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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 16:26

Décidément ces petits livres sont de plus en plus en phase avec l’actualité ! Après avoir mis en garde contre les conséquences de la dégradation de l’environnement, est arrivée la pandémie de la Covid19 qui nous alerte sérieusement sur le sujet… Après avoir proposé un état d’urgence climatique depuis des années, voilà le président de la République qui envisage un référendum sur cette question et la métropole Rouen Normandie qui a voté en faveur de cette démarche pour Rouen !

Face à cette actualité brûlante concernant l’environnement, des solutions étaient proposées pour refaire le monde dans Faire passer le message, une vision personnelle  sur les grandes thématiques de l’environnement. Ce livre appelait une suite pour inviter à l’action. La voici avec Les clés de notre avenir.

Ce complément propose un texte synthétique et concret, qui convainc de la nécessité de s’impliquer personnellement, en tant que consommateur, travailleur et citoyen pour ainsi peser sur les décisions politiques, notamment relatives au dérèglement climatique, à l’érosion de la biodiversité et la gestion des ressources.

Ah que voilà un beau cadeau de fin d’année pour vos amis, parents, enfants, tous préoccupés par notre devenir.

Faire passer le message - Persée, 2018.- 158 p.version papier 14 €20

Les clés de notre avenir - Persée, 2020.- 100 p. – version papier 10 €.

          En priorité chez votre libraire : https://lalibrairieautresrivages.com/

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Ou à défaut : https://www.editions-persee.fr/

 

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 08:21

Que faire maintenant ?

La résolution du problème n’est pas aisée, ni pour les décideurs, ni pour la population. Elle demande des mesures partagées entre Etats, donc des décisions internationales parfois contraignantes devant lesquelles rechignent nombre de personnes qui voient là des limitations de leurs libertés plutôt que le partage de responsabilités. Comme d’habitude, il faut d’abord se référer aux causes de ces épidémies et y remédier en amont, en intervenant sur les facteurs les favorisant. L’action curative au moyen de vaccins et médicaments ne peut être considérée que comme incertaine et coûteuse, alors que remédier aux causes, en gérant mieux notre environnement, sera plus efficace et moins onéreux. C’est, entre autres, notre proposition N° 18 « Protéger et restaurer les forêts » (Les clés de notre avenir). Il convient pour cela de se doter des outils adaptés, comme un Conseil international pour la prévention des pandémies, sous l’égide de l’ONU (Proposition N° 68 : "Mieux contrôler l'impact de l'environnement sur la santé". A une échelle plus nationale, on peut imaginer d’intégrer aux études d’impact sur l’environnement les risques de pandémie en lien avec les grands projets d’aménagement, et en particulier les élevages industriels.

Outre les conséquences environnementales et sanitaires, n’oublions pas les impacts énormes de la Covid19 sur l’économie avec des faillites en chaîne de PME à venir. C’est l’occasion de s’interroger sur lma mission des entreprises et sans doute de reconstruire le service public. Concernant la santé, il faudra articuler davantage les différents niveaux d’intervention avec au plan national un service hospitalier public mieux pourvu en moyens et en interrelation avec les pays européens. Au niveau mondial, il faut que les préconisations de l’OMS deviennent contraignantes, ce qui ne l’a pas été assez cette fois-ci.

La première leçon est de réorganiser notre appareil de production avec le souci de répartition sur toute la planète au plus près des consommateurs. Selon les types de production, il n’est pas indispensable de prévoir des usines gigantesques quand des petites entreprises suffisent. De même il faut revoir la distribution de ces marchandises, en réduisant au minimum les avions et les cargos gigantesques, privilégiant le train et favorisant la desserte locale avec des petits camions.

Lorsque, sous l’effet de la pandémie, les entreprises ferment, que les commerces végètent, que le secteur du tourisme s’effondre, etc., on improvise dans le plus grand désordre. Subitement, on a institué du chômage partiel, des primes en tous genres, des subventions de sauvetage… sans savoir d’où l’on va sortir cet argent et qui va payer. Il est clair qu’après ce marasme, une forte crise économique va sévir, avec une baisse du pouvoir d’achat inévitable et une hausse du chômage. C’est le moment, là aussi, de revoir en profondeur nos modes de fonctionnement. Pour réduire le chômage, dans un contexte d’inégalités croissantes, il convient de partager le travail et aussi les revenus. On peut imaginer de travailler moins, mais plus nombreux. C’est ce que les Allemands vont expérimenter avec la semaine de 4 jours (Proposition N° 45 : "Partager le travail et lui redonner du sens"). Mais on ne peut pas travailler moins et gagner autant… La baisse de revenu peut être compensée par la mise en place du fameux « revenu universel ». Il s’agirait de verser à chacun un revenu dont le montant serait fixé collectivement. Ce procédé apporterait à chacun un « minimum de survie » qu’il pourrait compléter par son statut professionnel et/ou social. C’est une piste, une réflexion à ne pas négliger, en l’accompagnant d’une remise à niveau des salaires les plus élevés, des retraites et aussi des avantages de certains statuts politiques ou autres. La solidarité, le partage, ce n’est pas gratuit !

Tous ces fléaux planétaires qui arrivent ne pourront être maîtrisés qu’à une échelle mondiale en travaillant en partenariat entre acteurs publics, économiques et citoyens. La crise actuelle de la Covid19 a montré une certaine solidarité au niveau local et national, mais un déficit criant au niveau international. C’est aussi à ce niveau qu’il faudra aborder, sans tarder, la question de fond qui est la démographie mondiale, incontrôlée et assez catastrophique quant à  ses conséquences (Proposition N° 79 : "Réguler la démographie"). 

L’anticipation, voilà le maître mot de toute cette aventure. La pandémie n’est peut-être que le déclencheur d’une vaste crise débouchant sur un effondrement. Aux crises économique, sociale et politique à venir pourraient s’ajouter des violences pour la survie… La répétition de la Covid19 a-t-elle donc été réussie ? L’avenir proche le dira. Ce qui est sûr, c’est que nous voilà devant le mur, bien plus vite et plus fort que prévu…

Il ne nous reste plus qu’à choisir entre changer ou disparaître… Pour ma part, je garde espoir en la nouvelle génération pour plus de lucidité et le passage aux actes !

 

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 08:36

A quoi s’attendre encore ?

Avec la Covid19 est apparu un nouveau concept, celui de l’éco-anxiété. Le contexte sanitaire a mis les personnes les plus lucides face aux changements environnementaux avec ce que cela suppose de révolutions à venir. C’est bien sûr angoissant, mais c’est aussi une invitation à dépasser la crise par l’action. Entre pandémies, tempêtes, sécheresses, inondations, incendies, submersions marines ou migrations… nous aurons le choix pour agir sur ces dysfonctionnements !

Les chercheurs du Giec de la biodiversité (IPBES) craignent que le pire ne soit à venir tant les liens sont forts entre érosion de la biodiversité et pandémies. Ils estiment à 850 000 le nombre de virus présents dans la nature qui, potentiellement, peuvent générer des pandémies plus fréquentes et aux impacts plus forts que la Covid19. Il faut aussi reconsidérer les élevages industriels de divers animaux dans lesquels un virus, provenant d’une espèce sauvage, peut se propager très vite et affecter les humains en contact. C’est pourquoi il va falloir abattre 17 millions de visons danois… qui ont sans doute été impliqués dans la Covid19. Le dérèglement climatique et les pandémies sont intimement liés, notamment en générant des phénomènes (cyclones, feux de forêts, fonte du permafrost, invasions de sauterelles…) qui impactent la biodiversité et donc… favorisent la dissémination des virus.

Ce qui est réconfortant, c’est la prise de conscience de la population sur les questions environnementales. La médiatisation en est plus importante, mais avec ses excès trop fréquents… en dramatisant parfois un peu trop pour rechercher le scoop ! Malgré cela, les Français sont de plus en plus nombreux à se soucier de l’évolution du climat et de l’érosion de la biodiversité. Beaucoup d’entre eux ont changé leurs comportements, en consommant moins et de manière plus responsable. En résumé et de façon simple, on peut dire que cette crise sanitaire a fait prendre conscience, aux Français au moins, que l’on peut limiter les pandémies en préservant mieux la nature. Et, cerise sur le gâteau, cette crise a fait prendre conscience du rôle important des entreprises pour œuvrer, ou non, en faveur de l’intérêt général. Le confinement et le télétravail y aidant, un certain nombre de personnes ont remis en question leur emploi et leur lieu d’habitation, pour redonner plus de sens à leur vie !

A suivre : Que faire maintenant ?

 

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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 09:10

Où en sommes-nous ?

Depuis un demi-siècle, les innombrables discours, actions en tous genres et conférences internationales n’ont pas été entendus par les décideurs politiques… Nous y voilà donc, devant le mur ! Sur les origines de cette crise de la Covid19, il est bien acquis que la déforestation favorise les contacts entre l’homme et la faune sauvage porteuse de virus, que le dégel du permafrost va libérer des microbes, que les élevages intensifs sont des foyers potentiels de contamination, soit des nouveaux risques épidémiques en perspective.

Voilà une année que la Covid19 sévit dans le monde, n’épargnant quasiment aucun pays. Comme nous l’avons maintes fois évoqué sur ce blog, début 2020, cette pandémie est un révélateur des errements de notre civilisation industrielle. La crise n’a pas toujours été gérée avec le calme et la clairvoyance qui aurait dû être de rigueur. Bien sûr qu’une telle crise, imprévue et inconnue, suscite des débats entre scientifiques, les médecins en particulier, mais certains de ces sachants auraient dû faire preuve d’un peu de discrétion et d’humilité en évitant les positions discordantes. Ces points de vue opposés, un peu trop médiatisés, ont nourri la théorie du complot qui a flambé sur les réseaux sociaux, ajoutant encore à la confusion… De même les positions hésitantes des politiques, manquant trop souvent de cohérence, ont révélé une certaine impuissance publique. La population, ne sachant plus qui croire, a été parfois désemparée et prête à se rebeller au risque de propager un peu plus la pandémie, ce qui s’est parfois vérifié… Pour autant, tous ces manquements ne doivent pas déboucher  sur le désespoir, mais au contraire faire prendre conscience de la nécessité absolue de changer de trajectoire. La crise économique amorcée va se poursuivre, s’amplifier et sans doute déboucher sur une crise sociale, puis éventuellement une crise politique qui pourrait être entachée de violences si l’on n’y prend garde.

Il est toutefois possible que cette « répétition générale » nous ramène à plus de raison, nous invite à plus de prospective et à mettre en place une gouvernance mondiale qui réinvente l’économie pour des fins humanitaires plutôt que cupides, avec une répartition géographique plus raisonnée et des élans de solidarité. Voilà bien la leçon : apprendre des crises passées pour éviter leur reconduction et savoir mieux les gérer. La Covid19 pourrait être salutaire, en étant une incitation forte à corriger nos modes de vie, réorganiser la société, revoir nos relations internationales.

A suivre : A quoi s’attendre encore ? puis : Que faire maintenant ?

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 09:07

Et revoilà la question du contournement est de Rouen dans l’actualité. C’est le 16 novembre 2017 qu’a été publié le décret de déclaration d’utilité publique des futures autoroutes A133 et A134 afin d’assurer la liaison entre les A28 et A13 par l’est de la métropole Rouen Normandie. Trois ans plus tard, le recours des opposants au projet (un ensemble de communes et deux associations) est examiné par le Conseil d’Etat. Il souffle comme un vent de révolte. Ne faut-il pas rappeler d’abord que dans ce genre de projet, on oublie (presque toujours) son histoire, en remontant à ses origines. En effet le projet date de... 1965, cela ne fait que 55 ans ! Il est logique que ce projet ait traîné tant il est complexe, et de ce fait Rouen se retrouve maintenant une des rares, peut-être la seule ville de cette importance, sans périphérique. Mais la topographie locale ne facilite pas vraiment ce genre de réalisation.

On a souvent répété que chaque fois que Jean Lecanuet, maire de Rouen, était ministre, on avait un nouveau pont sur la Seine... Cela s'est effectivement vérifié à plusieurs reprises, notamment pour la construction du pont Mathilde achevé en 1979. A ce moment-là, le contournement est devenu une question pressante. Mais on avait tardé et le Val Grieu (remontant sur le plateau des Sapins) qui aurait dû recevoir le prolongement du pont en rive droite était déjà urbanisé en partie et rendait impossible le passage d'un périphérique. On a donc construit le pont Mathilde sans rien de part et d’autre... Dans le même temps s'est posée la question d'un contournement par l'ouest. Celui-ci avait vocation à utiliser le pont suspendu prévu entre Rouen et Duclair, qui figurait déjà dans le Schéma d'aménagement de la Basse Seine de... 1971. Mais pour des arrangements à l'occasion d'élections cantonales, Jean Lecanuet décida de déplacer ce pont à Caudebec-en-Caux. On oublia le pont de Duclair et on construisit celui de Brotonne (inauguré en 1977), là encore avec une simple route sur chaque rive. Entre temps, le méandre de Duclair s'est fortement urbanisé et le projet de périphérique ouest est devenu, là aussi impossible.

Je ne fais pas le procès de Jean Lecanuet, mais celui de l'imprévision, du manque de prospective et de projection sur le long terme, au-delà de la durée du mandat des élus. Ainsi, de reports en reports, on en est arrivé au projet actuel, plus éloigné de Rouen et bien compliqué en matière de topographie (les coteaux de St Adrien sur la rive droite de la Seine) et les zones sensibles pour l'alimentation de Rouen en eau potable. L'histoire montre combien, en ne décidant pas, on a complexifié un problème, déjà ardu au départ, pour le rendre au final difficilement acceptable compte-tenu de son coût énorme et de ses impacts potentiels forts.

Nous voilà… 55 ans après l’idée d’un périphérique, avec un projet de 41,5 km d’autoroutes, comportant huit viaducs et six échangeurs, géré par une concession autoroutière et à péage, pour un coût de l’ordre du milliard d’euros… si tout va bien. Que faire maintenant puisque la contestation est forte.

Alors qu’il aurait fallu développer le fret ferroviaire pour ralentir fortement le trafic des camions, on a saboté ce mode de transport en faisant du « tout TGV » aux dépens des lignes dites secondaires (mais prioritaires), et de transport de marchandises. A supposer que l’on inverse la tendance, cela va prendre des décennies et il faut bien trouver une solution d’attente, a minima. La circulation des camions dans l'agglomération de Rouen et alentours est devenue insupportable... Ne peut-on alors imaginer un projet « allégé » à vocation essentielle de déviation des poids-lourds en transit, sans en faire une autoroute. On peut imaginer, dans ce contexte, d'être moins exigeant sur les caractéristiques techniques, être plus restrictif sur la vitesse des véhicules, etc. C'est un peu, semble-t-il, l'esprit de la démarche d'Acces (Association des communes pour un contournement est soutenable). D’autres collectivités ou associations sont résolument contre, ce que l’on peut comprendre, mais n’est-ce pas alors… contourner le problème ? Un compromis serait sans doute plus raisonnable pour l’environnement… et les finances publiques.

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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 09:21

Face à l’actualité brûlante concernant l’environnement, des solutions étaient proposées pour refaire le monde dans Faire passer le message (éditions Persée – 2018), une vision personnelle  sur les grandes thématiques de l’environnement. Ce livre appelait une suite pour inviter à l’action. La voici avec Les clés de notre avenir (éditions Persée – 2020).

Ce complément propose un texte synthétique et concret, qui convainc de la nécessité de s’impliquer personnellement, en tant que consommateur, travailleur et citoyen pour ainsi peser sur les décisions politiques, notamment relatives au dérèglement climatique, à l’érosion de la biodiversité et la gestion des ressources.

Ah que voilà un beau cadeau de Noël pour vos amis, parents, enfants, tous préoccupés par notre devenir.

Faire passer le message - Persée, Paris, 2018.- 158 p.version papier 14 €20

Les clés de notre avenir - Persée, 2020.- 100 p. – version papier 10 €.

 

En priorité chez votre libraire. Pendant le confinement, de nombreuses librairies prennent les commandes par téléphone ou par internet :

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Quelques avis de lecteurs sur « Les clés de notre avenir » :

- Brice Blondel, Chef de Cabinet du Président de la République : « Vous pouvez être sûr du plein engagement du Chef de l’Etat et du Gouvernement sur ce sujet (du dérèglement climatique), comme sur celui de la préservation de la biodiversité. »

- Danielle Biron, professeur en retraite, présidente d’Evreux Nature Environnement : « Je vous souhaite une bonne continuation dans votre "croisade" espérant que vous serez entendu et suivi par le plus grand nombre. »

- Jacqueline Fihey, professeur en retraite, engagée pour la protection de l’environnement et les droits de l’homme : « Votre ouvrage est incontestablement d'une actualité brûlante… Vos livres successifs plaident dans le même sens, c'est pourquoi nous tenons à les faire connaître. »

- Philippe Fajon, archéologue du paysage à la DRAC - Normandie : « Mon ami Michel Lerond possède une longue expérience d'observateur. Il poursuit son travail de publication de ses réflexions, très personnelles mais toujours plein de bon sens. Son dernier ouvrage est paru : juste 10 euros pour enrichir votre réflexion ... prendre des décisions ... constater que vous n'êtes pas seul ... devenir acteur de votre avenir ! »

- Jacques Calu, médecin ORL retraité : « Je suis ravi de tout ce que j'ai trouvé (dans ce livre) et que je vais relire. Bien des réflexions sont prémonitoires de ce que nous vivons avec la Covid 19. »

- Robert Meyer, professeur émérite à l’Université de Rouen : « Je te félicite d’abord pour avoir osé aborder le problème de la transition environnementale « dans son ensemble ». La tâche est énorme, et il faut oser … J’ai lu tes 93 propositions, aucune ne m’a parue farfelue ou inutile ; rien n’est à côté de la plaque. Tu n’as pas éludé certains problèmes que beaucoup de militants environnementaux qui écrivent sur le sujet laissent pudiquement de côté »

- Yvon Gervaise, ingénieur chimiste : « Ce Nouvel ouvrage, agréable à lire, très enrichissant, comporte un éclairage très pertinent sur la question actuelle du rapport entre écologie et économie. Bravo Michel, je conseille à tous mes amis la lecture de tes 93 propositions. »

- Bertrand Bellanger, Président du Département de Seine-Maritime : « Le Département, en tant que collectivité de proximité, est particulièrement attentif aux contributions que peuvent apporter les habitants de Seine-Maritime, notamment sur le sujet de l’environnement. Ainsi, votre ouvrage permet de poursuivre la réflexion. »

- Georges Lanmafankpotin, professeur associé écoconseil à l’Université du Québec à Montréal : « Merci de tenir le cap ! Et, merci de mettre à notre disposition ces 93 clés pour décoder les enjeux actuels et ouvrir les portes de l'avenir ! »

- Bernard Boullard, professeur émérite à l’Université de Rouen : « Vous vivez votre livre, vous vous exprimez en souffrant devant la situation actuelle et en vous demandant si les « décideurs » auront l’énergie requise pour stopper (??) ou au moins freiner (!!) la dérive. »

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8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 09:33

Pour participer à la transformation du monde, les entreprises peuvent changer de trajectoire. C’est une rupture avec le « monde d’avant », mais aussi une opportunité pour « refaire le monde » ! La loi PACTE (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises), adoptée en mai 2019 a pour but de donner les moyens nécessaires aux entreprises pour innover et se transformer, de repenser leur place dans la société. Très noble initiative pour mieux prendre en compte les enjeux sociaux et environnementaux dans la stratégie des entreprises et aussi mieux partager la valeur créée avec les salariés, mais… la sacro-sainte croissance reste omniprésente, un vrai dilemme.

Cette loi a toutefois permis à une soixantaine d’entreprises d’adopter une « raison d’être » et à une vingtaine de prendre le statut « d’entreprise à mission ». La loi PACTE permet aux entreprises à mission d’adjoindre un objectif social ou environnemental à la performance économique et financière. Les entreprises concernées opèrent dans des secteurs variés comme l’e-commerce (La Camif), le textile (Faguo), la finance (Sycomore), les cosmétiques (Groupe Rocher) ou Danone, la seule société du CAC40 à avoir franchi le pas. Nous en sommes au stade des déclarations de principe qu’il faudra évaluer en termes d’effets réels sur la performance, mais l’intention est là, c’est un progrès.

La « raison d’être » est un premier pas. L’entreprise à mission va plus loin avec la mise en place d’un comité de suivi et des indicateurs d’évaluation des résultats. On constate une prédominance des enjeux sociaux (réduction des inégalités), puis des enjeux environnementaux (réduction de l’impact ou financement de la transition écologique) et aussi les enjeux liés à la gouvernance et l’économie. Certaines entreprises ont fait voter cet engagement par leurs actionnaires. Il est vrai que, selon leur passé, certaines entreprises seront plus crédibles que d’autres. C’est le cas de la MAIF, assurance véritablement mutualiste, première entreprise à effectuer sa transformation pour adopter le statut d’entreprise à mission afin de valoriser sa différence. Réjouissons-nous que les enjeux environnementaux soient en train de devenir la première préoccupation des citoyens, un enjeu crucial pour les entreprises, et un profond bouleversement politique. Nous ne sommes qu’au début de ce mouvement qui va se renforcer à mesure que notre réticence au changement va se trouver confrontée aux conséquences de notre inaction. La crise de la Covid19, crise sanitaire ET environnementale, est là pour nous le rappeler. Il est urgent de définir une nouvelle voie au sein de laquelle la préservation de l’environnement ne sera plus un simple paramètre à intégrer aux activités mais une finalité à part entière. Alors vive les entreprises à mission, évaluées et contrôlées pour contribuer au bien-être collectif, plutôt que seulement « faire du fric »…

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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 09:10

Face à l’actualité brûlante concernant l’environnement, des solutions étaient proposées pour refaire le monde dans Faire passer le message (éditions Persée – 2018), une vision personnelle  sur les grandes thématiques de l’environnement. Ce livre appelait une suite pour inviter à l’action. La voici avec Les clés de notre avenir (éditions Persée – 2020).

Ce complément propose un texte synthétique et concret, qui convainc de la nécessité de s’impliquer personnellement, en tant que consommateur, travailleur et citoyen pour ainsi peser sur les décisions politiques, notamment relatives au dérèglement climatique, à l’érosion de la biodiversité et la gestion des ressources.

Ah que voilà un beau cadeau de Noël pour vos amis, parents, enfants, tous préoccupés par notre devenir.

             

 

Faire passer le message - Persée, Paris, 2018.- 158 p.version papier 14 €20

Les clés de notre avenir - Persée, 2020.- 100 p. – version papier 10 €.

En priorité chez votre libraire. Pendant le confinement, de nombreuses librairies prennent les commandes par téléphone ou par internet.

Ou à défaut : https://www.editions-persee.fr

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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 14:48

Venue de Bretagne, la tempête Alex a frappé les Alpes-Maritimes les 2 et 3 octobre 2020 avec une violence exceptionnelle. Il est tombé 500 mm de pluie en quelques heures, soit l’équivalent de trois mois de précipitations. Ce type d’épisode méditerranéen se produit régulièrement, mais force est de constater qu’ils sont de plus en plus fréquents et intenses. Ces épisodes pluvieux, aussi intenses, se produisaient jusque maintenant une fois par siècle, et voilà deux fois que cela se produit en 2020 ! Ce sont, au total, des millions de tonnes d’eau qui sont tombées sur les Alpes-Maritimes lors de cet évènement, provoquant des crues monstres dans des vallées aux sols peu perméables et très pentus, ce qui a changé les rivières habituellement calmes en torrents dont le niveau a pu monter par endroits de 7 mètres ! L’eau a alors tout emporté sur son passage, arbres, voitures, ponts et maisons… ce qui a encore amplifié les dégâts.

Le bilan humain est très lourd avec une dizaine de morts et disparus et quelques incertitudes. Le bilan matériel l’est aussi, estimé de l’ordre de 1,5 milliard d’euros, concernant une centaine d’habitations et de l’ordre de 70 km de routes à reconstruire, avec des ponts ! Le dérèglement climatique n’est plus seulement une crainte, c’est devenu une réalité qui pourrait bien se banaliser compte-tenu de l’amplification des phénomènes, bien plus rapide que prévu. A défaut de prendre les mesures nécessaires pour enrayer le phénomène, s’il est encore temps, l’Etat et la Région s’engagent à reconstruire « de manière résiliente et durable, en limitant l’artificialisation des sols, en préservant les espaces naturels pour prévenir les catastrophes » (selon le Président de le République) ou en créant des systèmes d’endiguement et de protection contre les inondations, tout cela afin de prévenir de nouveaux drames.

C’est une bonne initiative que de prendre des mesures pour s’adapter au dérèglement climatique et en limiter les impacts. Mais il faut aller bien au-delà, et très vite, pour stabiliser ce dérèglement, le réduire, puis revenir à une situation « normale », ce qui va prendre de toute façon au moins des décennies… A défaut, le drame que nous venons de connaître va se reproduire, de plus en plus souvent, sous des formes diverses, sur des territoires de plus en plus grands, avec des impacts plus lourds… pour atteindre une sorte d’effondrement de notre civilisation. En somme la tempête Alex a été une maquette d’un avenir possible…

Soyons lucides, réagissons ensemble, individuellement et collectivement, il est encore temps ! Il existe des clés pour notre avenir  utilisons les !

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 08:48

Claude Boulard vient de nous quitter. Il fut économiste, mais aussi philosophe. Diplômé de Sciences-Po Paris, il a enseigné l’économie dans le cadre de la coopération, puis a rejoint la Chambre de Commerce et d’Industrie de Rouen où il fut chargé de mettre en place le Comité d’Expansion du Grand Rouen qui deviendra plus tard l’ADEAR (Agence de Développement Économique de l’Agglomération Rouennaise). Nous avons été amenés à travailler ensemble, chargé de quelques prestations de conseil avec la structure qu’il dirigeait. J'aimerais rappeler deux faits qui prennent toute leur dimension au moment où l'actualité rouennaise est braquée sur Lubrizol et le "monde d'après" :

          C'est au début des années 1990 que Claude Boulard a mis en place un groupe d'entreprises qui devait réfléchir sur des évolutions en matière de pollutions, de lien entreprises-urbanisme et en particulier sur la mise en place d'un groupe olfaction-environnement sur l'agglomération rouennaise. La suite fut la création d'un groupe d'olfacteurs chez Lubrizol, en parallèle à la mise en place d'un comité de riverains de l'usine de Rouen, expérience restée quasiment unique au plan national, avec un esprit de transparence au sein de cette entreprise afin d'échanger entre riverains et entreprise à propos de ses impacts environnementaux.

         Par ailleurs, c'est à la suite de ces premières initiatives que Claude Boulard a lancé la réflexion, avec 206 partenaires pendant neuf mois, sur une Charte du grand Rouen Eurocité. Ce document de 1990 a marqué une étape importante de la vie rouennaise en faisant de l'environnement un atout de développement, pour une Eurocité de l’environnement ! Fait marquant, au point que le journal Le Monde du 3 mars 1991 relate l’évènement en soulignant quatre propositions majeures : « mettre en révision le schéma directeur Rouen-Elbeuf ; choisir l'excellence avec deux pôles de recherche : " moteur-combustion ", " chimie fine, pharmacie " ; faire de l'environnement un atout en utilisant l'important travail de recherche pour sa protection ; valoriser l'image de la Seine " grand lieu symbolique de Rouen " par le tourisme fluvial. »

         Il peut être utile de rappeler ces faits, sans doute un peu oubliés, qui constituent une trace indéniable de l'action de Claude Boulard, qui soutint en plus une thèse de philosophie consacrée à Hegel, à la Sorbonne. Il fut membre titulaire de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen à partir de 2003 et prononça son discours d’entrée sur le thème : « Argent et philosophie, vers une économie de la renaissance ».

         Quelle clairvoyance que celle de Claude Boulard !

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