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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 07:47

La « tradiporaine » et le jardin

  

     A partir de 1980, l’histoire et l’évolution de la maison sont sous notre contrôle. En 1994, de grands travaux sont entrepris qui consistent à reprendre entièrement tout le gros œuvre. Après quelques hésitations, le choix est arrêté pour la rénovation : le but est de reprendre le gros œuvre pour améliorer l’isolation quasi inexistante et d’augmenter un peu la surface. Nous avions pensé, dans un premier temps, « restaurer » la maison, c'est-à-dire la ramener à son état initial, ce qui à la réflexion nous est apparu hors d’époque. Sans que le mot soit utilisé à ce moment-là, nous avons opté pour une « tradiporaine », une maison contemporaine, mais qui respecte la tradition, en termes de volumétrie notamment (http://www.michel-lerond.com/article-28850309.html). Ce fut une riche aventure qui dura quasiment une année.

     Pendant toute cette période se poursuit l’aménagement du jardin qui en fait, deviendra plutôt un parc. A notre arrivée, il n’y a que 7 arbres sur le terrain et les haies sont mortes ou très dégradées, en raison de la présence importante des ormes, malades de la graphiose. Les principes directeurs de l’élaboration sont :

     Composer une ambiance brayonne, en reconstituant à petite échelle un bocage : le verger, agrémenté d’espaces plus ouverts, la prairie et le jardin de fleurs devant la maison. L’ensemble doit permettre, à terme, de bénéficier de contrastes entre ombre et lumière et d’échappées visuelles qui permettent d’apercevoir les limites du terrain et au-delà les « Monts ».

     « Casser » la rigidité de l’ancienne voie ferrée, avec des terrassements et des petites allées, pour en faire un espace sinueux de mi-ombre. L’ensemble est assez paysagé et aménagé en boisement de cavée.

     Faire un « jardin de fainéant » en essayant des techniques de gestion et d’entretien les plus économes en main d’œuvre. Encore faut-il ne pas garder toujours les mains dans ses poches…

     Ces principes amènent, en gros, aux résultats escomptés :

     L’ambiance brayonne est réussie, même au-delà des espérances et plus vite que prévu. Dès les années 2000, il faut procéder à quelques abattages et élagages afin de redonner de la lumière et de l’espace. La transformation de la voie ferrée fonctionne bien. Le « bois » peut commencer à être exploité en bois de chauffage à partir de 2012. Le jardin de fainéant… c’est très relatif. De nombreuses astuces ont permis de limiter les interventions, mais il faut rester vigilant et intervenir en permanence pour ne pas être débordé. La nature reprend toujours le dessus même s’il s’agit là d’une « nature sous surveillance ».

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Published by Michel Lerond
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Augé Stéphan 09/08/2016 09:30

Une belle aventure menée avec réflexion, si beaucoup de nos brayons pouvaient s'en inspirer. Quant au jardin de fainéant ! nous savons tous que la nature est heureuse de se développer, ce qui est très bien, mais pas toujours selon notre goût. Alors, que d'efforts à déployer !