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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 18:22

 

            Dans le cadre de la grande manifestation Normandie Impressionniste et pendant l’Armada, l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen organise une multi-conférence le samedi 15 juin 2013 de 17 H 00 à 19 H 30 en l’Hôtel des Sociétés Savantes, 190 rue Beauvoisine à Rouen (salle Daniel Lavallée). Entrée libre.

 

- La Seine impressionniste : le regard posé sur la Seine à Rouen par les peintres, ses paysages, ses industries, par M. Philippe PIGUET, historien et critique d'art, membre correspondant de l'Académie.

  

On peut relire à ce sujet : Une Seine impressionniste ? http://www.michel-lerond.com/article-une-seine-impressionniste-45894278.html 

 

- La Seine, des impressionnistes au 21ème siècle : les activités portuaires maritimes et fluviales, les industries, les activités commerciales sur les quais, par M. René GENEVOIS, ancien directeur du Port Autonome de Rouen et M. Philippe DEISS, directeur du Grand Port Maritime de Rouen.

 

On peut relire à ce sujet : Et si le port de Rouen faisait des folies ? http://www.michel-lerond.com/article-et-si-le-port-de-rouen-faisait-des-folies-56609551.html

 

- La Seine impressionnante : au 21ème siècle, le déplacement du port vers l’aval, le changement de vocations des quais avec les aménagements paysagers, sportifs, de loisirs et les éco-quartiers Flaubert et Luciline en cours de réalisation, par Mme Jacqueline OSTY paysagiste et, en conclusion M. Yvon ROBERT, maire de Rouen.

 

On peut relire à ce sujet : Rouen, ville sur un méandre ? http://www.michel-lerond.com/article-rouen-ville-sur-un-meandre-110525190.html

 

         On ne peut pas rater cette manifestation et pour se mettre dans l’ambiance on peut consulter www.normandie-impressionniste.fr

 

 

 

                                                                                   

 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 16:04

 

 

          Un évènement majeur s'est produit le 7 mai 2013 à Sigy-en-Bray, vers 16 heures : après huit années de tergiversations et de persévérance, des moutons sont arrivés sur le Grand Mont ! 31 brebis, plus élégantes les unes que les autres, des Suffolk à tête noire, et en voiture s'il vous plaît ! Bien serrées les unes contre les autres dans ce que certains appellent, un peu familièrement, une bétaillère, tirée par un tracteur... carrément d'époque ! Tout cela sous la conduite expérimentée d’un berger, pour guider la joyeuse troupe dans l'enclos qui leur était destiné. Oh, elles n'ont pas dit grand chose, juste Béééé... Mais elles se sont senties très honorées d'être ainsi choyées et photographiées à tout va. Pensez donc, Paris Normandie édition de Dieppe-Pays de Bray était là, le journaliste s'est régalé de magnifiques clichés pour la postérité. Il y avait aussi Beaubec Production, rien que çà, qui a filmé les stars dans la perspective d'un prochain film, peut être. C'était quasiment Hollywood sur les Monts (http://www.michel-lerond.com/article-21245028.html) ! Sagement, les brebis, dont aucune n'est galleuse, ont exploré leur parc et, pas folles les guêpes, euh non les brebis, elles ont brouté là où l'herbe est la plus verte. Pardi ! C'est à dire là où était passée l'épareuse, en haut du Fer à Cheval, pour broyer les touffes de Brachypode qui envahissent tout l’espace, aux dépens des autres espèces. La repousse est très appétante et les brebis adorent. Elles ont même commencé à "grignoter" entre les touffes. Tout cela est de bon augure pour les orchidées qui, déjà, pointent leur nez, euh pardon, leurs feuilles.

    Il en aura fallu de la salive et de la patiente pour en arriver là (http://www.michel-lerond.com/article-19515925.html). On n'avait pas vu de moutons sur le Grand Mont depuis les années 1980 ou 90, au siècle dernier... Mais grâce à la persévérance du Maire et de son Conseil municipal, avec le concours technique, financier et la labellisation du Département en Espace Naturel Sensible, tout paraît à nouveau possible, avec une floraison abondante d'orchidées, de Gentiane d'Allemagne, de Phalangère et de tant d'autres plantes. Et puis, voletant parmi ce grand jardin, nous allons revoir les Vanesses ou autres Machaon, ces papillons si élégants, et puis sans doute aussi quelques rapaces admirant tout ce spectacle depuis les cieux. Bientôt viendront les enfants de l'école, s'émerveiller devant ce spectacle, apprendre ce que veut dire "protéger la nature" et découvrir depuis ce panorama unique la plus grande partie du Pays de Bray. Ah vraiment, c'est Hollywood sur les Monts ! Et puis la population, les jeunes, les moins jeunes, les grand mères que l'on poussera, les boiteux que l'on portera, tous viendront redécouvrir le Grand Mont, ce joyau de la commune. Tous à pied ou à cheval, car les moteurs vrombissants nous empêcheraient d'entendre... le silence.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 17:54

            Dans les plus grandes affaires, surtout les plus complexes, il y a toujours la mouche du coche qui se mêle de tout, surtout quand il est trop tard. La Mouche du coche, c’est moi.

Ainsi « l’affaire Pétroplus » a-t-elle fait grand bruit pour tenter de sauver une entreprise et les 550 emplois qui allaient avec. La Mouche du coche a bien compris l’enjeu en termes d’emploi et d’économie locale, dans une agglomération déjà bien concernée. Mais la Mouche du coche n’a pas compris du tout cet engouement pour une entreprise à bout de course, polluante depuis des décennies, au point que les sols, l’air et l’eau en gardent des séquelles importantes. Et chacun y est allé de son couplet « sauvons l’emploi, sauvons Pétroplus » avec force banderolles sur les mairies. Même les écologistes ont soutenu le maintien de cette entreprise, au nom de la défense de l’emploi. Certes, la situation est dramatique pour les 448 salariés restant et tous les employés qui en dépendent. Mais quel sens donner à un travail qui a des conséquences graves pour l’environnement ?

La Mouche du coche se demande ce qu’ont fait les responsables politiques et économiques depuis près de 40 ans ? Créée en effet en 1929, cette raffinerie a près d’un siècle et dans les années 1970 déjà, la Shell envisageait la fermeture d’une de ses raffineries en France et celle de Petit-Couronne était la plus visée. Personne n’y a cru, le temps a passé, les exploitants aussi et finalement…

La Mouche du coche se pose des questions… un peu bêtes : pourquoi donc défendre une entreprise d’obsolescence, non programmée cette fois-ci, qui pollue en nuisant à la santé de milliers de personnes ? Mais pourquoi donc ne pas avoir envisagé sa reconversion ou, pour le moins, son amélioration ? Maintenant on va s’en occuper en payant quelques dizaines (voire des centaines) de millions d’euros pour dépolluer le site, « on » étant les contribuables… Mais ne désespérons pas, tout peut renaître : c’est bientôt la Renaissance ?

 

Après « Qu’est-ce qu’on attend ? » voici la publication d’une centaine d’autres chroniques écrites en 2010-2012 : « C’est bientôt la Renaissance ? Pour sortir de la crise écologique. » Editions l’Harmattan http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=result&ntable=0&andor=OR&artiste=michel%20lerond&motExact=0&orderby=titre&ordermode=ASC et dans toutes les bonnes librairies.

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 18:37

            Addicticide est un nouveau mot que je viens d’inventer, résultant de la contraction de addiction (du latin ad-dicere, la dépendance) et de pesticide (du latin pestis, fléau et caedere, tuer). Il s’agit donc de la dépendance au désir de tuer toute cette vermine, plantes et animaux nuisibles qui endommagent mes cultures.

En fait, j’essaie de me soigner, mais c’est bien difficile de sortir d’une addiction lorsque l’on est soutenu par les pouvoirs publics… pour y rester. Il faut dire que la France est, après les Etats-Unis et le Japon, le troisième pays au monde pour la consommation de produits phytosanitaires. On ne peut que se glorifier d’un tel palmarès, presque champions du monde ! Et puis c’est tout de même grâce à ces produits que nous avons pu éliminer tous ces ravageurs des cultures et ainsi moderniser l’agriculture. Bon c’est vrai, on sait maintenant que les praticiens de l’agriculture intensive consomment 93 % du marché national de phytosanitaires et qu’ils sont les premiers à pâtir des risques sur leur santé… alors ça fait réfléchir. Mais les pesticides, c’est tout de même un chiffre d’affaires annuel de près de 2 milliards d’euros en France. Heureusement que les céréaliers, et surtout les viticulteurs, sont là pour épandre tout cela, à raison d’une moyenne de 5 kg de matière active par hectare.

Bien sûr, l’Agence européenne de l’environnement (AEE) publiait début 2013 un rapport qui soulignait les manquements à la réglementation sur les pesticides, avec des risques sanitaires importants, ignorés ou cachés. Encore l’Europe ! Oui, oui les subventions, et alors, c’est un tout autre sujet. Il y a un autre bidule européen, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui donne un avis très sévère sur certains pesticides qui présentent un risque élevé pour les abeilles. Il paraîtrait qu’au niveau mondial, les abeilles rendraient des services dont le montant est estimé à 115 milliards d’euros par an. Mais on n’est pas des éleveurs d’abeilles, nous.

Et puis, en France même, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), encore un autre bidule, prétend que ses alertes ne sont pas entendues par le ministère de l’agriculture qui aurait autorisé des pesticides dangereux contre les avis scientifiques. Si c’est vrai, on ne peut même plus se remonter le moral avec un coup de pinard : tous les vins contiennent 1 à 9 pesticides différents, sauf les vins bio. Mais bon, pour en sortir de ce système… en Guadeloupe, il faudra attendre sept siècles pour éliminer le chlordécone, le pesticide des bananeraies qui a maintenant contaminé les sols, les légumes et les produits de la pêche…

 

 

 

Ces dernières nuits, j’ai mal dormi. Je me demande, si finalement, je ne serais pas en addiction à une sorte de déraison.

 

 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 18:18

 

            Ils étaient tous ensemble au lycée. Depuis, ils ont gardé des liens, ce qui est facile avec internet, et ils échangent régulièrement de leurs nouvelles.

Eh bien moi écrit l’un, je suis parti parce que j’en avais un peu marre de ce petit peuple de monarchistes schizophrènes. Les Français aspirent à l’autorité, à « un chef qui remette de  l’ordre », mais dans le même temps, ils contestent toute autorité d’où qu’elle vienne.  C’était devenu vraiment fatigant et je suis parti très loin, en Australie.

   Un autre précise qu’il s’est contenté de la Grande Bretagne. Mais il se sent plus libre, plus respecté, en dehors de tous ces comportements un peu tatillons dans une ambiance de rouspétance continuelle.

Elle est partie au Brésil, avec son compagnon. Là bas ils ont découvert un univers bouillonnant où à chaque instant, on invente, on innove, on se sent vivre.  Voilà plusieurs années de cela et ils n’envisagent pas de retour dans l’immédiat.

Celui-là a choisi le Bénin pour, à la fois, prendre son temps et redécouvrir toute l’authenticité des contacts humains. C’est une autre planète qu’il ausculte ainsi, avec une vraie gourmandise. Il perçoit mieux là-bas la fragilité de l’environnement et la volonté populaire de le préserver.

 

Pour elle, ce fut directement la Chine. Une autre planète aussi, une préfiguration d’un lendemain qui fait un peu peur, mais qui est une sorte de feu d’artifice permanent, avec des inventions, des constructions à chaque minute sous la poussée massive d’une population laborieuse et décidée.

Tous racontaient, succinctement, leur nouvelle vie, leurs découvertes et parfois évoquaient leurs regrets : fuir la France, un pays si prometteur et qui ne leur donnait plus rien, ou presque. Ils avaient fui cette schizophrénie nationale, cette corruption politique rampante et inavouée, ce populisme montant, le chômage croissant, une anxiété qui conduit au repli sur soi et à la peur de l’autre. Mais ils exprimaient aussi, à mots couverts, comme un pincement au cœur. Ils n’étaient pas PDG de grandes entreprises, ni du CAC40, ou des people en cours d’évasion fiscale. Non, ils étaient des jeunes gens qui ne croyaient plus en leur pays, tout simplement.

Un jour, parmi la foultitude de courriels qu’ils échangeaient, l’un d’eux eut cette audace, ou ce coup de cafard : et si on rentrait, si on se retrouvait tous, en France. Oh pas pour refaire un grand pays. On nous a tant bassinés avec ces pseudo slogans un rien nationalistes : la France est un Grand Pays, la France a le meilleur système éducatif au monde, la France a un service de trains que le monde entier nous envie… Quelles foutaises ! Non, si on revenait simplement pour contribuer à faire de ce pays un lieu exemplaire, où il fait bon vivre avec des gens qui se respectent, une volonté d’inventer l’avenir et un rien de nonchalance.

 

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 10:01

            Extraordinaire ! Il avait neigé en hiver… La fin d’hiver 2013 avait été interminable, notamment en raison d’un épisode neigeux tardif. A leur habitude les médias avaient trituré l’évènement en restant le plus souvent à la surface des choses : tel automobiliste qui dérapait, tel camion qui se couchait dans le fossé et tous ces enfants qui jouaient aux boules de neige. Pensez donc, en région parisienne seules 10 lignes de bus sur 360 fonctionnaient, les trains étaient immobilisés et beaucoup d’avions annulés, en raison de la neige et du verglas. Une cellule interministérielle de crise avait été mise en place. Ce fut la galère pour les routiers, les transports scolaires, les agriculteurs, bref pour tout le monde.

Ce n’est que quelques semaines plus tard que l’on s’est interrogé vraiment devant tant de neige, au printemps, dans tant de pays, Russie, Pologne ou Grande Bretagne. Ainsi, on était stupéfait à l’annonce du bilan des perturbations climatiques en Angleterre au cours de l’année 2012 : trois mois de sécheresse, puis période la plus humide depuis le début du 20ème siècle. Etonnant ! De ce fait, le revenu des agriculteurs avait baissé de 53% pour les éleveurs en région montagneuse. Inquiétant ! Cela semblait bien correspondre aux prévisions du GIEC quant aux perturbations du climat qui allaient s’amplifier. Terrifiant ! 2012, c’était l’année de la conférence de Doha sur le climat, la 18ème du genre. Ce fut un fiasco, sans aucun engagement concret, alors que les manifestations climatiques commençaient à se multiplier : canicules, inondations, cyclones, fonte des glaces de l’Arctique, etc. C’était comme des avertissements à répétition, que pourtant personne ne voulait entendre. De plus en plus de pays étaient concernés, les rendements agricoles commençaient à régresser ce qui constituait une menace pour la sécurité alimentaire mondiale. Les climatologues, après de multiples études, arrivaient à la conclusion qu’au début du 21ème siècle, les températures terrestres étaient plus chaudes que celles estimées pendant les 11 derniers millénaires !... Et surtout, la caractéristique essentielle de ce changement résidait dans sa rapidité, ce qui compliquait la possibilité d’adaptation.

Aujourd’hui, en 2045, tout cela est devenu banal. Les écarts climatiques sont considérables, les hivers en zones tempérées redoutables et les étés caniculaires, comme il avait déjà été annoncé : Le réchauffement va-t-il nous refroidir ? Il y a régulièrement plus d’un mètre de neige une grande partie de l’hiver, mais on peut se réchauffer avec un bon vin de Bordeaux, récolté dans le nord de l'Allemagne !

Tombe la neige qui efface le passé et les prévisions alarmistes. Ce n’est pas la fin du monde, seulement un autre monde, blanc comme neige.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 08:16

           Irène a très mal au genou. Régine lui prescrit une IRM. Marie lui donne un rendez-vous. Seulement voilà, ce n’est pas si simple. Irène souffre terriblement en position debout et n’assure quasiment plus son autonomie à la maison. Régine, c’est la rhumatologue du CHU de Rouen qui reçoit Irène en consultation. Elle l’ausculte, regarde les radios dont elle dispose et diagnostique provisoirement une arthrose. Il faudrait passer une IRM pour confirmer le diagnostic et définir un traitement. L’imagerie par résonance magnétique est une technique qui permet d’obtenir des vues de l’intérieur du corps avec une grande précision. Mais un rendez-vous dans des délais raisonnables au CHU n’est pas envisageable, il est donc demandé à Irène de contacter elle-même la clinique voisine. Marie est la personne chargée de prendre les rendez-vous dans cette clinique. Le délai d’attente est de cinq semaines. Le rendez-vous est pris, mais cela paraît effroyablement long pour Irène qui souffre quasiment en permanence.

        Alors Irène réagit et décide d’appeler elle-même tous les hôpitaux et cliniques de Rouen et de Dieppe, située à 60km. Les résultats sont éloquents. Partout les délais sont de un à deux mois. Sauf… à Dieppe où l’hôpital public abrite aussi un service privé de radiologie qui lui, offre un délai de 15 jours ! Rendez-vous est pris. Mais Irène souffre de plus en plus et son médecin traitant la fait hospitaliser pour la mettre en sécurité, en espérant qu’une IRM puisse être passée en urgence. Que nenni, même dans ce cas les médecins hospitaliers ne peuvent obtenir un rendez-vous plus rapproché.

Il est donc convenu de maintenir le rendez-vous à l’IRM de Dieppe. Dommage direz-vous puisqu’il y a une IRM au CHU et une autre dans la clinique qui se trouve de l’autre côté de l’avenue… A Dieppe tout se passe bien si ce n’est qu’il n’y a personne à l’accueil. Comme au CHU, à l’IRM le personnel est très dévoué et compréhensif, d’autant plus que l'accès se fait par un perron à 7 marches. Bien sûr il y a un ascenseur pour les fauteuils roulants, mais il est en panne, toujours en panne nous dit-on… Pour le résultat, ce sera manuscrit et avec photos sur papier : le graveur de CD est en panne… Pour ressortir il est fait appel à un brancardier, qui s’empresse de faire valoir sa gentillesse du fait qu’il travaille à l’hôpital public et non pas pour un service privé, et qui entraîne Irène dans le dédale des sous-sols pour ressortir à l’aide d’un ascenseur qui fonctionne. De retour au CHU, on se met en quête d’un fauteuil roulant. Mais le dernier qui restait est reparti dans un autre service. Une infirmière fait donc le tour des chambres pour emprunter un fauteuil à un patient qui en possède un personnellement. En effet, des visiteurs… assez indélicats volent des fauteuils roulants ! Affabulation ? Non, histoire vécue sur la planète hôpital, une autre planète assurément !

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 09:43

 

         A cette époque, il y a près d’un demi-siècle, ils étaient très peu nombreux, à étudier des petites plantes assez bizarres, sortes de croûtes, parfois pulvérulentes. Ils les appelaient lichens et, après de nombreuses études, ils expliquaient que ces plantes qui poussaient sur le sol, les toits ou les arbres, pouvaient donner une idée assez précise de la qualité de l’air. Les lichens plus sensibles disparaissent sous l’effet de la pollution et de ce fait, la liste des espèces présentes renseigne sur la qualité de l’air. Les résultats étaient analogues, que ce soit en Picardie, Nord, Normandie, région parisienne, régions lyonnaise ou grenobloise, à savoir des niveaux de pollution  élevés dans les centres villes et les zones industrielles, en parallèle à la disparition des lichens. Cela démontrait que la pollution de l’air avait un effet néfaste sur des plantes, des êtres vivants donc, et sans doute aussi sur la santé humaine. Certains ingénieurs trouvaient cela très discutable et pas très fiable ; la méthode ne leur paraissait pas assez « technologique ». Il y eut aussi un pneumologue, pour aller dans le même sens que les lichénologues, et affirmer les dangers de la pollution de l’air pour la santé humaine. Cela se passait dans les années… 1970.

           Aujourd’hui, si les pollutions les plus importantes, comme le dioxyde de soufre ou le monoxyde d’azote, ont régressé fortement, elles subsistent néanmoins. Mais ce sont les particules en suspension qui semblent être la première préoccupation, avec des alertes répétées ces dernières semaines dans plusieurs grandes villes . Quant aux pesticides agricoles, ils sont toujours très peu mesurés..

        Selon l'Organisation mondiale de la santé, la pollution de l'air est une cause croissante de maladie en Europe. C'est pourquoi le plan d'urgence pour la qualité de l'air, en France, prévoit d'interdire la circulation des voitures les plus polluantes lors des pics de pollution, dès la fin d'année 2013. Toutefois, les textes d'application semblent d'une complexité... bien française. En Grande Bretagne, après avoir institué un péage urbain à Londres il y a dix ans, on en constate l'inefficacité et la ville se prépare prendre des mesures plus radicales.     

          Ce qui manque encore largement, c’est la mise en place d’un système d’information simple et compréhensible immédiatement par le grand public. L’information globale peut être restituée avec des cartes simples à deux ou trois couleurs par exemple, comme pour les alertes météo. Mais que tout cela est lent !

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 07:27

           C’est l’histoire banale de deux personnes qui se sont données rendez-vous à la gare de Rouen à l’arrivée du train de 16h01. Maxime vient rejoindre Hubert qui arrive de Paris. Un peu méfiant, Maxime arrive largement en avance à la gare pour s’assurer qu’aucune information ne vienne troubler ses projets, dans la mesure où les retards de trains sont devenus chose courante.

Un tableau électronique, placé bien en vue dans le hall affiche les horaires d’arrivée des trains avec une mention clignotante sur chacun : à l’heure. Parfait ! Mais sous ce panneau, ou presque, une série d’affiches attire son attention. Elle vante les mérites de la SNCF pour avoir remis le réseau en ordre après les intempéries neigeuses de ces derniers jours. Bravo ! Toutefois, l’une de ces affiches mentionne qu’en raison de la fin des  travaux de remise en état du réseau, certains trains pourront être en retard le samedi 16 mars. C’est aujourd’hui, merci de nous prévenir. Tiens donc, le  à l’heure n’est peut être pas si sûr. Pour se rassurer Maxime s’enquiert de trouver un dépliant avec les horaires complets. Aucune difficulté. Il vérifie que le train arrivant à 16h01 est bien mentionné. Effectivement, il circule tous les jours, direct entre Paris et Rouen, puis file vers Le Havre, mais mention 21 :  sauf le 16 mars et quelques autres dates… Nous sommes le 16 mars ! Maxime se sent un peu perturbé et se dit qu’un élément a du lui échapper. Il retourne vérifier les panneaux : rien n’a changé sauf que le train de 16h01 est maintenant affiché avec 10mn de retard. D’ailleurs, une mention est ajoutée pour informer les voyageurs : En raison de perturbations matériel, le train, etc. aura 10mn de retard. Si en plus il faut soigner l’orthographe… Un agent de la gare s’explique, un peu fortement avec un voyageur. Maxime s’approche et lui pose la question à son tour : Le train de 16h01 fonctionne-t-il vraiment, compte-tenu de la discordance des informations ? Sans perdre son flegme, l’agent répond alors : Bien sûr puisqu’il est affiché, il n’y a pas de problème. Maxime insiste en faisant observer que d’après l’horaire, ce train ne fonctionne pas aujourd’hui. Et l’agent de répondre : c’est vrai, ce n’est pas très clair, on vient de s’en apercevoir. Faudra qu’on en parle. Et l’agent de la gare disparaît derrière une porte…

Maxime garde son sang froid mais bout de l’intérieur. Il se dit que s’il laisse exprimer ses sentiments il va fumer comme une vieille locomotive à vapeur qui faisait teuf teuf. Il ravale sa rage et se répète dans son for intérieur : Nous vivons à l’ère de la communication, nous vivons à l’ère de la communication, nous vivons à l’ère de la communication… La preuve : voilà le train de 16h01 à quai, avec seulement un quart d’heure de retard. Hubert est là. Tout va bien. Où est le problème ? Juste que cette histoire est vraie !

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 06:56

            Mon costume est tout vert, veste et pantalon, mais aussi chaussettes et chaussures. Vert pomme. Pour la cravate, j’ai craint que cela fasse un peu chargé et j’ai opté pour le col de chemise ouvert, plus convivial. Je porte ce costume pour chaque intervention médiatique ou toute manifestation publique. Bien sûr, c’est un peu provocateur, mais je l’avais annoncé pendant la campagne et j’ai tenu mon engagement : le vert, c’est maintenant ! Je suis président de mon pays et j’ai décidé de remettre les choses en ordre. Mes opposants, nombreux, me surnomment « le dictateur vert », c’est un peu exagéré, mais…

Tout jeune déjà, je me sentais très concerné par le marxisme, mais je n’avais pas encore compris à ce moment que ce système politique peut fonctionner avec des fourmis, des abeilles ou peut être des étourneaux, mais pas avec des hommes… qui sont trop sensibles, autonomes et parfois contradictoires, pour s’en remettre   toujours à l’Etat. Il m’a fallu renoncer à cette idée, mais pour autant, je crois que l’Etat doit assurer avec autorité ce qui permet de garantir une vie collective équilibrée et acceptable par tous. C’est pourquoi, dès mon élection, pour être opérationnel, j’ai supprimé le Sénat qui ne servait plus à rien, j’ai réduit  le nombre de députés à 400, avec mandat exclusif et jetons de présence pour percevoir les indemnités. J’ai aussi nationalisé et réorganisé tous les dispositifs de contrôle sous la responsabilité de l’Assemblée Nationale, que ce soit pour les pollutions, l’alimentation, les médicaments, etc.  C’est à l’Etat qu’il revient de contrôler si ce qui est produit est sans nuisances graves et issu de circuits courts. La « libre entreprise » n’est pas interdite, mais elle doit produire des choses utiles. Concrètement, cela s’est traduit par l’instauration de la taxe pour l’environnement, la TPE, qui permet de réguler le marché et la consommation. Tout ce qui est néfaste à la santé ou l’environnement est taxé à 25 %, comme par exemple le gas-oil ou les fruits et légumes importés alors qu’ils peuvent être cultivés ici. Tout ce qui comporte des impacts importants sur la santé ou l’environnement est taxé à 50 %, comme par exemple les cultures avec éradication des haies, talus et mares ou les transports de marchandises non périssables effectués par camions sur de longues distances. Au-delà de ce qui relève de la taxation, les produits et fabrication sont tout simplement interdits.

La finalité de l’emploi n’est plus la compétitivité ou le profit, mais le bien être que cela apporte et la satisfaction que procure le travail, avec une meilleure répartition : travailler moins pour travailler plus nombreux. Ce nouveau mode de fonctionnement de notre économie mêle secteurs publics et privés, mais l’Etat reste maître du jeu. Ainsi, avec mon costume vert, j’agis ! Face à la contestation, je ne fais pas d’électoralisme puisque je ne ferai qu’un seul mandat de président. Ah si le vert, c’était maintenant !

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