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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 07:54

CONSEQUENCES SUR LA NATURE

 

Le réchauffement climatique, est donc avéré, ainsi que les désordres qui vont avec. Il faudra s’y faire ! Mais à quoi faut-il s’attendre ? On sait maintenant que les rapports successifs du GIEC ont souvent été « optimistes » et que les constatations s’avèrent plus aiguës que les prévisions.

Ainsi la température  a augmenté de 0,8 ° en moyenne entre 1901 et 2010. Elle pourrait augmenter encore dans la fourchette de 0,3 à 4,8° entre 2081 et 2100. Comprenons bien que cette augmentation est celle de la moyenne terrestre. Il va sans dire que celle-ci va fluctuer avec une amplitude bien plus importante, selon les saisons et selon les régions. C’est pourquoi la banquise arctique a diminué, en surface, d’un peu plus de 10 % depuis 30 ans et que les experts n’excluent pas qu’elle ait complètement disparu avant la fin du siècle. L’Antarctique est soumis à des phénomènes comparables, de même que les glaciers de montagne qui reculent de l’ordre de 11 % par décennie.

Tout cela contribue fortement à faire monter le niveau des océans. A cet égard le GIEC a revu ses prévisions de 2007 (élévation de 18 à 59 cm d’ici la fin du siècle) pour considérer que la mer pourrait monter de 26 à 82 cm d’ici 2100, en n’excluant pas que cette élévation moyenne puisse atteindre le mètre. « Accessoirement » les océans accumulent de plus en plus de carbone, ce qui les acidifie et modifie de façon significative les caractéristiques du milieu de vie, entraînant des migrations de poissons.

Ces évolutions vont générer des fluctuations climatiques qui pourraient être intenses dans certains cas, sous réserve de la difficulté de faire des prévisions précises à terme sur toute la planète. Ce qui est quasi certain, par contre, c’est l’amplification des épisodes climatiques. On a commencé à constater que certaines régions humides reçoivent de plus en plus de pluies et, inversement que les régions sèches sont de plus en plus sèches, comme en Australie ou en Californie où la sécheresse de début 2014 était la plus sévère depuis cinq siècles... Il y a donc une amplification des écarts, ce qui va faire de la ressource en eau un enjeu de première importance. Pour faire simple, on peut considérer qu’à chaque élévation moyenne d’un degré de température correspondra une réduction de la ressource en eau de 20 % ! D’où une certaine insécurité…

Ces modifications, parfois radicales, vont réduire les aires de répartition de certaines espèces végétales et animales et donc vont éroder la biodiversité, y compris pour les espèces communes et donc les services écosystémiques qu’elles nous procurent.

Et les populations ? Qu’en sera-t-il des terres submersibles par exemple ?

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Published by Michel Lerond - dans Nouvelles
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commentaires

lenormand 17/05/2014 16:08

Tout le monde sur-gaspille y compris une majorité d'écologistes par leur manière d'acheter, de consommer, de se déplacer. Les voyages en avion - tourisme-n'ont jamais été aussi nombreux, personne
ne peut dire que ce moyen de déplacement est favorable pour la planète!Et pourtant La France recèle des richesses qu'il est strictement impossible de découvrir au cours d'une seule vie.Mais il faut
faire comme tout le monde et surtout obéir à l'industrie du tourisme c'est à dire comme pour tout ce qui est de consommer: le capitalisme. Ce dernier a étendu ses rets dévastateurs sur toute la
planète, détruisant l'humain et l'environnement.Quant à mettre en doute le dérèglement climatique, nul besoin d'être scientifique pour s'en apercevoir à moins d'être négationniste.

Gérard Prieur 13/05/2014 18:59

Que la moyenne de la température de notre planète augmente, c'est probable encore faudrait-il connaitre le détail des mesures (nombre de points en 1901, nombre de points en 2010; pondération etc).
Ce n'est pas une mesure si facile qu'il y parait d'autant que les techniques ont évolué beaucoup plus vite que le changement de la mesure.
Que la banquise régresse, c'est facile à voir à partir des images satellites.Evaluer l'augmentation du niveau des océans est faisable. Estimer les zones devenues inondables est un exercice
"facile".
Prendre les mesures de sauvegarde de l'habitat et des activités économiques permettant aux populations de vivre, n'est-ce pas le rôle des gouvernements?
En avez-vous entendu un seul proposer un programme de sauvegarde?
A quoi servent les écologistes de la majorité? Ont-ils proposé un plan de sauvegarde?
C'est dommage, il y a des investissements lourds qui permettraient de renouer avec la croissance.

Michel Lerond 14/05/2014 11:33



Merci Gilbert et Gérard de vos réflexions. Tout cela me parait juste, si ce n'est que la situation n'est pas forcément désespérée..., mais il faut maintenant agir vite.


Les observations de Gérard sont tout à fait fondées. On est là dans un domaine où l'incertitude est grande, mais avec le recul que l'on a maintenant, il n'y a plus grand doute, si ce n'est sur
les conséquences : quoi ? Où ? Quand ? avec quelle ampleur ? Quant à savoir ce qu'attendent nos dirigeants, je me le demande aussi...


Michel



Gilbert Leclerc 13/05/2014 17:08

Bonjour
Triste réalité, chronique d'une mort annoncée pour l'humanité.
La consultation du lien : http://youtu.be/a0J2gj80EVI
donnera un éclairage tout aussi inquiétant sur notre avenir et surtout sur celui de nos enfants. Les hommes ont réussi à consommer et à gaspiller en disons deux siècles les ressources que la nature
avait accumulées pendant des millions d'années.
Sauf à imaginer des systèmes de récupération des résidus de nos gaspillages, il n'y a pas d'autre choix que celui de revenir à des conceptions de vie soucieuses de l'environnement. En serons-nous
capables ???
Cordialement
Gilbert Leclerc