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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 16:23

     « Peregrinus, le retour du Faucon Pèlerin dans son royaume marin » est un film de 52 mn réalisé par Renaud Bobenriether et Emmanuel Martin en 2018. Après 10 années d’observation et 5 ans de tournage, ce film suit le parcours des deux réalisateurs dans un pari un peu fou : recenser et comprendre cette population maritime et fluviale. Il dévoile des images de grande qualité d’une des espèces animales les plus difficiles à suivre, mais également de beaucoup d’autres espèces d’oiseaux du littoral normand. Ce film est diffusé sur la chaîne de télévision « La Chaîne Normande », canal 33. Il pourrait être diffusé en salle prochainement.

     Le Faucon pèlerin est l’animal le plus rapide au monde avec près de 400 km/h. Il a bien failli disparaître, mais a reconquis les falaises de la côte normande et la vallée de la Seine jusqu’à Paris. Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) est un rapace robuste dont les proies sont presque exclusivement des oiseaux. Ce rapace ne construit pas de nid, et niche le plus souvent sur des falaises. Ses populations ont très fortement diminué à partir des années 1950, en particulier sous l’effet de la pollution par l’insecticide DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane).

     Depuis qu’il est protégé, dans les années 1970, il est à nouveau en expansion. Ce sont des individus du nord de l’Europe qui sont revenus progressivement peupler la côte d’albâtre et les boucles de la Seine. L’avenir semble maintenant assuré pour ce rapace qui fait littéralement figure de revenant.

     Mais si le Faucon pèlerin est séduisant, les réalisateurs du film le sont tout autant. En effet Renaud Bobenriether est artisan dans le domaine de la transformation et conservation de fruits et Emmanuel Martin est expert-comptable et commissaire aux comptes. Il va sans dire que tous deux sont ornithologues très avisés et Emmanuel Martin est même docteur en ethnologie et à ce titre, membre d’un laboratoire du CNRS en recherche sur le thème des relations entre les hommes et les animaux, en Guyane et Europe. Ces deux-là sont comme une préfiguration de l’Homme souhaitable pour le XXI ème siècle, parmi ceux qui pourraient contribuer à sauver le monde en faisant bien comprendre les relations entre la société et la nature appréhendée surtout à travers nos relations avec les animaux. Bravo à Vous !

Pour vous abonner à ce blog : aller sur www.michel-lerond.com,  colonne de gauche, rubrique newsletter. Inscrire son adresse mail, attendre le mail à confirmer. C'est fait ! A bientôt.

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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 08:58

     La France est à nouveau sens dessus, sens dessous… C’est la révolution ? Non sûrement pas, mais la société est bouleversée et il lui faut un vrai projet pour un monde nouveau. C’est le moment où jamais de lire et d’offrir, pourquoi pas, un livre qui fait réfléchir. Offrez donc « Faire passer le message » ! un bilan personnel sur les grandes thématiques de l’environnement, en plein dans l’actualité !

Faire passer le message - Persée, Paris, 2018.- 158 p. - 14€20

- Acheter dès maintenant dans toutes les bonnes librairies.

 - Ou à défaut, commander sur internet : https://www.editions-persee.fr/catalogue/recits/faire-passer-le-message/#.W1hl6sIyWpo

Quelques avis de lecteurs :

- Nicolas Gaillard, journaliste Le Bulletin : « Dans ce livre, Michel Lerond souhaite ouvrir des pistes pour porter un message d’espoir, auprès du grand public et notamment des jeunes ».

- Agnès Poli, avocate : « (ce livre) se déguste comme un bonbon, à toute vitesse et succulent ».

- Marie-France Ramelet, ancienne restauratrice : « Plus on avance dans la lecture et plus on se dit que Michel avait tout compris et étudié avant tout le monde. On peut dire que "Faire passer le message "est d'une actualité brûlante ».

- Joce Hue, journaliste Paris-Normandie-Dimanche :

https://www.paris-normandie.fr/accueil/figures-de-style--michel-lerond-la-science-de-l-urgence-ecologique-CJ13920772

- Jacques Calu, médecin ORL retraité : « Grâce à ton livre je cerne mieux aujourd'hui cette nébuleuse qu'était pour moi le mot écologie ».

- Richard Gauthier, France Bleu :

     https://www.francebleu.fr/emissions/france-bleu-et-vous-l-invite/normandie-rouen/michel-lerond-faire-passer-le-message

- Anne Rubinstein, cheffe de cabinet de Nicolas Hulot : « Le ministre a pris connaissance de ce livre avec intérêt… Il vous félicite pour votre engagement et pour votre contribution ».

- Yvon Robert, maire de Rouen : « Vous avez eu la gentillesse de m’offrir votre livre intitulé « Faire passer le message ». C’est avec beaucoup de plaisir que je vous adresse mes remerciements pour cette délicate attention ».

- Bernard Boullard, professeur émérite : « (votre livre) transpire de sincérité, de sensibilité. Il est riche de mille facettes qui situent excellemment l’homme et son œuvre. Il clame votre attachement à la nature. Il hurle (et le mot est de circonstance) votre inquiétude devant le comportement de l’Homme face à la nature. Il regorge de judicieuses suggestions ».

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 17:07

     Voilà Noël et le moment d’offrir, pourquoi pas, un livre qui fait réfléchir. Offrez donc « Faire passer le message » ! un bilan personnel sur les grandes thématiques de l’environnement, en plein dans l’actualité !

Faire passer le message - Persée, Paris, 2018.- 158 p. - 14€20

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Quelques avis de lecteurs :

- Nicolas Gaillard, journaliste Le Bulletin : « Dans ce livre, Michel Lerond souhaite ouvrir des pistes pour porter un message d’espoir, auprès du grand public et notamment des jeunes ».

- Agnès Poli, avocate : « (ce livre) se déguste comme un bonbon, à toute vitesse et succulent ».

- Marie-France Ramelet, ancienne restauratrice : « Plus on avance dans la lecture et plus on se dit que Michel avait tout compris et étudié avant tout le monde. On peut dire que "Faire passer le message "est d'une actualité brûlante ».

- Joce Hue, journaliste Paris-Normandie-Dimanche :

https://www.paris-normandie.fr/accueil/figures-de-style--michel-lerond-la-science-de-l-urgence-ecologique-CJ13920772

- Jacques Calu, médecin ORL retraité : « Grâce à ton livre je cerne mieux aujourd'hui cette nébuleuse qu'était pour moi le mot écologie ».

- Richard Gauthier, France Bleu :

     https://www.francebleu.fr/emissions/france-bleu-et-vous-l-invite/normandie-rouen/michel-lerond-faire-passer-le-message

- Anne Rubinstein, cheffe de cabinet de Nicolas Hulot : « Le ministre a pris connaissance de ce livre avec intérêt… Il vous félicite pour votre engagement et pour votre contribution ».

- Yvon Robert, maire de Rouen : « Vous avez eu la gentillesse de m’offrir votre livre intitulé « Faire passer le message ». C’est avec beaucoup de plaisir que je vous adresse mes remerciements pour cette délicate attention ».

- Bernard Boullard, professeur émérite : « (votre livre) transpire de sincérité, de sensibilité. Il est riche de mille facettes qui situent excellemment l’homme et son œuvre. Il clame votre attachement à la nature. Il hurle (et le mot est de circonstance) votre inquiétude devant le comportement de l’Homme face à la nature. Il regorge de judicieuses suggestions ».

 

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 14:30

      Une précédente chronique de ce blog, en 2011, posait la question : La bourse ou la vie ? Maintenant nous avons la réponse : c’est le fric le plus important. Les Français aiment bien jouer de temps en temps à la Révolution française. Mais les choses se compliquent quand on préfère le pouvoir d’achat, la bourse, à la reconstitution du climat, la vie, tout cela avec de nombreuses contradictions et pas mal de démagogie. Cela revient périodiquement, comme nous l’évoquions en 2014 à propos des « bonnets rouges »…

      Aujourd’hui, ce sont les « gilets jaunes » qui ont pris le relai pour défendre le pouvoir d’achat. Certes les fins de mois sont difficiles pour certains, et quand un patron de Renault-Nissan gagne 600 fois le Smic, on peut comprendre que ça énerve un peu, la décence n’étant pas interdite. Pour autant faut-il rappeler que les barrages routiers ne sont pas une manif, mais une atteinte à la liberté de circulation. Pire encore, un feu allumé sur la chaussée est un délit, grave lorsque l’on brûle des pneus qui dégagent une intense pollution et qui devrait être immédiatement sanctionné. C’est donc s’en prendre précisément à ceux que l’on prétend défendre… d’autant plus que les dégâts occasionnés coûtent un bon paquet de millions aux contribuables ! Les sanctions prévues par le Code pénal pour gêne à la circulation sont particulièrement lourdes, mais rarement appliquée… pour ne pas aggraver la situation. Certes les Français payent des impôts et des taxes, souvent moins que d’autres pays, et en contrepartie bénéficient de services tant pour la santé, l’éducation ou les aides sociales que nombre de pays nous envient. Mais baisser les taxes et augmenter les dépenses publiques n’est guère aisé… N’oublions pas que depuis presque 50 ans, nous avons surconsommé à tout va en générant des déficits des budgets publics français qui atteignent maintenant… 2 000 milliards € de dettes que nous offrons à nos successeurs ! La part alimentaire des budgets familiaux n’a cessé de diminuer pour financer des voitures, vacances ou jouets d’enfants, parfois à crédit. Un peu de décence là encore et ne jouons pas avec le feu : Entendez-vous dans les campagnes cette clameur qui monte, annonciatrice de bien des tourments, écrivions-nous en 2010. Il faut revenir au bon sens, hiérarchiser les urgences. Certes chacun a droit à un confort de vie minimum, mais il faut pour cela d’abord assurer l’avenir de la vie, ce qui n’est plus le cas pour nos petits-enfants, du fait du climat. Nous n’avons cessé de le rappeler.

      Les politiques auraient dû commencer par davantage de pédagogie afin de réexpliquer la nécessité absolue de reconstituer le climat. Il faut alors, dans le même temps, corriger les erreurs du passé pour restreindre l’usage des produits pétroliers et donc de la voiture. Il faut maintenir la taxe carbone très dissuasive, mais dans le même temps réajuster l’ensemble des taxes et non pas les multiplier inconsidérément et réguler les prélèvements fiscaux en tenant compte davantage des revenus réels.

       Qu’on ne s’y trompe pas, il y a URGENCE ! Nous entrons dans une période de turbulences climatiques qu’il faut enrayer… pour assurer notre survie. Nous ne voulons pas regarder les choses en face, pourtant les dérèglements sont là, devant nous, en Asie ou en Amérique, faisant des millions de victimes depuis une vingtaine d’années. C’est loin, mais aussi chez nous dans le Var ou encore… au Mont Blanc, un joyau qui s’écroule : du fait de la fonte des glaciers par le réchauffement climatique, les nombreux éboulements de roches (environ 80 depuis 2005, soit de l’ordre de 100 000 m3 au total) menacent la pérennité du site… Un symbole !

 

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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 09:45

     A l’occasion de la projection du film « Demain l’abeille : la dette humaine », une dédicace de « Faire passer le message » aura lieu le vendredi 7 décembre 2018 de 19 à 20 heures, dans le hall du cinéma art et essai Omnia République, 28 rue de la République à Rouen.

 

Faire passer le message - Persée, Paris, 2018.- 158 p. - 14€20
          - Dédicace le vendredi 7 décembre 2018 de 19 à 20 heures, dans le hall du cinéma Omnia République à Rouen.

- Ou acheter dès maintenant dans toutes les bonnes librairies.

 - Ou à défaut, commander sur internet : https://www.editions-persee.fr/catalogue/recits/faire-passer-le-message/#.W1hl6sIyWpo

Quelques avis de lecteurs :

- Nicolas Gaillard, journaliste Le Bulletin : « Dans ce livre, Michel Lerond souhaite ouvrir des pistes pour porter un message d’espoir, auprès du grand public et notamment des jeunes ».

- Agnès Poli, avocate : « (ce livre) se déguste comme un bonbon, à toute vitesse et succulent ».

- Marie-France Ramelet, ancienne restauratrice : « Plus on avance dans la lecture et plus on se dit que Michel avait tout compris et étudié avant tout le monde. On peut dire que "Faire passer le message "est d'une actualité brûlante ».

- Joce Hue, journaliste Paris-Normandie-Dimanche :

https://www.paris-normandie.fr/accueil/figures-de-style--michel-lerond-la-science-de-l-urgence-ecologique-CJ13920772

- Jacques Calu, médecin ORL retraité : « Grâce à ton livre je cerne mieux aujourd'hui cette nébuleuse qu'était pour moi le mot écologie ».

- Richard Gauthier, France Bleu :

     https://www.francebleu.fr/emissions/france-bleu-et-vous-l-invite/normandie-rouen/michel-lerond-faire-passer-le-message

- Anne Rubinstein, cheffe de cabinet de Nicolas Hulot : « Le ministre a pris connaissance de ce livre avec intérêt… Il vous félicite pour votre engagement et pour votre contribution ».

- Yvon Robert, maire de Rouen : « Vous avez eu la gentillesse de m’offrir votre livre intitulé « Faire passer le message ». C’est avec beaucoup de plaisir que je vous adresse mes remerciements pour cette délicate attention ».

- Bernard Boullard, professeur émérite : « (votre livre) transpire de sincérité, de sensibilité. Il est riche de mille facettes qui situent excellemment l’homme et son œuvre. Il clame votre attachement à la nature. Il hurle (et le mot est de circonstance) votre inquiétude devant le comportement de l’Homme face à la nature. Il regorge de judicieuses suggestions ».

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 08:57

      C'est aujourd'hui l'anniversaire de ce blog. 11 ans !

      C'était déjà l'actualité du moment... regardez : 

http://www.michel-lerond.com/article-14347007.html

      A suivre, puisque l'on n'en a pas fini !

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 08:52

     Le Canard Enchaîné est un journal souvent très perspicace. Ce fut le cas encore dans la rubrique « Plouf » du 7 novembre 2018. Jean-Luc Porquet comparait alors le désarroi des historiens à comprendre comment les gens vivaient pendant la Grande Boucherie de 14-18… au désarroi des historiens à venir à comprendre l’autisme des gens qui auront vécu le cataclysme de l’effondrement de la biodiversité sans réagir.

      Parmi les quelques survivants du début du 22ème siècle, il y aura bien des historiens pour s’interroger sur cette énigme : comment a t’il été possible que l’ONU, les Etats, les citoyens n’aient pas réagi plus tôt avec vigueur pour sauver l’humanité, c’est-à-dire les enfants et petits-enfants des gens qui vivaient au début du 21ème siècle, c’est-à-dire nous… Ravages des pesticides, extinction massive des espèces sauvages, disparition des abeilles, rien n’y fit et tout continua comme si de rien n’était, ou presque. J.L. Porquet s’interroge : Pourquoi ont-ils tant tardé à signer l’armistice ? Peut-être ne se rendaient-ils pas compte qu’ils étaient en guerre ?

      Dans un autre registre, quasi le même, on peut rappeler que l’on pressent la problématique des changements climatiques depuis 1861, que le GIEC a été créé en 1988, qu’en 2001 il a apporté la preuve que le réchauffement est imputable à l’activité humaine, qu’en 2007 il s’inquiète de la multiplication des phénomènes climatiques, qu’à partir de 2013 tous les records de sécheresses, pluies ou canicules sont battus et que le réchauffement est plus important que prévu, qu’en 2018 la Californie est en feu, différentes régions d’Asie et le sud de la France sont inondés et ravagés par les inondations et les tempêtes, les glaces de l’Arctique fondent, l’insécurité alimentaire progresse, des maladies nouvelles se répandent… Nous en sommes, sur la planète, à des centaines de morts et des millions de sinistrés, tout cela de notre vivant !

      La population planétaire continue de croître sans régulation, on consomme à tout va la biodiversité qui nous nourrit, on bourlingue avec nos bagnoles, nos camions et nos avions comme jamais, on regarde les catastrophes se multiplier, tout cela… de notre vivant !

      Commémorer les guerres anciennes, c’est bien, éviter les prochaines, c’est mieux. Or nous sommes en guerre… contre nous-mêmes, nous ne voulons pas le savoir, tant pis !

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 08:59

     Germaine Ricou (1924-2018), picarde d’origine, a passé une grande partie de sa carrière à Rouen. Après un passage à l’école des Beaux-Arts d’Amiens, elle intègre l’école nationale supérieure d’agronomie de Grignon pour entrer ensuite vers 1949 à l’Institut National de la Recherche Agronomique, station de Rouen. Là elle gravit tous les échelons jusqu’à maître de recherches. La station de Rouen était alors un lieu de recherches important sur les prairies et les plantes fourragères.

     Dès les années 1950, les conséquences des traitements chimiques sur la faune incitent les entomologistes « agricoles » à effectuer des inventaires d'entomofaune dans les milieux cultivés et inventent le concept de lutte intégrée. Puis dans les années 1960 apparaît le premier enseignement d’écologie fondamentale et est lancé le Programme Biologique International, innovations auxquelles Germaine Ricou est associée.

     Elle est directrice de la station entomologique de Rouen de 1961 à 1985, qui devint en 1980 « Laboratoire de recherches sur les écosystèmes prairiaux » jusqu’au départ en retraite de Germaine Ricou. La station fut alors fermée, juste un siècle après sa fondation en 1885. Pendant ce temps elle participe au programme environnement du CNRS et contribue à l’enseignement universitaire, à Rouen notamment, en alliant étude fondamentale et action. Germaine Ricou a 175 publications à son actif sur ces questions.

     Parallèlement à sa carrière scientifique, Germaine Ricou fut aussi conseillère municipale à Grand-Quevilly pendant une vingtaine d’années, adjointe de Laurent Fabius. Elle milite dans diverses associations comme les Amis des sciences naturelles et du Museum de Rouen, l'OPIE (Office pour l'information entomologique) dont elle fut présidente pendant 20 ans, la Fédération française des sociétés de protection de la nature, Nature et avenir dont elle fut moteur pour la création de cette association normande pour la "protection" de la nature  dans un esprit scientifique et non pas polémique. Elle entre en 1973 à l’Académie des sciences, belles lettres et arts de Rouen, son discours historique et visionnaire avait pour titre "Ecologie, science de l'environnement" (Précis 1973, P. 61-71 : https://www.index-precis.academie1744-rouen.fr/)

     Germaine Ricou a assumé diverses responsabilités scientifiques, associatives, et électives, un cas rare d’osmose entre ces engagements différents, en faisant profiter des jeunes naturalistes dont j’étais. Merci Germaine, vous avez été une grande dame de l’écologie.

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 14:42

     Merci à toutes celles et ceux venus à ma rencontre à la librairie Autres Rivages de Buchy le 27 octobre et qui ont fait passer le message ! C’était la dédicace de mon dernier ouvrage :

Faire passer le message - Persée, Paris, 2018.- 158 p. - 14€20
          - A acheter dès maintenant dans toutes les bonnes librairies comme
Autres Rivages à Buchy (76).

 - Ou à défaut, commander sur internet : https://www.editions-persee.fr/catalogue/recits/faire-passer-le-message/#.W1hl6sIyWpo

Quelques avis de lecteurs :

- Nicolas Gaillard, journaliste Le Bulletin : « Dans ce livre, Michel Lerond souhaite ouvrir des pistes pour porter un message d’espoir, auprès du grand public et notamment des jeunes ».

- Agnès Poli, avocate : « (ce livre) se déguste comme un bonbon, à toute vitesse et succulent ».

- Marie-France Ramelet, ancienne restauratrice : « Plus on avance dans la lecture et plus on se dit que Michel avait tout compris et étudié avant tout le monde. On peut dire que "Faire passer le message "est d'une actualité brûlante ».

- Joce Hue, journaliste Paris-Normandie-Dimanche :

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- Jacques Calu, médecin ORL retraité : « Grâce à ton livre je cerne mieux aujourd'hui cette nébuleuse qu'était pour moi le mot écologie ».

- Richard Gauthier, France Bleu :

     https://www.francebleu.fr/emissions/france-bleu-et-vous-l-invite/normandie-rouen/michel-lerond-faire-passer-le-message

- Anne Rubinstein, cheffe de cabinet de Nicolas Hulot : « Le ministre a pris connaissance de ce livre avec intérêt… Il vous félicite pour votre engagement et pour votre contribution ».

- Yvon Robert, maire de Rouen : « Vous avez eu la gentillesse de m’offrir votre livre intitulé « Faire passer le message ». C’est avec beaucoup de plaisir que je vous adresse mes remerciements pour cette délicate attention ».

- Bernard Boullard, professeur émérite : « (votre livre) transpire de sincérité, de sensibilité. Il est riche de mille facettes qui situent excellemment l’homme et son œuvre. Il clame votre attachement à la nature. Il hurle (et le mot est de circonstance) votre inquiétude devant le comportement de l’Homme face à la nature. Il regorge de judicieuses suggestions ».

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 17:04

     Les Français râleurs manifestent ou pétitionnent à tout bout de champ, en espérant qu’ils savent à peu près quelle est la nature réelle du problème et quelles solutions réalistes on peut y apporter... Ces conflits permanents sont de toute façon un échec de la démocratie, dans la mesure où les politiques n’ont pas été à la hauteur des décisions à prendre et que les citoyens… n’avaient pas choisi les bons élus. En matière d’environnement, c’est sûr, il y a matière à contestation, notamment pour ce qui est de la biodiversité. Plutôt que manifs ou pétitions, le Museum national de Paris a choisi une méthode plus pédagogique qui a consisté à publier un manifeste : « Manifeste du Museum – Muséum Manifesto – Quel futur sans nature ? – What future without nature ? » (Editions Reliefs – Museum, 7,50€).

     Ce petit livre bilingue français-anglais de 34 pages plus 12 planches d’illustrations est remarquable. Les 17 auteurs sont des naturalistes et environnementalistes connus parmi lesquels Gilles Bœuf, Allain Bougrain-Dubourg ou Valérie Masson-Delmotte…

     Après un rappel du rôle et de la nécessité de l’histoire naturelle dans les sociétés contemporaines et une déclaration sur le grand « dictionnaire de la nature » vient le manifeste proprement dit sur la place de l’histoire naturelle dans la société européenne du XXIè siècle et son utilité publique. Ce manifeste comporte 9 lignes directrices :

  • Constituer et conserver un référentiel.
  • Contribuer à la connaissance rationnelle et collective du monde réel.
  • Créer un pont entre les échelles de temps.
  • S’emparer des questions de société.
  • Ancrer l’humain en nature.
  • Eduquer et créer des passerelles entre science et applications.
  • Alerter sur la perte de la diversité naturelle.
  • L’histoire naturelle : une culture ?
  • Quel futur pour l’histoire naturelle ?

     Et en conclusion, on peut lire : « De nouvelles pages pourront alors s’ajouter à l’histoire naturelle qui pourrait devenir un « code civil naturel », un pacte de non-agression, comme l’évolution en a produit par nécessité chez de nombreuses espèces d’un écosystème. »

     Tout est dit, il n’y a plus qu’à agir pour que survive aussi… l’espèce humaine !

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