Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
  • Contact

Profil

  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

Recherche

Catégories

15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 07:11

     Que n’a-t-on pas dit à propos des 35 heures, à propos des difficultés de l’emploi. L’objectif, en passant de 39 à 35 heures devait permettre de partager le travail. La grosse erreur n’a pas été cette réduction d’horaires, mais son application, en faisant croire qu’en travaillant moins, on gagnait autant. Il fallait réduire le temps de travail ET les salaires. Qu’en est-il maintenant que le chômage continue à progresser malgré tous les bricolages tentés ?

     Il est temps, il est grand temps de s’interroger enfin sur le travail, sur le sens, l’utilité et le partage du travail. Autant de questions qui remettent en cause toute notre société selon les réponses que l’on apporte. En effet, à quoi ça sert de travailler ? Bien sûr, l’élaboration de produits ou services génère de l’emploi. Mais à quoi bon travailler pour fabriquer des produits inutiles, voire nuisibles, pour le simple fait qu’ils génèrent de l’emploi ? A quoi peuvent bien servir des produits « consommables » surchargés en colorants, conservateurs ou pesticides, sinon à nuire à la santé. A quoi peuvent bien servir des véhicules « suréquipés », sinon à encombrer notre vie avec de la technologie inutile. A quoi peuvent bien servir des emballages multiples sur certains produits, sinon à remplir notre poubelle. A quoi sert la publicité pour vanter les « mérites » de tel objet qui ne sert à rien, sinon faire vendre. Il ne serait pas plus malin d’élaborer des produits dont on a réellement besoin, sains, non pollués ou polluants, qui apportent une réelle contribution à notre bien être ?

     Face à cette situation, il est grand temps de partager l’emploi ! Il y a moins de travail, partageons le travail. Diminuons le temps de travail pour maintenir le nombre d’emplois. Dans ce cas les 30 heures ne sont pas utopiques, seulement politiquement incorrectes, alors que la mécanisation à outrance pourrait bien amplifier le phénomène dans les années qui viennent. Cette règle est déjà en application chez Opel en Allemagne. On répartit alors le travail et on répartit les salaires. Certes, cette réduction hebdomadaire du travail est un slogan qu’il faudrait décliner : pourquoi la même règle pour tous, alors qu’il existe des types d’emplois très différents. De même il faudrait plutôt annualiser le temps de travail afin de libérer du temps libre.

     Il s’agit là d’un vrai choix de société à faire entre le partage et la situation actuelle, celle de la précarité pour certains… condamnés pour que perdure la société inégalitaire.

     Autant dire qu’il va falloir beaucoup d’imagination pour mener cette révolution du travail. Mais il y a des révolutions pacifiques et d’autres… moins !

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 07:44

     C’est depuis 15 milliards d’années que l’univers a commencé à exister et la vie s’y est développée depuis environ 4 milliards d’années. Celle-ci fut d’abord rudimentaire, comme vient de le rappeler l’expédition du voilier Tara entre 2009 et 2013 sur toutes les mers du globe pour décrire de façon plus précise que jamais le plancton. Cet ensemble de micro-organismes est à la base de la chaîne alimentaire mais, de plus il influence le cycle du carbone et produit la moitié de l’oxygène que nous respirons. A noter aussi que les trois quarts des gènes planctoniques sont représentés dans la flore intestinale humaine, ce qui prouve une fois de plus les liens intimes entre l’homme et la nature. Ceci n’est qu’une étape du développement de la vie, jusqu’à l’apparition de Homo sapiens, il y a 200 000 ans, dont les spécificités humaines ne sont apparues que progressivement à travers plusieurs espèces. Quel long processus pour que l’Homme puisse vivre !

     C’est en 1968 qu’est publiée la première photo de la Terre vue de l’espace, nous révélant alors combien notre planète bleue semble perdue dans l’immensité astrale. Cette étape technologique cruciale nous révéla notre humanité dans sa globalité et nous interrogea sur la fragilité de l’espèce humaine. Ceci d’autant plus que dès le 6 août 1945, l’explosion d’une bombe atomique sur Hiroshima nous avait appris que l’espèce humaine était parvenue, d’une certaine façon, au faite de son évolution en ayant inventé un moyen radical d’autodestruction de l’espèce ! Dès lors, survivre apparaît comme l’objectif majeur de l’humanité.

     Pessimiste tout cela ? Oui sans doute, d’autant plus qu’il existe différentes possibilités d’’apocalypse, avec par exemple la crise climatique. Oui, nous y sommes, on ne doute plus, on constate et on redoute le pire. Et là, devant l’incurie des organisations humaines, les religions réapparaissent sur le devant de la scène. Le « Sommet des consciences sur le climat » de juillet 2015 a ainsi permis de donner la dimension spirituelle de la problématique. Outre l’encyclique de François, papécolo, de nombreuses déclarations ont été faites dont celle du primat de l’Eglise orthodoxe de Constantinople : Jamais par le passé, … les hommes et les femmes n’ont rendu possible la destruction de leur propre environnement et de leur propre espèce. Quelle évolution cahotique que celle de l’Homme !

     Pour autant, rien n’est jamais désespéré : la comète Tchouri vient de nous révéler que son noyau est un concentré de molécules organiques, dont des précurseurs de composés complexes qui constituent les briques élémentaires du vivant. On pourra donc tout reprendre à zéro !

     Exister, vivre et survivre, puis recommencer. La vie reste la plus forte !

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 07:19

     Alors que faire ? A titre de propositions, nous renvoyons à nos écrits précédents, nombreux sur ce sujet, dont notamment :

     1er décembre 2009 : http://www.michel-lerond.com/article-evaluer-l-agriculture-40359787.html : Quel est le bilan réel de l’agriculture française ? Quel bilan écologique, quand le recours aux intrans et aux pesticides est très important avec ses conséquences sur la qualité de l’eau, des sols et la santé. Quel bilan économique quand la production agricole est rémunérée davantage par le contribuable que par le consommateur ; quand les « dégâts collatéraux » sont pris en charge par la collectivité et non par leurs auteurs.

     17 novembre 2009 : http://www.michel-lerond.com/article-nationaliser-l-agriculture-vivriere-39517958.html : La production agricole étant largement financée par le contribuable, très peu par le consommateur, est donc une production publique, de fait. Que faut-il nationaliser si ce n’est d’abord ce qui correspond aux besoins primaires de la population, à savoir l’eau et l’alimentation en premier lieu. Alors pourquoi ne pas nationaliser l’agriculture vivrière ?  

Pourquoi ne pas aller au bout du raisonnement : l’Etat assure le « service public de l’alimentation » en contractualisant (via une agence nationale) avec les agriculteurs pour définir les productions, leur qualité et leur prix.

     30 avril 2012 : http://www.michel-lerond.com/article-repenser-l-agriculture-pour-le-futur-104338136.html : Sans doute peut-on admettre que cohabitent différentes formes d’agriculture, mais aucune ne doit être nocive à la santé. Il est urgent de faire évoluer l’agriculture vers une priorité des politiques publiques. Il faut aussi que les consommateurs fassent leur propre révolution en privilégiant les produits locaux de saison et en ne faisant plus de l’expression « paysan » une injure, mais un compliment.

     1er septembre 2014 : http://www.michel-lerond.com/article-pour-un-debat-public-sur-l-agriculture-124479819.html : Une évolution est nécessaire pour les agriculteurs d’abord, mais aussi pour l’ensemble de la société. Les agriculteurs doivent accepter de dialoguer avec la population. Le débat doit porter sur les questions environnementales, économiques, et sociétales. C’est pour envisager collectivement les réponses à ces questions qu’un débat doit s’instaurer au niveau européen, pour préciser ce que nous sommes prêts à accepter, ou pas, en matière de pratiques agricoles, et qui rémunère les agriculteurs, les contribuables (par la PAC) ou les consommateurs, au prix réel ?

     Nous avons eu l’occasion de faire cette proposition de débat au président de la FNSEA lui-même. Il souhaite surtout professionnaliser le métier d’agriculteur et ne pas le subordonner à un tiers pour gérer son entreprise. Il y a encore un peu de confusion, mais on avance !

Partager cet article
Repost0
25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 07:39

     Le début de l’été 2015 a été particulièrement chaud pour les agriculteurs, notamment en matière de manifestations. Les éleveurs, en particulier, se sentent maltraités par le marché et souffrent d’une rétribution beaucoup trop faible de leurs produits. Ils ont raison sur le fond. Mais on reste stupéfaits devant les méthodes employées pour attirer l’attention sur ce problème. Comment peut-on barrer les routes, enfreindre la libre circulation de ses concitoyens, déverser du fumier un peu partout lorsque l’on a un minimum de sens civique ? Pourquoi donc, en effet, s’en prendre à des innocents, alors qu’il faudrait s’en prendre d’abord… à soi même ! Les éleveurs regrettent la fin des quotas laitiers, mais cette décision a été prise il y a 16 ans ! Plutôt que « barrer les routes », ne faudrait-il pas mieux négocier les prix en fonction des coûts de production ? Et pourquoi ne pas s’organiser pour créer des coopératives de vente comme cela existait par le passé ? L’Europe, toujours l’Europe en accusation. Mais la PAC prévoit pour la période 2014-2020 une négociation collective dans le domaine de la filière bovine qui, pour l’instant n’a eu aucun écho en France !

     Les agriculteurs sont mis en cause, mais aussi les politiques qui n’apportent de réponses qu’en termes de restructuration des dettes, ce qui n’est pas le sujet ! Ce ne sont pas des mesures d’urgence ponctuelles dont il est question, mais d’une réorganisation de la production alimentaire sur le long terme… Quant aux syndicats agricoles, et le premier d’entre eux la FNSEA, que proposent-ils quand ils ne savent qu’ânonner « le fric, le fric » ou la « compétitivité »… Ne parlons pas des médias qui, fidèles à eux-mêmes, savent faire monter la mayonnaise des faits divers en évitant trop souvent le fond du sujet. Chacun y va de ses chiffres, plus alarmants les uns que les autres, mais de quoi parle-t-on ? Perte de revenu ? D’accord, mais quelle est la part des aides et quel est le résultat réel d’une exploitation quand la PAC apporte entre 77 et 93 % du revenu net ? Un peu plus de transparence pourrait être utile !

     Certains consommateurs ont commencé à apporter des réponses à ce drame par leur comportement : les consommateurs Allemands sont de plus en plus nombreux à décrier les pratiques d’élevage intensif et 10 % de la population est devenue… végétarienne, soit 10 fois plus en 20 ans !

     Nous assistons en fait à la fin d’une civilisation rurale agricole et le paysan est devenu producteur agricole, grand ou petit, industriel ou de proximité et parfois même urbain.

Partager cet article
Repost0
18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 06:43

     L’été est une saison propice à la découverte des sites de notre région, qu’il s’agisse de patrimoine culturel ou naturel. Très souvent on retourne sur les lieux les plus emblématiques, mais on peut aussi découvrir des sites dont on ignorait l’existence ou qui ont été mis en valeur depuis peu. C’est parfois le cas dans la vallée de la Seine, et même aux portes de Rouen, au sein de la métropole et en relation avec les activités économiques. Par exemple, en aval de Rouen, le Marais de l’Aulnay est un paysage à découvrir.

     Le Port de Rouen a recréé le marais de l’Aulnay qui a servi de 1970 à 1990 de dépôts des sédiments de dragage de la Seine. La restauration s’est poursuivie de 2005 à 2007 afin de remettre en eau ce marais et lui redonner toute sa richesse en matière de biodiversité.

     La valorisation du site s’est faite par le maintien, voire l’intensification, du caractère humide afin de permettre l’épanouissement des espèces liées à la roselière et la saulaie. Cette renaturation s’inscrit dans le cadre de la politique du Port de Rouen pour assurer le maintien de zones naturelles au sein d’un environnement industriel, accessibles aux piétons et cyclistes depuis 2009.

     Sur un peu moins de 5 hectares, le site offre 1 km de sentier pédagogique avec 8 stations pourvues de panneaux qui commentent l’histoire du lieu, sa faune et sa flore. Ce marais constitue ainsi un maillon d’un corridor écologique qui va permettre de relier le Fossé Blondel au pré du Tournecul à Moulineaux, soit une surface de 17,5 ha. Le crapaud calamite, les saules, le pic épeiche, les orchidées, les roseaux… vont ainsi pouvoir se développer en toute quiétude pour le plus grand plaisir du visiteur.

     Ce marais, inauguré en 2011, se situe boulevard de l’Aulnay à Grand-Couronne, aux limites de Moulineaux. En venant de Rouen, on y accède par la RN138, on tourne à droite rue du Fossé Blondel et on suit la direction de Renault CKD. L’ouverture au public est libre, mais le Grand Port Maritime de Rouen organise ponctuellement des visites guidées. Un dépliant est téléchargeable sur le site : http://www.haropaports.com/fr/rouen/environnement/marais-de-laulnay-grand-couronne.

     L’aménagement en cours du boulevard maritime s’inscrit dans cette même politique, c’est ainsi que progressivement prend forme une immense coulée verte à travers la métropole rouennaise qui part de Moulineaux-La Bouille pour atteindre, en diagonale, les vallées du Robec et de l’Aubette, en passant bien sûr par la Seine en centre-ville où les quais ne cessent de verdir pour faire enfin de Rouen une métropole verte !

Publié par Paris Normandie du 3 août 2015, « Du côté de l’Académie ».

Partager cet article
Repost0
10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 17:08

     Et l’amour enfin, ce peut être très sérieux, voire tragique, mais aussi empreint de petites douceurs…

     Souvenez-vous : Fêtez les voisins, c’est bon pour la santé ! : http://www.michel-lerond.com/article-fetez-les-voisins-c-est-bon-pour-la-sante-123924324.html

     Et puis aussi : Nicole a fait son école : http://www.michel-lerond.com/article-nicole-a-fait-son-ecole-125539733.html

 

     Alors l’Amour ? Des moments forts de joie immense et parfois de peine tout aussi immense… Mais l’Amour c’est aussi des petites douceurs :

  • C’est l’histoire d’une petite fille qui demande à sa maman comment sait-on que l’on est amoureux. La maman répond que c’est lorsque l’on sent plein de petits papillons dans son cœur... L’expression est très jolie, mais en plus elle est très juste : ça voltige de partout, certains arrivent, d’autres partent, on n’y comprend rien, mais ça virevolte dans tous les sens et c’est très beau !
  • Il y a quelque temps, à la radio, quelqu’un disait : « Le seul remède contre la vieillesse, c’est l’Amour ». Vieillissons amoureux !
  • Enfin, c’est l’histoire d’un chat et d’une belette : Jean de La Fontaine avait écrit la fable « Le chat, la belette et le petit lapin » une sombre histoire de belette et lapin plaideurs qui, à la fin, se font croquer par le chat… Pour notre part nous préférons cette douce histoire, réécrite pour la circonstance : La belette et le chat.

     C’est l’histoire d’une belette et d’un chat qui auraient pu se disputer les mêmes proies, ou au mieux s’ignorer. Mais il n’en fut rien. Le chat, impressionné par le long corps fin de la belette qui parvenait à se faufiler partout l’appelait petite belle, ce qui en langage humain signifie petite femme. La belette, elle, était toute émoustillée par les ronronnements de son congénère ou par ses pattes de velours qu’il passait sur son dos… Que ne fut pas leur surprise quand ils apprirent, de la bouche d’un vieux naturaliste, que le terme belette s’emploie en français pour désigner affectueusement une femme charmante ! C’est alors qu’ils décidèrent que l’Amour valait mieux que la sauvagerie, se prirent par les pattes et apprirent à ronronner ensemble en savourant ces moments délicieux.

Partager cet article
Repost0
4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 06:46

     Et l’amour de son village comme dans ce poème écrit en 1967, inspiré de « O Toulouse », la chanson de Claude Nougaro :

 

Buchy

 

Parfois se ranime en moi

Ton angélus

          Et j’aperçois ton clocher

De la route de Sainte-Croix

Et je vois ton campanile

De la route des Petits Bordeaux

Et je te vois, ô Buchy

Je vois ton église

Droite, simple et belle

Dont l’horloge ne vit plus

Mais qu’importe le temps ici

J’entends carillonner ton clocher

Je vois ta mairie coincée

Entre deux halles historiques

Comme si le passé

Etouffait le présent

J’entends encore le maréchal

Qui frappe l’enclume

Et le cheval qui chausse

Avec douleur ses nouveaux fers

          ô Buchy

Je sens le vieux bois

De tes halles

Je sens les volailles

Du marché

Et les fruits trop mûrs

Qu’on a jeté

Je vois le Bois du Besle

Dont le feuillage

Abrite bien des Amours

Je vois tes maisons

Qui n’ont de neuf

Que leur façade

Je vois tes pommiers en fleurs

Et tes prés couverts

De boutons d’or

          ô Buchy

ô Buchy ma patrie

Qu’il est doux ton souffle

Ton souffle de vie

Doux comme celui d’une femme

Que l’on aime

Partager cet article
Repost0
28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 08:01

     L’amour sous toutes ses formes, dans de multiples chansons, une des plus belles étant Quand on a que l’amour de Jacques Brel :

 

Quand on a que l'amour
A s'offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu'est notre grand amour
Quand on a que l'amour
Mon amour toi et moi
Pour qu'éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour
Quand on a que l'amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d'y croire toujours
Quand on a que l'amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs

Quand on a que l'amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours
Quand on a que l'amour
Pour habiller matin


Pauvres et malandrins
De manteaux de velours
Quand on a que l'amour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour
Quand on a que l'amour
A offrir à ceux-là
Dont l'unique combat
Est de chercher le jour

Quand on a que l'amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour
Quand on a que l'amour
Pour parler aux canons
Et rien qu'une chanson
Pour convaincre un tambour
Alors sans avoir rien
Que la force d'aimer
Nous aurons dans nos mains
Amis le monde entier

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 09:38

Mais oui, il n’y aura que l’amour pour nous sauver. A preuve ce poème que j’ai écrit en 1964 :

 

La chanson de l’Amour

 

Ecoute dans la brise légère

Ecoute dans la plaine

Ecoute sous le soleil

Ecoute la chanson de l’Amour

 

Elle s’échappe en un long babil

Du pollen des marguerites blanches et frêles

Sur leurs longues tiges

Comme un grand Amour pur et vertueux

Mais que dit-elle cette chanson

          Je t’aime

Ecoute l’Amour qui t’apporte la vie

          Un peu

Ecoute l’Amour et aime davantage

          Beaucoup

Ecoute l’Amour qui t’apporte la joie

          Passionnément

Bois l’Amour et enivre Toi

          A la folie

Bois encore et saoule Toi

          Pas du tout

Ne pleure pas et appelle l’Amour

 

Ecoute dans la brise légère

Ecoute dans la plaine

Ecoute sous le soleil

Ecoute la chanson de l’Amour

 

Les pétales de ta fleur tombent un à un

Comme tomberont les pétales de ta belle

Et ta fleur est toute nue

Et ta belle sera toute nue

            Tu serres fort la tige de ta fleur

            Tu serreras fort le corps de ta belle

                    Ecoute dans ses yeux

                    Ecoute sur sa bouche

                    Ecoute sur son corps

                    Ecoute la chanson de l’Amour

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 13:53

     Le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane) a été l’insecticide le plus utilisé au monde, à partir des années 1930 avant d’être interdit en agriculture dans les années 1970. Voilà donc 45 ans que l’on n’utilise plus ce produit jugé dangereux… mais on en voit encore les conséquences. En effet, des études américaines récentes démontrent que l’exposition prénatale au DDT accroît de manière significative le risque de cancer du sein (multiplié par quatre), ce qui concerne nombre de femmes américaines et européennes de plus de 50 ans. Les femmes exposées in utero dans les années 1960 semblent les plus concernées.

      Certes, depuis l’interdiction du DDT, les niveaux constatés dans la population ont fortement diminué, mais qu’en sera-t-il des quantités énormes qui ont été piégées par les glaciers de l’Arctique et qui sont en train d’être remises en circulation dans l’environnement par les modifications climatiques et la fonte des glaces. Les impacts sur l’environnement, et donc notre santé, de certains produits, peuvent perdurer longtemps, d’autant plus si les décisions nécessaires ne sont pas prises. Souvenons-nous qu’il a fallu 90 ans pour interdire l’amiante… L’actualité, c’est le Roundup l’herbicide le plus vendu au monde, classé comme « cancérigène probable » ; ce qui n’est pas certain certes, mais qui peut demander a minima des précautions. Dans ce registre, plus qu’ailleurs encore, la cacophonie gouvernementale va bon train : la ministre de l’écologie annonce l’arrêt de la vente libre de ce produit, mais le ministre de l’agriculture précise qu’il est toujours autorisé en agriculture ! Entre 2009 et 2013, la vente de Roundup a baissé de 3,4 % pour les usages non agricoles alors qu’elle a augmenté d’environ 9,2 % en agriculture. Ajoutons que les usages agricoles représentent 93 % des produits phytosanitaires. Il n’est alors pas très surprenant que l’on puisse retrouver 17 résidus de pesticides dans une simple pomme !

     Le manque de courage politique, la domination de la politique par le monde de l’argent et la pression des lobbies représentent un danger tout aussi important que les produits phytosanitaires eux-mêmes. Reste toutefois à nous expliquer comment conserver les jardins privés et espaces verts publics « propres », comment protéger les cultures des parasites et conserver des rendements qui permettront de nourrir toute la planète. Pas si simple… Bien sûr, il existe l’huile de coude ou le désherbage thermique, toutes techniques qui trouvent vite leurs limites. Il faut aussi que les chercheurs cherchent… et trouvent des solutions. Et pour cela il faut le vouloir, définir des objectifs et financer la recherche. La boucle est bouclée ! On refait un tour ?

Partager cet article
Repost0