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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 08:39

C’était au début des années 1990, au CNFPT de Lyon (Centre national de la fonction publique territoriale), j’intervenais dans un stage pour les ingénieurs territoriaux sur la prise en compte de l’environnement par les collectivités. Je me présentais en précisant que je venais de Rouen. Plusieurs personnes me demandèrent où se trouvait Rouen… Quelle stupeur ! Ainsi donc, des ingénieurs lyonnais ignoraient où se trouvait celle qui fut la seconde ville du royaume de France jusqu’au 18ème siècle. Ils savaient vaguement que cette ville se situait vers le nord, mais où ?... Il est vrai que depuis trois siècles, Rouen a perdu de sa renommée pour ne plus figurer que parmi les villes moyennes.

Mais voilà qu’après trois décennies de séminaires, documents d’urbanisme et concertations intercommunales, Laurent Fabius met en place les outils d’un renouveau de la ville (www.la-crea.fr). La CREA (Communauté d’agglomération Rouen, Elbeuf, Austreberthe) est née le 1er janvier 2010 et a élu son président, Laurent Fabius, le 7 janvier. Forte de 71 communes et de près de 500 000 habitants, la CREA devient, par la taille, la première communauté d’agglomération de France (issue de la fusion de deux communautés d’agglomération et de deux communautés de communes).

La CREA aura pour missions principales la gestion de l’eau potable (la régie publique reprenant beaucoup d’importance), la collecte des déchets et les transports collectifs. Elle envisage aussi la réalisation de nouveaux quartiers, la lutte contre les inondations, etc.

Ce sont donc les problématiques environnementales qui vont être au centre des préoccupations de la CREA. Il y a tout lieu de s’en réjouir, mais ne pourrait-on pas aller encore plus loin ? Cette communauté, outre les atouts humains et économiques, va disposer d’atouts géographiques et naturels considérables : son site sur la Seine, ses forêts et une mixité milieu urbain – milieu rural très forte. Au-delà des projets d’éco-quartiers qui fleurissent ici ou là au sein de la CREA, ne pourrait-on pas aller jusqu’à concevoir une éco-ville ? N’y a-t-il pas là matière à redonner à Rouen son lustre d’antan en faisant de cette cité un exemple européen d’innovation environnementale à grande échelle.

Je me souviens aussi que le 31 mai 1990, 206 Rouennais de toutes professions et sensibilités se réunissaient, après 9 mois de travail en ateliers, pour promulguer la « Charte du grand Rouen Eurocité ». Cette charte proposait, entre autres, un projet à structurer : Rouen Eurocité de l’environnement. Nous en avons maintenant les moyens, allons-y !

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Published by Michel Lerond - dans Environnement
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commentaires

kerloen 18/02/2010 10:51


Rouen...? Laurent Fabius?... connais pas :)
Ha si, ces vaches en carton, sa magnifique zone industrielle en entrée de ville, son CIFP, sa cuvette, son fog. Faudrait-il y être né pour y voir toutes ses qualités ? :)
La gestion de l'eau en régie redevient un signe de bonne gestion économique autant qu'écologique, pour le reste, on peut craindre de belles opérations de com verte, les éco-quartiers justifiant
trop souvent les extensions d'urbanisation que l'etat tente pour le mieux de contenir, une AEU justifiant aujourd'hui tout projet... evidemment cohérent, pensé, justifié, verduré, mixisocialisé...


Michel Lerond 19/02/2010 10:25


Allons voyons, Rouen n'est pas aussi sordide que vous semblez le penser Kerloen ! C'est vrai que sa réputaion de ville la plus polluée de France lui colle encore. Elle ne l'a jamais été, mais était
dans le peloton de tête et... il y a de beaux restes ! Cela dit, je veux être un peu optimiste sur les évolutions à venir, toujours possibles. Dans le même temps, je ne suis pas dupe sur l'aspect
communication des démarches d'éco-quartiers. D'ailleurs qui aujourd'hui ne "se vautre pas dans le développement durable..." ?
Michel