dépasser les petites mesquineries du quotidien, quand les politiques se confinent dans un entre-soi égo-mégalo, quand l’école ne connaît plus l’instruction civique, quand certains élus municipaux ne jugent pas utile de voter, quand des citoyens ne savent pas qu’il y avait des élections et ignorent totalement à quoi servent les départements et les régions… comment s’étonner d’une telle claque ?

Qu’on y prenne garde, quand la grande pagaille devient un gros bordel, surmonter cette situation peut requérir la force et l’autoritarisme… N’oublions pas que nous sommes face aux défis considérables que sont le dérèglement du climat et l’érosion de la biodiversité, que ceux-ci vont nécessiter des décisions urgentes et fortes. Faute de participation démocratique des citoyens, il faudra, hélas, en venir à des décisions autoritaires qui susciteront des réactions violentes. Ne négligeons pas la démocratie au profit de pratiques sociétales qui nous ramènent à des comportements nauséabonds… 

Tout cela pose sans doute la question de l’obsolescence de notre société « démocratique » qu’il faut revoir. Cette organisation de la vie en société est à refonder. Il y a beaucoup à corriger quant à la participation citoyenne aux décisions, mais aussi à l’exemplarité des dirigeants. Il ne s’agit plus d’être le plus fort, le chef, et d’être en concurrence permanente, il s’agit de faire face collectivement aux défis et d’assurer la survie des sociétés humaines ! Cette évolution socio-politique nécessite des mesures urgentes, notamment pour simplifier l’organisation territoriale, telles que nous l’avons déjà proposé dans nos récents ouvrages, comme les propositions suivantes, entre autres :

83 ► Réorganiser la gouvernance des territoires...

84 ► Regrouper les communes avec un minimum de 2 000 habitants…

87 ► Mettre en pratique la démocratie participative

88 ► Mettre fin au cumul des mandats

90 ► Renforcer l’Europe…

 

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 09:13

Et maintenant tout le monde s’y colle :

Malgré toutes les conférences internationales consacrées à la sauvegarde du climat, bien peu de choses ont changé… Par contre, les crises économiques ont un impact réel, bien qu’éphémère ! Ainsi la Covid-19 a généré un fort ralentissement économique, et les confinements, couvre-feu et télétravail ont fait chuter partiellement les émissions de gaz à effet de serre. Mais… beaucoup s’impatientent de retrouver le « monde d’avant », avec tous ses excès, comme si la crise n’avait pas suffi à faire passer le message ! Pourtant cette pandémie a montré que face à l’urgence, des choses réputées impossibles se sont faites, comme la généralisation quasi instantanée du télétravail ou la production de vaccins en des temps records.

En fait, il y a trois façons d’appréhender l’avenir :

  • Ceux qui pensent que « tout est foutu », profitons donc des derniers instants et on verra bien… Ce sont les fatalistes.
  • Ceux qui croient que nous sommes à la veille de l’effondrement de notre civilisation et qui s’organisent pour survivre à ce désastre. Ce sont les survivalistes.
  • Et enfin ceux qui espèrent que tout reste possible, que l’on peut toujours inverser la tendance si on modifie nos comportements. Ce sont les optimistes, ce que je préfère. 

Pour les adeptes de cette troisième voie, qui paraît la plus raisonnable, des mesures doivent être prises à l’échelle individuelle. Sans doute, changer ses ampoules pour des basse consommation ou recycler ses déchets, par exemple,  constituent des actions utiles, mais soyons réalistes, qui restent anecdotiques par rapport aux enjeux du dérèglement climatique et de l’érosion de la biodiversité. Les mesures individuelles les plus efficaces pour le climat consistent à avoir un enfant de moins, réduire de façon drastique l’utilisation de la voiture et réduire les vols à moins de six heures.

La mise en œuvre de ces mesures va contraindre à envisager des ruptures avec création d’une nouvelle économie accompagnée d’un droit mondial et d’une nouvelle gouvernance. Le salut de l’humanité ignore les frontières, ce qui devrait inciter à la mise en place d’une gouvernance planétaire. Ceci suppose des mesures fortes et immédiates, qui seront sans doute perçues parfois comme autoritaires. Cette évolution va comporter inévitablement des contraintes et générer… des rebellions, comme on l’a vu à propos de la Covid-19, alors même que toutes les sphères de l’autorité sont défaillantes. Il va falloir concilier les libertés individuelles et les restrictions pour assurer un avenir collectif ! Dans une démocratie, il n’y a pas à choisir entre la sécurité et les libertés, l’Etat doit assurer les deux, encore un défi ! Et cela passe bien sûr par l’éducation, domaine où parents et enseignants doivent réapprendre aux enfants la liberté, en osmose avec le respect des autres. Les civilisations aussi sont mortelles, après deux millénaires notre civilisation judéo-chrétienne n’échappe pas à la règle, mais nous pouvons si nous le voulons, la prolonger encore un peu, ou mieux encore faire naître la suivante ! La jeune génération, particulièrement touchée psychologiquement par la pandémie, ne doit pas se morfondre dans l’idée qu’elle est une génération sacrifiée, mais au contraire se convaincre qu’elle est la génération qui va remettre d’aplomb un monde chamboulé.

Climat, biodiversité, pandémies… voilà bien les vrais enjeux. Plus que jamais, il est temps de Faire passer le message et de se donner les Clés de notre avenir !

Faire passer le message - Persée, Pari, 2018.- 158 p.14€20

Les clés de notre avenir - Persée, 2020.- 100 p. – 10 €.

En priorité chez votre libraire : https://lalibrairieautresrivages.com/

Ou https://www.facebook.com/papier.et.plumes/

Ou https://www.facebook.com/dominique.godefroy.92  

Ou https://www.armitiere.com/

Ou à défaut : https://www.editions-persee.fr/

 

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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 09:15

L’espoir renaît :

Face aux défis auxquels nous sommes confrontés, l’appel vient d’en haut. Le Secrétaire général de l’ONU met en avant la maîtrise du dérèglement climatique, et propose pour cela un objectif impérieux : « cela implique de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 45 % par rapport aux niveaux de 2010 d'ici à 2030 et d'atteindre des émissions nettes nulles d'ici à 2050 », ceci afin de contenir l’augmentation de la température moyenne mondiale nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels, et la limiter à 1,5 °C si possible. C’est un objectif ambitieux qui nécessite un engagement fort des tous les Etats de la planète, ce qui n’est pas gagné, mais la direction est donnée !

A un autre niveau, mais tout aussi important en matière de prise de conscience, la CIA (la National Intelligence Council, agence de renseignement américaine) publie tous les 4 ans un rapport de prospective. Ce rapport, rendu public en avril 2021 fait un diagnostic sur le monde de 2040 en annonçant un avenir bouleversé par certains progrès technologiques comme l’intelligence artificielle (IA), mais aussi le changement climatique… Si l’IA va sans doute contribué à certaines améliorations en matière de santé, d’éducation ou de vie quotidienne, elle va aussi contribuer à la disparition de certaines professions et accroître les risques liés, par exemple, à des guerres ou des attentats « automatisés »… Le dérèglement climatique, quant à lui, outre ses conséquences directes en matière de sécheresses, inondations, canicules, tempêtes etc., va générer des pressions migratoires, des pénuries d’eau et alimentaires avec des tensions difficiles à gérer. Tout cela, ajouté au déclin constaté des démocraties un peu partout dans le monde, aux corruptions assez généralisées, et aux inégalités, va accroître la défiance à l’égard des pouvoirs en place et générer des révoltes. Ces perspectives ne sont pas réjouissantes, mais au moins c’est dit à un haut niveau. La conscience est là, il n’y a plus qu’à en tenir compte pour gérer ces situations complexes et rendre caduques ces projections pessimistes !

A un autre niveau encore, celui d’une ONG comme le WWF (Fonds mondial pour la nature), une étude récente montre combien progresse la préoccupation du public pour la biodiversité depuis quelques années, et en particulier depuis la Covid-19, et cela partout dans le monde ! Depuis 5 ans, la biodiversité est devenue un sujet d’intérêt majeur pour le grand public. Un indicateur, parmi d’autres : depuis 2016, les recherches sur la nature et la biodiversité sur Google ont augmenté de 16 % à l’échelle mondiale et de 65 % sur Twitter ! Ce « réveil écologique » traduit bien une demande des consommateurs de mesures concrètes pour la biodiversité. Un signal encourageant ! Cette tendance concerne les pays riches, mais aussi les pays émergents, ce qui oblige les entreprises à réagir pour répondre aux nouvelles demandes, notamment dans le secteur de l’alimentation. Ce sont les consommateurs les décideurs ! Malgré tout, la biodiversité est encore peu prise en compte par les politiques. Ceci suppose un modèle économique différent de l’actuel, obsédé par la croissance et le profit. Là encore, la prise de conscience de notre vulnérabilité face aux pandémies, en relation avec la perte de biodiversité, constitue une occasion unique pour modifier la trajectoire du monde.

Des évolutions radicales sur le plan économique sont indispensables, mais aussi sur le sujet tabou qui est celui de la démographie, toujours galopante et cause de consommations qui sont de plus en plus irraisonnables… Si la démographie de la planète est bien l’origine de nos soucis actuels, on peut s’étonner que certains politiques s’inquiètent de la perte de fécondité généralisée, sauf en Afrique subsaharienne. Certes, cette baisse des naissances va entraîner un vieillissement des populations avec des conséquences économiques, notamment concernant le financement des retraites, mais c’est un élément décisif pour un rééquilibrage des consommations par rapport aux disponibilités de la planète et donc une bonne nouvelle !

A suivre : 3 – Et maintenant, tout le monde s’y colle.

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