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  • : Le blog de Michel Lerond
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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17 septembre 2022 6 17 /09 /septembre /2022 10:04

        Toutes les époques ont connu leurs difficultés, leurs drames et leurs interrogations. Certaines civilisations ont même disparu au cours de l’histoire, mais à une échelle locale et non planétaire comme il semble actuellement.

    Ainsi les Mayas, une des civilisations les plus connues en Amérique centrale a été très dominante pendant des siècles, de l’ordre d’un millénaire. Les raisons de l’effondrement de cette civilisation ne sont pas clairement définies, mais résultent d’un ensemble de causes dont la surpopulation, la surexploitation des terres, les guerres et une sécheresse prolongée. Ceci n’est pas sans nous rappeler quelque chose dans la mesure où, selon les études les plus récentes, la surpopulation a entraîné une surconsommation de la forêt tropicale, ce qui a accéléré le changement du climat avec une baisse des précipitations et donc fait péricliter la culture du maïs, base de l’alimentation des Mayas… Ce serait donc la raréfaction des productions agricoles qui auraient anéanti le peuple Maya, aboutissement d’un cycle infernal : surpopulation, surconsommation, dérèglement climatique, sécheresse et… famine.

      L’île de Pâques, découverte au 18ème siècle au large du Chili, elle aussi nous fascine par son évolution culturelle depuis environ un millénaire, avec notamment ses statues géantes. Là encore, après la disparition de ses habitants fin du 17ème siècle, on s’est beaucoup interrogé sur les causes de cet effondrement. Sans doute la surpopulation et la déforestation sont parmi les causes de cette disparition, mais ce ne sont pas les seules. Les contraintes environnementales ont dû largement jouer un rôle dans ces petites îles où il existe des écosystèmes complexes, des variations climatiques aux incidences fortes sur la production agricole et donc l’alimentation. Plus qu’un effondrement dû à des dérèglements, il s’agit là sans doute davantage d’une méconnaissance, ou négligence ?, des vraies ressources des îles et donc d’un décalage entre ressources et consommation.

     Quoi qu’il en soit, on voit à travers ces deux exemples combien les civilisations, aussi évoluées soient-elles, sont dépendantes de leur environnement. A fortiori, notre époque de mondialisation importante est d’autant plus dépendante de son environnement… planétaire. C’est pourquoi ce début de XXIème siècle nous angoisse plus encore avec tant d’interrogations sur notre futur. Dans nombre de conversations et sur les réseaux sociaux, on perçoit une certaine appréhension de l’avenir, avec des questions fondamentales qui ne connaissent que des réponses évasives, insuffisantes, voire contradictoires. De nombreuses personnes s’interrogent sur la possibilité d’un avenir pour leurs enfants ou petits enfants, pressentant l’effondrement de notre civilisation...

     Faut-il redire encore combien sont préoccupantes les questions liées à l’érosion de la biodiversité et le dérèglement climatique. Les faits sont là, identifiables depuis des décennies, générant une prise de conscience de Terriens de plus en plus nombreux, mais avec des réponses insuffisantes des dirigeants, politiques notamment, et aussi peu d’engouement à se remettre en cause pour chacun d’entre nous, voire un total déni.

 

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commentaires

R
Il est assez effarant de constater combien les citoyens sont déconnectés de la réalité. Les Hommes politiques ne sont pas mieux, le pire est que ces derniers savent la réalité mais font tout pour la cacher au peuple pour des raisons électorales. On avance à pas grand chose pendant que tous les signaux sont au rouge partout.
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B
La démocratie qui vend du rêve ou tout du moins des promesses pour être élus pour un temps limité semble incompatible avec des politiques environnementales, de natalité et de long terme. Sans doute certaines élites occultes s'arrogent-elles le droit et le devoir de réparer le monde. J'ai longtemps cru que le modèle World 3 du rapport Meadows était une simulation d'une incroyable concordance avec les faits. Son modèle "business as usual" prévoit un maximum puis un déclin de la population mondiale aux alentours de 2020-2025 avec pour cause la dégradation des conditions de vie sur terre. Mais j'ai de plus en plus le sentiment que comme pour les fameuses trois tours avec deux avions, nous sommes en fait devant une situation de destruction contrôlée. Le modèle prédictif tient peut-ètre lieu de plan à suivre. On maintient les peuples dans l'ignorance des réalités et des contraintes et alors même que l'on parle de surpopulation en permanence, l'industrie la plus corruptrice (Big Farma) voudrait sauver la population entière d'un gros rhume qui ne tua presque que les très vieux et très malades. Tout sera fait "à l'insu de notre plein gré" et les décisions politiques les plus absurdes et invraisemblables au nom de valeurs qui n'ont de réalité que métaphysiques nous poussent à une disparition programmée correspondant à l'idée que l'enfer est pavé de bonnes intentions. La quantité de films et de séries ces dernières années qui prônent ou présentent aux masses la nécessité d'un effondrement de la population au niveau mondiale comme permettant de repartir sur de bonnes bases est longue comme le bras. Ces contenus loin de préparer à l'action, sont autant d'ancrages négatifs qui préparent nos esprits à accepter l'inéluctable sans rien faire. Mais pour l'instant, ce sont bel et bien les européens, aux élites cooptées par les USA qui allons nous retrouver sans électricité, sans gaz, sans pétrole en quelques mois brusquement et sans transition avec tout ce que cela comporte sur le plan économique, sanitaire et alimentaire, le tout grâce à des sanctions qui favorisent ceux qu'elles sont sensées punir, et permettront aux USA de nous entraîner d'abord dans la chute justement, histoire de durer un peu plus longtemps et de continuer à tirer leurs épingles du jeu.
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