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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 10:34

 

        La côte normande a connu l’an dernier l’un de ses plus gros éboulis, en Seine-Maritime. Une portion de falaise de 300 m de long sur 70 m de haut s'est effondrée à Saint-Martin-aux-Buneaux et Veulettes.

        En Normandie, le recul du littoral peut atteindre 5 m/an en moyenne à l'ouest du Cotentin. Sur les falaises de  craie de Seine-Maritime, le recul est de l’ordre de 20 cm/an et on y compte environ 40 effondrements/an.

        L’érosion du littoral est d’origine naturelle et humaine. La raison tient essentiellement au travail de sape de la marée qui se fait en pied de falaise, accentuée par les phénomènes de gel-dégel en hiver, ce qui fracture la roche et la rend plus vulnérable. Il semble que le phénomène s'amplifie, du fait du réchauffement climatique qui relève le niveau des océans, très faiblement, mais assez pour accélérer l'érosion. Le ministère de l’écologie travaille actuellement sur une hypothèse de montée du niveau des eaux d’un à deux mètres d’ici 2100. Les travaux portuaires, les ouvrages de protection et les aménagements de front de mer peuvent aussi contribuer, dans certains cas, à l’érosion des falaises.

        Bien que ce phénomène soit ancien (le phare du Cap d’Ailly a du être reconstruit plusieurs fois), on peut craindre qu’il ne s’accentue. Les risques concernent surtout les maisons situées trop en bordure de falaise. Certaines pourraient être expropriées, comme cela s’est déjà produit en 2006 à Criel.

        La Loi littoral vise à encadrer l'aménagement de la côte pour la protéger des excès de la spéculation immobilière. Le Grenelle de la mer a estimé sa prise en compte insuffisante dans les documents d’urbanisme.

      Pour remédier à cela, les régions Picardie, Haute et Basse-Normandie, ont décidé de s’associer dans la mise en place d’un Réseau d’observation du littoral normand-picard. L’objectif est de définir les risques le plus précisément possible, afin de gérer le littoral de manière globale et partenariale. Il faudra, de toute façon, composer avec la nature, plutôt que chercher à s’y opposer par la force…

 

Si l'on s'intéresse aussi à l'agriculture, on peut regarder :  http://global.arte.tv/fr/2011/02/08/pour-un-debat-public-sur-l%E2%80%99agriculture/

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 08:09

 

La société française vieillissante semble avoir peur de sa jeunesse, forcément un peu remuante. La jeunesse semble perçue comme un danger plutôt qu’un atout. La marmite intergénérationnelle est sous pression, tant les disparités se multiplient entre jeunes et seniors, en termes d’emploi, de logement, de richesse ou de précarité. Et les jeunes ont contre eux de ne pas être très « rentables » électoralement : ils votent peu ou pas…

On sait combien il est toujours difficile dans ce pays de regarder le long terme plutôt que de se complaire dans l’esprit franchouillard, conservateur, rentier… qui prend peur à l’idée d’imaginer un avenir différent, plutôt que s’accrocher égoïstement aux « avantages acquis ». C’est à peine caricatural que d’affirmer que les seniors sont préoccupés par leur retraite et leurs placements tandis que les jeunes le sont par leur emploi (ou non emploi) et leur logement (ou logement précaire). Ainsi le pouvoir politique protège les aînés, qui votent, reportant la charge financière sur les jeunes actifs, par ailleurs largement absents du débat politique. C’est ainsi que notre parlement est composé essentiellement de mâles sexagénaires cumulards…

Il faut être aveugle pour ne pas voir que l’on entre dans une période difficile, avec une dette monstrueuse laissée en héritage aux générations à venir, un pouvoir politique largement autiste et parfois menteur, et une perte de toute autorité. Et cela d’autant plus que la peur, toujours mauvaise conseillère, recrute massivement chez les jeunes eux-mêmes. Les Français ont peur de tout, du monde et des autres, se sentent en insécurité et veulent éradiquer tout risque réel ou supposé dans tous les domaines. C’est bien une souffrance qui s’exprime ainsi. Les jeunes perçoivent la société comme une machine à exclure, en commençant par l’école, où toujours domine la compétition. Ainsi, malgré des discours enflammés, l’orientation vers l’enseignement professionnel, par exemple, continue à se faire par défaut, alors qu’il y a tant à inventer, à innover avec intelligence dans ces métiers. La grève, la manifestation dans la rue, l’acte violent deviennent alors un rite de passage à l’état d’adulte responsable.

Pour éviter l’affrontement des générations, il faudrait vite réinvestir dans la formation des jeunes, en rajeunissant les concepts. Il faut donner la priorité à l’emploi des jeunes pour une véritable insertion dans la société et leur permettre de participer réellement à la décision politique pour réinventer une société multi-générationnelle et multi-culturelle. Au fait, partager l’emploi, la richesse et le pouvoir, ce ne serait pas cela la gauche ?

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 08:19

 

Que de neige, que de neige ! C’est çà le réchauffement climatique ? Les interrogations sont allées bon train en début d’hiver, en raison de cette contradiction apparente. Aussi faut-il faire un peu de pédagogie… avec le risque de la simplification. D'abord, notre hiver actuel n'a rien de très rigoureux. Nous avons connu bien plus froid, par exemple en 1962 la Mer du Nord a gelé et formé une "banquise" à Dunkerque. Par contre, l'hiver actuel a surpris par la précocité et l'abondance de la neige. Cet effet de surprise a été amplifié par les médias du fait qu'il y avait de la neige, et des perturbations… à Paris. Donc un hiver, somme toute banal, si ce n'est précoce et fort neigeux.

Oui, mais alors le réchauffement ? On exprime le réchauffement, par souci de simplification et de pédagogie, par une moyenne ANNUELLE et PLANETAIRE. Ce qui ne veut pas dire grand-chose à l’échelle locale, c’est vrai. C'est seulement un indicateur qui permet de "mesurer" le phénomène de façon très synthétique. Ce réchauffement GLOBAL se traduit dans les faits de façon différente selon les continents, en synergie avec d'autres phénomènes climatiques, entraînant des perturbations dans les climats locaux. Ainsi on constate une augmentation de la fréquence et de l'intensité des ouragans, ou des alternances d'épisodes extrêmes, pluies et sécheresses.

Nous avons la chance de vivre en zone tempérée où les perturbations… restent modérées. C'est ainsi que l'on prévoit un réchauffement, global là encore, pris en compte par les forestiers qui ne plantent plus de hêtres en Normandie (il va faire trop chaud, relativement, pour cet arbre et les épisodes de sécheresse possibles empêcheront de pouvoir l'exploiter). De même, des vignerons bordelais achètent des terrains en Angleterre et en Allemagne avec pour projet d'y implanter leurs cépages afin de pouvoir continuer à produire des vins "de Bordeaux" au-delà de 2050.

Nous devons donc nous attendre, en France aussi, à connaître le "toujours plus" : plus chaud, plus froid, plus sec, plus humide, tout cela dans un relatif désordre... Concernant le froid, et les hivers, il se pourrait bien que le réchauffement... nous refroidisse. En effet, le réchauffement global fait fondre la banquise de l'Arctique, ce qui libère de grandes quantités d'eau très froide dans l'océan Atlantique qui repoussent le Gulf Stream vers le Sud en nous privant de sa modération thermique. C'est pourquoi, dès les années 1980, des climatologues Allemands avaient envisagé que l'on puisse connaître un jour en Europe des hivers de type canadien. Nous n'en sommes pas encore là... Ainsi, nous allons peut être vers des hivers plus rigoureux, ce qui n'empêchera pas des canicules en été, quelques tempêtes de temps en temps ou des inondations intempestives... Mieux vaut le savoir et s’en protéger.

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 08:21

 

         Alain Carment nous a quittés brutalement, beaucoup trop tôt. C’était un homme lucide et courageux que je connaissais et appréciais depuis 25 ans. Il était venu me voir à l’Observatoire régional de l’environnement de Haute-Normandie, pour s’informer de nos activités et en quoi elles pourraient lui être utiles pour le Pays de Bray. Ce fut l’un des rares élus à faire cette démarche.

Alain Carment était né en 1950 à Gournay-en-Bray, d’une famille très modeste. Il n’a jamais quitté le Pays de Bray. Ouvrier menuisier, puis agent technique, il a effectué un parcours dans la vie publique à partir de mai 68, avec un engagement syndical, puis une vie militante politique et ensuite élective. Parce qu’il avait compris, disait-il, « qu’une fonction d’élu offrait davantage de possibilités pour mettre en œuvre des idées, des projets, défendre un territoire et ses habitants ». Il se disait de sensibilité sociale démocrate, fondée sur l’humanisme vrai, la justice sociale, la solidarité (à ne pas confondre avec l’assistanat), la laïcité et la tolérance.

Il fut successivement, conseiller général de Seine-Maritime (depuis 1987), maire de Gournay-en-Bray (1989-1995) puis de Montrôti, président de la communauté de communes de Gournay-en-Bray, et occupa différentes responsabilités au niveau du Pays de Bray en tant que président du Syndicat intercommunal d'élimination des ordures ménagères du Bray Sud ou président de la Commission Environnement du SMAD. Depuis 2004, des responsabilités importantes lui avaient été confiées au niveau du Département de Seine-Maritime en matière de déchets ménagers, pour la mise en œuvre d’une politique en faveur du développement soutenable avec notamment un volet efficacité énergétique et recours aux énergies renouvelables. Cette mission le passionnait et il s’y donna à fond, au risque de quelques « coups de gueules », tant le défi pour l’avenir de la Planète Terre lui paraissait important.

Alain Carment fut avant tout un ardent défenseur du territoire brayon auquel il consacrait son action politique depuis près de 25 ans. Il fut, à ce titre, un acteur authentique de la mise en œuvre du développement soutenable.

Il fut aussi l’un des premiers abonnés à mon blog et avait tenu à publier plusieurs de mes chroniques dans son magazine Regards sur le canton de Gournay-en-Bray. La chronique qui l’avait le plus marqué fut certainement « France, pays de la rouspétance ! » www.michel-lerond.com/article-34058669.html. Il m’assurait qu’il vivait cela au quotidien et que c’était vraiment épuisant…

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 08:14

 

Après le désarroi de Copenhague, en décembre 2009, et la réhabilitation des conclusions du GIEC par l’Académie des Sciences de Paris, la conférence de Cancun était très attendue… C’est un immense espoir qui s’est levé fin 2010, même si les conclusions sont insuffisantes. La conférence de Copenhague n’était parvenue à aucun accord et fut qualifiée « d’incroyable désastre » par certains participants. La « Conférence des parties à la convention sur les changements climatiques », à Cancun (Mexique), a adopté un texte consensuel fixant des obligations, y compris pour les pays en développement. Ces derniers devront comptabiliser leurs émissions et rendre leur rapport public. Ce succès est dû en grande partie à Patricia Espinosa, ministre mexicaine des affaires étrangères et présidente de la conférence, qui a su faire preuve de beaucoup de diplomatie.

Le texte adopté par les 194 pays présents sauvegarde le principe des négociations multilatérales sur le climat, crée un Fond vert mondial pour aider les pays en développement et concrétise le programme REDD+ sur la déforestation. En revanche, on sait d’ores et déjà qu’il ne permettra pas de limiter l'augmentation de la température terrestre à 2° d'ici 2050. Reste à préciser quelles ressources alimenteront le Fond vert et quelle sera la véritable portée juridique des décisions de Cancun…

Malgré tout le « tintamarre médiatique » fait sur les conclusions du GIEC, force est de constater que celles-ci étaient en réalité en deçà de ce que l’on constate déjà. On sait maintenant que la teneur en CO2 est plus élevée de 29 % qu’au cours des derniers 800 000 ans. Dans l’Arctique, les Inuits vivent de façon très concrète les effets en chaîne des modifications climatiques : effondrement des constructions suite au dégel du pergélisol. La banquise arctique pourrait avoir disparu en été pour le milieu du siècle, entraînant une élévation importante du niveau de la mer, comprise entre 50 cm et 1m50 selon les zones, d’ici 2100. En 2010, le sud-ouest chinois a connu des sécheresses extrêmes, tandis que le nord était ravagé par les inondations, etc. La France ne sera pas épargnée par les conséquences des modifications climatiques, notamment en agriculture et risques naturels.

Les gouvernements sont-ils prêts à imposer une limite à l’utilisation de l’énergie fossile, en instituant une taxe carbone, par exemple. Ceci d’autant plus que ce sont les pays les plus pauvres qui auront le plus à subir des modifications climatiques (tempêtes, inondations ou sécheresses) sans avoir les moyens financiers d’assurer les protections nécessaires.

Cancun marque une avancée sérieuse mais qu’il faudra concrétiser à Durban (Afrique du Sud) en 2011 pour tenter de désamorcer la bombe climatique dans le cadre d’une gouvernance mondiale.

 

A propos de biodiversité, on peut voir sur le site de ARTE télévision : http://global.arte.tv/fr/2011/01/12/de-nagoya-au-grand-mont/

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 08:19

Au cours de l’année 2010, nous avons participé à un certain nombre d’activités :

Publications :

-         58 publications : 1 ouvrage, 5 articles et 52 chroniques du blog

Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen :

-         Discours de réception « L’homme et la nature, une symbiose à inventer ».

-         Présentation du dossier de l’Académie des Sciences – Institut de France sur la biodiversité

-         Hommage à Théodore Monod, à l’occasion du 10ème anniversaire de sa disparition

Conférences et interventions publiques :

-         Participation au Forum métiers-formations destiné à tous les collèges du Pays de Bray. CIO du Pays de Bray

-         Conférence « Vers un autre modèle économique ». Lycée Delamare-Deboutteville de Forges-les-Eaux

-         Débat aux Docks 76 à Rouen pour l’avant-première du film Océans de plastique réalisé par Sandrine Feydel. Muséum de Rouen

-         Participation au colloque « Les messicoles, un patrimoine socio-culturel à partager ». Conseil général de l’Eure

-         Participation au Forum « Imaginer le futur » à Rouen avec des 15-25 ans en formation professionnelle. Agence Régionale de l’Environnement de Haute-Normandie et association Globules

-         « Eco-Respondants » pour le blog de l’émission Global Mag, Chaîne de télévision Arte

-         Conférence « le développement durable, mythe ou réalité ? » Rouen Séniors

-         « Grand témoin » au colloque « Femmes et le développement durable ». Observatoire des Femmes de Haute-Normandie

Assistance conseil :

-         Avis pour une épreuve de TIPE (travaux d’initiatives personnelles encadrés) sur le thème des lichens bioindicateurs de pollution dans l’agglomération rouennaise. Classes préparatoires du Lycée Corneille de Rouen

-         Participation à l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme de Sigy-en-Bray / Saint-Lucien. Conseil municipal

Représentation :

-         Comité de pilotage du Lycée Delamare-Deboutteville de Forges-les-Eaux (Lycée du développement durable). Académie de Rouen

-         Conseil de développement du Pays de Bray : membre du bureau. SMAD du Pays de Bray

-         Comité économique et social du Parc naturel régional. Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande

-         Comité de Pilotage du site Natura 2000 des cuestas du Pays de Bray. Préfecture de Haute-Normandie

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 08:36

Au-delà de la comédie grotesque des élections présidentielles de Côte d’Ivoire, l’Afrique est aujourd’hui très touchée par divers effets liés à la crise économique et aux modifications climatiques. Pourtant l’Afrique dispose d’atouts et de richesses qui doivent lui permettre un nouveau départ, cinquante ans après la décolonisation. L’exploitation abusive des matières premières, dans certains pays, a causé beaucoup de dégâts au capital nature et il faudra ne pas répéter les erreurs du passé. A cet égard, on peut se demander si l’Afrique n’offre pas une image grossie des dégâts causés par le mode de développement occidental, un « effet loupe » en somme.

L’Afrique se trouve, selon des experts Africains, à un moment historique de son destin, avec des opportunités fortes concernant l’agriculture, l’industrie ou l’énergie. Mais si les discours officiels vont bon train, les réalités de terrain peinent un peu… comme dans le monde occidental.

Quelques exemples sont cependant encourageants pour l’avenir. Ainsi au Burkina Faso, un des pays les plus pauvres du monde, au 177ème rang selon les Nations Unies, l’agriculture fournit un revenu à 86 % de la population. Sous l’impulsion de la FAO, le gouvernement burkinabé a réinvesti dans l’agriculture vivrière, trop longtemps délaissée au profit du coton destiné à l’exportation, renforçant ainsi les organisations paysannes, ce qui est d’autant plus important que 70 % du secteur agricole est constitué de petits producteurs.

Au Kénia (classé par l’ONU 147ème sur 182 pays), l’économie est en train de rebondir. L’instauration d’une union douanière, début 2010, a créé un marché commun pour 5 pays d’Afrique de l’Est qui est un accélérateur des échanges dans la région. La mentalité entrepreneuriale et la capacité de travail des Kényans assurent cette montée en puissance. Mais, revers de la médaille, la capitale Nairobi est maintenant paralysée par les embouteillages du fait de l’explosion du parc automobile…

L’agriculture biologique est devenue une réalité pour la culture du coton en Afrique de l’ouest. Après le Sénégal et le Mali, c’est le Burkina Faso qui s’y met, et les agriculteurs ne meurent plus de maladies provoquées par les pesticides ! Les femmes jouent un rôle primordial dans cette reconversion pour travailler le « coton noble » et ainsi afficher publiquement l’égalité homme-femme. Il reste à transformer le coton sur place plutôt qu’exporter.

Les Africains vont devoir inventer un « modèle africain » pour leur développement, soutenable bien sûr. Ceci demande une volonté politique forte pour passer au stade supérieur, d’abord limiter la fuite des cerveaux africains vers les pays développés et ne pas se faire manger par le néo-colonialisme chinois. La nouvelle Afrique est en marche.

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 10:22

 

Depuis un peu plus de trois ans que ce blog existe, 161 chroniques ont été publiées, en voici le rappel des titres pour 2010 :

 

- 161 chroniques, déjà 28-12-10

- Prompteur du 15 avril 2017 21-12-10

- J’ai un plan de campagne ? 14-12-10

- Les abeilles ont le bourdon ? 07-12-10

- Nagoya, mon amour ? 30-11-10

- La femme est-elle l’avenir de l’homme ? 23-11-10

- Théodore Monod, dix ans déjà 16-11-10

- Ecologie ou écologisme ? 09-11-10

- Si c’est global, c’est pour agir local ? 02-11-10

- Et Dieu dans tout çà ? 26-10-10

- L’homme dans la nature ? 19-10-10

- La chimie, ça pollue ? 12-10-10

- A l’Est, du nouveau ? 05-10-10

- Ils ont faim ? 28-09-10

- Alors, sceptiques ? 21-09-10

- BP, bonne promenade ? 14-09-10

- Et si le port de Rouen faisait des folies ? 07-09-10

- Entendez-vous dans les campagnes ? 30-08-10

- Qualité de l’air ou air de qualité ? 24-08-10

- Sale temps ou saltus ? 17-08-10

- Leçon de botanique dans un des plus anciens jardins de France 10-08-10

- Du « Jardin de l’Académie » au Jardin des plantes 03-08-10

- L’incontournable 27-07-10

- Un petit jardin… à la figue, ou un hêtre à pleurer d’émotion 20-07-10

- Un passeport pour la nature 13-07-10

- Les tourbières à l’inventaire ? 06-07-10

- Au cœur du Pays de Caux, ou au bord de la Charentonne 29-06-10

- Vous avez dit messicoles ? 22-06-10

- Un jardin paysan et des « mauvaises » herbes à l’honneur 15-06-10

- Tous des singes ? 08-06-10

- Pour se perdre dans les songes 01-06-10

- Que dis-je, c’est un fleuve ?... C’est un océan ! 25-05-10

- Nuage de cendres ou poussières de folie ? 18-05-10

- Ecologie en l’Académie ? 11-05-10

- Un parc aquatique dans une nature retrouvée 03-05-10 

- Jeanne, une orchidée ? 27-04-10

- Qu’est-ce qu’on attend encore ? 20-04-10

- Au royaume du houx et des plantes rares 13-04-10

- Le Golfe, maquette de la planète ? 06-04-10

- Un jardin dans un autre monde 30-03-10

- Tous végétariens ? 23-03-10

- Un jardin de sculptures 16-03-10

- Vous avez dit « urgences » ? 09-03-10

- Une Seine impressionniste ? 02-03-10

- Maltus, le retour ? 23-02-10

- On a tort d’avoir raison trop tôt ? 16-02-10

- Des routes pour les arbres ? 09-02-10

- On l’appelait Modérane… 02-02-10

- Et Laurent CREA Rouen ? 26-01-10

- English speaking ? 19-01-10

- Bilan d’activités 2009. 12-01-10

- 17 291 au lieu de 16 928 ? 05-01-09

 

Cette dernière chronique index de l’année est l’occasion de vous remercier de votre fidélité à ce blog. Merci en particulier pour vos commentaires toujours avisés et pondérés, ce qui contribue à nourrir notre réflexion commune. Bonne année 2011 à tous et rendez-vous au 4 janvier.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 17:27

 

          C’est Noël, voici le moment de vous offrir un conte ! :

 

Dans ces temps non encore arrivés, le journaliste vedette de la Télé-France-Monde est RNJD. Ce sigle n’est pas son vrai nom mais son pseudonyme : Rien N’est Jamais Désespéré. Nous avons pu nous procurer, avec un peu d’avance, le texte de son prompteur (dispositif permettant de lire un texte en toute discrétion pendant que l’on est filmé) pour le journal télévisé du 15-04-2017 :

- Bonsoir, bienvenue sur TFM, voici les titres des nouvelles que nous allons développer dans un instant :

- La nouvelle présidente de la république française, élue samedi dernier, a nommé aujourd’hui les quatre ministres de l’Environnement, du Social, de l’Economie et de la Gouvernance. Chacun de ces quatre ministres, deux hommes et deux femmes, désigneront à leur tour, la semaine prochaine, les quatre ministres-adjoints de chacun de leurs ministères. Le gouvernement de 20 membres sera ainsi au complet. Il restera à chaque ministre-adjoint à mettre en place un Conseil de la république, pour chacune de leurs attributions. Comme vous le savez, cette instance fait suite à la promulgation de la 6ème république, en 2015, elle a pour objet de mettre le ministre en contact direct et permanent avec la société civile, de façon à ce que les décisions gouvernementales soient prises au plus près des préoccupations des Français.

- Le communiqué de l’Elysée précise également que, conformément à la constitution de la nouvelle république, il sera désormais veillé au respect scrupuleux du non cumul de mandats et de fonctions, afin d’éviter la professionnalisation de la politique. Sauf exceptions très limitées, aucun élu de la nation ne pourra plus exercer qu’un seul mandat à la fois. Il sera mis au point très prochainement un « statut de l’élu », envisagé depuis les années 1980 et jamais produit, afin que tous les citoyens puissent accéder à un mandat électif et retrouver leur emploi ensuite sans préjudice professionnel.

- Suite à l’élection présidentielle française, le GEU, Gouvernement de l’Europe Unifiée, accueillera en son sein la présidente française, venant ainsi rejoindre les 28 autres chefs d’état européens. C’est le 29 avril qu’aura lieu le prochain conseil des ministres européens, au complet. Le GEU a révolutionné le fonctionnement de l’Europe et celle-ci peut maintenant prendre des décisions applicables pour toute l’Union.

- Le Comité pour l’Economie Equitable de l’ONU vient de supprimer le dernier paradis fiscal de la planète. Le territoire de celui-ci sera rattaché à l’Union Européenne et les 14 banques qu’il comportait encore seront dissoutes.

Bon d’accord, pour 2017, c’est un conte. Mais pour 2032, qui sait ?

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 21:22

       C’était le week-end pluvieux, très pluvieux de la Toussaint. Le ciel de Provence charriait des nuages gris, bas, menaçants… Que faire si ce n’est aller au cinéma, ce que nous fîmes. Le cinéma offrant le plus de possibilités était situé sur la « zone » de Plan de Campagne. Cette zone commerciale, la plus grande de France a été créée en 1960, elle couvre 20 hectares sur les communes des Pennes-Mirabeau et de Cabriès dans les Bouches du Rhône, entre Aix-en-Provence et Marseille. Ce vaste marché regroupe plus de 400 enseignes, dont la plupart ouvertes le dimanche, dans une débauche de néons, d’enseignes clignotantes, d’embouteillages et de stationnements intempestifs. Un condensé de la planète commerciale qui laisse un peu songeur…

Le film, c’était « Il reste du jambon » de Anne Depetrini, avec Ramzy Bedia, Anne Marivin, Fellag, Marie-france Pisier, Leila Bekhti, Géraldine Nakache... Cette comédie tourne autour de la rencontre « coup de foudre » entre Justine, journaliste télé de second ordre, et Djalil un séduisant urgentiste. La belle blonde parisienne et le grand brun de Nanterre sont très amoureux, mais il y a un détail important : l’homme qu’elle aime est… Arabe, ou plutôt «français issu de l’immigration», ce qui n’est pas un détail pour les familles des tourtereaux. Certes, les scènes burlesques, parfois gauches, empêchent que ce soit un grand film, mais le grand mérite de cette mise en scène est de faire l’éloge de l’amour, plus fort que la différence.

Pour ma part, j’ai un plan de campagne. Comme il ne fait pas beau et qu’il reste du jambon, on va se faire une petite bouffe entre amis, français d’origine ou pas, et on va bien rigoler, loin de la planète commerciale. Cela avant que l’on entre dans la vraie campagne, celle de 2012, celle du fric à tout va et qui pourrait bien nous filer un sacré bourdon…

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