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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 16:07

     Chacun a en mémoire cette phrase prononcée par Jacques Chirac, président de la République française lors de l’ouverture du IVe Sommet de la Terre à Johannesburg, le 2 septembre 2002. Cette phrase, écrite par Jean-Paul Deléage (géopolitologue), s’inspirait d’une réalité du moment : l’Australie était sous l’emprise des feux de forêt, le réchauffement climatique étant mis en cause. Certaines phrases symboliques ont une résonnance telle que la réalité ultérieure peut dépasser la prévision, d’autant plus qu’en 17 ans, ni Chirac, ni les autres politiques n’ont pris les décisions qui auraient dû l’être.

     « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs… » En cet été 2019, l’Arctique était en feu et des incendies ont ravagé des centaines de milliers d’hectares de forêts et de cultures au Canada, Groenland, Sibérie avec une intensité jamais vue, en relation avec les périodes chaudes et sèches que nous avons connues. On a compté une centaine de feux de forêt intenses au-delà du cercle polaire arctique, en Suède par exemple ! Au Groenland, les scientifiques sont inquiets en constatant que la tourbe, normalement prise dans les sols gelés, a pris feu. Ces feux impactent fortement les régions concernées bien sûr, mais aussi quasiment toute la planète du fait de la dispersion de polluants par des vents forts.

     Plus près de chez nous, au Portugal, 7 000 hectares de forêts sont partis en fumée en quatre jours au centre du pays, intoxiquant une quarantaine de personnes. Plus près encore, des milliers d’hectares de cultures ont brûlé dans diverses régions dont la Normandie, en détruisant quelques habitations.

     Le 25 juillet 2019, nous connaissions ici en Normandie une canicule qui battait tous les records avec 42 degrés. Bel entraînement pour s’habituer à ce phénomène puisqu’en 2050 ce sera commun pour nous comme ça l’est aujourd’hui… au sud de l’Australie ! Date symbolique, s’il en est puisque ce même jour députés et sénateurs Français s’accordaient sur un texte qui prévoit d'atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050 et décrète l'urgence écologique et climatique (état d’urgence climatique que nous préconisons depuis deux ans sur ce blog). Tout un symbole sous réserve qu’après les paroles… il y ait des actes.

     Comme annoncé de longue date, on arrive au « toujours plus » : plus chaud, plus froid, plus sec, plus humide ; si ce n’est que les choses semblent aller plus vite et plus fort que prévu, avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer à ce dérèglement climatique.

     Notre maison brûle, il n’y a plus de doute. Et si, plutôt que de regarder ailleurs, on regardait les choses en face ! Ne serait-ce pas le moyen pour commencer à surmonter cette crise climatique et écologique.

     Pour se rafraîchir les idées et réfléchir à l'avenir, lisez donc « Faire passer le message », une vision personnelle sur les grandes thématiques de l’environnement. En plein dans l’actualité !

Faire passer le message - Persée, Paris, 2018.- 158 p. - 14€20

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