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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 08:20

 

            On pourrait penser que la parité entre hommes et femmes s’est considérablement améliorée ces derniers temps, notamment dans le monde politique, tant on en a parlé. En fait, ce n’est pas si évident. Le Forum économique mondial classait la France en 18ème position en 2009 pour les égalités hommes / femmes, puis en 46ème position en 2010 et 48ème en 2011 ! Certes la France est classée 1ère pour les secteurs de l’éducation et de la santé, mais 46ème pour la responsabilité politique et… 131ème pour l’égalité salariale.

Ainsi, le Sénat a « progressé » de 21,9 % de femmes en 2008 à 22,1 % en 2011. Dans les entreprises aussi, les marges de progrès sont importantes : la proportion de femmes présentes au sein des conseils d’administration et/ou de surveillance dans les sociétés françaises est passée de 12,3 % en 2010 à 22,3 % en 2012. On reste en quelque sorte dans une répartition 20 / 80.

Un espoir s’est levé toutefois récemment, avec les élections législatives de 2012. Certes, 26,9 % de femmes à l’Assemblée nationale, ce n’est pas encore la parité, mais c’est un progrès qui mérite d’être souligné. La France passe ainsi de la 18ème place à la 9ème en Europe, sans oublier la formation d’un  gouvernement paritaire, ce qui constitue une première.

Bien sûr, les choix des partis politiques sont déterminants dans ce domaine. Mais le non-cumul des mandats pourrait être un facteur accélérateur en mettant fin aux privilèges des « notables », presque toujours des hommes « mûrs ». A cet égard, il faut rappeler que 36,7 % de femmes ont été élues à gauche, contre seulement 12,8 % à droite et que seuls les Verts ont appliqué la parité en faisant élire 52,9 % de femmes.

Enfin, un record national doit être rappelé : en Seine-Maritime, sur 10 circonscriptions, on a vu l’élection de 7 femmes et de 3 hommes. Décidément, la parité ce n’est pas si simple !

Malgré tout, même si de nombreux efforts restent à accomplir, la parité hommes / femmes n’a cessé de progresser depuis la Révolution française. Les droits étant maintenant les mêmes, il reste à les accepter et les appliquer, il s’agit bien aussi d’un choix de société. Tout ceci sans oublier que dans de nombreux pays « en développement », les femmes n’ont pas encore acquis un minimum de droits civils…

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 16:18

 

Mon copain Christophe est un gentil garçon, mais il a de gros soucis. Il travaille chez un sous-traitant de Peugeot-Citroën et son avenir professionnel le préoccupe. Christophe et moi avons gardé le contact depuis notre enfance, bien que nous soyons très différents. Lui, c’est un passionné de foot, suivant avec assiduité la coupe. Pour ma part, je serais plutôt en phase avec Guy Bedos, dans son sketch où il déclare : le foot, le foot, le foot, la France est footue… Et puis il y a aussi nos différences d’opinions. Pour lui, je suis un gars un peu de droite, un peu intellectuel. Alors que lui, c’est un gars du prolétariat, authentiquement de gauche, qui est contre les patrons et les gros financiers. Mais comme Christophe est un gentil garçon, j’ai fini par accepter son invitation à aller voir ensemble un match. Je me suis persuadé que ce serait une expérience intéressante que de participer à une manifestation des plus populaires. L’occasion se présenta avec le premier match de Ibrahimovic au PSG, après son transfert. Au cours du trajet, Christophe gesticulait presque sans arrêt avec des grands gestes qui témoignaient de son état d’excitation. Il me commenta son enthousiasme en me précisant que j’allais vivre un des plus grands moments de ma vie. Ibrahimovic, va nous emmener sur les sommets, nous montrer les étoiles ! me déclara-t-il. Et il ajouta : ce gars là a touché 20 millions d’euros pour son transfert et il va encore toucher environ 14 millions de salaire par an. Est-ce que tu te rends compte du monument ? Le match se déroula dans une ambiance torride comme annoncé. Ibrahimovic a marqué un but sous un tonnerre d’applaudissements, de cris, de hurlements, de gesticulations innommables. Le contrat était rempli et j’ai bien aimé voir cela au moins une fois. Au retour, Christophe était toujours dans le match, revivant le but, applaudissant encore, et moi je lui dis : Christophe, tu m’as dis qu’Ibrahimovic avait perçu 20 millions pour son transfert, et qu’il a un salaire de 14 millions par an, tout cela pour un contrat de trois ans. Donc si je compte bien, 20 plus 3 fois 14, cela fait un total de 62 millions pour 3 ans. Sachant qu’un Smicard coûte à peu près 18 000 euros par an, en 3 ans Ibrahimovic va percevoir la même somme qu’environ 1 000 employés de base de chez Peugeot-Citroën. Et si on prend en compte le coût total de sa carrière, cela équivaut à 10 000 Smic pendant un an... Christophe ne répondit pas tout de suite, il avait l’air assommé, comme si le fait d’avoir cotoyé les étoiles lui avait apporté une révélation. Certes on parle du footeux le plus payé, mais il y a tous les autres et tout cela ajouté… Il eut presque un tremblement, et il ajouta : n’en parle surtout pas à Babette, quand on perd, elle me dit que j’aurais mieux fait de rester à la maison avec elle, qu’il y avait une super émission à la télé, et quand l’équipe gagne, elle me dit, tu vois bien que le foot c’est une affaire de pognon. Christophe se tût et nous restâmes silencieux.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 10:18

           Pour clore cette série des « vieux » poèmes de l’été, il faut bien penser à la rentrée, écrit le 18 septembre 1966 :

 

Cour marronniers

Terrain de volley

C'est la rentrée

Sourire pour les copains qu'on retrouve

Soupir pour les vacances qu’on raconte

C'est la rentrée

Un nouveau casier

Livres et cahiers

C'est la rentrée

Un Maître qu'on écoute

Un autre qu'on chahute

C’est la rentrée

Math Physique Géographie

Leçon de Philosophie

C'est la rentrée

Problèmes et dissertations

Thèmes et versions

C'est la rentrée

Le travail arrive

Et avec lui les soucis

Mais déjà on pense

Aux prochaines vacances

Car c'est bien triste la rentrée

La rentrée des classes

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 08:54

 

Encore un peu de poésie pour l’été. Ce « vieux » poème fut écrit le 14 juin 1967 :

 

Du soleil

Une marguerite sourit

Du soleil

Une fille s'épanouit

Du soleil

L'Amour est de la partie

Du soleil

Un chignon et des cheveux

Blonds ou noirs

Et deux fleurs s'embrassent

Derrière un peu d'herbe

Une mini jupe et une chemise

A rayures ou à fleurs

Et deux violettes

Se font la causette

Des yeux et des bas

Bleus ou sans couture

Et des jonquilles et des robes jaunes

Des pulls et des coquelicots rouges

De l'herbe et des yeux verts

Et du soleil

Carnaval de couleurs et de lumières

Carnaval de l'Amour

Joyeux carnaval

De ceux qui n'ont que 16 ans

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 18:03

      Voici encore un de ces « vieux » poèmes de l’été. Celui-ci fut écrit le 21 septembre 1966 :

 

Un éléphant blanc

Dans un lit tout blanc

Fait l’amour avec un petit lapin blanc

Blanc, Blanc, Blanc

Une chèvre blanche

Dans un chou tout blanc

A trouvé un chevreau blanc

Blanc, Blanc, Blanc

Un chat blanc

Dans un coin tout noir

Embrasse une souris blanche

Blanc, blanc, Blanc,

Un homme blanc

Dans une ville toute blanche

Tient la main d’une femme noire

Noir, noir, noir

Un homme noir

Dans une ville toute noire

Tient la main d’une femme blanche

Blanc, Blanc, Blanc,

Poignée de main noire et blanche

Pour une amitié blanche et noire

Noir et blanc

Blanc et noir

Ce n'était qu’un rêve tout blanc

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 10:52

       Dans la série des « vieux » poèmes de l’été, voici cette morsure de la vie, écrit le 28 mai 1967 :

 

J’ai été mordu par la Vie

Et depuis que je suis atteint par ce mal qu’est l’Amour

J’aime

J’aime le bocage bleu du Pays de Bray

Et les coteaux rouges de l'Anjou

J’aime le colimaçon qui a mis son chapeau melon

Et les oiseaux qui s’embrassent au bord du nid

J’aime le chat qui dort près du feu

Et l’âne qui braie de joie devant un beau chardon

J’aime la vieille cheminée sous un toit de chaume

Et le lierre qui court sur les murs

J’aime la petite ferme à colombages

Et la chapelle minuscule qui tend les bras au ciel

J’aime aussi la charrue et la terre

Et le blé qui en sortira.

J'aime le laboureur et le vigneron

Et le pain des hommes, et le vin des hommes

J’aime le paysan qui regarde le blé dans le creux de sa main

Et le vigneron qui goûte les premières grappes

Et la moisson au pays bleu

Et les vendanges au pays rouge

J’aime tout ce qui vit

J’aime, j'aime, j'aime

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 10:03

 

Et pendant l’été, voici quelques « vieux » poèmes. Celui-ci date du 22 novembre 1966, à la fin de mon service militaire :

 

 

Un jeune homme a pris le train

Pour partir à la guerre.

Pardon, pour faire son service militaire.

Mais c’est un peu la même chose

Puisqu’au service militaire

On apprend à faire la guerre,

Et à la guerre

On met en pratique le service militaire.

Voilà donc notre homme

Revêtu de l'uniforme,

On lui apprend à tirer au fusil,

On lui apprend à lancer des grenades,

On lui apprend è tuer.

On lui apprend la cruauté.

Parfois, il pense au monde extérieur

II pense à une fleur de pommier,

Ou bien à une mère et son enfant

Ou bien à une jeune fille blonde.

Parfois il pense avec nostalgie

Que c'et beau le monde extérieur

Et déjà il voit les bras qui s'ouvriront

Pour l’accueillir à son retour

Et déjà il voit des gens

Qui se lamentent sur son martyr.

Pourtant quand il a tout appris

Et qu’il revient chez lui,

C’est à peine si on lui sourit.

Sa mère le trouve beau en militaire,

Son père lui dit que c'est le bon temps,

Sa soeur ne lui dit rien

Et son chien non plus.

Alors dans sa tête quelque chose éclate :

- Approvisionnez, armez

- Une fleur de pommier

- Sur les cibles correspondant à vos numéros

- Une mère et son enfant

- Feu à volonté

- Une jeune fille blonde,

Dans sa tête il voit le feu sortir d'un canon

Et la plage, et la mer et les vagues,

Une Jeune fille blonde

Se jette à l'eau et nage

Un poisson chat la regarde,

Notre jeune homme prend sa tête dans les mains

Et pleure.

Personne n'a compris

Pas même sa mère

Que pour qu'il n'y ait plus jamais la guerre

II faut supprimer le service militaire.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 08:13

 

A l’occasion de la « Conférence sociale », au début de l’été, la présidente du Medef a souhaité que la liberté d’entreprendre soit inscrite dans la constitution. Que rêver de plus fort pour l’entreprise ? On peut se demander tout de même s’il n’existerait pas une forme de schizophrénie à vouloir toujours défendre le libéralisme de l’entreprise, pourvu qu’elle puisse être aidée par les services publics, selon le patronat, bien encadrée, selon l’Etat, et en tous cas la plus affranchie possible des contraintes administratives… Une sorte de quadrature du cercle.

Quelques jours plus tard, c’était l’annonce de licenciements massifs chez Peugeot-Citroën, ce qui est dramatique pour les personnes concernées et leurs familles. On nous a alors ressorti le discours sur l’économie mondialisée, la compétitivité, le « made in France », mais il n’a pas été question d’un principe pourtant basique : pourquoi donc s’enfermer dans ce schéma absurde qui consiste à produire toujours plus, ou au moins autant, de voitures alors que quasiment chaque famille française en dispose d’une, souvent de deux, parfois de trois… Dans le même temps c’était aussi le « sauvetage » de Pétroplus, une raffinerie qui emploie plus de 500 personnes, menacée de fermeture. C’est un autre drame, certes, mais qu’ont donc fait les responsables industriels et politiques depuis près d’un siècle qu’existe cette entreprise pour limiter de façon drastique ses pollutions de l’air et de l’eau qui empoisonnent le site de Rouen. Au nom de la sauvegarde de l’emploi, il y a alors un étrange consensus… et le silence des Verts est assourdissant. On pourrait multiplier les exemples du même genre.

Ce système ne peut perdurer qu’avec des « artifices » très discutables, tels que l’obsolescence programmée qui consiste, par exemple, à concevoir des imprimantes ou des appareils ménagers qui ne peuvent pas aller au-delà de tant d’heures d’utilisation, ou le marketing vert qui encourage à des achats éco-citoyens, alors qu’il n’en est rien. On a ainsi construit un système qui tourne sur lui-même, à vide on pourrait dire, et qui a perdu tout bon sens.

Il est urgent de repenser l’économie, l’entreprise, la signification du travail (épanouissement ou contrainte) et l’acte d’entreprendre. Sans doute, il n’est pas aisé de construire un projet entreprenarial, entre les contraintes administratives et financières, et le dédain anti-patrons de l’opinion publique française, mais il n’est pas possible de continuer à « monter » ou maintenir des entreprises qui ne répondent plus à des besoins réels. Une prospective indispensable devrait aider à faire évoluer l’outil industriel. Liberté d’entreprendre, oui bien sûr, mais dans un contexte défini, anticipateur, en ayant à l’esprit la notion de service au bénéfice du plus grand nombre.

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 08:21

 

Des directives de la Commission Européenne visent à protéger les réserves d’eau de surface et les nappes phréatiques. Celle de 1975 définit la qualité requise des eaux superficielles destinées à la production d’eau alimentaire. Celle de 1991 concerne la protection des eaux contre la pollution par les nitrates. Elles exigent que les Etats membres désignent des zones vulnérables dans lesquelles la concentration en nitrates dans l’eau dépasse 50 mg/l. Elle demande aussi que des programmes d’action soient mis en œuvre dans ces zones avec un suivi effectué tous les trois ans. Depuis longtemps, l’Organisation mondiale de la santé préconisait de ne pas dépasser 25 mg/l.

Les nitrates proviennent des élevages intensifs et des produits phytosanitaires utilisés en agriculture, ils polluent durablement les eaux de surface et souterraines et sont en grande partie à l’origine des algues vertes envahissant les côtes bretonnes (http://www.michel-lerond.com/article-c-est-de-l-algue-ou-du-cochon--37852138.html). C’est en… 1969 qu’est créée  l’Association pour la protection du saumon en Bretagne, devenue depuis Eau et rivières de Bretagne. Voilà donc plus de 40 ans que les défenseurs de l’environnement essaient de surpasser les hésitations de l’Etat. En Bretagne, le taux moyen de nitrates est de 35 mg/l, mais atteint parfois 80 mg/l. En Haute-Normandie, c’est la totalité de la région qui a été classée en « zone vulnérable » en 2003. Lorsque les concentrations en nitrates sont excessives dans l’eau potable, il y a un risque de maladies graves, notamment chez les jeunes enfants, lié à la transformation de nitrate en nitrite, ce qui réduit la capacité du sang à transporter l’oxygène.

En 2001, la France est montrée du doigt pour avoir enfreint la directive, avec 37 points dépassant la norme. Après de multiples rappels à l’ordre, en 2009, faute de réponses convaincantes, la France est mise en demeure par Bruxelles. En 2012, la France est poursuivie par la Commission pour non application de la directive, d’autant plus que des textes des ministères de l’agriculture et de l’écologie, de début 2012, assouplissent les conditions d’épandage ! La décision de la Cour de Justice Européenne est tombée en plein Salon de l’agriculture, au printemps dernier. Le montant des amendes est très élevé et peut être de l’ordre de 120 000 € par jour, ce qui viendra s’ajouter aux coûts des traitements de potabilisation de l’eau, soit entre 1 et 1,5 milliard d’euros par an, aux frais du contribuable bien sûr.

Avec tous ces intrans, c’est à se demander si un jour il restera un peu de place pour mettre de l’eau dans les nitrates !

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 09:06

 

La conférence des Nations unies sur le développement durable, Rio+20, s’est déroulée sur trois jours en juin à Rio de Janeiro. Il n’a pas été assez rappelé qu’en fait, il s’agissait de Stockholm+40 ! C’est en effet en 1972 qu’a été réunie la première conférence des Nations unies sur l’environnement, avec 110 chefs d’Etats et de gouvernements. C’est là qu’a été créé le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE). Quarante ans plus tard, la déception est grande et les participants attestent largement que le fossé se creuse entre les aspirations de la société civile, l’inconséquence des états et les volontés des grandes entreprises… A Rio 1992, on comptait encore une centaine de chefs d’états et de gouvernements. A Rio 2012, sur les 193 états représentés, on attendait 130 chefs d’états et de gouvernements, 88 seulement sont venus (dont le chef de l’Etat français) pour approuver une déclaration « finale » préparée avant la conférence, remplie de poncifs et sans ambition.

Peu avant l’ouverture de la conférence, le PNUE dressait un bilan… déprimant de l’état mondial de l’environnement : pour suivre l’état de la planète, les experts onusiens ont retenu en 1992, 500 indicateurs très diversifiés. Pour Rio 2012, faute de données suffisantes, 90 indicateurs seulement ont pu être renseignés, dont 4 présentent des progrès significatifs ! En 20 ans, la population mondiale a augmenté de 28,6 %, les émissions de CO2 de 36 % et la température moyenne de la Terre de 0,4°. Le nombre de catastrophes liées aux inondations a augmenté de 230 % et celles liées aux sécheresses de 38 %.

A l’issue de cette « grande » conférence, beaucoup de commentateurs se sont accordés à penser qu’il appartenait maintenant aux citoyens de faire pression sur les politiques. Triste constat, à moins qu’un jour, acculés devant l’extrême urgence, des régimes totalitaires ne s’installent pour faire face à la situation (http://www.michel-lerond.com/article-31873331.html). A cet égard, un de nos grands regrets est de constater le refus de créer une Organisation mondiale de l’environnement qui pourrait contribuer à la mise en place d’une nouvelle gouvernance, à niveau égal au moins, avec l’Organisation mondiale du commerce. Mais c’est justement ce dont ne veulent pas les états, hormis la France qui porte le projet, soutenue par l’Union européenne et l’Afrique. Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, a conclu pour sa part : Nos efforts n’ont pas été à la mesure des défis qui nous attendent. La nature n’attend pas. Elle ne négocie pas avec les humains. Clairvoyance…

Comme le chantait autrefois Dario Moreno « Si tu vas à Rio… Pour aller à la fête. A la fête des sambas. » Eh bien dansons la samba maintenant, étourdissons-nous pour oublier… cette valse ! Bonnes vacances tout de même, profitez bien de la nature.

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