Voilà Noël et sa ribambelle de cadeaux, parfois douteux… Cela m’a rappelé un poème que j’avais écrit en 1967, et jamais publié. Le voici :
Un pistolet à air comprimé
C’est sa fête
Un char en matière plastique
C’est Pâques
Et à Noël
Sous le sapin
Une crèche
Et une panoplie de marine
L’enfant Jésus sourit
Le casque et le ceinturon
Sont pareils aux vrais
Joseph et Marie à genoux
Remercient Dieu
Les grenades ont des goupilles
Comme les vraies
L’âne et le bœuf
Semblent émus et ravis
Le fusil mitrailleur
Lance des balles
Comme les vraies
Le sapin est plein de lumières
De guirlandes de boules
Et de paix
De paix, de paix, de paix
Le gosse déjà casqué
Bardé de munitions
Dit qu’il va jouer à la guerre du Vietnam
La guerre, la guerre, la guerre
S’il demande pourquoi il y a la guerre
Son père répond
Que c’est à cause de la politique
Sa mère ajoute
Que ceux qui font la guerre
Seront punis par le Bon Dieu
Le gosse rampe sous le sapin
Lance ses grenades
Et tire sur son viet
C’est Noël
C’est la paix
Mais pour combien de temps.
Merci Dan. Ravi que cette petite poésie te convienne. Et bravo pour les magnifiques photos de ciel de ton blog.
Michel
Eh oui, l'actualité dure parfois longtemps... Merci Rémi. Quant à mon poème retrouvé,... j'essaie de bien ranger mes affaires !
Michel
A ce jour je n'ai vu aucun opposé à la guerre américaine au Vietnam proposer une action qui aurait pu arreter le massacre de 20 à 40% de la population cambodgienne (2 à 4 millions de civils morts) survenu juste après leur départ de la région.
Il est de temps en temps nécessaire de se salir les mains pour arreter par la force certaines exactions épouventables.
Que proposez-vous pour la Syrie?
Oui, hélas Gérard, la barbarie est de tous les camps... On dit parfois que le stalinisme aurait fait davantage de morts que la seconde guerre mondiale ! Bien sûr qu'il faudrait pouvoir intervenir, y compris en Syrie actuellement. Mais qui est légitime pour le faire, sinon l'ONU. L'intervention récente en Lybie, aux dires de certains mauvais esprits, aurai été dictée surtout par des intérêts économiques particuliers... Je ne suis pas naïf au point de croire facile une gouvernance mondiale, mais je crois que c'est dans cette voie qu'il faudrait aller pour dépasser les états dans un certain nombre de situations. Il faudra du courage... et de la patience ! On peut revoir la chronique de 2009 : http://www.michel-lerond.com/article-36613635.html. Merci encore Gérard pour ces réflexions très à propos.
Michel
"La justice sans force est un leurre,
La force sans justice est une tyrannie"
A quel moment la force passe-t-elle d'instrument de justice à celui d'exercice de la tyrannie?
Celui qui est dans l'action de "force" ne dicerne pas en général le dérapage, sauf trop tard ....
Merci Gérard de cette excellente citation et... philosophie. Mais alors, comment fait-on ? Nous allons devoir devenir des sur-hommes !
Michel