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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 07:17

     Jean-Marie Pelt, une grande figure de l’écologie, nous a quittés le 23 décembre 2015. Biologiste et pharmacien agrégé, botaniste-écologue, professeur honoraire des universités et surtout « passeur de messages », Jean-Marie Pelt a mené une vie bien remplie que ce soit en termes de recherche scientifique, en politique à la mairie de Metz, dans les médias en multipliant rencontres et conférences ou encore en humaniste.

     Entre autres, il a fondé l’Institut européen d’Ecologie à Metz en 1971, fut premier adjoint de Jean-Marie Rausch à la mairie de Metz de 1971 à 1983,  mettant ainsi en pratique l’écologie urbaine.

     Né en 1933, Jean-Marie Pelt a effectué des études brillantes, a mené de nombreuses missions scientifiques par le monde, en relation notamment avec les pharmacopées traditionnelles. Dès 1977, il exprime sa vision du futur et sa sagesse en proclamant dans son ouvrage, L’Homme re-naturé : « Il paraît chaque jour plus évident que la croissance économique ne se poursuit qu’au prix d’une décroissance écologique, tout comme une tumeur cancéreuse ne s’alimente qu’au détriment de l’organisme qu’elle épuise : dans les deux cas, le bilan final est désastreux. »

     Bien sûr il fut très honoré par de multiples distinctions dont des prix de l’Académie française ou de l’Académie des sciences morales et politiques, entre autres, pour son œuvre consacrée à la défense de l’environnement. Il a publié de multiples ouvrages et participé à de très nombreuses émissions de radio (dont la célèbre CO2 mon amour sur France Inter) ou télévision, ce qui l’a fait connaître du grand public.

     Pour notre part nous avons eu le plaisir et l’honneur de faire venir Jean-Marie Pelt à Rouen en 1987, dans le cadre du forum « L'environnement : un enjeu européen pour la Haute Normandie », que nous organisions entre l’Observatoire régional de l’environnement et le journal Paris-Normandie, en compagnie de Philippe Saint-Marc, une autre notoriété de l’environnement. Nous avons eu aussi le privilège d’intervenir sur « les lichens bioindicateurs de pollution de l’air » dans le cadre du DEA de toxicologie pour l’Université de Metz de 1982 à 1987. Jean-Marie Pelt venait m’accueillir à la gare et nous déjeunions ensemble afin d’échanger sur une multitude de sujets. Quel grand Monsieur que Jean-Marie Pelt.

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 07:16

     La fin d’année 2015, en France, a été catastrophique : le 13 novembre, une série d’attentats d’une sauvagerie extrême frappait la population et le 6 décembre le premier tour des élections régionales annonçait une arrivée au pouvoir de l’extrême droite. Deux séismes majeurs en moins d’un mois !

     Mais… les résultats des élections régionales du 13 décembre ont montré un repli relatif de l’extrême droite qui ne pourra gouverner aucune région. L’avertissement a été fort et les élus affirment l’avoir bien entendu.

     Rien n’étant jamais désespéré, dans le même temps se tenait la COP21 à Paris et les résultats furent prononcés le 12 décembre. Ce fut un grand succès diplomatique : signer un accord sur le climat entre 195 pays, ce n'est pas rien. Mais sur le plan technique, c'est une autre affaire. Très vite vont apparaître les contraintes économiques et sans doute que les réalisations vont suivre ... à petite vitesse.

     Même si cet accord comporte de nombreuses lacunes, il constitue néanmoins une avancée en matière de lutte contre les modifications climatiques. Certes, c’est un accord qui ne sera guère contraignant sur le plan juridique, mais qui pourrait l’être sur le plan politique pour les états qui ne respecteraient pas les dispositions prises, face à leur opinion publique, comme en Chine par exemple. L’accord sera signé en avril 2016 et devra entrer en vigueur entre 2018 et 2020, après quoi les engagements seront revus tous les cinq ans.

     En 2099, à la fin de ce siècle, ma dernière petite fille, Louise, aura 88 ans, elle sera encore en pleine forme et fière du déroulement de toute sa vie, ayant participé à la Renaissance de l’Humanité. C’est notre souhait le plus cher pour elle qui est née quelques jours après le fameux accident de Fukushima en 2011 (La planète en fusion)…

     Bonne année 2016 donc, mais plus largement bon siècle à toutes et tous, avec un climat apaisé !

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 12:10

     En huit ans, 422 chroniques et micro nouvelles ont été publiées sur ce blog, avec 1 144 commentaires. La fréquentation totale a été de 38 598 visiteurs pour 69 361 pages vues, avec 193 abonnés. Voici le rappel des titres pour 2015 :

  • Huit ans et 422 articles, déjà 29-12-15
  • En 2016, l’écologie aura 150 ans ! 22-12-15
  • Vive la voiture nucléaire ? 15-12-15
  • 200 000, 20 000, 10 000, et après ? 08-12-15
  • Une Humanité est-elle possible ? 2/2 01-12-15
  • Une Humanité est-elle possible ? 1/2 24-11-15
  • Fusionnez 17-11-15
  • La voiture du peuple nous mène en bateau ! 10-11-15
  • C’est du hard ou du cochon ? 03-11-15
  • Il y a urgence 27-10-15
  • La métropole Rouen Normandie et l’environnement 20-10-15
  • Fonctionnaire un jour, fonctionnaire toujours ! 13-10-15
  • Défilé de fourmis 06-10-15
  • Ah, rêvons ! 29-09-15
  • « Au nom du vivant » 22-09-15
  • Vivement les trente heures ! 15-09-15
  • Exister, vivre et survivre ! 08-09-15
  • Il y a peut-être une légère confusion ! 2/2 01-09-15
  • Il y a peut-être une légère confusion ! 1/2 25-08-15
  • Le Marais de l’Aulnay, aux portes de Rouen 18-08-15
  • Amour, amour toujours ! 4/4. 11-08-15
  • Amour, amour toujours ! 3/4. 04-08-15
  • Amour, amour toujours ! 2/4. 28-07-15
  • Amour, amour toujours ! 1/4. 21-07-15
  • Crime contre l’humanité ? 14-07-15
  • François, papécolo ! 07-07-15
  • Le jeu de l’été ! 2/2. 30-06-15
  • Le jeu de l’été ! 1/2. 23-06-15
  • Courtisons les petits jardins, les Courtils ! 16-06-15
  • Liberté, liberté chérie ! 09-06-15
  • Que mon fric soit renouvelable ! 02-06-15
  • Tu zozotes à l’azote ! 26-05-15
  • Le soleil de mars rend fou, en mai il rend gai ! 19-05-15
  • Migrants-ci, migrants-là ! 12-05-15
  • Révolution silencieuse ! 05-05-15
  • Mes archives. 28-04-15
  • Rafales sur le développement soutenable. 21-04-15
  • Nous avons besoin d’herbes ! 14-04-15
  • Vite, le grand ménage ! 07-04-15
  • Agriculture et santé, une réconciliation possible ! 31-03-15
  • Journal de voyage en Normandie en 1707. 24-03-15
  • Anthropocène, la nouvelle donne ! 17-03-15
  • Et si le futur était printanier ! 10-03-15
  • Super nanas ! 03-03-15
  • Les cinq dernières minutes ! 24-02-15
  • Nicole a fait son école. 17-02-15
  • Pierre-Noël Frileux, maître ès-environnement. 03-02-15
  • Réconcilier l’homme et la nature ! 27-01-15
  • Vous aussi, vous aimez les arbres. 20-01-15
  • Moi Grand Humain, toi petit singe. 13-01-15
  • Ma bibliographie. 06-01-15

     Merci encore pour vos commentaires toujours nombreux. Bonne année 2016 à toutes et tous. Par ailleurs, au cours de l’année 2015, nous avons participé à un certain nombre d’activités :

Publications :

  • 52 publications : 1 article et 51 chroniques du blog
  • Dédicace des derniers ouvrages. Université d’automne du Mouvement Européen France

Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen : membre titulaire

  • Communication au colloque « Rouen : quelle métropole ? » sur le thème « Quelle politique en matière d’environnement au sein de la métropole ? »

Assistance conseil et représentation :

  • Comités de Pilotage des sites Natura 2000 des cuestas du Pays de Bray et du Bray humide. Préfecture de Haute-Normandie
  • Participation au tournage du film « Des racines et des haies » et co-animation des débats à Neufchâtel-en-Bray, Gournay-en-Bray, Forges-les-Eaux et Rouen. ARBRE et Beaubec Productions
  • Contribution à l’Educ’tour sur le thème de la trame verte et bleue dans le Pays de Bray. Agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie
  • Contribution à l’inventaire des lichens de France métropolitaine pour le Service du Patrimoine Naturel. Museum national de Paris
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 07:16

      C’est en 1866 qu’Ernst Haeckel a proposé le terme écologie pour désigner la science qui étudie les rapports entre les organismes vivants et leur milieu de vie. Ce vocable nouveau résultait de l’association de oikos, qui signifie demeure, habitat en grec et logos, l’étude, la science.

     Ernst Haeckel (1834-1919) fut d’abord médecin, puis professeur d’anatomie, philosophe et libre penseur. Il contribua beaucoup à la diffusion de la théorie de l’évolution au cours d’une carrière universitaire très riche, enrichi de l’expérience de nombreux voyages en Europe, Asie et zones tropicales. Il décrivit environ 4 000 nouvelles espèces dans le domaine de la biologie marine, s’étant spécialisé sur les éponges et les méduses, alliant ses compétences scientifiques à un véritable talent artistique pour illustrer ses travaux d’innombrables planches détaillées qui conservent encore aujourd’hui un intérêt scientifique certain.

     Pour démontrer la théorie de l’évolution, Haeckel opposait science et religion et fut très critiqué pour cela, ce qui l’amena  à professer une philosophie naturelle qui conçoit le monde comme une unité, le monisme.

     En fait, c’est surtout depuis les années 1960-70 que le terme écologie a été vulgarisé en confondant souvent écologie et écologisme. Après avoir parlé surtout de "protection de la nature", les termes "environnement" et "écologie" sont devenus à la mode dans les années 1980-90. On aurait économisé bien des débats stériles si l’on avait distingué la science qui étudie les relations des êtres vivants entre eux et le milieu d’un courant de pensée en faveur de la protection de la nature et de l’environnement. La désignation des deux thématiques par un même vocable a créé une confusion des esprits.

      Rendons grâce à Haeckel d’avoir « inventé » cette science qui nous permet maintenant de mieux appréhender l’évolution du monde vivant et de replacer l’Homme au sein de la nature, pour le meilleur, et parfois… pour le pire.

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 08:05

     La voiture électrique est souvent présentée comme LA solution automobile par excellence, la plus propre et la plus écologique. Comme à l’habitude, l’évaluation d’un procédé nécessite de prendre en compte tous les aspects et, en la circonstance, aussi l’origine de l’énergie électrique… Ce type de voiture ne peut être « écologique » que si son énergie provient d’une source qui respecte l’environnement. Ceci d’autant plus que le stockage de l’électricité se fait dans des accumulateurs à métaux lourds, très nocifs. Ces éléments doivent être remplacés tous les 2 ou 3 ans et si possible être recyclés, mais où et dans quelles conditions ? Les « voitures à zéro émission » utilisent de l’électricité qui provient souvent de centrales à charbon ou, en France, à 78 % de centrales nucléaires, ce qui n’est pas forcément la panacée en matière de respect de l’environnement et fait de la voiture électrique… une voiture nucléaire ! De plus, si l’on regarde la chaîne complète de fabrication, il faut prendre en compte la production des batteries qui génère des émissions importantes de gaz à effet de serre, et on commence à s’interroger sur les effets à long terme du champ magnétique (ondes à basse fréquence) qui traverse la voiture électrique, sur la santé humaine.

     Voilà donc un bon exemple de solution qui paraît, a priori, présenter des avantages indéniables, mais si l’on procède à une évaluation complète et objective, on est amené à fortement nuancer le pronostic. Il en est très souvent ainsi en environnement, c’est pourquoi ce n’est qu’à l’issue d’une évaluation sérieuse que l’on peut se prononcer en fonction des avantages et inconvénients et en essayant de remédier au mieux aux inconvénients inévitables.

     C’est peut-être ce qui a motivé Toyota à lancer sa Mirai, une voiture fonctionnant grâce à une pile à combustible à base d’hydrogène. Si l’on veut réduire nos émissions de C02 pour limiter les modifications climatiques, il faut décarboner le secteur des transports en diminuant le recours aux carburants fossiles et leur substituer de nouveaux vecteurs. C’est ainsi que l’on prévoit que le nombre de véhicules à hydrogène pourrait atteindre 2 % du parc mondial en 2030 et 10 % en 2050. Ce choix énergétique pourrait s’imposer également dans les secteurs ferroviaires et aériens, grâce à des moteurs propres et silencieux qui ne rejettent dans l’atmosphère qu’un peu d’eau. Mais les réservoirs d’hydrogène doivent être hyper résistants pour prévenir les risques d’explosion et la production de ce gaz consomme… beaucoup d’électricité.

     Qu’adviendra-t-il ? Qui fera les choix convenables ? Politiques, lobbies ou consommateurs ? Quel sera notre voiture de demain, électrique ou à hydrogène ? A moins que ce ne soit les deux, électrique pour la ville et hydrogène pour les longs trajets. Quant au moteur à explosion… au musée.

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 07:52

     Selon une étude américaine récente, la moitié des lions qui peuplent l’Afrique pourrait avoir disparu d’ici 20 ans.

     Mis à part le sud du continent africain, la population du roi des animaux décline partout : on en comptait 200 000 vers 1950, 20 000 seulement aujourd’hui… et on espère qu’il en restera 10 000 d’ici 2035. Dans les zones les plus concernées, l’Afrique de l’Ouest et centrale, seuls les parcs nationaux assurent une protection relative, en dehors desquels le lion est clairement menacé de disparition.

     Cette diminution drastique des effectifs de lions s’explique par la concurrence que leur livrent les hommes. En effet de nombreux espaces habités par ce félin sont transformés en terres de culture ou de pâturage et le gibier dont se nourrissent les lions est abattu par les chasseurs. De plus, un certain nombre de félins sont chassés pour leur peau (de 1 700 à 3 500 € sur le marché noir !) ou leurs os, utilisés dans certains médicaments. Les conflits ethniques récurrents n’arrangent rien, pas plus que le développement du tourisme avec safaris qui drainent des gens fortunés prêts à payer cher pour le seul plaisir de la « chasse au lion » (à partir de 6 500 € ! ).

     On pourrait ainsi multiplier les exemples avec des espèces moins emblématiques. Ne retenons qu’un seul autre exemple, celui de l’éléphant d’Afrique. Le trafic de l’ivoire est une raison essentielle de la raréfaction de l’éléphant. Souvenons-nous qu’en 2012, en quelques semaines, 650 éléphants furent massacrés par des braconniers dans le parc national de Bouba N’Djida au Cameroun ! Suite à ce carnage une vaste mobilisation diplomatique s’est mise en place, et pour autant on estime actuellement que 22 à 25 000 éléphants sont tués chaque année… A ce rythme et avec un effectif estimé à 500 000 éléphants en Afrique, dans 20 ans… plus d’éléphants non plus !

     La disparition du lion ou de l’éléphant ne sera pas la fin du monde, la planète y survivra, l’humanité aussi, mais c’est une alerte de plus et quelle alerte !

 

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 07:37

 2 – Des facteurs d’espoir

     Certains toutefois, comme Nicolas Hulot écologiste ou Matthieu Ricard moine bouddhiste, apportent des éléments de réflexion fondamentaux. Hulot, avec son dernier ouvrage « Osons », insiste sur la nécessité de regarder la réalité en face et de réagir vite : « Nous sommes obligés de changer pour ne pas disparaître », ou encore : « Osons dire qu’il y a aussi une belle humanité… qui incarne la solidarité ordinaire et génère dans l’ombre le printemps du changement ». Matthieu Ricard dans son livre « « Plaidoyer pour les animaux » attire l’attention sur l’interdépendance de toutes les espèces.

     Et si l’on regardait justement vers le reste du monde animal ! Quelles belles surprises avec les découvertes récentes d’éthologues et primatologues. Chez de nombreux animaux, dont les bisons, éléphants, zèbres, cerfs, babouins ou macaques, ce sont les femelles adultes qui occupent les premiers rôles pour les déplacements, en prenant garde au respect de l’opinion majoritaire. La conclusion de ces études est que le mode despotique perd toute efficacité et conduit à des décisions extrêmes. Chez les abeilles et les fourmis, les sociétés immenses délèguent leur choix aux « éclaireuses », soit 5 % de la population. Et tout cela sans conflits importants !

     Sans doute faut-il admettre que l’Homme n’est ni bon ni mauvais mais tour à tour l’un ou l’autre, en tous cas capable d’Humanité. Ainsi, à l’occasion de l’arrivée en masse de réfugiés en Europe ces derniers mois, ou des attentats récents à Paris, avons-nous entendu des commentaires qui font peur, mais aussi assisté à une mobilisation très forte et réconfortante.

     La COP21, en adoptant espérons-le des mesures efficaces pour contenir les modifications climatiques, peut constituer un facteur fort d’humanisation de notre société. Rêvons d’un monde solidaire, avec un accord entre 196 pays décidés à limiter les émissions de gaz à effet de serre pour réduire les conséquences du réchauffement, notamment sur les populations les plus vulnérables. Que la COP21 soit aussi l’occasion pour les citoyens du monde  de reprendre l’initiative par le biais d’une consommation raisonnée qui oblige à modifier nos modes de production, de déplacement, de consommation d’énergie.

     Rêvons d’un monde qui n’aurait plus de frontières, qui serait constitué d’Hommes tolérants, à l’écoute des autres, sans conflits, comme les fourmis en quelque sorte... Utopie ou réalité ? Cela dépend aussi, un peu, de chacun de nous.

     Ah l’Humanité, quel roman !

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 08:17

1 – Des facteurs de déshumanisation

     Quand on voit ce qu’on voit et qu’on entend ce qu’on entend, on se dit que décidément c’est bien vrai, aucune espèce animale ne parvient à la hauteur de l’Homme ! Entre crimes à l’arme blanche, fusillades, attentats à l’explosif, guerres assorties de murs et barbelés, affrontements religieux, sans omettre prises d’otage ou autres maltraitances faites aux femmes, enfants ou vieillards, vraiment l’Homme reste au-dessus de toutes les espèces animales, pour le moins en termes d’imagination morbide… A ce jour, en effet, on ne connaît aucune espèce animale, hormis l’Homme, capable de torturer ses congénères, que ce soit entre différentes espèces ou de façon intra-spécifique.

     Les guerres, sous différentes formes, constituent sans doute la marque la plus forte de cette spécificité humaine, avec toujours le même cortège de dégâts collatéraux : le profit personnel plutôt que l’intérêt collectif, les drogues pour oublier et les femmes considérées comme des objets sexuels… Quelle belle Humanité !

     Parmi les facteurs qui nous divisent, et donc nous opposent, il y a aussi cette recherche perpétuelle d’identité, qu’il s’agisse de territoire, de langue, de coutumes, de religion. Cette démarche, sans doute compréhensible, est cependant toujours synonyme de fermeture plutôt que d’ouverture aux autres, voie vers plus d’Humanité.

     Un autre facteur de déshumanisation pourrait bien être la crise climatique qui va induire des conflits sérieux entre réfugiés et leurs « accueillants ». L’actuelle vague de migrants vers l’Europe préfigure ce qui va advenir à plus grande échelle… En attendant cette échéance redoutée, voyez comme les médias ont banalisé la noyade de centaines de migrants dont de nombreux enfants. Simples faits divers…

     Dans notre monde en mouvement des questions nouvelles apparaissent, comme les robots qui sont de plus en plus nombreux. Ils vont a minima générer quelques soucis en remplaçant un emploi sur deux d’ici 2025, de quoi engendrer quelques conflits humains ou humanoïdes. Quelles rebellions à prévoir et donc quels conflits entre Humains du fait des robots ?

     Devant cette nouvelle donne, où sont donc les guides à même d’ouvrir la voie dans un monde instable. Les politiques sont en panne sèche depuis longtemps, mais les intellectuels, philosophes ou historiens, sont bien peu nombreux à donner une image compréhensible d’un monde en mouvement rapide.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 12:01

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 07:46

     C’est trop souvent lorsque l’on est la tête sur le mur que l’on commence à réagir efficacement. Mais mieux vaut tard que jamais et réjouissons-nous de cette ère nouvelle qui semble s’amorcer avec pour maître mot, la fusion des collectivités territoriales. Cela fait trop longtemps que les dépenses publiques ne cessent d’augmenter, parfois elles sont indispensables, mais parfois superflues et parfois mal contrôlées. Nous y voilà, la plupart des collectivités publiques sont dans le rouge, ne pouvant plus dépenser plus qu’elles ne perçoivent… Alors oui, fusionnons pour mieux rassembler et plus d’efficacité. C’est ainsi que les 36 000 communes françaises pourraient bien revenir à un nombre plus raisonnable. Au 1er janvier 2016, les « communes nouvelles » devraient voir le jour dans le cadre de la réforme territoriale en cours. Ces nouvelles communes vont prendre place au sein de « super intercommunalités » qui, elles aussi, sont encouragées à fusionner. Il ne s’agit pas de saborder les communes actuelles, mais de les rendre plus efficaces et moins dépensières. Les communes ainsi regroupées sous un nom unique, deviendront des communes déléguées, conservant leur nom d’origine, leurs limites géographiques et une mairie annexe.

     En Haute-Normandie, la réforme avance à grands pas à raison de 15 à 20 projets de communes nouvelles et plusieurs projets de fusion d’intercommunalités. C’est beaucoup plus qu’une réforme à laquelle nous assistons, c’est une véritable révolution. Il semble que la France, ce pays de tribus gauloises se réveille enfin pour prendre conscience du changement de siècle et d’époque. Tout n’est pas réglé et tout ne sera pas simple, mais voilà une avancée dont nous ne pouvons que nous réjouir, pour l’avoir beaucoup répété :

http://www.michel-lerond.com/article-29382753.html

http://www.michel-lerond.com/article-tout-va-mal-ne-changeons-rien-112153299.html

http://www.michel-lerond.com/article-nous-devons-faire-des-economies-124881968.html

http://www.michel-lerond.com/article-nous-citoyens-europeens-nous-123977952.html

     Il faudra aller encore un peu plus loin, comme l’a proposé par exemple le Conseil de développement du Pays de Bray depuis plusieurs années pour fusionner les 7 communautés de communes en une seule, comme cela se prépare autour de Buchy (76). Dès lors les pays n’ont plus d’utilité, pas plus que les parcs naturels régionaux, dans la mesure où l’intercommunalité ainsi créée a toutes facultés de remplir les missions à la fois d’une interco, d’un pays et d’un PNR.

     Une réforme pour rassembler plutôt que diviser, une révolution je vous dis.

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