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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 17:44

     Vous l’avez sans doute remarqué, la vie en commun des humains n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Cette vie collective est trop souvent faite d’invectives, de compétitions, de conflits parfois sauvages. Alors que de nombreuses espèces animales réussissent à organiser leur vie « en société », l’espèce humaine a souvent du mal à dépasser ses querelles de villages, quasi tribales, à admettre qu’il faille des politiques élaborées pour des territoires pertinents  ou encore que la dimension européenne soit indispensable pour gérer de nombreuses questions telles que les régulations économiques ou l’immigration. Quant à imaginer que certaines préoccupations trouvent leur vraie pertinence au niveau planétaire… Oui dans les intentions, mais dans les faits, c’est à revoir ! La gestion de l’humanité est une vraie usine à gaz. La gestion au niveau mondial de certaines questions devrait être une évidence lorsque l’humanité entière est menacée par les conséquences des dérèglements climatiques. Il ne s’agit plus alors de se balancer des « pessimistes », « déclinologues » ou encore « écolos attardés » à la figure. Non dé-trumpez-vous, il s’agit d’optimisme tant que l’on pense qu’il y a encore des solutions au problème. Mais à force de reporter les échéances, le temps presse et nous sommes maintenant, déjà, dans l’urgence !

     L’humanité est aussi une usine à gaz parce qu’elle produit des GES, gaz à effet de serre, en quantités de plus en plus importantes, malgré l’accord de Paris de 2015 sur le climat. C’est pourquoi 15 climatologues viennent de lancer un nouveau cri d’alarme : le réchauffement climatique n’est pas en train de se stabiliser, au contraire il se poursuit à grande vitesse. Depuis les années 1970, l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère a doublé (2 parties par million par an au lieu d’1). Le phénomène s’amplifie avec les rejets de méthane dans l’air (second GES après le CO2) dus en particulier à l’agriculture (élevages de type industriel) et la fonte du permafrost en Sibérie par exemple.

     Cette légère insouciance nous amène à revoir les scénarios du futur : dès 2040, la température moyenne globale aura progressé de 1,5° par rapport à l’ère préindustrielle, et donc plus beaucoup de marge pour ne pas dépasser les 2° prévus comme seuil à ne surtout pas dépasser. Le niveau de la mer monte déjà de 3 mm/an et cela s’amplifie : des îles du Pacifique et des Antilles sont au bord de la submersion, le Bangladesh et les Pays-Bas sont menacés pour bientôt.

     Alors, optimistes ? Oui si l’on parvient, tout de suite, à réduire les émissions anthropiques de GES de 5 à 6 % par an : pour cela réduire de façon drastique la consommation d’énergies fossiles, moins fertiliser les cultures, replanter des forêts de façon massive. C’est comme si c’était fait ! Les climatologues pensent que nous devons « inverser la courbe » d’ici 2020 (demain matin), faute de quoi on pourrait avoir quelques soucis… Une usine à gaz, je vous dis.

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Published by Michel Lerond
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