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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 07:37

Le GIEC a publié fin 2014 son 5ème rapport de 5 579 pages, que les politiques… ne liront pas. Comment contredire un tel rapport, fruit du travail de 800 scientifiques qui se sont appuyés sur un total de 30 000 études passées en revue ! Une synthèse (116 pages) résume le propos et rappelle inlassablement les mêmes choses depuis des années, à savoir que le changement climatique a commencé et que nous en voyons déjà les effets.  

Il reste donc peu de temps pour juguler la hausse des températures et la maintenir sous les 2°, considérés comme le seuil à ne pas franchir. Pour atteindre cet objectif, il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40 à 70 % d’ici 2050. Vaste programme !

Le rapport du GIEC précise que la concentration de GES dans l’atmosphère atteint actuellement les niveaux les plus élevés depuis 800 000 ans. L’année 2014 a été l’année la plus chaude mesurée depuis 1880 (13,8° de moyenne pour la France, soit 1,2° de plus que la normale).

Il y a donc urgence à agir. Bien entendu, personne ne doute de la sagesse des dirigeants et de notre volonté à nous de modifier notre façon de vivre. Et sinon ? Sinon, on peut s’attendre à quelques modifications de notre train-train quotidien, par exemple :

-      Elévation du niveau des océans (de 26 à 82 cm attendus d’ici 2100), et recul des côtes, amplifié par des facteurs liés à l’urbanisation,

-      Banalisation des canicules, ce qui fera de celle de 2003 un épiphénomène et carence d’eau dans les zones plus vulnérables, avec des risques forts de guerre de l’eau,

-      Augmentation des incendies de forêts par l’action conjuguée de l’assèchement du milieu forestier et de l’augmentation des coups de foudre,

-      Records de pluies avec des inondations exceptionnelles,                               

-      Raréfaction de certains produits de la mer à cause du réchauffement des océans, etc.

Combien même les pays du Nord parviendraient-ils à réduire leurs émissions de GES, elles sont largement compensées par celles des pays émergents.

Tout a été dit, la planète atteint sous nos yeux des points de rupture à partir desquels le réchauffement peut devenir hors de contrôle. Le sommet de Paris aura lieu dans 9 mois, juste le temps « d’accoucher » d’un plan d’action rigoureux et contraignant, faute de quoi nos petits enfants… pourraient avoir de gros soucis !

En somme ce sont les cinq dernières minutes…

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 07:30

Toute jeune déjà, Nicole ambitionnait de devenir institutrice. Le sort en décida autrement, la menant vers des études techniques en secrétariat. Elle commença sténo-dactylo, un métier du passé, pour finir agent comptable de l’Etat. Passant par différents établissements, promotions successives à force de concours, Nicole accéda à ces fonctions supérieures qui la rendaient responsable financier d’un lycée et trois collèges associés, assurant l’avenir de plus de 2000 élèves !

Nicole a donc passé sa vie à l’école, mais elle a aussi fait une école, au sens où elle a porté le projet de rénovation – agrandissement de l’école de Sigy-en-Bray. Pas seule bien sûr, avec le concours des autres élus de la commune et de multiples intervenants. Mais elle a été assurément le levier de ce projet, notamment dans sa phase initiale, lorsqu’il s’agit de convaincre, de démontrer et de prouver que c’est possible. Surtout quand, en plus, on est capable de réunir les financements nécessaires.

L’école de Sigy, une sorte de gloire locale, inaugurée en grandes pompes en février 2012, visitée par les Académiciens de Rouen en 2013, à la pointe des techniques innovantes. Nicole s’est passionnée pour ce projet, y a mis toute son énergie et est devenue, en quelque sorte, institutrice par procuration, enfin !

Fière et heureuse Nicole, de cette réalisation qui accueille près de 200 élèves dans un village d’à peine 700 habitants. Cet équipement attractif attire des jeunes couples, nouveaux parents qui souhaitent bénéficier de cette belle école.

Mais dans le même temps, le crabe rôdait… En attaques successives, ce monstre silencieux finit par lui grignoter la vie, pour enfin l’ôter à notre amour ou notre sympathie, ce 8 février 2015…

Toujours souriante, d’une générosité débordante qui la rendait soucieuse des autres plus que d’elle-même. Nicole ne fut pas institutrice, mais nous donna de belles leçons d’espoir, de générosité, de lucidité et de courage.

Cette Nicole fut ma compagne durant 52 ans, quelle belle école !

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 14:13

Pierre-Noël Frileux fut un maître pour nombre d’entre nous, écologues et environnementalistes. Né juste avant la seconde guerre mondiale, il a gardé tout au long de sa vie la modestie de ses origines paysannes, bien qu’universitaire de haut niveau et reconnu comme tel.

En tant qu’enseignant, il a marqué plusieurs générations d’étudiants par la pédagogie de ses cours, toujours illustrés d’exemples concrets et reliés à une expérience de terrain, qui donnaient aux fondamentaux de l’écologie une teneur concrète. Il fut à l’origine de l’un des premiers diplômes supérieurs en environnement au niveau national, la Maîtrise des sciences et techniques de l’environnement, qui perdura pendant plus de 20 ans. Cette formation a ravi de l’ordre de 500 étudiants qui, pour un certain nombre, occupent maintenant des fonctions des plus importantes dans ce secteur. Avec les collègues de son laboratoire, le professeur Boullard, Mmes Gaudray et Loquet, et bien d’autres universitaires de Rouen ou des intervenants externes, il a su intéresser les jeunes en quête de nouveauté avec un tel succès que certaines années il a fallu refuser plusieurs centaines de candidatures à cette MST environnement !

En tant que scientifique, il a effectué de nombreux travaux, notamment sur les tourbières du Pays de Bray, en Normandie, ce qui fut le sujet de sa thèse, « Les groupements végétaux du Pays de Bray. Caractérisation, écologie, dynamique », soutenue le 27 avril 1977. Seul, ou en équipe, il a participé à nombre d’inventaires floristiques ou à des réflexions sur des projets d’aménagement. Son grand souci de vulgarisation l’a amené à participer à nombre d’institutions ou associations en étant toujours plus « faiseur » que « diseur ». C’est ainsi qu’il a participé à la vie du Parc naturel régional, de l’Observatoire régional de l’environnement, de divers conseils scientifiques, etc. Retraité dans le Tarn et Garonne, il est resté très actif dans les domaines de la botanique, du jardinage et de la randonnée-découverte de la nature. Il avait d’ailleurs créé auparavant, dans le Calvados, sur son domaine familial, un parc-jardin d’une très grande richesse floristique.

Scientifique de haut niveau et gardant une simplicité remarquable, Pierre-Noël Frileux fut avec quelques personnalités universitaires ou du domaine de l’agronomie, un pionnier de la défense de l’environnement. Il savait partager son savoir avec modestie et affirmer ses convictions si besoin, d’où son militantisme associatif. Pierre-Noël Frileux aura ainsi contribué fortement à la prise de conscience des enjeux environnementaux, à la vulgarisation scientifique de ces questions et à leur professionnalisation. Son apport est tel que nous ne pourrons pas l’oublier. Il fut mon maître tant pour ma vie professionnelle que personnelle.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 15:19

Ce qui frappe actuellement, c’est une montée du rejet de la nature, de l’écologie, de la protection de l’environnement par une partie de la population. C’est vrai qu’il existe un discours radicalisé, dogmatique, sur l’environnement. Pour ma part, au risque de me répéter, je distingue l'écologue de l'écologiste. Il faut distinguer, en effet, la prise en compte d’un écosystème dans sa globalité de la protection de ses composantes particulières. La notion récente de « services écologiques » a fait évoluer les conceptions en admettant aussi qu’il faut protéger la nature parce que sa dégradation a un coût, en termes de catastrophes naturelles ou d’épuisement des ressources.

Mais les vieux principes, liés aux philosophies et aux religions, reprennent vite le dessus, à savoir que l’espèce humaine se distingue de la nature, est au-delà de la nature, opposant toujours nature et culture. Pourtant c’est bien la nature qui est la source originelle de toute chose. Les oppositions de cultures ont généré des concurrences entre humains, d’autant plus dans un monde qui ne dispose pas de ressources inépuisables, ce qui engendre la convoitise, parfois la guerre et la barbarie.

On assiste en effet actuellement à la montée d’un discours réactionnaire qui rejette en vrac tout ce qui touche à l’environnement. On voit cela dans l’actualité, avec parfois des caricatures, comme les agriculteurs qui veulent continuer à traiter leurs cultures, même au voisinage immédiat d’une école... Dans ce discours, peu importe les risques pour la santé ou l’environnement, si “ça fait vivre” en apportant des emplois ou du fric, c’est bon... Bien sûr, la réalité est plus complexe et en matière d’environnement, il n’existe quasiment pas de problème simple, parce qu’il y a toujours, plus ou moins des enjeux économiques qu’il faut conjuguer avec des risques sanitaires ou autres. Il faut arbitrer, donc faire des choix, donc accepter des inconvénients. La règle dominante est qu’il faut toujours privilégier l’Homme, mais à court et à long terme, ce qui n’est pas toujours simple.

Si la nature se passe volontiers de nous les humains, au contraire nous avons besoin d’elle tout simplement pour satisfaire nos besoins primaires d’espèce animale.  

Au-delà, il y a bien sûr notre intelligence, nos facultés créatrices, nos conceptions du monde qui nous ont permis d’inventer la civilisation.

Tout cela devrait déjà être compris et assimilé, faute de quoi il faudra bien un jour contraindre les comportements pour assurer la survie de l’espèce.

Il est urgent de réconcilier l’homme et la nature.


 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 18:28

En fin d’année 2014, deux articles de ce blog évoquaient les arbres et ce qu’ils signifient pour quelques écrivains. Nous vous invitions à répondre à la question : Et vous, quel est votre arbre préféré ? Et si, pour Noël ou la nouvelle année, vous offriez à vos enfants, parents, amis, ou à vous-mêmes, un arbre. C’est le bon moment pour planter. Alors, lequel ? Vous avez été plusieurs, parmi nos fidèles lecteurs à répondre. Pour remercier tous ces lecteurs et commentateurs, voici vos réponses, à méditer par tous :

 

Philippe :
Quand nos enfants sont nés, ils ont eu en cadeau un arbre, planté dans le jardin, un fruitier. Et ils ont bénéficié de tous les parrainages existants style "un enfant, un arbre". Depuis, et à d'autres titres, ils sont parrains de veaux, d'ânes et même de... homards !
Mon arbre préféré reste le manguier ! Mais dans nos régions (de Normandie) on peut aussi avoir des figuiers ou, en plus local, des noyers ou des châtaigniers...
 

 

Colette : 

Michel, j’ai  apprécié ta chronique sur les arbres  notamment le texte de Colette (qui a été mon choix de lecture d’écrivain pendant plus d’un an).

 

Stéphan : 

Bien qu'ils soient actuellement, pour la plupart, dégarnis, on peut admirer la complexité de leurs branchages qui permettra à chaque feuille de capter le maximun de rayons solaires quand le printemps reviendra. Bonnes fêtes

 

Danielle :

Il y a bien longtemps, je dissertais sur notre système éducatif et sur la manière dont il traite ses étudiants :
     Vous êtes tous du même bois
     Arbres
     Bras tendus vers le ciel
     Potentiels en bonheurs pluriels
     Vous êtes tous du même bois
     Brûlé en Tous les cas.

J'ai planté un arbre à l'occasion de la naissance de chacun de mes petits-enfants.... Et même si ces jumeaux végétaux sont loin de mon regard aujourd'hui, j'aime à les imaginer, comme dans les traditions animistes, veiller sur leurs frères humains...

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 16:35

Il y a bien longtemps que nous nous interrogeons sur les frontières qui existent, ou pas, entre l’homme et les autres espèces animales, au point de nous demander si nous ne serions pas tous des singes ? Le changement récent de statut juridique des animaux pour les considérer désormais comme des « êtres vivants sensibles » et non plus comme des « biens meubles » constitue une avancée certaine. On conçoit bien que cette évolution concerne d’abord les animaux dits « de compagnie », mais peut-être y a-t-il encore du chemin à faire pour la faune sauvage. C’est ainsi que nombre de chercheurs ont été frappés de constater l’empathie qui peut exister entre certains grands singes ou même parfois chez les souris, les rats ou les éléphants… Mais si cette empathie peut être très marquée chez les bonobos par exemple, les chimpanzés peuvent faire preuve parfois, au contraire, d’une forte xénophobie. Des sentiments humains en somme… Toutefois, les hommes constituent quasiment la seule espèce capable de s’organiser méthodiquement pour tuer un grand nombre de leurs congénères, ils appellent cela la guerre…

Longtemps l’animalité a été perçue chez l’homme comme une régression, dans un contexte où la domination de la nature par l’homme semblait aller de soi. Mais des études récentes ont montré que cette domination n’était qu’une vue de l’esprit et qu’au contraire, l’homme et la nature sont partie liée.

C’est ainsi que l’on sait, depuis peu, que l’origine de la pandémie de sida (VIH) provient de chimpanzés camerounais qui, vers 1920, ont contaminé un homme qui a propagé la maladie, amplifiée par la prostitution et le manque d’hygiène. C’est dans les années 1960 que le VIH « conquière » d’autres états africains et les Etats-Unis pour infecter 75 millions de personnes et en tuer 36 millions… Plus récemment, on constate un processus de même type avec le virus Ebola. Ce constat pourrait donner à penser que la nature est surtout maléfique pour l’homme. En fait, il existe des relations étroites homme–nature qui rendent les êtres vivants largement interdépendants. Certains chercheurs sont ainsi persuadés que la déforestation de la Guinée a contraint des chiroptères (chauve-souris), porteurs du virus Ebola, à se déplacer et se rapprocher des villages, augmentant ainsi les risques de transmission aux hommes. En Asie du Sud-Est, la destruction de la forêt primaire a contraint des populations de macaques à se déplacer en transmettant une souche virulente de paludisme aux hommes. En résumé, cela signifie que la destruction des milieux naturels peut avoir des impacts importants sur la santé humaine. Il n’y a donc pas à opposer l’homme et la nature, il faut prendre en compte les synergies obligatoires du monde vivant, parfois pour le meilleur… ou pour éviter le pire.

Moi grand humain, voudrait être l’ami de petit singe.

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 18:52

De 1972 à maintenant, ma bibliographie personnelle compte 879 références (ouvrages, articles, rapports d’études et de conseils, chroniques du blog). En voici les principales :

 

013      LEROND, Michel

Etude des lichens dans le Parc Naturel Régional de Brotonne (Intérêt pour la mise en évidence des zones de pollution atmosphérique).- Rouen : Université (Diplôme d'Etudes Supérieures), 1975.- 185 p.

 

041      LEROND, Michel

            Cadre naturel.- In : Normandie.- Paris : Bonneton, 1978.- p. 162-221.

 

042      LEROND, Michel

            Cours masures en Pays de Caux.- Rouen : Museum, 1978.- 85 p.

 

048      LEROND, Michel

Evolution de la muséologie en sciences naturelles.- In : FOURAY, Monique ; LEROND, Michel, le 150 ème anniversaire du Museum de Rouen.- Rouen : Museum, 1978.- p. 151-179.

 

076      LEROND, Michel

Les lichens épiphytes en Normandie orientale. Distribution, sociologie et application à la cartographie de la pollution atmosphérique.- Actes du Museum de Rouen, 1981, 1-2 : p. 1-300.

 

183      LEROND, Michel

            Rouen, ville sur un méandre.- In : Rouen - Paris : Bonneton, 1990.- p. 9-37.

 

198      CHAIB, Jérôme ; BARDAT, Jacques ; LEROND, Michel

Gestion de l'espace et plantes protégées de Haute-Normandie. Guide pratique.- Rouen: CDM, Observatoire Régional de l'Environnement, 1991.- 89 p.

 

220      VAN HALUWYN, Chantal ; LEROND, Michel

            Guide des lichens.- Paris : Lechevalier, 1993.- 345 p.

 

260          LEROND, Michel ; NOEL, Jean-Paul ; DELABARRE, Olivier ;

DEVILLEPOIX, Patricia ; PIOLE, Lucette

Ernest Noury, naturaliste bucheois, 1877-1968.- Buchy : Valeurs Anciennes du Canton de Buchy, 1995.- 64 p.

 

324      LARRUE, Corinne ; LEROND, Michel

Recommandations pour conduire une évaluation environnementale des contrats de plan Etat/Région.- Paris : Ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement, 1998.- 53 p.

 

372      BERTAUX, Jean-Jacques ; LEMENOREL, Alain ; LEROND, Michel ; LEPELLEY, René ; NONDIER, Guy ; RAGACHE, Jean-Robert

Normandie.- Paris : Bonneton, 2001.- 320 p.

 

388      LEROND, Michel ; THIEVENT, Philippe

Opérations routières. Suivi et évaluation environnementale. Paris : Ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement, 2001.- 64 p.

 

424      LEROND, Michel ; LARRUE, Corinne ; MICHEL, Patrick ; ROUDIER, Bruno ; SANSON, Christophe                                                                               

L’évaluation environnementale des politiques, plans et programmes. Objectifs, méthodologies et cas pratiques.- Paris : Editions Tec et Doc, 2003.- 314 p.

 

472    LEROND, Michel ; LANMAFANKPOTIN,    Georges                                                                              

Le développement soutenable. Evaluation simplifiée dans un contexte Nord-Sud.- Paris : L’Harmattan, 2007.- 187 p.

 

526      MAURY-DELEU, Virginie ; HARDEL, Blandine ; GOSSELIN, Olivier ; PESQUET, Gilles ; FAJON, Philippe ; LEROND, Michel                                                                                  

Clos-masures et paysage cauchois.- Rouen : CAUE et Point de Vues, 2008.- 256 p.

 

610      LEROND, Michel                                                                                   

Qu’est-ce qu’on attend ? Chroniques (2008-2009).- Paris : l’Harmattan, 2010.- 149 p.

 

763      LEROND, Michel 

L’homme et la nature, une symbiose à inventer. Discours de réception.- Rouen : Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen, 2012.- p. 33-49.

 

768      LEROND, Michel

C’est bientôt la renaissance ? Pour sortir de la crise écologique.- Paris : l’Harmattan, 2013.- 156 p.

 

La bibliographie complète, au format pdf, peut être obtenue sur demande  à michel.lerond@wanadoo.fr

Concernant le thème spécifique de l’étude des lichens, une bibliographie régionale, en cours d’actualisation, est disponible sur le site de l’Agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie : http://www.arehn.asso.fr/centredoc/biblios/lichens.pdf

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 08:33

En sept ans, 370 chroniques et mini éco-nouvelles ont été publiées sur ce blog, qui ont fait l’objet de 657 commentaires. La fréquentation totale a été de 34 339 visiteurs pour 62 354 pages vues, avec 200 abonnés. Voici le rappel des titres pour 2014 :

 

-      Sept ans et 370 articles, déjà 30-12-14

-      Nos amis les arbres 2/2 23-12-14

-      Nos amis les arbres 1/2 16-12-14

-      Ils sont élevés hors sol 09-12-14

-      Prenons des précautions… avec précaution ! 02-12-14

-      La comète et les cafards 25-11-14

-      Le futur s’invente sous nos yeux ! 18-11-14

-      Les économistes sont en short ! 11-11-14

-      Désherber sans phytos ! 04-11-14

-      Nous devons faire des économies ! 28-10-14

-      « Y a jamais person qui y répond » 21-10-14

-      Retour à la terre ! 14-10-14

-      Citoyens de la planète ! 07-10-14

-      Petit retour en arrière ! 30-09-14

-      Sortons de la confusion ! 23-09-14

-      Nous y voilà ! 16-09-14

-      Participer à la science ! 09-09-14

-      Pour un débat public sur l’agriculture ! 02-09-14

-      La biodiversité, un enjeu fondamental ! 26-08-14

-      Paysage et littérature 5/5 19-08-14

-      Paysage et littérature 4/5 12-08-14

-      Paysage et littérature 3/5 05-08-14

-      Paysage et littérature 2/5 29-07-14

-      Paysage et littérature 1/5 22-07-14

-      Un champignon nommé Boullard ! 15-07-14

-      Le bonheur à la danoise ! 08-07-14

-      Respirer peut tuer ! 01-07-14

-      Nous citoyens européens, nous… 24-06-14

-      Fêtez les voisins, c’est bon pour la santé ! 17-06-14

-      Quelle chance, le monde est à refaire ! 10-06-14

-      Le temps qui passe 03-06-14

-      La croisière s’amuse 4/4 27-05-14

-      La croisière s’amuse 3/4 20-05-14

-      La croisière s’amuse 2/4 13-05-14

-      La croisière s’amuse 1/4 06-05-14

-      A quoi ça sert de travailler ? 29-04-14

-      Génération espoir ? 22-04-14

-      Le centenaire de Stockholm 15-04-14

-      Partager l’emploi ! 08-04-14

-      Cynique, moi ? Jamais ! 01-04-14

-      Il ne nous reste plus qu’à prier 25-03-14

-      Repenser le vivre ensemble ! 18-03-14

-      Des discours, toujours des discours… 11-03-14

-      « Bâtir la forêt » 04-03-14

-      C’est toujours trop cher ! 25-02-14

-      Une espèce féconde ! 18-02-14

-      Ne rien bouleverser, mais tout changer ! 11-02-14

-      Un trésor vert protégé 04-02-14

-      « Des racines et des haies » 28-01-14

-      Pour que ça tourne rond ! 21-01-14

-      Robert Barbault, un homme dans la nature 14-01-14

-      Bonnets, bérets ou… benêts ? 07-01-14

 

Merci encore pour vos commentaires toujours nombreux. Bonne année 2015 à toutes et tous. Par ailleurs, au cours de l’année 2014, nous avons participé à un certain nombre d’activités :

▪ Publications : 

-      57 publications : 5 articles et 52 chroniques du blog

▪ Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen : membre titulaire

▪ Assistance conseil et représentation :

-      Conseil de développement du Pays de Bray : membre du bureau. SMAD du Pays de Bray

-      Comités de Pilotage des sites Natura 2000 des cuestas du Pays de Bray et du Bray humide. Préfecture de Haute-Normandie

-      Animation de la Conférence régionale de la biodiversité. Région Haute-Normandie

-      Participation au tournage du film « Des racines et des haies ». Beaubec Productions

-      Avis pour une VAE (Valorisation d’Acquis d’Expérience) sur le thème des sciences participatives. Aurélie Marchalot

-      Avis pour un mémoire de master à AgroParisTech : réflexions sur l’évolution de l’agriculture. Thomas Andrieu

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 09:19

Alors, vous l’avez choisi votre arbre ? Grand, petit, à feuillage persistant ou caduque, régional bien sûr, ou un peu exotique et ornemental pour le parc près de la maison… Plantez, plantez, il en restera toujours quelque chose !

La suite de quelques avis extraits du bulletin officiel de la société française des amis des arbres, de mai 1924 :

 

-      Maurice MAETERLINCK

Comment choisir entre les arbres ? Je les aime tous. Ils sont le grand ornement de notre planète ; peut-être la seule chose que nous regretterons en d'autres mondes. Mais j'aime surtout les voir à leur place : le chêne et le hêtre dans la forêt, le platane, notamment le magnifique platane du midi, au bord des routes et sur le seuil des petites villes, l'orme et le marronnier dans les parcs ou le long des avenues, le saule et le peuplier d’Italie dans les prés, où ils gardent l'argent des ruisseaux, le cyprès sur la colline, à l'angle du portail ou de la bastide dorée. Mais le plus sympathique, le plus amène, le plus familier, le plus humain peut-être, c'est le bon tilleul rond, plantureux, satisfait, souriant, paternel qui, au plus bleu d'un jour d'été chaud comme un pain qui sort du four, vous accueille au seuil de la maison et semble vous tendre le vieux banc de pierre qu'il n'a cessé d’arroser de son ombre fraîche, verte, profonde, parfumée où bourdonnent, en son nom, des milliers d'abeilles…

 

-      Henri de REGNIER, de l’Académie française

J’aime trop les arbres pour en préférer aucun. Ils sont, en leur diversité la parure du paysage, mais je me sens peut-être une amitié particulière pour le pin, cher à Ronsard.

 

-      J.-H. ROSNY aîné, de l'Académie Concourt.

J'hésite ! J'hésite beaucoup ! J'aime tant les arbres, tous les arbres... Le charme d'un beau châtaignier, d'un vieux chêne, d’un hêtre bien campé, d'un peuplier lancé en flèche !...

Enfin ! choisissons le chêne, mais je ne suis pas sûr de l’aimer plus que d'autres arbres.

          Joyeux réveillon, en n’oubliant pas d’aller saluer votre arbre pour marquer le renouveau de l’année et des saisons.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 10:13

En consultant les archives de son grand père auvergnat et forestier, notre amie Jeanine a découvert un numéro de l’ARBRE, le bulletin officiel de la société française des amis des arbres, daté de mai 1924, qu’elle m’a communiqué. 90 ans, quelle fraîcheur ! Ce bulletin offre, entre autres, le résultat d’une enquête menée auprès d’une vingtaine d’écrivains quant à leurs arbres préférés. Extraits :

 

-      René BAZIN, de l’Académie française

Les trois plus beaux arbres de chez nous sont le chêne, le hêtre et l'orme. Si j'avais à choisir, je crois que le hêtre passerait même avant le chêne : il a, tout ensemble, la vigueur et la grâce ; son écorce, au plus épais des futaies, met de la lumière ; la splendeur de ses feuilles, quand il leur faut mourir, est sans égale. Et puis, quel arbre de lisière, avec ses grandes rames inclinées.

-      Francis CARCO

Il y a tant de beaux arbres en France que je ne sais lequel préférer... Demandez plutôt à Paul Bourget dont la maison de Costebelle est ornée d'un pin admirable... je serai certainement du même avis que lui car, au pied de ce pin sans égal, j'ai compris la plus belle des leçons.

 

-      COLETTE

Préférer un arbre ? Vous n'y pensez pas. Tous sont beaux.

Mais laissez-les mêlés dans mon cœur, tutélaires l'un à l'autre, comme ils sont mêlés dans les bois de mon pays natal. Une fusée de pins noirs, je l'aime mieux parmi les bouleaux satinés, et la feuille neuve du chêne, presque rose parfois au sortir du bourgeon, rivalise avec la première fleur de l'acacia... Non, non, pas de prix d'excellence ! Je connais trop les arbres pour ignorer que chacun est le plus beau.       

Et vous, quel est votre arbre préféré ? Et si, pour Noël ou la nouvelle année, vous offriez à vos enfants, parents, amis, ou à vous-mêmes, un arbre. C’est le bon moment pour planter. Alors, lequel ?

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