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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 09:27

L’aménagement du territoire a d’abord été cahotique, en ce qui concerne l’estuaire de la Seine, puis plus organisé depuis les années 1990. La Seine a, de longue date, été vécue comme un couloir de vie est-ouest, mais aussi un obstacle aux déplacements nord-sud. Certes la Directive Territoriale d’Aménagement a essayé de rééquilibrer le territoire régional et inter-régional englobant l’estuaire, mais c’est seulement avec le Schéma régional d’aménagement et de développement du territoire que le complexe portuaire Rouen – Le Havre est considéré comme devant irriguer l’ensemble de la région, ce qui implique des choix en matière d’aménagement du territoire.

Les documents d’aménagement les plus récents se sont appuyés sur les enjeux du territoire, notamment en ce qui concerne la biodiversité, les pollutions ou les ressources naturelles, c’est une véritable avancée. Plus récemment encore, une tendance lourde vise à considérer la Seine à la fois comme une entité économique et environnementale.

Sur la base de ces enjeux et de l’évolution des mentalités, l’aménagement du territoire doit se réfléchir en faisant largement appel à la prospective. Dans ce contexte, la biodiversité constituant un enjeu majeur, ne serait-il pas nécessaire d’envisager une évaluation économique des apports de l’environnement naturel au territoire de l’estuaire ? De la même façon, l’agriculture en zones humides doit être reconsidérée dans la perspective d’une agriculture de proximité par rapport aux villes de l’estuaire. A partir de l’hinterland actuel des ports, quelle prospective convient-il de faire sur l’hinterland futur, compte tenu de la raréfaction des énergies fossiles et de la nécessité d’envisager des circuits courts de distribution. Les acteurs locaux vont devoir se réapproprier l’espace estuarien, ce qui invite à repenser les notions de territoires administratifs de façon plus opérationnelle.

C’est une révolution qui est en train de s’opérer : désormais l’aménagement devra se faire simultanément en termes de génie civil et de génie écologique. Dans le cadre du projet d’amélioration des accès maritimes du Port de Rouen, on pourra consulter le site http://www.rouen.port.fr et pour la connaissance de l’écosystème estuarien, le site http://seine-aval.crihan.fr

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Published by Michel Lerond - dans Société
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Michel Lerond 13/02/2008 10:19

Ma chronique hebdomadaire est une évocation rapide de problématiques souvent complexes. On pourrait donc discuter les concepts et le vocabulaire qui les porte. Dans le cas présent, je retiens de positif l'évolution vers un véritable génie écologique pour la gestion de l'estuaire de la Seine : réserve naturelle de l'estuaire, ZPS, plan de gestion globale, valorisation des matériaux de dragage, renaturation des berges, etc.

claire.chapelle 12/02/2008 12:15

Du génie civil...au génie écologique...ou simplement du sectoriel au transversal? J'aimerais savoir ce que vous mettez derrière "génie écologique"? Comment faire passer les gens de la notion de génie écologique = gestion des espaces naturels à génie écologique = gestion durable des territoires??? Ne dépasse-t-on pas alors la notion de génie écologique??? ça m'interroge!!