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  • : Le blog de Michel Lerond
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 10:18

           Pour clore cette série des « vieux » poèmes de l’été, il faut bien penser à la rentrée, écrit le 18 septembre 1966 :

 

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C'est la rentrée

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C'est la rentrée

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C'est la rentrée

Le travail arrive

Et avec lui les soucis

Mais déjà on pense

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Car c'est bien triste la rentrée

La rentrée des classes

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Published by Michel Lerond - dans Société
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commentaires

Daniel 22/08/2012 08:21

Tandis qu'on y est ! je ne résiste pas à accompagner Jean-Mi, tout d'abord dans nos remerciements à Michel ; et ensuite en vous faisant partager le poème ci-après, inspiré de l'oeuvre de mon ami le
poète Didier BOQUET, que j'ai "retravaillé" à ma sauce.

MES PARADIS PERDUS

Je partirai sans bruit vers de secrets rivages,
Ou le temps, nous dit-on, rejoint l’éternité,
Ou l’esprit se nourrit d’indicibles breuvages,
Aux fontaines filtrant joie et sérénité.

Un destin fossoyeur effacera l’empreinte
De mes pas, sur un monde aussi divin qu’ingrat.
La lune et le soleil n’auront pour seule plainte,
Qu’une larme d’argent ou le bris d’un carat.

Je laisserai la terre épandre ses délices,
Et combler ses jardins de fruits non défendus,
Sans l’apaisant espoir de laisser en coulisses,
Le décor enchanteur des paradis perdus.

Et tandis que le jour dans sa magique gloire,
Coiffera l’auréole de mes rêves mystérieux,
Je m’en irai, contraint à gommer ma mémoire,
Vers les bords incertains de je ne sais quels cieux.

Michel Lerond 22/08/2012 09:58



Merci beaucoup Jean-Mi et Daniel de ces petits bijoux ! C'est un peu nostalgique, mais tellement juste. Ainsi voilà qu'après Dan, c'est Jean-Mi et Daniel. Mais si tout le monde se met à la
poésie, alors, c'est que le monde est sauvé !! Merci encore à tous.


Michel



Jean-Mi 21/08/2012 21:27

Merci pour l'ensemble de ton œuvre Michel.
J'ose me permettre de te livrer ici l'un de mes vieux poèmes (je ne serais pas vexé si ce commentaire n'étais pas publié) :

Le dernier des éléphants

Quand vous l'aurez vaincu ce mastodonte
Anéanti sans remord ni sans honte
Quand vous l'aurez rayé de votre liste
Pour des trophées sur vos murs égoïstes

Votre orgueil sera comblé un instant
Jusqu’au moment où un barrissement
Retentira du fond des cimetières
Où vous rejoindrez vos places moins fiers

Sachez que le dernier des éléphants
Eteindra notre lumière en partant
Appauvrira la terre en nous quittant
En emportant les sourires d’enfants

Vous serez si beaux pour l’ultime soir
Superbes dans vos parures d’ivoire
Etonnés que ça se termine ainsi
D’avoir trop cru à la suprématie

Et les regrets arriveront c’est sûr
La solitude détruit les armures
Et juste avant que vos yeux ne se ferment
Vous rêverez du temps des pachydermes

Sachant que le dernier des éléphants
Avait éteint la lumière en partant
Et sans défenses avait suivi le vent
Qui emporte les sourires d’enfants.