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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 08:14

 

Il n’y a pas si longtemps, l’architecte était le plus souvent un homme d’âge mûr, assez sûr de lui et parfois autoritaire. Il concevait un « objet architectural » qui réponde au mieux à la commande, mais à sa manière, selon ses propres vues. Le projet élaboré était présenté au commanditaire comme LA solution, à l’évidence la meilleure. Cette présentation est un peu caricaturale, certes, mais à peine. On en mesure que davantage la révolution qui vient de s’opérer depuis une vingtaine d’années. L’architecte est maintenant un homme ou une femme, jeune au moins dans sa tête, qui conçoit un projet en concertation avec le commanditaire, l’affine et le fait évoluer en fonction de cette concertation.

La profession d’architecte n’est sans doute pas la seule à avoir évolué de la sorte, sous la poussée d’une certaine démocratisation du processus décisionnel et des procédures obligatoires de concertation. Mais dans ce cas, l’évolution est d’autant plus spectaculaire que le résultat se voit. 

Certes, on construit encore trop de pavillons standard, mais le souci des économies d’énergie est maintenant omniprésent. Les constructions bioclimatiques sont devenues monnaie courante et la forme des bâtiments a évolué, laissant plus de place à l’imagination, tout en respectant un minimum de caractéristiques régionales (http://www.michel-lerond.com/article-28850309.html). Sans doute, la réglementation plus exigeante joue-t-elle en faveur de cette évolution, mais ce progrès ne serait pas possible sans l’adhésion des professionnels. Pour aller plus loin, il devient indispensable de mettre en place des dispositifs de suivi et de contrôle des mesures environnementales afin de s’assurer de la concrétisation effective lors de la maîtrise d’œuvre et de leur efficacité réelle.

De l’architecte à l’urbaniste, il n’y a qu’un pas qui témoigne aussi d’une évolution positive. Le coup de frein à l’étalement urbain entre dans les mœurs, la densification se fait en harmonie avec une intégration aux projets de coulées vertes, de noues pour la gestion des eaux pluviales, en privilégiant les circulations douces et piétonnes, etc. Tout cela amène à une conception nouvelle de la ville et donc du « vivre ensemble » (http://global.arte.tv/fr/tag/michel-lerond/).

Certes, il reste beaucoup à faire, mais la profession d’architecte est sans doute une des rares, au-delà des aspects de communication ou marketing des promoteurs, à s’être véritablement investie dans le problématique environnementale et en concrétisant son évolution.

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Published by Michel Lerond - dans Environnement
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commentaires

Dan 03/05/2011 09:09


J'aimerai bien être aussi optimiste que toi, Michel, mais hélas je constate, au regard des zones pavillonnaires qui "poussent" autour de chez moi que le propos de Philippe reflète une réalité
dommageable pour l'environnemental... Le frein pour beaucoup de "petites gens" restant ce macro saint mon Saigneur Pognon...!


Michel Lerond 03/05/2011 09:31



Je crains que vous n'ayez raison, Philippe et Dan... Mais aujourd'hui, j'ai décidé d'être optimiste. Oui, bien sûr que tout n'est pas réglé d'un point de vue architectural, loin s'en faut. Mais
je constate, malgré tout, que des idées neuves avancent et se concrétisent. On est encore loin de ce qu'il faudrait atteindre comme objectif, mais je constate les avancées de la profession
d'architecte par rapport à quelques années en arrière. Concernant les zones pavillonnaires, il y a beaucoup à revoir côté constructeurs qui eux, c'est sûr, en fond un maximum sur le
plan markéting avec des arguments dits de développement durable...


Michel



Philippe 03/05/2011 08:33


"Les constructions bioclimatiques sont devenues monnaie courante" cela est vrai pour les constructions d'architecte (encore que...), mais toutes les constructions inférieures à 170 m² "échappent"
aux architectes et beaucoup encore, ne respectent pas les normes RT 2005, alors la RT 2012... ou le bioclimatisme, voire le simple respect de la forme urbaine, tout cela est encore bien loin des
préoccupations des futurs propriétaires.
C'est par contre devenu un argument commercial fort "BBC", "basse consommation", "écologique et économique", mais leur traduction dans la réalité des faits...