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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 10:21

     Bio, AOP, AOC, AB, STG, IGP, Label rouge… sans oublier les Produits certifiés, le Label international Max Havelaar, les labels Bleu-Blanc-Cœur, Viande de France, Elu produit de l’année, Atout certifié qualité, Critère qualité certifié, Indication géographique protégée, Reconnu saveur de l’année… Autant de labels de qualité, de provenance ou d’équitabilité auxquels il est difficile d’y comprendre quelque chose ! Ne serait-il pas temps d’arrêter ce délire ?

 

     Et pour en remettre une couche… voilà qu’un nouveau label bio vient d’apparaître pour indiquer que les cultures sont "en conversion" pour inciter les agriculteurs comme les consommateurs à passer au bio. Certains produits sont donc vendus comme étant "en conversion vers l'agriculture biologique", le vrai label bio étant obtenu après trois ans d'ajustement. Pourquoi pas, mais voilà encore une strate de plus dans ce labyrinthe totalement incompréhensible… Il n’y a pas de raison de douter de la sincérité et de l’honnêteté des agriculteurs bio, ni de l’intérêt de ces démarches pour informer les consommateurs, mais avouez que ces gesticulations ont de quoi nous faire perdre tout sens pratique.

     Un label officiel pour l’alimentation est reconnu par les pouvoirs publics et contrôlés par des organismes indépendants. La loi française exige que le label comporte un cahier des charges, un organisme certificateur accrédité, un certificat de conformité et une homologation. Donc tout va bien ! Mais comment le consommateur peut-il s’y retrouver dans cette jungle ? Bien entendu, tous les labels ne se valent pas selon qu’ils sont attribués par tel ou tel organisme de certification, à caractère officiel, indépendant, associatif, ou… émanant de la grande distribution ou d’industriels de l’agro-alimentaire. C’est la France ! Tout en simplicité ! La preuve, il existe un guide (plusieurs ?) interactif qui permet de décrypter les principaux logos visibles sur les produits des magasins. Chacun l’aura compris, il s’agit soit d’informer sur la vraie qualité d’un produit, soit de faire du marketing. Info ou intox ? L’objectif, pour les grands groupes au moins, n’est pas tant la santé du consommateur que le fric que l’opération peut rapporter. Bouffe puisqu’on te dit que c’est bon !

     Au stade où nous en sommes, on peut se demander s’il ne faudrait pas, dans l’intérêt du consommateur, supprimer tous les labels. Les produits que l’on peut trouver sur le marché sont consommables ou pas. Si oui tout va très bien. Si non ils doivent être retirés du marché et les producteurs pénalisés. Oui je sais, facile à dire, mais… les normes, les contrôles, les lobbies, les sanctions, etc. A nous de savoir quel type de société on désire, de menteurs un peu escrocs ou de gens soucieux du bien-être de chacun et honnêtes ?

     C’est vrai que je suis un grand naïf…

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 17:55

     Toujours plus grand, toujours plus vite. C’est bien pour cela que nous sommes les meilleurs. Sauf lorsque… oups ! Le toujours plus grand devient un fiasco…

     L’annonce en février 2019 de l’arrêt de l’Airbus A380 est une illustration de ce concept récurent. L’engorgement du ciel fait que l’on a tenté de construire des avions de plus en plus grands, comme l’A380 qui offre 516 places. Cette fierté a vu ses heures de gloire entre 2011 et 2016 avec 25 à 30 avions construits chaque année, puis son déclin et… les 2 derniers en 2021. Le rêve aura duré 12 ans et aura coûté 20 milliards d’euros, un désastre économique sans précédent... Après le Concorde, l’A380 ira ainsi rejoindre le « cimetière des éléphants blancs » en ayant jamais rapporté d’argent à Airbus. La reconversion des commandes sur des avions plus petits va mettre fin à des pertes récurrentes et améliorer la rentabilité d’Airbus. C’est l’annulation de la commande de 39 appareils par Emirates, la compagnie de Dubaï qui a déclenché la crise. A cela se sont ajoutés les concurrences, les attentats et aussi des pannes à répétition… L’avion qui devait révolutionner le marché du transport aérien mondial fut un échec. A cela il faut ajouter une prise de conscience du dérèglement climatique. Alors même que les dirigeants de l’industrie aérienne affirment faire des efforts considérables pour respecter leurs obligations environnementales, il faudra bien taxer le kérosène pour que cette affirmation soit crédible. De plus en plus, les citoyens mettent en accord idées et actes, comme en Suède où la honte de prendre l’avion en raison de son impact sur le climat est devenue une tendance réelle qui consiste à privilégier le train pour leurs déplacements. Ce mouvement s’annonce aussi en France.

     Pour consommer beaucoup d’énergie, il faut en produire… beaucoup. Même s’il s’agit d’un autre registre l’exemple de l’EPR de Flamanville ne manque pas de piquant non plus ! Le réacteur 3 de flamanville (Manche) est un réacteur pressurisé européen (EPR) qui devait entrer en service en 2012. On allait voir ce qu’on allait voir avec ce super-réacteur de 1 650 MW ! Mais voilà que des soudures jugées non conformes rendent la sécurité du dispositif un peu aléatoire et qu’après bien des vicissitudes, on en est à 7 ans de retard et que le coût prévu de 3,5 milliards d’euros a déjà atteint les 11 milliards… Il faut prévoir encore environ 2 ans de retard et donc quelques surcoûts, à moins que le projet soit abandonné, faute de parvenir à l’achever dans de bonnes conditions de sécurité ! A cela faut-il rappeler que l’on ne sait pas vraiment comment ces centrales seront, un jour, démantelées et à quel prix. Voilà bien de l’embarras à propos de la transition énergétique ! A moins que comme les Suisses qui l’ont décidé par référendum, la France renonce au nucléaire, de façon échelonnée, d’ici 2050.

     La loi PACTE (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui vient d’être votée devrait apporter des réponses à ce genre de dilemne. Ces nouvelles dispositions prévoient de renforcer la responsabilité sociétale des entreprises, de permettre de mieux financer la transition écologique, de développer l’économie sociale et solidaire et d’accroître la participation des salariés aux décisions stratégiques. A n’en pas douter, les dirigeants d’Airbus et de EDF nucléaire vont en déduire de nouvelles orientations !... Quant aux politiques, sûr qu’ils vont s’appliquer à eux-mêmes le loi PACTE !

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 16:27

          Situé en plein Pays de Bray, le Verger Conservatoire du Lycée Professionnel Agricole du Pays de Bray a pour objectif la sauvegarde et la valorisation de pommiers originaires ou représentatifs de ce territoire.

          C’est en 1987 que Fernand Bazerque découvre les vestiges d’une collection de pommes et poires dans l’ancien potager du château de Merval (76) près de Gournay-en-Bray. Dès lors il collecte toutes les variétés ayant été cultivées dans la région et, en 1990, implante cette collection de 350 variétés dans la perspective du château. La collecte et la plantation se poursuivent pour accumuler maintenant 6 000 pommiers de 420 variétés ! A ce jour, les arbres sont bien étiquetés et référencés, dont une moitié en pommes à cidre et une moitié en pommes à couteaux.

        Un verger conservatoire, au-delà de la simple collection, vérifie l’origine des variétés et compare les périodes de floraison, de fructification, la sensibilité aux maladies et assure la diffusion de greffons. Ainsi sont sauvegardées des pommes comme l’Amère de Bray, la Croix de Bouelles, la Roquet de Brémontier, et bien d’autres. C’est un patrimoine régional important.

        Fernand Bazerque s’est investi pendant des années bénévolement pour ce véritable bijou de biodiversité. Après sa disparition, Hélène Jouve, ingénieure horticole du lycée, a pris le relai, en plus d’autres fonctions. Mais… voilà que des problèmes de financements mettent en péril ce verger conservatoire… et menacent sa survie.

          Implanté il y a 30 ans, le verger conservatoire de Merval est de la plus haute importance avec ses variétés anciennes et uniques. Il y a 10 ans, des fonds européens ont permis de régénérer le verger avec des sujets jeunes. Maintenant se pose la question du relai de financement auprès des collectivités territoriales. Plusieurs axes de recherches sont envisagés, comme réimplanter des variétés typiques du pays de Bray sur les communes, ou chez des particuliers, en réintroduisant l’arbre dans des parcelles de culture. Malgré cela, l’avenir du verger conservatoire reste incertain, faute de pouvoir l’entretenir, ce qui nécessite beaucoup d’heures de labeur.

       Ah les discours politiques sur le développement durable, la biodiversité… Bravo, mais maintenant, il faut passer aux actes ! Il se pourrait qu’en dernier recours, les associations locales puissent être les sauveurs de ce chef d’œuvre, en attendant mieux !

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 16:24

    Des solutions sont proposées pour refaire le monde dans « Faire passer le message », une vision personnelle sur les grandes thématiques de l’environnement. En plein dans l’actualité !

Faire passer le message - Persée, Paris, 2018.- 158 p. - 14€20

- Acheter dès maintenant dans toutes les bonnes librairies.

- Ou à défaut, commander sur internet : https://www.editions-persee.fr/catalogue/recits/faire-passer-le-message/#.W1hl6sIyWpo

 

Promotion du livre :

A venir :

- Plantes et Fruits Brayons, Beaubec-la-Rosière (76) : dédicace le 14 avril 2019.

- Fête de la nature, Mesnières-en-Bray (76) : dédicace 12 mai 2019.

- La Poterie-Cap-d'Antifer (76) : conférence et dédicace le 28 septembre 2019.

- Société des Amis des Sciences Naturelles et du Museum de Rouen : conférence et dédicace début 2020.


Effectuée :

- Bibliothèque de La Houssaye-Béranger (76) : dédicace le 30 mars 2019.

- Etudes Normandes : analyse bibliographique, N° 9 mars 2019.

- Association Brayonne Dynamique, Brémontier-Merval (76) : dédicace le 23 mars 2019.

- Site Esperanza21, association d'enseignants retraités : annonce et extraits publiés en février 2019 - www.esperanza21.org - accueil -> Bibliographies et sites -> les vôtres, les nôtres -> 2/2 Biodiversité, santé, climat , vers le bas : “ Faites passer le message”

- Paris-Normandie Dieppe : article publié le 20 février 2019.

- France Bleu Normandie : invité de France Bleu et Vous, diffusé le 6 février 2019.

- Le Blainvillais, journal local de Blainville-Crevon (76) : article publié en décembre 2018.

- Rotary Club Rouen-Rouvray : conférence et dédicace le 18 décembre 2018.

- Beaubec Productions, cinéma Omnia de Rouen : dédicace en ouverture de la projection de film "Demain l'Abeille, le dette humaine" le 7 décembre 2018.

- Librairie Autres Rivages de Buchy : dédicace le 27 octobre 2018.

- Paris-Normandie Rouen : article publié le 26 octobre 2018.

- La Dépêche du Pays de Bray : article publié le 25 octobre 2018.

- Le Bulletin de l'Arrondissement de Rouen : article publié le 23 octobre 2018.

- Paris-Normandie Dimanche : portrait publié à la rubrique “Figures de style” le 7 octobre 2018.

- France Bleu Normandie : interview diffusée le 17 septembre 2018.
 

Quelques avis de lecteurs :

- Jean-Paul Thorez, ancien directeur de l’AREN : « Un grand professionnel normand nous raconte son parcours… Le livre fourmille d’anecdotes qui intéresseront, voire amuseront, les lecteurs connaisseurs de la vie régionale… (Le message est) le bilan d’une riche carrière d’environnementaliste, doublé d’une réflexion développée au cours d’une intense activité de blogueur ».

- François-Xavier Lauch, Chef de Cabinet du Président de la République : « Le Président m'a confié le soin de vous remercier pour cette contribution et pour les propositions qu'elle comporte dont il a été pris connaissance avec le meilleur intérêt ».

- Christine Dhenain, correspondante de presse : « Des propositions concrètes laissant présager l’espoir d’une nouvelle ère entre l’homme et son environnement, ou l’ère d’une civilisation toute entière qui doit se renouveler à échelle planétaire ».

- Nicolas Gaillard, journaliste Le Bulletin : « Dans ce livre, Michel Lerond souhaite ouvrir des pistes pour porter un message d’espoir, auprès du grand public et notamment des jeunes ».

- Agnès Poli, avocate : « (Ce livre) se déguste comme un bonbon, à toute vitesse et succulent ».

- Marie-France Ramelet, ancienne restauratrice : « Plus on avance dans la lecture et plus on se dit que Michel avait tout compris et étudié avant tout le monde. On peut dire que "Faire passer le message "est d'une actualité brûlante ».

- Joce Hue, journaliste Paris-Normandie-Dimanche : https://www.paris-normandie.fr/accueil/figures-de-style--michel-lerond-la-science-de-l-urgence-ecologique-CJ13920772

- Jacques Calu, médecin ORL retraité : « Grâce à ton livre je cerne mieux aujourd'hui cette nébuleuse qu'était pour moi le mot écologie ».

- Richard Gauthier, France Bleu : https://www.francebleu.fr/emissions/france-bleu-et-vous-l-invite/normandie-rouen/michel-lerond-faire-passer-le-message

- Anne Rubinstein, cheffe de cabinet de Nicolas Hulot : « Le ministre a pris connaissance de ce livre avec intérêt… Il vous félicite pour votre engagement et pour votre contribution ».

- Yvon Robert, maire de Rouen : « Vous avez eu la gentillesse de m’offrir votre livre intitulé « Faire passer le message ». C’est avec beaucoup de plaisir que je vous adresse mes remerciements pour cette délicate attention ».

- Bernard Boullard, professeur émérite : « (votre livre) transpire de sincérité, de sensibilité. Il est riche de mille facettes qui situent excellemment l’homme et son œuvre. Il clame votre attachement à la nature. Il hurle (et le mot est de circonstance) votre inquiétude devant le comportement de l’Homme face à la nature. Il regorge de judicieuses suggestions ».

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 17:18

     Dans le pays de Bray comme ailleurs, la situation de l'abeille en particulier, mais aussi de tous les insectes et de l'ensemble du milieu naturel,  engendrent une inquiétude croissante : pour répondre aux  questions que chacun se pose ( que faire ?,  la  lutte contre le frelon asiatique...), une soirée-débat vous est proposée, autour  de la projection du  documentaire :

 

 

 
DEMAIN L'ABEILLE : LA DETTE HUMAINE
CINEMA LE NORMANDY
NEUFCHATEL EN BRAY
 
JEUDI 4 AVRIL
20 H 30
 
 
     Le débat sera mené par Jean-Yves FERRET  pour BEAUBEC PRODUCTIONS et des apiculteurs du SYNDICAT APICOLE DE HAUTE NORMANDIE, dont Régis FRITOT, responsable du nouveau rucher-école de NEUFCHATEL EN BRAY
 
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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 15:08

      Selon l’ONU, entre 2005 et 2015, l’ensemble des catastrophes naturelles ont fait 700 000 morts, 1,4 million de victimes et 23 millions de déplacés. En 2015, justement, notre chronique Migrants-ci, migrants-là ! rappelait qu’il arrivait de l’ordre de 240 000 réfugiés en Europe par an, surtout en lien avec les guerres civiles africaines. Nous avons alors attiré l’attention sur la nécessité de gérer cette problématique en évolution dans la mesure où l’on pouvait déjà prévoir une amplification du phénomène avec les migrations climatiques à venir. Où en sommes-nous cinq ans plus tard ? En 2015, il y avait déjà 244 millions de migrants internationaux, soit 41 % de plus en 5 ans. Aujourd’hui, environ 250 millions de migrants dans le monde vivent hors de leur pays, dont 39 % contraints à cause de situations politiques ou économiques et 61 % à cause de catastrophes climatiques. Ce chiffre va encore augmenter du fait de la croissance de la population et surtout de l’accélération des dérèglements climatiques, si bien que l’on prévoit 1 milliard de migrants à la fin du siècle, si rien n’est fait…

      L’Afrique de l’ouest est particulièrement concernée par les catastrophes climatiques depuis quelques années : sécheresses, désertification, déforestation, montée du niveau de la mer et inondations. Selon le GIEC, les températures pourraient augmenter de 3 à 6° dans le Sahel d’ici la fin du siècle. Ces migrations s’accompagnent de dégradations du milieu forestier, pour assurer l’autosuffisance alimentaire des migrants et prélever sur le milieu pour la construction de logements et les  besoins énergétiques, y compris dans des parcs nationaux. Des aires protégées sont ainsi dégradées, amplifiant encore le phénomène. Ces concentrations de population génèrent des pollutions importantes des eaux et aussi des maladies infectieuses, telles que le SIDA en liaison, entre autres, avec des violences sexuelles…

      Les migrations climatiques sont complexes et suscitent des controverses juridiques, politiques, économiques, sanitaires et humanitaires. Dès 1951… a été créé l’Organisation internationale pour les migrations. Les Nations Unies ont élaboré un Pacte mondial pour les migrations, adopté en décembre 2018. Mais ces documents sont peu contraignants… alors que le dérèglement climatique constitue l’un des principaux défis de santé publique du 21ème siècle.

      Le dérèglement climatique va aggraver les inégalités en matière de santé. Il y a urgence à considérer la santé humaine dans une perspective de santé planétaire et à réinventer l’interaction entre les sociétés humaines et la nature. Pour nous Européens, cette situation impose un renforcement de nos institutions européennes pour peser sur les grands enjeux environnementaux et géopolitiques. Les replis nationalistes nous condamneraient à être des territoires de conquête sans que quiconque ne vienne à notre secours…

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 08:45

    Des solutions sont proposées pour refaire le monde dans « Faire passer le message », une vision personnelle sur les grandes thématiques de l’environnement. En plein dans l’actualité !

Faire passer le message - Persée, Paris, 2018.- 158 p. - 14€20

- Acheter dès maintenant dans toutes les bonnes librairies.

- Ou à défaut, commander sur internet : https://www.editions-persee.fr/catalogue/recits/faire-passer-le-message/#.W1hl6sIyWpo

 

Promotion du livre :

A venir :

- Société des Amis des Sciences Naturelles et du Museum de Rouen : conférence et dédicace début 2020.

- La Poterie-Cap-d'Antifer (76) : conférence et dédicace le 28 septembre 2019.

- Fête de la nature, Mesnières-en-Bray (76) : dédicace 12 mai 2019.

- Plantes et Fruits Brayons, Beaubec-la-Rosière (76) : dédicace le 14 avril 2019.

- Bibliothèque de La Houssaye-Béranger (76) : dédicace le 30 mars 2019.

- Association Brayonne Dynamique, Brémontier-Merval (76) : dédicace le 23 mars 2019.

- Etudes Normandes : analyse bibliographique ... 2019.


Effectuée :

- Site Esperanza21, association d'enseignants retraités : annonce et extraits publiés en février 2019 - www.esperanza21.org - accueil -> Bibliographies et sites -> les vôtres, les nôtres -> 2/2 Biodiversité, santé, climat , vers le bas : “ Faites passer le message”

- Paris-Normandie Dieppe : article publié le 20 février 2019.

- France Bleu Normandie : invité de France Bleu et Vous, diffusé le 6 février 2019.

- Le Blainvillais, journal local de Blainville-Crevon (76) : article publié en décembre 2018.

- Rotary Club Rouen-Rouvray : conférence et dédicace le 18 décembre 2018.

- Beaubec Productions, cinéma Omnia de Rouen : dédicace en ouverture de la projection de film "Demain l'Abeille, le dette humaine" le 7 décembre 2018.

- Librairie Autres Rivages de Buchy : dédicace le 27 octobre 2018.

- Paris-Normandie Rouen : article publié le 26 octobre 2018.

- La Dépêche du Pays de Bray : article publié le 25 octobre 2018.

- Le Bulletin de l'Arrondissement de Rouen : article publié le 23 octobre 2018.

- Paris-Normandie Dimanche : portrait publié à la rubrique “Figures de style” le 7 octobre 2018.

- France Bleu Normandie : interview diffusée le 17 septembre 2018.
 

Quelques avis de lecteurs :

- François-Xavier Lauch, Chef de Cabinet du Président de la République : "Le Président m'a confié le soin de vous remercier pour cette contribution et pour les propositions qu'elle comporte dont il a été pris connaissance avec le meilleur intérêt".

- Christine Dhenain, correspondante de presse : « Des propositions concrètes laissant présager l’espoir d’une nouvelle ère entre l’homme et son environnement, ou l’ère d’une civilisation toute entière qui doit se renouveler à échelle planétaire ».

- Nicolas Gaillard, journaliste Le Bulletin : « Dans ce livre, Michel Lerond souhaite ouvrir des pistes pour porter un message d’espoir, auprès du grand public et notamment des jeunes ».

- Agnès Poli, avocate : « (ce livre) se déguste comme un bonbon, à toute vitesse et succulent ».

- Marie-France Ramelet, ancienne restauratrice : « Plus on avance dans la lecture et plus on se dit que Michel avait tout compris et étudié avant tout le monde. On peut dire que "Faire passer le message "est d'une actualité brûlante ».

- Joce Hue, journaliste Paris-Normandie-Dimanche : https://www.paris-normandie.fr/accueil/figures-de-style--michel-lerond-la-science-de-l-urgence-ecologique-CJ13920772

- Jacques Calu, médecin ORL retraité : « Grâce à ton livre je cerne mieux aujourd'hui cette nébuleuse qu'était pour moi le mot écologie ».

- Richard Gauthier, France Bleu : https://www.francebleu.fr/emissions/france-bleu-et-vous-l-invite/normandie-rouen/michel-lerond-faire-passer-le-message

- Anne Rubinstein, cheffe de cabinet de Nicolas Hulot : « Le ministre a pris connaissance de ce livre avec intérêt… Il vous félicite pour votre engagement et pour votre contribution ».

- Yvon Robert, maire de Rouen : « Vous avez eu la gentillesse de m’offrir votre livre intitulé « Faire passer le message ». C’est avec beaucoup de plaisir que je vous adresse mes remerciements pour cette délicate attention ».

- Bernard Boullard, professeur émérite : « (votre livre) transpire de sincérité, de sensibilité. Il est riche de mille facettes qui situent excellemment l’homme et son œuvre. Il clame votre attachement à la nature. Il hurle (et le mot est de circonstance) votre inquiétude devant le comportement de l’Homme face à la nature. Il regorge de judicieuses suggestions ».

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 19:00

           C’est dès son plus jeune âge que le futur créateur du Parc de Clères prend conscience de son amour pour les plantes et les animaux. Pendant sa jeunesse à Villers-Bretonneux, dans la Somme, il crée des serres et des volières dans la propriété de ses parents pour élever de nombreuses espèces, environ 1 300 ! Né en 1890, c’est à 18 ans qu’il entreprend des études de botanique à l’Université de Lille et commence à voyager en fréquentant les milieux scientifiques européens. Dès 1910, il participe à la fondation de la Ligue de Protection des Oiseaux, se passionne pour l’élevage des animaux et fonde en 1920 la revue « L’Oiseau ». C’est dans le même temps que Jean Delacour s’installe à Clères et y crée un zoo en 1919. Entre 1920 et 1940, le Parc de Clères a réuni beaucoup de raretés et a contribué ainsi à sauver de l’extinction un certain nombre d’oiseaux. Ce parc devient la résidence principale de Jean Delacour en 1960, lors de sa retraite. En 1966, il cède l’établissement au Muséum national d'histoire naturelle afin de poursuivre les missions de conservation des espèces, d’éducation et de recherche. En 1978 il lègue définitivement le domaine, se retire et meurt en 1985. Le Conseil général de la Seine-Maritime rachète le parc au Muséum de Paris et entreprend de nombreuses restaurations.

 

          Le « Parc animalier et botanique de Clères », est un domaine de 70 ha (dont 13 ouverts au public) qui présente 1 500 animaux dont environ 1 000 vivent en semi-liberté (oiseaux et mammifères). Il peut ainsi se consacrer aux espèces menacées ou en voie de disparition, dans le cadre de plans européens d’élevage.

          C’est dès le début du XXème siècle que Jean Delacour prend conscience, avec d’autres ornithologistes, de la diminution inquiétante du nombre d’oiseaux et que des mesures de protection s’imposent. C’est alors qu’il travaille assidûment à la préservation de la nature en général et acquière la conviction d’avoir accompli une œuvre utile, notamment en éveillant la conscience des hommes à la préservation des oiseaux et de la nature en général. C’est donc sous l’impulsion de Jean Delacour que les parcs zoologiques, à l’image de celui de Clères, sont devenus des gardiens du patrimoine sauvage. Les parcs zoologiques ont donc trois missions essentielles : la conservation de la biodiversité afin de protéger des espèces très menacées dans leurs milieux naturels et d’éviter leur extinction, la recherche scientifique et la sensibilisation du public à l’importance de la biodiversité.

          Jean Delacour a acquis une expérience qui lui permet de déclarer dans la conclusion de ses mémoires : « La méfiance, fruit d’une longue expérience, me fait craindre que la misère, et peut être même la destruction de toute forme de vie sur la terre, puisse arriver un jour ou l’autre. »

          2019 est donc le centenaire du Parc de Clères. De nombreuses animations sont prévues, dont un colloque en partenariat entre le Parc de Clères et l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen les vendredi 20 septembre après-midi (190 rue Beauvoisine à Rouen : communications sur Jean Delacour) et samedi 21 matin (Parc de Clères : visite commentée).

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 15:09

     Il m’arrive de retourner en arrière sur mon blog et de relire, ici ou là, une chronique, afin de me faire une idée de l’évolution des choses. Tenez, par exemple, celle-ci du 26 mai 2009 me dit que les choses évoluent bien lentement effectivement… mais que les prévisions ne sont pas toutes fausses ! Voici cette chronique restituée ici, sans changer un yota au texte, afin que chacun puisse juger, par exemple en la rapprochant d’une autre chronique, très récente celle-ci. Merci par avance de vos commentaires.

 

Vers une dictature écologiste ? Chronique du 26 mai 2009

     Voilà maintenant une quarantaine d’années que l’on a pris conscience véritablement de l’importance des problèmes d’environnement. Depuis, de nombreuses étapes ont marqué la sensibilisation accrue à ces questions. Faut-il rappeler encore le premier choc pétrolier de 1973, le Sommet de la terre de Rio de 1992 et plus près de nous le film d’Al Gore en 2006, ou le Grenelle de l’environnement de 2008… A force de répétition, ces rappels deviennent lassants.

     Pourtant les grands défis de la biodiversité, de l’eau, du climat et de l’énergie sont devenus des enjeux auxquels nous devons répondre au plus tôt, faute de quoi nous aurions à en pâtir (Voir notre chronique « Qu’est-ce qu’on attend ? » du 06-01-09). Certes les choses avancent et des initiatives nombreuses sont prises pour préserver ou restaurer la biodiversité qui nous fait vivre, pour mieux gérer l’eau et répondre aux besoins des pays pauvres, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ou encore pour innover en matière énergétique. Mais ces mesures restent très insuffisantes et trop lentes à se concrétiser.

     Nous sommes dans une course de vitesse entre des facteurs de dégradation et des facteurs de rénovation, les seconds n’ayant toujours pas rattrapé les premiers. Si bien que le « déficit écologique » continue de s’accroître. Cela peut durer jusqu’à des seuils de rupture qui semblent proches. On peut donc penser que lorsque ces seuils seront atteints, il ne restera plus qu’à prendre des mesures drastiques pour tenter d’éviter la catastrophe. On sent bien le désarroi de la classe politique à cet égard. Que va-t-il se passer, par exemple, quand les petits salaires ne pourront plus payer leur énergie pour chauffer la maison et aller au travail ? N’y a-t-il pas un moment ou la stabilité des rapports sociaux pourrait être remise en cause ? La radicalisation actuelle des mouvements sociaux nous rappelle que les choses peuvent bouger assez vite et se soustraire à tout contrôle. Que pourront faire alors les gouvernants, quelques soit les partis, sinon réagir de façon autoritaire. Acculés, ils seront peut être contraints, un jour pas si lointain, par exemple de sanctionner fortement les atteintes à la biodiversité, de fermer l’eau à certaines heures, d’établir des quotas de déplacements annuels indépassables, de réserver les transports par avion à quelques cas particuliers, ou encore de limiter fortement les consommations d’énergie fossile. Le tout assorti bien sûr de contrôles policiers très rigoureux, pour tenter de faire face à des défis énormes.

     Le pire n’est jamais sûr, heureusement, mais il va peut-être nous falloir choisir entre la révolution verte, à laquelle chacun de nous peut contribuer, et la dictature écologiste, à laquelle nous ne pourrons échapper si la crise devait s’aggraver.

 

     Toute ressemblance avec le mouvement des gilets jaunes, parti de la taxe carbone,… n’est peut-être pas fortuit en tant que symptôme d’un dysfonctionnement profond de notre société.

     De même que l’émancipation planétaire des jeunes n’est peut-être pas non plus fortuite quand les politiques, à l’instar d’un président précédent, pensent très fort « l’environnement, ça commence à bien faire. »

     Alors, révolution verte où chacun commence par se prendre en charge, ou dictature écologiste où les dirigeants n’ont plus d’autre choix que la contrainte ?

 

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 16:47

     Les choses bougent, les jeunes commencent à réagir vis-à-vis des modifications climatiques et c’est une bonne nouvelle ! Greta Thunberg, cette jeune militante suédoise, née en 2003, est à l’origine de ce réveil planétaire. C’est en août 2018 que Greta a décidé de ne plus aller à l’école jusqu’aux élections de son pays qui venait de connaître des vagues de chaleur et incendies de forêts sans précédent, pour exiger que le gouvernement suédois prenne des mesures de réduction des émissions de carbone, conformes à l’accord de Paris. Greta est restée assise, seule, devant le parlement suédois pendant les heures de cours avec un slogan « grève de l’école pour le climat »… Après l’élection, elle continue sa grève chaque vendredi, exemple repris dans plusieurs pays européens et l’Australie, ce qui a retenu l’attention dans le monde entier. En décembre 2018, ce sont 20 000 étudiants qui ont participé à cette grève du vendredi dans 270 villes à travers le monde, y compris le Canada, les Etats-Unis et le Japon !

     Le 14 décembre 2018, Greta, devant la COP24 réunie en Pologne, déclare au nom de Climate Justice Now ! : « ...Ce sont les souffrances du plus grand nombre qui paient pour le luxe du plus petit nombre… Nous ne sommes pas venus ici pour supplier les dirigeants du monde de s'inquiéter… nous sommes venus pour vous dire que c'est l'heure du changement, que ça vous plaise ou non. »

     En janvier 2019, Greta se rend à Davos au Forum économique mondial et déclare « Il est inimaginable que tant de personnalités qui s'entretiennent du climat soient venues en jet privé et il est temps que les jeunes se mettent en colère et transforment cette colère en action ».

     Bien entendu, ces comportements dérangent. Greta, atteinte du syndrome d’Asperger (forme d’autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage) est accusée d’être sous l’emprise de ses parents, ou d’organisations secrètes, ce dont se réjouissent les climato-septiques… Tout cela a été largement démenti.

     Après Nantes et Paris, le mouvement se structure en France en vue de la grève mondiale des écoles le 15 mars. Virgile Mouquet, lycéen bordelais de 17 ans a décidé de sécher les cours tous les vendredis : « …On nous met la pression pour étudier, pour choisir une voie et pour trouver du travail alors qu’on ne sait pas dans quel monde on va vivre et que notre avenir est bancal. L’urgence aujourd’hui est de nous battre pour défendre cet avenir, et ce dès maintenant ».

     « Tous ces mouvements montrent l’urgence d’une transformation globale où questions sociale et écologique fusionnent pour devenir le projet du XXIe siècle : celui d’un mode de vie et d’un modèle de société viables à terme… », écrivent les étudiants dans le Manifeste de la jeunesse pour le climat.

     Le monde bouge. L’espoir renaît. Réveillez-vous les vieux ringards adeptes de la croissance et du développement à tout va…

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