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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 08:18

Lorsque l’on interroge une personne du monde médical sur le pourquoi de tous ces cancers, la réponse est souvent évasive : on ne sait pas, il faut se méfier des statistiques, le dépistage précoce modifie notre perception… Certains cependant sont plus affirmatifs : c’est simple, la pollution et l’alimentation sont devenus des facteurs de risques considérables !

C’est un secret de polichinelle que l’agriculture intensive, suivie par le secteur agro-alimentaire, réunissent ces deux types de risques à l’origine de bien des interrogations quant à notre santé. Lorsqu’un leader syndical commence la présentation de l’agriculture française par mettre en avant le chiffre d’affaires, on se dit que, peut-être, faudrait-il mieux se donner pour objectif de nourrir sainement la population pour lui permettre de rester en bonne santé, et maintenir les paysages et la biodiversité, matière première de l’agriculture.

On comprend le ressenti des agriculteurs, qui souffrent d’être de plus en plus montrés du doigt par toute une société. Ils seraient pourtant valorisés par un travail au service de la santé humaine, tant sur le plan intellectuel que économique. L’agriculteur est un acteur primordial de notre santé, c’est pourquoi nous avons proposé, à plusieurs reprises, un débat national sur cette question des plus importantes.

Des espoirs existent cependant, tel que cet amendement voté, enfin, par l’Assemblée nationale le jour du printemps (!) pour interdire les pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles, bien que ni les sénateurs, ni le gouvernement ne soient favorables à cette mesure… sous la pression des lobbies de l’industrie agrochimique.

Des pistes sont explorées, comme cette possibilité de contractualisation entre le monde agricole et les collectivités pour préserver les ressources en eau. La logique du productivisme agricole, couplée à une logique curative, plutôt que préventive, permet de régler le problème de la pollution de l’eau aux frais des usagers plutôt que des pollueurs… L’état des nappes phréatiques ne s’est guère amélioré, mais la qualité de l’eau est satisfaisante parce que l’on investit massivement dans la dépollution. Tout cela dans le non respect des directives européennes, ce qui génère des sanctions de Bruxelles à la France pour mauvaise qualité des eaux brutes. Les trames verte et bleue qui se mettent en place au niveau régional sont, à cet égard, un élément de réponse très important pour tenter de reconstituer des réseaux écologiques efficaces.

Enfin, que le président de la République ait reçu les élèves de lycées agricoles (dont celui du Pays de Bray) travaillant sur le thème de l’agro-écologie et l’alimentation le 18 mars est également un signe des plus encourageants.

Lorsque l’on interroge une personne du monde médical sur le pourquoi de tous ces cancers, la réponse est souvent évasive : on ne sait pas, il faut se méfier des statistiques, le dépistage précoce modifie notre perception… Certains cependant sont plus affirmatifs : c’est simple, la pollution et l’alimentation sont devenus des facteurs de risques considérables !

C’est un secret de polichinelle que l’agriculture intensive, suivie par le secteur agro-alimentaire, réunissent ces deux types de risques à l’origine de bien des interrogations quant à notre santé. Lorsqu’un leader syndical commence la présentation de l’agriculture française par mettre en avant le chiffre d’affaires, on se dit que, peut-être, faudrait-il mieux se donner pour objectif de nourrir sainement la population pour lui permettre de rester en bonne santé, et maintenir les paysages et la biodiversité, matière première de l’agriculture.

On comprend le ressenti des agriculteurs, qui souffrent d’être de plus en plus montrés du doigt par toute une société. Ils seraient pourtant valorisés par un travail au service de la santé humaine, tant sur le plan intellectuel que économique. L’agriculteur est un acteur primordial de notre santé, c’est pourquoi nous avons proposé, à plusieurs reprises, un débat national sur cette question des plus importantes.

Des espoirs existent cependant, tel que cet amendement voté, enfin, par l’Assemblée nationale le jour du printemps (!) pour interdire les pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles, bien que ni les sénateurs, ni le gouvernement ne soient favorables à cette mesure… sous la pression des lobbies de l’industrie agrochimique.

Des pistes sont explorées, comme cette possibilité de contractualisation entre le monde agricole et les collectivités pour préserver les ressources en eau. La logique du productivisme agricole, couplée à une logique curative, plutôt que préventive, permet de régler le problème de la pollution de l’eau aux frais des usagers plutôt que des pollueurs… L’état des nappes phréatiques ne s’est guère amélioré, mais la qualité de l’eau est satisfaisante parce que l’on investit massivement dans la dépollution. Tout cela dans le non respect des directives européennes, ce qui génère des sanctions de Bruxelles à la France pour mauvaise qualité des eaux brutes. Les trames verte et bleue qui se mettent en place au niveau régional sont, à cet égard, un élément de réponse très important pour tenter de reconstituer des réseaux écologiques efficaces.

Enfin, que le président de la République ait reçu les élèves de lycées agricoles (dont celui du Pays de Bray) travaillant sur le thème de l’agro-écologie et l’alimentation le 18 mars est également un signe des plus encourageants.

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Published by Michel Lerond
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Augé Stéphan 01/04/2015 09:31

Presque tous les politiques sensés (espérons que c'est une majorité) vous diront qu'ils sont d'accord mais sous les pressions diverses ils en ont rarement la possibilité. Il y a un travail de fond à entreprendre y compris parmi les électeurs plus préoccupés par leurs intérêts personnels.