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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 06:56

            Mon costume est tout vert, veste et pantalon, mais aussi chaussettes et chaussures. Vert pomme. Pour la cravate, j’ai craint que cela fasse un peu chargé et j’ai opté pour le col de chemise ouvert, plus convivial. Je porte ce costume pour chaque intervention médiatique ou toute manifestation publique. Bien sûr, c’est un peu provocateur, mais je l’avais annoncé pendant la campagne et j’ai tenu mon engagement : le vert, c’est maintenant ! Je suis président de mon pays et j’ai décidé de remettre les choses en ordre. Mes opposants, nombreux, me surnomment « le dictateur vert », c’est un peu exagéré, mais…

Tout jeune déjà, je me sentais très concerné par le marxisme, mais je n’avais pas encore compris à ce moment que ce système politique peut fonctionner avec des fourmis, des abeilles ou peut être des étourneaux, mais pas avec des hommes… qui sont trop sensibles, autonomes et parfois contradictoires, pour s’en remettre   toujours à l’Etat. Il m’a fallu renoncer à cette idée, mais pour autant, je crois que l’Etat doit assurer avec autorité ce qui permet de garantir une vie collective équilibrée et acceptable par tous. C’est pourquoi, dès mon élection, pour être opérationnel, j’ai supprimé le Sénat qui ne servait plus à rien, j’ai réduit  le nombre de députés à 400, avec mandat exclusif et jetons de présence pour percevoir les indemnités. J’ai aussi nationalisé et réorganisé tous les dispositifs de contrôle sous la responsabilité de l’Assemblée Nationale, que ce soit pour les pollutions, l’alimentation, les médicaments, etc.  C’est à l’Etat qu’il revient de contrôler si ce qui est produit est sans nuisances graves et issu de circuits courts. La « libre entreprise » n’est pas interdite, mais elle doit produire des choses utiles. Concrètement, cela s’est traduit par l’instauration de la taxe pour l’environnement, la TPE, qui permet de réguler le marché et la consommation. Tout ce qui est néfaste à la santé ou l’environnement est taxé à 25 %, comme par exemple le gas-oil ou les fruits et légumes importés alors qu’ils peuvent être cultivés ici. Tout ce qui comporte des impacts importants sur la santé ou l’environnement est taxé à 50 %, comme par exemple les cultures avec éradication des haies, talus et mares ou les transports de marchandises non périssables effectués par camions sur de longues distances. Au-delà de ce qui relève de la taxation, les produits et fabrication sont tout simplement interdits.

La finalité de l’emploi n’est plus la compétitivité ou le profit, mais le bien être que cela apporte et la satisfaction que procure le travail, avec une meilleure répartition : travailler moins pour travailler plus nombreux. Ce nouveau mode de fonctionnement de notre économie mêle secteurs publics et privés, mais l’Etat reste maître du jeu. Ainsi, avec mon costume vert, j’agis ! Face à la contestation, je ne fais pas d’électoralisme puisque je ne ferai qu’un seul mandat de président. Ah si le vert, c’était maintenant !

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 09:37

         Si on traduit les mots chinois, la toux, c’est à cause du hors indice, relatif à l’état de l’air. Mais attention, ne dites pas que vous avez la « toux de Pékin », ce serait une insulte à la capitale chinoise, selon certains médecins qui ne connaissent pas les particules fines, mais considèrent ce trouble respiratoire comme naturel… Les particules fines, émises par les moteurs diesel et la combustion du charbon ou du bois principalement, sont dites PM2,5, c'est-à-dire de moins de 2,5 µm de diamètre ; elles sont très nocives pour la santé parce qu’elles pénètrent dans l’appareil respiratoire en profondeur. L’OMS estime nuisible un taux qui dépasse le seuil de 25 µg/m3 plus de trois jours par an. Toute la semaine de mi-janvier 2013, à Pékin, ce taux était voisin de 1 000 µg/m3, soit 40 fois la norme recommandée ! Il faut dire que les 5 millions d’automobiles pékinoises contribuent au quart des émissions de particules fines, qu’un tiers provient des usines des provinces voisines et le reste des embouteillages de camions sur certaines routes et des chaufferies au charbon et au bois.

         La blogosphère chinoise a regorgé de commentaires sur cet hors service, le record revenant sans soute à Pan Shiyi (milliardaire dont le blog compte 14 millions d'abonnés, excusez du peu !) qui a lancé un appel public pour la création d'une législation sur la qualité de l'air. Un autre milliardaire, Chen Guangbiao a innové en matière de sensibilisation de la population en proposant, pour 0,6 € des canettes d'air tibétain...

         La contestation écologiste est ainsi devenue chose courante, que ce soit sur internet ou dans la rue. Face à cette actualité très préoccupante de la mi-janvier, il se pourrait que la gestion de ce hors service de la qualité de l'air soit un révélateur des dispositions de l'équipe dirigeante vis-à-vis des questions environnementales qui ne manquent pas en Chine, que ce soit à propos de l'air, mais aussi de l'eau ou de la biodiversité.

         Cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose, an matière de dictature écologiste ? : http://www.michel-lerond.com/article-31873331.html

Au fait, comment dit-on en chinois Allo, Tonton, pourquoi tu tousses ?

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 09:22

      Si on avait la possibilité de choisir, faudrait-il mieux être une libellule ou un loup ? Une gentiane ou un calamar géant ? La libellule a son avis sur la question, tout comme le petit monde grouillant des mouches, araignées et autres insectes ou mollusques, sur lesquels pèse une menace d’extinction. Les Hommes n’ont toujours pas compris que si tout ce petit monde venait à disparaître, ils pourraient bien suivre le même chemin… Ce sont les scientifiques de l’Union internationale pour la conservation de la nature qui le disent ! D’accord rétorque le loup, mais bon, ils ne sont pas très cohérents ces humains. Ils prétendent me protéger et en même temps certains d’entre eux me déclarent la guerre. Ils me reprochent des carnages de brebis, alors qu’ils ne sont pas capables de reconnaître ces « sans papiers » que sont les chiens errants. Et puis certains humains confondent même les boeufs et les chevaux !

      La gentiane bleue prend un air moqueur et déclare que tout cela, c’est du n’importe quoi ! On ne sait pas qui est vraiment menacé. Evidemment rétorque la libellule, comment veux-tu compter tout ce monde ? D’après les humains, nous serions entre 2 et 100 millions d’espèces. Quel foutoir ! Le loup, avec son air majestueux et un rien moqueur, ajoute que tout cela devrait s’arranger puisque l’organisation patronale, le Medef, s’intéresse de près à la biodiversité et prévoit des compensations écologiques à ses impacts. A moins que l’on soit tous morts d’ici là, ajoute cyniquement un nénuphar. Il a fallu aux humains sept ans pour créer la Plateforme intergouvernementale pour la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), alors… Une mante religieuse glisse « gentiment » : vous finirez peut être tous à la zoothèque du Museum de Paris... 

      Mais un grand remous dans l’eau voisine fait apparaître un « monstre » de huit mètres d’envergure, pourvu de tentacules, qui surmonte toute l’assemblée avec beaucoup d’arrogance. Moi, le calamar géant, je ne joue pas dans la même cour que vous, les humains m’ont enfin découvert à 600 mètres de profondeur, après un temps de recherche invraisemblable. Ils m’ont photographié sous toutes les coutures et fantasment sur mon corps d’argent et ma grâce. C’est autre chose.  Arrivé d’on ne sait où, un bonobo sautille joyeusement, exhibant une partie de son corps qui lui donne accès à tous les bonheurs. Dans une courte intervention il rappelle que lui au moins, il partage volontiers ses repas avec des congénères d’une autre espèce et qu’il a une grande capacité d’empathie.

      Mais soudain, on entend dans le ciel comme un bruit de réacteur d’avion. C’est tout simplement un vol de calmars, ces céphalopodes de vingt centimètres qui arrivent à planer au-dessus des vagues, en escadrille. L’un d’eux a le mot de la fin, à l’intention du calamar géant : « Quand les cons voleront, tu seras chef d’escadrille ». Mais quel foutoir cette nature, on se croirait chez les Hommes !

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 09:59

Comment est-ce possible que des idées simples, évidentes, aient tant de mal à faire l’unanimité. Ainsi l’idée de nature continue à être opposée à celle de culture, toujours comme s’il y avait d’un côté la nature, un peu sale et vulgaire, avec ses minéraux, plantes, insectes, vers… et de l’autre l’Homme, espèce douée d’intelligence et de culture. Bien sûr que l’espèce humaine est dotée de qualités et compétences qui en font une espèce « supérieure ». Mais pour se situer à ce niveau, elle doit d’abord tout simplement satisfaire ses besoins primaires, comme se nourrir, se loger ou se soigner. C’est aussi simple que cela ! Et pour assurer ses besoins primaires, l’espèce humaine a besoin de la nature, dont elle fait partie, pour y trouver sa nourriture, ses vêtements, ses médicaments… Même nos technologies les plus avancées requièrent des « fragments de nature » et nous sommes dépendants des abeilles ou des vers de terre… par exemple.

Mais pourquoi donc en est-il ainsi ? Peut être faut-il s’interroger sur la transmission des savoirs et sur le rôle de l’école à cet égard. Peut être faut-il repenser la hiérarchie des valeurs, entre ce qui contribue à la vie et ce qui contribue à la détruire. Si c’était le cas, il devrait apparaître évident qu’il n’est pas question de sauver à tout prix toutes les espèces, puisque bien sûr la nature évolue, laisse disparaître quelques espèces et en fait apparaître d’autres, sur un temps long. Par contre ce qui est préoccupant, c’est l’accélération des disparitions, signe d’un déséquilibre profond. L’activité économique ne doit pas laisser croire que la protection de la nature est un plus, un gadget en somme. Au contraire, l’économie a besoin de la nature et ne peut pas s’en passer. Mais on nous dit rien !... par ignorance de ces principes basiques.

C’est pire encore si on nous cache tout ! Dans ce cas, c’est délibérément que l’on occulte la nécessité vitale de la nature. C’est ainsi que la Cour des comptes vient d’épingler la politique de l’eau en France qui ferme un peu trop les yeux sur des infractions préjudiciables à la nature, donc à nous les humains. C’est d’autant plus vrai lorsque l’on constate l’étendue des dérogations qui sont accordées par rapport aux seuils de pollution. Du coup la Commission européenne va condamner la France pour efforts insuffisants en matière de qualité de l’eau. Mais l’Europe aussi peut être remise en cause : l’Agence européenne de l’environnement vient de publier un rapport de 750 pages Signaux précoces et leçons tardives qui détaille les signes avant-coureurs ignorés ou étouffés sous la pression de lobbies puissants. Le marché reste plus fort que les préoccupations de santé publique… On nous cache tout : on vient de s’apercevoir que les tests de mesure des émissions de CO2 des voitures sont, en fait, tronqués et donc minorent les émissions par rapport à la réalité ! On nous dit rien, on nous cache tout, comment voulez-vous que les gens ne soient pas un peu agacés...

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 17:10

        C’est une grande ville qui a bâti sa notoriété sur un patrimoine architectural et artistique considérable, mais aussi sur une activité économique et portuaire importante. C’est le mélange de tous ces ingrédients qui fait une ville, avec son animation, son agitation, et parfois… ses dérapages.

Il arrive que le mélange des genres, entre industrie et tourisme, par exemple, ne fasse pas bon ménage. Ceci d’autant plus quand une industrie connaît un incident, avec des inconvénients notoires. Par exemple si une usine fabriquant des additifs pour les huiles moteur occasionne un dégagement ponctuel de mercaptan, gaz très malodorant, cela fait désordre dans le paysage… C’est ce qui s’est produit chez Lubrizol, à Rouen fin janvier 2013. Ce n’était pas le premier incident de ce genre, ni la seule entreprise concernée, mais cela survenait juste trois mois après l’incendie du pont Mathilde (http://www.michel-lerond.com/article-scenario-catastrophe-114154017.html), qui avait été très médiatisé. S’est ajouté le fait que l’air malodorant, sous les vents d’ouest, a gagné Paris, puis après retournement des vents s’en est allé « chatouiller » les Anglais. Enfin, le nouveau préfet de Haute-Normandie, qui prenait son poste le jour même, a décidé par précaution, d’annuler un match de foot qui devait se tenir à proximité… Cet enchaînement, comme pour l’incendie du pont Mathilde, sans conséquences graves pour les Rouennais a cependant déclenché un raz de marée médiatique… un peu déraisonnable.

        Bien sûr que ce qui est arrivé est regrettable, et que l’on peut s’émouvoir de la proximité d’installations industrielles avec les habitations, de carences réelles quant à la sécurité publique, etc. Mais une fois de plus, on constate la recherche du spectaculaire par certains médias et la dérive des réseaux sociaux qui livrent une information sans aucune maîtrise et avec beaucoup d’inexactitudes. Il y avait là pourtant une bonne opportunité pour un débat équilibré et rappeler à cette occasion les efforts faits par les industriels depuis plusieurs décennies pour améliorer les process, réduire les pollutions et les déchets, que l’industriel concerné a mis en place une instance de dialogue entre les riverains et la direction de l’usine dès le milieu des années 1990, cas unique en France, de même qu’une réflexion permanente entre l’entreprise et des personnalités extérieures à propos de ses impacts environnementaux.

        Certains rouspéteurs auraient également été bien avisés de se mettre d’accord avec eux-mêmes quand, dans le même temps et non loin de là, ils défendent le maintien d’une raffinerie, installation obsolète qui empoisonne le sol, l'eau et l'air depuis presqu'un siècle !... Mais ne désespérons pas, Rouen reste une belle ville qui procure aussi de douces fragrances dans ses jardins ou promenades des bords de Seine.

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 08:41

     Tout le monde n’a pas la faculté de s’exprimer clairement, avec cohérence et continuité dans les propos. Alors voilà. Vous l’avez remarqué, certaines personnes qui, voilà. Elles ont du mal voilà. Et s’expriment avec, voilà, des tics de langage. Ce qui est tout à fait étonnant, c’est que voilà, ces tics deviennent, on pourrait dire, voilà, collectifs. Oh non, ce n’est pas nouveau, on a déjà connu, voilà, ce genre de phénomène. Souvenez-vous, il y a quelques années voilà, toutes les phrases étaient ponctuées de « tout à fait » à n’en plus finir. Voilà. On ne pouvait plus entendre une phrase, voilà, à la radio ou à la télé, sans que « tout à fait » revienne sans cesse comme, voilà, une ponctuation inévitable. C’en était même un peu agaçant voilà, à la longue. 

     Et ça continue, si ce n’est qu’actuellement, voilà, on est sous l’emprise du « voilà ». Ecoutez bien la radio ou la télé. Il n’y a plus, voilà, une interview qui ne soit hâchée par des voilà à répétition. Voilà. Cela fait que la moitié des phrases, voilà, ne vont pas à leur terme. On s’arrête voilà, oui je disais on s’arrête au milieu, voilà, de la phrase, si bien que, en quelque sorte, voilà, eh bien c’est à l’auditeur de voilà, de terminer la phrase. Ce qui fait voilà, que parfois, on ne comprend plus rien, voilà. Eh bien voilà. 

     De ce fait, aujourd’hui, voilà c’est plus court parce que voilà, de toute façon, on n’y comprend rien.

     Voilà.

 

Si par contre, on veut y comprendre quelque chose, ou au moins essayer : 

Après « Qu’est-ce qu’on attend ? » voici la publication d’une centaine d’autres chroniques écrites en 2010-2012 : « C’est bientôt la Renaissance ? Pour sortir de la crise écologique. » Editions l’Harmattan http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=result&ntable=0&andor=OR&artiste=michel%20lerond&motExact=0&orderby=titre&ordermode=ASC et dans toutes les bonnes librairies.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 07:58

        C’est l’histoire d’un petit garçon né il y a une cinquantaine d’années à Honolulu, dans l’état américain de Hawaï, archipel situé en plein centre de l’Océan Pacifique. Son père, noir, était Kényan, économiste et homme politique, de famille musulmane. Sa mère, blanche, était une Américaine du Kansas, de famille chrétienne d’origine irlandaise. Ses parents s’étaient rencontrés à Hawaï, en cours de… langue russe.

        Résumons : ce petit garçon est fils d’un Kényan noir musulman et d’une Américaine blanche chrétienne.

        Les parents du petit garçon, qui ont connu une certaine instabilité sentimentale et économique, se séparent et confient leur progéniture aux grands parents maternels à Hawaï. Le père retourne au Kénya. Puis la mère rencontre un étudiant Indonésien, se remarie, part en Indonésie à Jakarta, en emmenant son fiston. Celui-ci ne tient que 4 ans et décide de revenir chez ses grands parents pour suivre des études. Il poursuivra celles-ci en Californie, puis à New York et enfin Harvard, après avoir entre temps, été « organisateur communautaire » dans un quartier noir défavorisé de Chicago.

        Bref, si l’on prend en compte les ascendances sur plusieurs générations, notre petit garçon a eu des ancêtres kenyans, cherokees, français, germano-alsaciens, anglais, écossais et irlandais. Malgré cela, il épouse tout simplement une femme Afro-Américaine comme lui, et avocate comme lui.

        Notre petit garçon, devenu grand, sera alors titillé par deux passions : la politique et… le basketball. Le sport restera un loisir, mais la politique l’amènera à être… président, le 44ème président des Etats-Unis d’Amérique, Barack Hussein Obama. Quel parcours vertigineux !

        Que l’on approuve ou pas sa politique, quelle personnalité attachante que cet Afro-Américain, ce citoyen du monde, grand lecteur, écrivant lui-même ses  livres et discours. 

        Nouvellement investi pour un second mandat, Barack Obama a inscrit le changement climatique en tête de sa liste de tâches à accomplir. Certes il avait déjà fait cette promesse, puis l’a un peu oubliée. Mais entre temps, l’ouragan Sandy a marqué les esprits, alors qui sait ?

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 08:19

      Le ciel était légèrement voilé en cette fin d’après-midi et la lumière moins intense que d’habitude. Dans le salon ils s’étaient réunis à quelques uns, plus ou moins affalés dans d’immenses fauteuils autour d’un thé. Il en est souvent ainsi lors des grands colloques, un peu harassants, ce qui permet des contacts inattendus. Ce fut le cas ce jour-là. 

      L’un d’entre eux interrogea ses compagnons à propos de la communication d’un Japonais qui rappelait que lors de la dernière déglaciation, il y a 14 500 ans, le niveau moyen des océans était monté de 16 mètres en trois siècles. Ce qui relativise fortement les discours actuels sur le réchauffement du climat… Encore un climato-sceptique, rétorqua un participant. 

      Un Américain fit remarquer que la grande sécheresse de l’été et l’Ouragan Sandy avaient interpelé sacrément l’opinion publique et que le lien avec le réchauffement semblait bien établi. 

      Ces propos laissèrent un peu sceptique un Indien : nous n’avons pas de preuves formelles. Seule l’expérience nous permettra d’être sûr, vers 2080 peut être. Le problème, c’est qu’à cette date, nous serons tous morts…

      Une jeune femme précisa que les émissions de gaz carbonique ont augmenté de 58 % entre 1990 et 2011, cela ne peut être sans conséquences.

      Un quinquagénaire, un peu hautain, prit alors la parole d’un ton cérémonieux, tenant sa tasse avec une grande dextérité : Vous avez raison madame, et aucun pays ne sera à l’abri de ces changements climatiques. Ainsi, sous les tropiques, les très hautes températures auront des effets terribles sur l’agriculture. Sans oublier une montée des eaux qui pourrait renforcer les dégâts des cyclones à attendre. Mais on verra aussi en Russie, en Amérique du Sud ou en Afrique des incendies dévastateurs. Tout cela aura des conséquences sur l’accès à l’eau potable en beaucoup d’endroits et inversement des précipitations très abondantes pourront entraîner des inondations qui vont accentuer la diffusion de polluants. La question majeure est de savoir si l’humanité sera capable de s’adapter à de tels changements. Pour notre part, nous sommes très pessimistes…

     - Mais au fait, dit l’un, on ne s’est pas présenté. Je suppose que vous, Monsieur, avec les propos que vous venez de tenir, vous représentez une ONG écologiste. 

     - Pas du tout, je représente la Banque mondiale. Nous avons publié un rapport fin 2012 à propos des conséquences dramatiques qui nous attendent si nous ne prenons pas des mesures drastiques dès maintenant.

     Plusieurs « colloquistes » se redressèrent, stupéfaits. L’un d’entre eux voulut reprendre sa tasse de thé, se pris les pieds dans le tapis, renversant tout le contenu de sa tasse sur les pieds de ses collègues… En somme un début d’inondation pour des gens qui n’avaient pas voulu voir les réalités ? C’était à Doha, au Qatar, fin 2012, lors de la conférence des Nations Unies sur le climat.

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 09:47

     Sans toujours oser le dire, en fait tout le monde s’intéresse au sexe. Alors pourquoi ne pas en parler ici. D’autant que les perversions sont parfois des plus intéressantes par leur côté exotique…

     C’est ainsi que (distinguons seulement « mâles » et « femelles » pour ne citer personne), on a pu voir ces derniers temps, chez différents groupes, toutes sortes d’ébats à faire rougir… 

    On a pu voir, par exemple, un mâle cherchant à impressionner une femelle en « faisant une roue » invraisemblable. Cette parade sexuelle s’accompagnant de danses et de roucoulades diverses. Si un autre mâle avait osé le perturber à ce moment, il prenait le risque d’un meurtre !

     Il arrive que la femelle demande au mâle de s’asseoir sur elle avant l’accouplement, afin qu’elle apprécie ses aptitudes en fonction… de son poids. C’est étrange, non ?

     La pratique de l’homosexualité, que l’on prend parfois pour une perversion, est en fait une pratique répandue. Avec toute la discrétion qui s’impose, on peut observer des mâles qui vont de montes rapides par derrière à des embrassades fébriles et frottements de pénis.

     Oh mais, quel étourdi, j’ai omis de préciser que je n’évoquais pas ici seulement les hommes, mais tout le règne animal. Bien sûr, dans le premier cas, il s’agit du paon. Dans le second, c’est la femelle émeu qui « soupèse » son partenaire, on ne prend jamais assez de précautions !

     Quant aux « homos », alors là on n’en croit pas ses yeux ! Cette pratique est naturelle dans le règne animal. C’est le cas des dauphins qui se frottent les uns contre les autres, ou des manchots qui persistent à vivre en couple homosexuel, malgré la présentation de femelles très séduisantes. Les girafes aussi sont capables de se livrer à des orgies sexuelles entre mâles. Quant aux bonobos, aux mœurs bisexuelles très libérées, ils sont « homos » ou « lesbiennes » avec une frénésie inégalable. C’est ainsi près de 500 espèces animales qui pratiquent l’homosexualité : des cétacés, singes, mais aussi oiseaux, crustacés, insectes, araignées, ou autres vers… Quelle orgie, d’autant plus que dans la nature, la sexualité exclusive est finalement rare.

    Mais qui donc a dit que l’homosexualité était « contre-nature » ? La civilisation occidentale se caractérise par une opposition homme-animal qui est devenue obsolète… et qu’il convient de repenser.

 

    « Bêtes de sexe », l’exposition du Palais de la Découverte est ouverte jusqu’au 25 août 2013 afin de présenter les divers aspects de la sexualité animale : http://www.palais-decouverte.fr/index.php?id=2193 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 08:26

      La chose publique comme l’on dit, la gestion politique d’un territoire m’ont toujours tenté. A peine mes études terminées, je me suis présenté à une élection. Une fois élu, j’ai fait en sorte d’occuper un poste bénéficiant d’une indemnité. Puis je me suis présenté à une autre élection et là j’ai du faire campagne avec un peu plus de ténacité. J’ai fait beaucoup de promesses qui m’ont bien servi pour accéder à un second mandat. Là encore j’ai pu bénéficier d’une indemnité et ainsi vivre correctement. 

      Quand vint l’échéance de ces mandats, je ne pouvais plus faire autre chose. Il fallait donc que je sois réélu et j’ai dû batailler ferme, c'est-à-dire être à l’écoute en recevant toute personne me demandant un service, écrivant de ci de là pour solliciter un emploi, une bourse, une place en maison de retraite, ou tout simplement un déplacement de l’arrêt du bus scolaire… Oh j’avais bien conscience que cela relevait un peu de la démagogie, mais il fallait absolument que j’assure mon avenir en étant à nouveau élu. Ce qui fut fait pour mes deux mandats. Par précaution, j’en ajoutais un troisième et cumulais quelques fonctions annexes qui m’assuraient d’être toujours sur le devant de la scène. 

      Les campagnes électorales se succédaient et un jour je fus apostrophé par un contestataire qui osa me demander quel était mon métier. Je répondis la politique. L’imposteur éclata de rire et s’écria : la politique, c’est pas un métier, c’est une fonction, dans un pays démocratique ! Cela me glaça et je ne sus que répondre. Ce n’est qu’au milieu de la nuit qu’une pensée funeste m’est venue : je suis malade, complètement malade… Effectivement, le lendemain je continuais de survoler les rendez-vous, les inaugurations, les réunions, quant aux dossiers… on verrait plus tard avec les services. Mais cette fois, conscient de mon addiction au pouvoir, je manquais un peu d’entrain et me faisais rappeler à l’ordre pour promesses non tenues, engagements non respectés, décisions toujours pas prises… Je m’interrogeais alors sur la suite à donner à ma vie, sur le renouvellement ou pas de tous ces mandats, sur… mon métier. Je ne sus trouver la réponse, ou au moins un échappatoire, et me consolais en pensant que je finirais bien par obtenir une médaille pour une telle longévité.

     Au fil des jours toutefois, une rengaine me revenait en tête de façon obsédante : je suis malade, complètement malade, comme quand ma mère sortait le soir, et qu’elle me laissait seul avec mon désespoir. On aurait pu remplacer « ma mère » par « la politique », c’était du pareil au même ! Oui Serge Lama avait bien raison dès 1973… J’ai fini par recevoir, en grandes pompes, la médaille tant convoitée, mais depuis j’ai décidé de me soigner. J’ai trouvé le remède : http://www.michel-lerond.com/article-15883948.html.  

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