Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
  • Contact

Profil

  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

Recherche

Catégories

7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 15:10

 

Dans le cadre de ses séances publiques, l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen organise une conférence-débat le samedi 19 octobre 2013 de 17 H à 19 H en l’Hôtel des Sociétés Savantes, 190 rue Beauvoisine à Rouen (salle Daniel Lavallée). Entrée libre.

 

DES REGARDS SUR

LA COMMUNICATION EN ENVIRONNEMENT

 

- L'évolution de la communication environnementale au Port de Rouen :

         Mme Sandrine SAMSON, chef du service environnement du Grand Port Maritime de Rouen

 

   - Les idées progressent, mais le bilan s'alourdit... :

    M. Jean-Paul THOREZ, directeur de l’Agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie

 

- Consom'acteur : manipulation ou nouvelle citoyenneté ? :

Mme Rebecca ARMSTRONG, consultante « Atelier durable »

 

 

ACADEMIE DES SCIENCES, BELLES LETTRES ET ARTS DE ROUEN

Tél : 02 35 07 76 04 – Site internet : academie1744.rouen.free.fr  – 

Courriel : academie1744.rouen@orange.fr

 

Merci de relayer cette information sur vos réseaux personnels, en souhaitant vivement votre présence.  

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 09:28

 

Dans la Somme, un projet de ferme dit « la ferme des 1 000 vaches » fait beaucoup parler. Le projet, mené par l’entreprise de BTP Ramery, prévoit de coupler l’exploitation avec une centrale électrique alimentée par le biogaz provenant des déjections animales. Des riverains et des associations de défense de l’environnement sont vent debout contre ce projet au motif qu’il va générer un trafic important de camions, consommer de l’eau en très grande quantité, faire courir un risque d’épizootie et surtout… parce qu’il est disproportionné par rapport à ce que l’on connaît de l’agriculture picarde.

Bien que la démarche soit très innovante, en couplant élevage et production d’énergie, il est sûr que l’on franchit là un seuil, en passant de l’agriculture à l’industrie, dans un esprit de gigantisme et de recherche de profit qui laisse, pour le moins, perplexe.

Mais regardons autour de nous, c'est-à-dire autour de la planète. En France, les cheptels de plus de 100 vaches sont encore assez rares. Au Danemark, la moyenne est à 110 vaches, mais en Californie on atteint 1 056 ! Encore plus fort : en Arabie Saoudite, 5 élevages suffisent à assurer l’autonomie de tout le pays en produits laitiers. La ferme de Al Safi a été la plus grande au monde avec 18 000 vaches Holstein en plein désert, pour une production de 122 000 litres de lait… par jour. Cette ferme est un modèle du groupe Danone qui envisage de la reproduire en différents endroits de la planète. Mais cela, c’était… en 1998.

Aujourd’hui, la plus grande ferme au monde est, peut être, celle de Fair Oaks farm, aux Etats-Unis (Indiana) avec environ 30 000 vaches. Celle-ci est ouverte au public, comme un parc d’attraction, pour assister au spectacle grandiose de la traite et ainsi « faire la promotion de l’agriculture durable ». Elle est couplée à une unité de production de biogaz qui alimente 42 camions de lait et le réseau de gaz naturel.

Mais ce n’est pas tout : en Asie aussi, le phénomène des méga fermes progresse. En Chine bien sûr où deux fermes Fonterra de 3 200 et 7 200 vaches ont été créées récemment. En Inde un projet de construction d’une dizaine de fermes de 3 000 vaches est en cours de préparation. Au Pakistan, l’industriel Engro Foods a en projet la construction de 100 fermes de 3 000 vaches chacune. Enfin un nouveau record est en vue avec le projet de TH Milk au Vietnam pour ouvrir en 2017 une ferme de… 137 000 vaches.

Ah la vache ! Je ne sais plus si j’ai encore envie de lait… et vous ?

Partager cet article
Repost0
24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 08:24

 

Chacun connaît le livre d’Alain Peyrefitte, le fameux « Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera ». On sait moins que l’homme politique avait repris pour titre, en 1973, une prophétie attribuée à Napoléon. Alain Peyrefitte défendait la thèse selon laquelle, les Chinois si nombreux allaient finir par atteindre un niveau technologique suffisant pour s’imposer au reste du monde. En 1996, il écrivait « La Chine s’est éveillée »…

La Chine est devenue un géant de la consommation, qui porte en soi sa fragilité : elle a d’énormes besoins en matières premières et énergie et doit importer, sa propre production ne suffisant pas. Comme nous le disions déjà il y a cinq ans (http://www.michel-lerond.com/article-20514236.html), la Chine est devenu « leader » en matière de pollution, d’émission de CO2 et de dégradations diverses de l’environnement. C’est ainsi que l’air de Pékin et de nombreuses villes est devenu irrespirable, suscitant l’émigration de Chinois parmi les plus qualifiés ou les plus riches. La croissance urbaine génère des migrations massives de ruraux vers les villes et compromet les équilibres écologiques.

L’ampleur des pollutions est telle que les manifestations et révoltes sont devenues courantes. Une conscience écologique est née et doit être prise en compte politiquement. Les questions environnementales sont devenues primordiales dans le débat public et mobilisent en particulier les jeunes.

L'Empire du Milieu n'aura d'autre choix que de réorganiser sa production, dans un souci de santé publique, de préservation de l’environnement et donc… de survie. C’est ainsi que la part des énergies renouvelables devrait passer de 10 à 15 % d’ici 2020. Mais rien ne sera simple pour assurer la consommation de 1,4 milliards de Chinois, soit 20 % des habitants de la planète, avec une perspective de 1,5 milliards en 2050. Il s’agit là de défis gigantesques pour les dirigeants. C’est ainsi que la Chine continuera à consommer massivement du charbon pendant longtemps, avec les inconvénients que cela présente en matière de rejets de CO2.

Les Chinois passent par les mêmes chemins que nous autres Européens, si ce n’est le changement d’échelle. Mais il faut convenir aussi que la Chine emprunte notre itinéraire, en allant plus vite que nous, y compris en termes de remédiation. La lutte contre les pollutions est en train de devenir un chantier des plus ambitieux de l’équipe dirigeante qui n’aura d’autre choix si elle veut maintenir une certaine stabilité sociale. Les Chinois revendiquent maintenant un « environnement propre » et vont devoir inventer des solutions nouvelles pour produire l’énergie, se déplacer, se nourrir. Une nouvelle révolution est peut être en marche, pour inventer une Chine écologique, en peu de temps !

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 08:36

 

Notre société fonctionne de façon essentiellement verticale. Les décisions viennent d’en haut… et le « marché » définit ce que doivent être les comportements des consommateurs pour pérenniser le système… 

Mais il arrive, parfois, que la contestation d’en bas fasse remonter des considérations à prendre en compte… en haut. C’est ainsi que de plus en plus de frondes apparaissent contre des projets jugés inutiles. Des collectifs de citoyens, plus ou moins organisés, contestent alors des projets comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont on a beaucoup parlé, mais aussi des projets de TGV, d’autoroutes, d’aménagements urbains, de grands équipements sportifs, d’installation de traitement de déchets ou encore de production d’énergie. Il s’agit, de plus en plus souvent, de défendre une certaine idée du développement et de l’intérêt collectif, mais il peut s’agir aussi, de façon travestie, de défendre seulement son « environnement personnel », le Nimby n’étant pas mort (le Not in my backyard des années 1970). Quoi qu’il en soit, il s’agit bien là de l’expression d’un malaise vis-à-vis des processus de décision, alors que toutes sortes de procédures et instances ont été mises en place, avec des succès mitigés. Il y a bien une défiance des citoyens face aux institutions, en particulier de l’Etat.

La « classe » politique reste très conservatrice, s’interroge peu sur les rapports homme-nature et a bien peu intégré la culture du débat, y compris dans les organisations qui se revendiquent de gauche… Or, bien que l’on puisse regretter le déficit de prise de conscience de nos concitoyens sur les questions environnementales, celle-ci existe néanmoins et tend à se répandre plus vite maintenant avec les moyens modernes de communication. Si bien que l’information n’est plus confinée dans des cercles restreints, mais circule. Dès lors il n’y a plus de « vérité officielle » mais matière à discussion et remise en cause sur des problématiques qui sont rarement simples.

En somme le vertical ne fonctionne plus et doit laisser place progressivement à une approche plus horizontale. Le vertical, c’était le père, l’instituteur, le patron, le maire, le curé… l’horizontal, ce sera plutôt des comités de citoyens, des collectifs divers, organisés en relation avec des élus qui auront mission de prendre des décisions répondant à l’intérêt collectif. On pourrait appeler ce système « démocratie » ! , mais dans un contexte ouvert qui dépasse le cadre national pour aborder un monde nouveau en émergence. L’avenir est plus ouvert qu’il n’y paraît. Tout est à ré-inventer et donc le meilleur est possible, pourvu que les politiques soient réajustées et les lobbies « recadrés », mais aussi  que les citoyens soient pleinement responsables en plaçant le sens du collectif au-dessus des intérêts individuels. C’est d’une nouvelle culture dont il s’agit, peut être d’une nouvelle civilisation. Ce ne sera pas simple, mais quel défi passionnant !

Partager cet article
Repost0
10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 09:27

 

Irène a toujours très mal au genou. Elle a repris rendez-vous avec Régine, la rhumatologue. Vous vous souvenez : http://www.michel-lerond.com/article-irene-regine-et-marie-une-petite-histoire-irm-116937924.html. Son mari, Maurice, l’accompagne et ceci pour deux raisons : Irène en est à sa seconde récidive de cancer du sein, ce qui coûte très cher à la Sécu (30 à 70 000€ selon les cas) bien qu’elle ne paye rien, étant prise en charge à 100 %. De ce fait elle a droit aussi à une ambulance. Mais Maurice a pensé qu’il était normal qu’il participe un peu financièrement en faisant la route à ses frais (80 km aller-retour). De plus, Maurice estime qu’il est de son devoir d’accompagner son épouse, de la soutenir moralement et de l’aider physiquement, autant que possible.

Alors voilà la suite : Irène et Maurice partent en voiture vers le CHU pour consulter Régine. La route est rapide et ils sont vite arrivés à l’entrée du CHU, Maurice s’arrête au poste de garde et demande à rentrer en voiture compte-tenu de l’état de son épouse qui marche difficilement avec deux cannes en ne pouvant tenir debout plus de 5 à 6 minutes. L’autorisation est accordée sous réserve qu’il dépose la patiente et ressorte son véhicule, pour gagner le parking extérieur, exigu et sur lequel, le plus souvent, il n’y a aucune place disponible…

Maurice entre dans l’enceinte de l’hôpital, gagne le pavillon de rhumatologie et stationne sur une place disponible, non attribuée, parmi une dizaine de places encore libres. Il aide son épouse à descendre de voiture, lui passe ses deux cannes et emporte les produits demandés ainsi que les formulaires à remettre au médecin. Mais à peine commencent-ils à marcher vers l’entrée du pavillon que surgit un agent de sécurité qui s’écrie : « Ressortez immédiatement ! » Maurice essaie de lui expliquer la situation, qu’il accompagne son épouse jusque la salle d’attente, ce qu’elle ne peut faire seule, puis va ressortir son véhicule. Mais l’agent de sécurité ne veut rien entendre, rappelle à Maurice qu’il a été seulement autorisé à déposer la patiente à l’entrée du pavillon et qu’il doit ressortir immédiatement. Maurice insiste, se sent désemparé et le ton monte… L’agent de sécurité lui accorde 5 minutes, pas plus et l’attend. Maurice se demande s’il n’est pas en train de cauchemarder, accompagne son épouse, explique la situation à l’infirmière d’accueil, compréhensive, qui vient vers l’agent de sécurité pour le supplier de faire une exception pour ce cas particulier. L’agent finit par accepter et la pression retombe.

Nouvelle affabulation ? Non, c’est encore une histoire vécue sur la planète hôpital ! Sans doute y a-t-il des abus de stationnement dans les hôpitaux, et il faut donc réglementer, certes. L’agent de sécurité fait le travail qui lui a été demandé, certes. Mais il n’y aurait pas aussi un peu de lobbying des ambulanciers dans cette affaire… par hasard ?

Partager cet article
Repost0
3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 10:02

           En juillet, malgré le peu de nouvelles, on a fait une audience pas possible, avec la naissance du « royal baby ». Tous les JT, en prenant un quart d’heure pour dire que l’on n’avait pas grand-chose à dire. Les journalistes étaient des centaines à attendre le jour J depuis trois semaines, pour certains d’entre eux. Puis nous avons appris l’entrée en maternité de Kate et enfin l’accouchement. Le garçon est né à 16 heures 24, il pesait 3,8 kg et cela a provoqué des commentaires, des interviews innombrables, grâce à nos envoyés spéciaux mobilisés pour cette circonstance exceptionnelle. Un crieur public, en habit rouge, a annoncé la nouvelle. Les parents, bouleversant le protocole bien établi, ont adopté une attitude résolument moderne pour montrer le futur roi à la foule en délire. Les médias du monde entier ont répercuté la nouvelle, avec flash urgents et éditions spéciales, les « grands de ce monde », d’un bout à l’autre de la planète, ont salué l’arrivée du fils de Kate et William, un hypothétique futur roi du Royaume Uni ! Et puis tonnez canons, illuminez fontaines pour cette naissance le jour de la pleine lune, sans doute un heureux présage. Mais quel sera son prénom, oh quel suspens insoutenable. Ah vraiment ce prince de Cambridge, avec rang d’Altesse royale, nous a fait passer un été merveilleux. Moi, monsieur Toc, je peux vous dire que ce fut un grand moment.

Vous les journalistes de l’audio-visuel, répliqua monsieur Tic, vous en faites un peu trop parfois pour des évènements d’un autre temps. Dans la presse écrite, on va plus au fond des choses, en prenant le temps nécessaire à l’analyse de la situation.

Mais, du tac au tac, monsieur Toc ironisa en rappelant que les médias écrits n’étaient pas non plus exempts de ce genre de situation et qu’ils n’hésitaient pas à en faire des pages pour expliquer qu’en hiver il fait froid et il neige et qu’en été il peut faire chaud !

Le lecteur-auditeur se dit alors que, décidément, le ridicule ne tue pas, même pas les journalistes. Puis il s’interrogea et se dit que s’il en est ainsi c’est tout de même parce qu’il y a des lecteurs et des auditeurs et que ceux-ci, peut être, sont en attente « d’évènementiel », qu’en mal de repères, ils ont besoin d’idoles, de gourous, de nouveaux dieux. Et alors quelle aubaine que la naissance d’un futur roi !

Partager cet article
Repost0
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 07:54

 

Ah, la torpeur de l’été, quelle douceur… Les nouvelles sont plutôt calmes, rassurantes et invitent à la sérénité. On sent bien que le monde profite à fond de cette période de repos, la preuve en feuilletant un quotidien réputé, le journal Le Monde et sélectionnant quelques articles :

- En brûlant ses terres, l’Indonésie pollue dangereusement la Malaisie et Singapour. Fermiers et planteurs de palmiers à huile incendient les tourbières pour défricher plus vite. Le Monde 25 juin.

- Il est urgent de sauver les éléphants d’Afrique. Une extinction annoncée. Le Monde 4 juillet.

- Automobile : l’Allemagne s’oppose au projet européen de baisse des rejets de CO2. Pour Angela Merkel, la nouvelle réglementation pénaliserait les constructeurs d’outre-Rhin. Le Monde 8 juillet.

- En Chine, la mer jaune devient le « mer verte ». La station balnéaire de Qingdao est envahie par des milliers de tonnes d’algues. Un phénomène lié à l’usage de nutriments et d’engrais. Le Monde 9 juillet.

- Les troubles du climat, source de conflits. De la chute des Mayas au Darfour, une étude scientifique explore les liens entre réchauffement et violence. Le Monde 4 août.

- La Grèce bétonne son littoral au nom de la relance. Athènes a voté une loi autorisant la construction d’hôtels géants, au grand dam des écologistes. Le Monde 9 août.

- L’Equateur renonce à sanctuariser le parc Yasuni pour en exploiter le pétrole. Les communautés indigènes et les écologistes réclament la tenue d’un référendum sur la question. Le Monde 19 août.

- Le coût des inondations risque d’exploser d’ici à 2050. Une étude appelle à des réponses préventives. Le Monde 20 août.

- Fukushima : alerte « grave » sur les fuites d’eau radioactive. Pour la première fois depuis le tsunami de mars 2011, la situation à la centrale est classée au niveau 3 de l’échelle des évènements nucléaires. Le Monde 22 août.

 

Mais dans ce flot de nouvelles qui nous font apprécier l’été, il y avait aussi cela :

- Plaidoyer pour une économie au service de l’écologie et du bien-être humain. Pour le chercheur Robert Costanza, il faut abandonner l’objectif de croissance du PIB. Le Monde 4 juillet.

- Nous ne voulons pas qu’une économie de la croissance. « Le Monde » publie un texte de Hugo de Gentile, élève de l’EM Lyon, sélectionné par le Cercle des économistes dans le cadre de l’opération « Inventez 2020, la parole aux étudiants », organisée du 5 au 7 juillet à Aix-en-Provence. Le Monde 9 juillet.

- En Angleterre, le réchauffement climatique fait le bonheur de la vigne. A 30 km de Londres, Denbies, leader d’un secteur en pleine essor, s’attend à un cru 2013 exceptionnel. Le Monde 15 août.

Comme quoi tout n’est pas désespéré et la rentrée sera enthousiasmante !

Partager cet article
Repost0
20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 08:52

 

La rentrée est en vue. Voilà le moment de reprendre ses chères études ou son très cher boulot. C’est aussi le moment d’actualiser ses références pour disposer des meilleures pistes de réflexion. Voici quelques propositions :

 

LEROND, Michel.- C’est bientôt la renaissance ? Pour sortir de la crise écologique.- Paris : l’Harmattan, 2013.- 156 p.

C’est la publication d’une centaine de chroniques écrites en 2010-2012 : nous avons poursuivi la réflexion sur nos modes de développement, avec un œil critique, mais aussi pour esquisser des propositions d’action. Editions l’Harmattan http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=result&ntable=0&andor=OR&artiste=michel%20lerond&motExact=0&orderby=titre&ordermode=ASC et dans toutes les bonnes librairies.

 

LEROND, Michel.- Qu’est-ce qu’on attend ? Chroniques (2008-2009).- Paris : l’Harmattan, 2010.- 149 p.

Les cent premières chroniques de notre blog ont été rassemblées de façon construite, selon les piliers du développement soutenable : économie, sociétal et environnement, avec un regard sur la gouvernance.

 

 

MAURY-DELEU, Virginie ; HARDEL, Blandine ; GOSSELIN, Olivier ; PESQUET, Gilles ; FAJON, Philippe ; LEROND, Michel.- Clos-masures et paysage cauchois.- Rouen : CAUE et Point de Vues, 2008.- 256 p.

         Un ouvrage de référence pour mieux comprendre le paysage du Pays de Caux, en Seine-Maritime, appréhender son histoire, ses évolutions et les stratégies possibles pour son devenir.                                                                 

 

LEROND, Michel ; LANMAFANKPOTIN, Georges.- Le développement soutenable. Evaluation simplifiée dans un contexte Nord-Sud.- Paris : L’Harmattan, 2007.- 187 p.

            Une proposition d’orientations méthodologiques et d’outils pour évaluer le développement soutenable, dans le cadre d’une collaboration franco-béninoise.                                                                        

 

LEROND, Michel ; LARRUE, Corinne ; MICHEL, Patrick ; ROUDIER, Bruno ; SANSON, Christophe.- L’évaluation environnementale des politiques, plans et programmes. Objectifs, méthodologies et cas pratiques.- Paris : Editions Tec et Doc, 2003.- 314 p.

            Un guide méthodologique de référence, réalisé par une équipe pluridisciplinaire fortement impliquée dans les méthodes d’évaluation.                         

Partager cet article
Repost0
6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 10:01

Pour terminer cette « séquence nostalgie », je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager cette dernière relecture de Jeunesse et Nature de 1963. C’est fou comme le temps efface les souvenirs. Comment croire que j’aie pu écrire cela… il y a 50 ans ? La preuve, s’il en était besoin, que notre mémoire nous trahit sans cesse et qu’il convient de s’en méfier, que la société change, mais peut être pas aussi vite qu’on l’imagine :

 

VOILA LES JEUNES D’AUJOURD’HUI :

 

Les problèmes de la jeunesse se sont sans doute posés à toutes les époques, mais le XXème siècle bat les records. La jeunesse est devenue parfois mauvaise et meurtrière, mais aussi souvent bonne et sympathique. Bien que la presse quotidienne dise beaucoup de mal de la jeunesse actuelle, des journaux spécialisés nous laissent augurer un avenir peut-être meilleur qu'on ne veut le croire.

En effet, si l’on ne lit que les journaux quotidiens, on a l'impression que la jeunesse décline dans un vandalisme qui ne nous laisse aucun espoir pour l'avenir. On lit dans les journaux des articles angoissants. J'ai pu relever dans un quotidien régional, en l'espace de quatre mois : 9 pillages, 4 attaques à main armée, 20 vols, 4 crimes, 9 méfaits divers, soit 46 méfaits, tout cela commis par des jeunes de 15 à 20 ans . Voilà ce que nous append la presse quotidienne. Sans doute abuse-t-elle en informant le public des méfaits des jeunes et en passant trop souvent sous silence les bienfaits d'autres jeunes, mais il n'y a pas de fumée sans feu et cette jeunesse de bas étage existe tout de même. Oui, la mauvaise jeunesse existe ; et si la presse abuse, elle est tout de même là pour le prouver : "Sauvage attaque de Teddy Boys dans un club de danse anglais" ; "Festival de Rock n'Roll au Palais des Sports : 2 000 fauteuils cassés, arbres déracinés, voitures renversées, trois millions de dégâts" ; "Sa 4 CV trouée de balles, un jeune voleur de voitures est arrêté par la police" ; "Quatre bandits de 16 et 18 ans avaient commis 12 vols, 6 cambriolages et 4 attaques a main armée". Ces "faits divers" bien que terrifiants ne nous étonnent plus guère tant ils sont courants. On s inquiète quelque peu tout de même quand il y a un crime de commis : "Une jeune fille de 19 ans tue son père à coups de hache" ; "Un étudiant belge tue son père et sa mère" ; "Victime de blousons noirs un lycéen lyonnais est mort". Ou bien encore, en lisant ceci : "Aux Etats-Unis, un enfant de 8 ans avoue avoir violenté puis étranglé une fillette de 4 ans". Ce n’est la qu'un aperçu de la situation, car bien des articles passent inaperçus et tous les actes de vandalisme ne sont pas rapportés dans la presse. Mais pourquoi donc tant de jeunes en arrivent-ils là ? Essayons de voir ensemble brièvement les raisons diverses de tous ces bas actes. Une jeune fille a tué son père parce que celui-ci voulait tuer sa femme ; 2 blousons noirs ont tué un garçon de 16 ans parce qu'il était intervenu quand les voyous voulaient embrasser de force sa soeur de 15 ans ; le rock'n-roll déchaîne un public très jeune qui va jusqu'à déraciner des arbres !... Bien sûr, des voyous volent pour se procurer de l’argent ; d'autres tuent à cause d'un drame de famille, pour se détendre, ou bien souvent, sans réfléchir, comme si tuer était un acte innocent. Je crois que le climat du XXème siècle, ce siècle de la vitesse, de l'atome, y est pour quelque chose. Les jeunes ne suivent pas le rythme de ce siècle, ce siècle où la liberté de l'individu diminue chaque jour. En un mot, ces jeunes qui volent, qui tuent, ces jeunes qui semblent être sans conscience, ce sont des inadaptés... C'est sans doute là la principale cause de tout le vandalisme actuel. Bien souvent aussi, un manque d’autorité des parents est la cause de la mauvaise attitude de la jeunesse. Cela sans oublier les jouets de guerre et les mauvaises lectures qui influencent très mal les enfants et les adolescents.

           Il existe des causes plus variées et plus compliquées de ce vandalisme, mais ces causes relèvent plus de la psychiatrie que d'un article sans prétention comme le mien. On parle beaucoup de la jeunesse dans le monde, parce que les jeunes y sont très nombreux, mais on laisse trop souvent de côté les bienfaits des jeunes, car "il n'y a pas de quoi se vanter de cela", dans la conversation. Aussi entend-on trop souvent "Voilà les jeunes d'aujourd'hui" pour désigner des voyous, comme s'il n'y avait que des «blousons noirs», les bons jeunes ne manquent pourtant pas.

Les jeunes gens sympathiques, dynamiques et corrects ne manquent pas… mais ils sont… incompris. La presse décrit tant les mauvais, que les bons sont oubliés et incompris quand ils essayent de se distinguer par des réalisations petites ou grandes et parfois hardies. Ces réalisations sont souvent belles et exemplaires : "Une fillette de 11 ans sauve sa soeur de la noyade" ; "500 jeunes font revivre le vieux château des Guise" ; "Les jeunes s'y mettent, opération pelle de charbon" ; "10 jeunes de 16 à 18 ans lancent un club d'aéronautique" ; "A Nantes, 1 500 jeunes ont applaudi un festival de 5 heures organisé par des jeunes" ; "Un garçon de 16 ans sauve in extremis son petit voisin tombé dans la Seine". Ce ne sont que des titres relevés au hasard dans des revues de jeunesse. Dès qu'on entre dans le détail, on s'aperçoit que ces actes, ces réalisations sont d'une grande noblesse… Après avoir pris connaissance de tels dévouements, de tels actes, n'a-t-on pas envie de louer ces braves jeunes, et de crier partout notre joie, notre amour de la bonne jeunesse, en rejetant à tout jamais les voyous et les blousons noirs qui ne méritent même pas qu'on parle d'eux ?

Après cette brève enquête sur la jeunesse de 1962, il faut conclure. J'emprunterai ma conclusion à M. J. Fabre, Président de la Société Nationale des Anciens et Amis de la Gendarmerie, qui s’exprimait ainsi dans le Bulletin de sa société : «On parle trop des blousons noirs et pas assez de la jeunesse saine, qui représente la vraie France de demain, dont les autres ne seront un jour que le déchet. Or cette jeunesse est admirable, elle est studieuse, propre au physique comme au moral, ardente dans ses sentiments, capable de magnifiques dévouements». 

La France est sans doute dépassée maintenant, mais soyons conscients que la jeunesse de l’Europe et du monde n’est pas composée que de voyous. Quant à ces JV, M. Fabre propose un remède pour eux : «Si les familles et la société essayaient le coup de pied quelque part, quant il est mérité ?...»

Partager cet article
Repost0
6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 09:36

 

Dans Jeunesse et Nature de 1963, il y avait aussi des témoignages et un certain sens de la communication, déjà :

 

NOS LECTEURS NOUS ECRIVENT :

 

Le numéro 1 de Jeunesse et Nature avait été envoyé, très judicieusement à quelques personnalités. Certaines ont répondu, quelle fierté pour nous !

 

Monsieur André MARIE Ancien Ministre de l’Education Nationale, Maire de Barentin :

"j'ai été particulièrement touché, croyez-le bien, de la charmante pensée que vous avez eue de me faire parvenir le numéro 1 de votre jeune Bulletin dont je serais particulièrement heureux de recevoir le service régulier.

Il me serait très agréable, en effet, de pouvoir conserver la collection de Jeunesse et Nature dans la bibliothèque municipale de ma ville de Barentin."

 

Monsieur Roger HEIM Président de l’Académie des Sciences – Directeur du Museum national d’Histoire naturelle :

"Avec tous ses remerciements, vous assure du vif intérêt qu’il a pris à l’envoi de votre brochure."

 

Monsieur Maurice HERZOG – Haut Commissaire à la Jeunesse et aux Sports :

"J’ai bien reçu la revue Jeunesse et Nature que vous avez eu l'amabilité de me faire parvenir. J’en ai pris connaissance avec intérêt, et je tiens à vous féliciter ainsi que tous vos camarades pour cette dynamique initiative."  

 Je vous prie de d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués. »

Partager cet article
Repost0