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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 08:21

Le désherbage en milieu urbain est devenu un vrai problème dans la mesure où certains habitants refusent toute “mauvaise herbe”, tandis que d’autres souhaitent leur maintien, voire leur développement. Quoi qu’il en soit, il y a au moins consensus sur le fait que les plantes adventices n’ont pas leur place sur les trottoirs, les caniveaux ou les rues piétonnes mais que le désherbage chimique pose de gros problèmes, tant pour la santé humaine que pour l’environnement, notamment les milieux aquatiques.

Pour certains espaces urbains, on peut assez facilement passer des herbicides (appelés pudiquement produits phytosanitaires) au « zéro pesticides » en ayant recours au paillage, désherbage thermique ou binage. Mais pour les trottoirs la question est plus ardue et certaines villes comme Rennes, Bordeaux, Lyon ou Nantes y ont réfléchi et expérimenté certaines techniques. Ce qui semble le plus pertinent, ce sont des techniques simples, dont aucune n’est parfaite et souvent coûteuse en main d’œuvre, telles que :

  • le balayage mécanique qui permet d’ôter tout dépôt organique.
  • le désherbage thermique.
  • le désherbage à l’eau chaude.
  • ... le désherbage manuel tout simplement. Dans ce cas, compte tenu du temps à passer, on peut avoir recours à des personnes fragilisées dans le cadre de clauses d’insertion dans les marchés publics, comme à Nantes Métropole.
  • ou plus original, l’enherbement qui consiste en la distribution de graines appropriées aux habitants (comme à Blois) par la mairie pour fleurir, et entretenir, les trottoirs au niveau de la jonction entre le mur et le trottoir. En somme, des « graines de révolutionnaires » !

Tout cela demande réflexion, communication et innovation, mais peut être une excellente occasion d’impliquer les habitants dans la gestion de leur environnement immédiat.

Ainsi chacun pourra se faire sa propre philosophie, continuer de penser que toutes ces plantes adventices qui s’installent dans la moindre fissure sont une calamité et qu’il faut les éradiquer coûte que coûte. Ou bien se dire que, décidément, quoi que l’on fasse, la nature reprend toujours le dessus, c’est la vie qui triomphe et cela c’est plutôt rassurant, y compris pour nous les Humains.

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Published by Michel Lerond - dans Refaire le monde
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Pascal Colomb 10/11/2014 16:12

... la végétalisation des cimetières est sujet de discussions en Wallonie (Belgique). Le Service public de Wallonie va lancer en 2015 plusieurs journées d'informations pour les communes et je
bénéficie d'un quart temps pour aider les communes dans cette réflexion. J'ai eu l'occasion de visiter quelques cimetières (0-phyto)à Versailles, à Lille et puis dans le Kent (une autre culture !).
Des essais de végétalisation ont été menés, au printemps 2014, en collaboration avec la Ville de Namur et donnent des résultats très encourageants. Les mentalités changent petit à petit. Patience
et longueur de temps font plus que force ni que rage... dit-on.

Michel Lerond 11/11/2014 10:34



Merci Pascal de cet élargissement du propos et qui plus est, nous montre qu'il y a de l'espoir quant à l'évolution des mentalités.


Michel



Robert Meyer 06/11/2014 09:03

Il faudrait aussi faire évoluer les mentalités sur les questions esthétiques, faire admettre que les "herbes folles" et les "fleurs des champs" peuvent exister aussi en ville ... que dire des
cimetières que beaucoup de nos concitoyens exigent qu'ils soient des espaces strictement minéraux (à part les pots de chrysanthèmes !), il y a pourtant des alternatives possibles.

Michel Lerond 06/11/2014 10:40



Merci Stephan et Robert. Sans doute y a-t-il déjà des évolutions des mentalités. On voit de plus en plus d'espaces verts urbains comportant des "plantes sauvages". Mais il y a encore à faire,
surtout en ce moment où l'actualité met en évidence toutes sortes de rejets de l'environnement et de la nature, pourvoyeurs de contraintes.


Michel



Augé Stéphan 04/11/2014 18:17

Encore un très bon sujet qui mérite réflexion. Personnellement je serai pour le désherbage manuel, un moyen de réduire le chômage. Mais qui préconiserai ce genre de travail à ses enfants et puis il
faudrait augmenter les impôts AÏE ? Comme travail de réinsertion ? ça ne donne pas très envie de se réinsérer, il y a des moyens beaucoup plus faciles de se faire de l'argent !! Alors comment faire
? les robots peut-être comme ceux qui se proposent de nettoyer nos maisons. Difficile d'aller dans les coins avec des robots ronds !!