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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 07:59

CONSEQUENCES SUR LES HOMMES AUSSI

 

Au-delà des modifications que le réchauffement climatique va engendrer pour la nature, qu’en sera-t-il pour les Hommes ? Les mêmes causes auront des effets différents selon les endroits. Ainsi en Europe la pluviométrie abondante aura tendance à générer des inondations, alors qu’en zones tropicales ou équatoriales, il faudra concevoir des systèmes d’irrigation très performants. La terre ne deviendra pas invivable pour autant, pourvu que l’on prenne les problèmes à bras le corps pour se préparer à ces changements. Toutefois il faut s’attendre, outre les inondations ou sécheresses, à des maladies, des migrations, des pénuries alimentaires ou des conflits qu’il faudrait mieux anticiper dès maintenant.

Les vagues de chaleur intense vont générer des problèmes sanitaires, d’autant plus si dans le même temps, on est en présence de malnutrition ou de contaminations de l’eau. Ceci sera surtout le fait des pays en développement, mais l’Europe n’en sera pas forcément dispensée… L’agriculture va devoir s’adapter à cette nouvelle donne, avec sans doute moins d’eau disponible et des rendements moindres. Les modifications des écosystèmes vont générer une répartition différente des espèces sauvages, notamment des poissons, ce qui sera très dommageable pour certaines populations humaines dont c’est la nourriture principale.

Des ressources plus rares, comme l’eau ou le poisson, risquent d’être à la base de conflits. Ceci d’autant plus que l’on peut prévoir des migrations, venant notamment des pays en partie submersibles, et a fortiori, d’îlots du Pacifique par exemple, qui vont tout simplement disparaître dès les prochaines décennies. Faut-il rappeler que la première chronique de ce blog, le 4 décembre 2007, évoquait précisément cette question à propos de Tuvalu. Ainsi en Inde, le flux des « déplacés climatiques » est devenu une réelle préoccupation, et plus encore au Bangladesh. Même si le réchauffement n’est pas seul en cause, en 2012, ce sont 32 millions de personnes sur la planète qui ont dû être déplacées en raison d’évènements météorologiques extrêmes, plus de 80 états étant concernés.

C’est Mohamed Nasheed, ancien président des Maldives, qui déclarait en 2010 : Pour comprendre la réalité du réchauffement, il faut avoir de l’eau dans son salon. Une façon de dire qu’il est difficile de convaincre, et encore plus d’agir ! Mais s’il est plus que temps, il est encore temps…

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Published by Michel Lerond - dans Nouvelles
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commentaires

claude Barbay 20/05/2014 08:38

la vie restera possible mais combien plus difficile !
La tentation de minimiser les effets attendus tient à une vision linéaire du développement de certains phénomènes or en particulier pour le dégagement du méthane avec le dégel du permafrost les
humains doivent s'attendre à une évolution exponentielle. Ces courbes se présentent au départ comme très proches d'une évolution linéaire (droite) pour s'arrondir en se redressant... C'est ce qui
conduit certains à envisager le blocage du système "gulf-stream" avec les conséquences climatiques de proximité fort peu sympathiques pour nos régions.
Catastrophisme ? Je le voudrais bien car je n'ai aucun plaisir à voir ce que nous allons laisser aux générations futures, aussi je partage avec Michel et d'autres l'objectif de faire au mieux ce
qu'il reste possible d'entreprendre... mais nous avons pris tellement de retard et sommes déjà si avancés sur la planche savonnée.... bon courage à tous !

Michel Lerond 21/05/2014 15:13



Merci Claude de ces commentaires et compléments. Essayons de croire à un peu de sagesse humaine... au moins quand on est devant le mur !


Michel