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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 08:00

     Devant les problèmes de pollution atmosphériques et de modifications climatiques, on s’interroge de plus en plus sur les modalités des transports, que ce soit des voyageurs ou des marchandises. La multimodalité est un des moyens de réduire les impacts environnementaux en privilégiant les transports les moins énergivores pour les longues distances (bateau, péniche ou train) et en réservant le camion en amont et en aval, là où d’autres moyens ne sont pas possibles. Les conteneurs de marchandises constituent un exemple de bonne gestion de la multimodalité entre le transport maritime (porte-conteneurs), le transport fluvial (péniches), le chemin de fer (fret ferroviaire) et le transport routier (camions). Cela du moins en théorie, la pratique étant légèrement différente…

     Le train et la péniche consomment moins d’énergie fossile que le camion ou l’avion et émettent moins de gaz à effet de serre et de polluants dans l’air. C’est pourquoi la loi d’août 2009 fixe des objectifs de report modal du fret. Ces objectifs sont loin d’être atteints et la domination du transport routier ne cesse d’augmenter ! Grosso modo, en France actuellement, les marchandises sont transportées à 87 % par camion, à 10 % par train et la péniche reste à un niveau très faible. Bref, la réalité est à peu près inverse des objectifs de la loi…   

    Une grosse partie des marchandises circule maintenant à travers le monde en conteneurs qui transitent par les ports maritimes. Ainsi pour Haropa – Port du Havre, ce sont 500 000 conteneurs qui entrent et sortent du port chaque année. A Anvers et Rotterdam, le transport fluvial et ferroviaire représente entre 30 et 40 % de l’activité, alors qu’il n’est que de 15 % pour les ports de Haropa (Le Havre – Rouen – Paris) avec seulement 4 % de part ferroviaire… en baisse continuelle. Cette situation aberrante devrait toutefois s’améliorer avec la modernisation d’une ligne au nord de la vallée de la Seine privilégiant le fret par rapport à l’axe ferroviaire historique Le Havre – Rouen – Paris saturé. La mise en service de cette ligne permettrait de retirer de la route de l’ordre de 200 à 300 000 camions par an ! Mais rien n’est simple et la mise en service traîne un peu. Certains riverains de cette ligne, en particulier entre Serqueux et Gisors, craignent des nuisances sonores importantes. On peut les comprendre avec le passage de 25 trains de fret par jour, d’autant plus que la SNCF n’a pas fait d’efforts exceptionnels pour la mise en place d’écrans anti-bruit efficaces ou pour permettre le maintien du réseau de voierie locale avec des passages supérieurs ou inférieurs. Certains élus locaux ont cru bon d’abonder en ce sens et certains mauvais esprits assurent que la SNCF traîne des pieds, les cheminots n’étant pas enthousiasmés par la croissance du fret… Voilà donc tout le monde d’accord ! Quant aux défis environnementaux à relever dans le cadre de la récente COP21 pour réduire les modifications climatiques… on verra plus tard.

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Published by Michel Lerond
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