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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 08:06

            « La pollution atmosphérique est un cancérogène avéré pour l’homme. » Voilà ce que révèle le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Certes, la nature des polluants en cause et leurs impacts ont évolué, mais tout de même… Dès les années 1970, la préoccupation pour ces pollutions était à son plus haut niveau (http://www.michel-lerond.com/article-qualite-de-l-air-ou-air-de-qualite-55873434.html). Près d’un demi siècle plus tard, on compte encore 45 % de la population urbaine européenne qui est exposée à des polluants pouvant porter préjudice à sa santé (particules et ozone notamment), en sous-estimant toujours les pesticides, dont l’incidence sanitaire n’est pas étudiée comme il conviendrait.

En cette année européenne de l’air, il est donc opportun de rappeler que la question demeure. C’est dans ce contexte qu’il faut saluer des initiatives comme celle du CHU de Rouen qui organisait le 5 novembre la Journée de l’air, afin de faire le point sur les enjeux de santé (http://www3.chu-rouen.fr/internet/).

Le 12 décembre prochain, c’est l’AREHN (Agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie) qui organisera un colloque sur le thème Quel air respirons-nous ? (http://www.arehn.asso.fr/9jdd/). La qualité de l’air, tant intérieur qu’extérieur, est aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique. Des témoignages apporteront aux collectivités territoriales des clés pour agir et contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air, même si l’impact est complexe à appréhender du fait du mélange des substances en cause, de leur concentration et de leur rémanence sur de longues périodes.

Le CIRC essaie d’envoyer un message fort vers les décideurs, politiques et industriels, pour tenter de provoquer, enfin, une véritable prise de conscience devant ce fléau planétaire, tant les pays émergents sont maintenant concernés. En France, nous ne nous embarrassons pas trop des directives européennes en la matière, continuons à subventionner le diesel, nous « révolutionnons » contre l’éco-taxe et… payons chaque année de l’ordre du milliard d’euros pour la prise en charge des maladies liées à la pollution de l’air. On a les moyens !

En 1975, un certain M.L. écrivait dans son Diplôme d’études supérieures de sciences : Le développement du cancer broncho-pulmonaire fait l'objet d'études car sa relation avec la pollution, si elle n'est pas douteuse, n'est pas toujours admise totalement. II faut tenir compte en effet à cet égard de l'influence du tabac sur les fumeurs. Néanmoins, l'augmentation du nombre de cancers des poumons en France doit attirer notre attention (CHOVIN et ROUSSEL, 1972). Rappelons enfin qu'en 1952, à Londres, quatre jours de "smog" particulièrement dense ont causé la mort de 3500 à 4000 personnes (DE SLOOVER, 1964).

Ah, mince alors, c’est ballot çà !

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Published by Michel Lerond - dans Nouvelles
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Robert Meyer 19/11/2013 13:08

j'aimerais assister à la réunion AREHN du 12.12, mais je ne suis pas sûr de pouvoir. Les problèmes que tu poses sont bien réels, et il faut les prendre à bras le corps ! Toutefois il faut
relativiser, remettre les constats dans le temps ; tu as eu la bonne idée de terminer ton papier sur le fog de Londres 1952 ... je ne vivais pas à Rouen à l'époque, mais des vieux Rouennais m'ont
raconté qu'il y avait aussi dans les années 50-60 du fog à Rouen ... il me semble qu'il a disparu ... évitons de croire systématiquement que l'avenir qui nous attend est pire que le passé !
Robert Meyer

Michel Lerond 20/11/2013 17:52



Merci Robert. Nous sommes d'accord sur le fait qu'il faille relativiser quant à la pollution de l'air. Effectivement, les pollutions les plus embarassantes des années 1960-80, le SO2 notamment,
le dioxyde de soufre, ont fortement diminué. La fermeture de la raffinerie Pétroplus dans l'agglo de Rouen atteste de façon assez spéctaculaire de l'une des origines de cette pollution. Il n' y a
plus de fog à Rouen, comme il y en avait dans les années 1970, c'est vrai, mais il faudrait regarder du côté de la conjonction pollution et évolution climatique pour expliquer le phénomène. 


Ce qui m'inquiète, d'où le ton de mon article, c'est que 40 ans plus tard, certes on a avancé, mais le décalage entre les discours et la réalité est frappant. Des polluants "nouveaux" comme les
pesticides deviennent de plus en plus préoccupant et... on les étudient à peine ! Les impacts sanitaires sont de plus plus visibles. Il y a encore du boulot !


Michel



Dan 19/11/2013 09:28

Oui.... et je suis bien placée pour t'approuver! Et si, en y ajoutant la pollution de l'eau, océans compris, on disait simplement que l'espèce humaine est un fléau qui semble avoir sacrifié son
instinct de survie sur l'autel de la planche à billets?... Tiens! pour te prouver que non, je ne sombre pas dans le pessimisme le plus total, voici un sujet qui, ce me semble, peut intéresser :
http://www.penelope-jolicoeur.com/2013/11/prends-cinq-minutes-et-signe-copain-.html

Michel Lerond 20/11/2013 17:35



Merci Dan de cette approbation. Le lien que tu indiques est particulièrement intéressant et très didactique. A suivre !


Michel