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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 10:03

 

Et pendant l’été, voici quelques « vieux » poèmes. Celui-ci date du 22 novembre 1966, à la fin de mon service militaire :

 

 

Un jeune homme a pris le train

Pour partir à la guerre.

Pardon, pour faire son service militaire.

Mais c’est un peu la même chose

Puisqu’au service militaire

On apprend à faire la guerre,

Et à la guerre

On met en pratique le service militaire.

Voilà donc notre homme

Revêtu de l'uniforme,

On lui apprend à tirer au fusil,

On lui apprend à lancer des grenades,

On lui apprend è tuer.

On lui apprend la cruauté.

Parfois, il pense au monde extérieur

II pense à une fleur de pommier,

Ou bien à une mère et son enfant

Ou bien à une jeune fille blonde.

Parfois il pense avec nostalgie

Que c'et beau le monde extérieur

Et déjà il voit les bras qui s'ouvriront

Pour l’accueillir à son retour

Et déjà il voit des gens

Qui se lamentent sur son martyr.

Pourtant quand il a tout appris

Et qu’il revient chez lui,

C’est à peine si on lui sourit.

Sa mère le trouve beau en militaire,

Son père lui dit que c'est le bon temps,

Sa soeur ne lui dit rien

Et son chien non plus.

Alors dans sa tête quelque chose éclate :

- Approvisionnez, armez

- Une fleur de pommier

- Sur les cibles correspondant à vos numéros

- Une mère et son enfant

- Feu à volonté

- Une jeune fille blonde,

Dans sa tête il voit le feu sortir d'un canon

Et la plage, et la mer et les vagues,

Une Jeune fille blonde

Se jette à l'eau et nage

Un poisson chat la regarde,

Notre jeune homme prend sa tête dans les mains

Et pleure.

Personne n'a compris

Pas même sa mère

Que pour qu'il n'y ait plus jamais la guerre

II faut supprimer le service militaire.

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Published by Michel Lerond - dans Société
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commentaires

lenormand 02/08/2012 12:01

Extraits J. PRÉVERT

QUELLE CONNERIE LA GUERRE !

****

Oh Barbara. Quelle connerie la guerre.

Qu'es-tu devenue maintenant.

Sous cette pluie de fer. De feu d'acier de sang.


Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abime
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

*1946

lenormand 02/08/2012 11:58

Extraits J. PRÉVERT

QUELLE CONNERIE LA GUERRE !

****

Oh Barbara. Quelle connerie la guerre.

Qu'es-tu devenue maintenant.

Sous cette pluie de fer. De feu d'acier de sang.


Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abime
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

*1946

Michel Lerond 02/08/2012 14:29



Merci Rémi, mais là, Prévert, c'est autre chose ! Oui quelle connerie la guerre, depuis notre enfance : l'Algérie, l'Irak, l'Afghanistan, la Tchéchénie, et tant d'autres, sans oublier
Israël-Palestine qui sera bientôt une guerre... de cent ans. Mais comme c'est curieux, les animaux ne se font pas la guerre... Est-ce à dire que l'Homme serait la seule espèce animale à pratiquer
cette "connerie". Voilà bien notre supériorité...


Michel