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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 08:42

 

          En juin 2012, Rio de Janeiro accueillera le Sommet de la Terre, 20 ans après le premier sommet de Rio, 40 ans après la conférence de Stockholm, véritable début de cette réflexion planétaire qui voudrait parvenir à une gouvernance mondiale de l’économie verte. Cette perspective est riche d’espoir, mais est-ce pour autant que les nations sont en cohérence avec ces objectifs ?

Ainsi au Brésil même, le démantèlement des lois de protection des forêts est en cours, permettant une déforestation massive aux dépens de l’énorme poumon vert que représente la forêt amazonienne (voir aussi http://www.michel-lerond.com/article-notre-poumon-est-malade-84135155.html). Le nouveau code forestier va ainsi répondre aux exigences des lobbies agricoles qui souhaitent la disparition de la « réserve légale » (mécanisme de sauvegarde de la flore), afin de pouvoir mettre en culture la totalité de leurs terres. Le conflit entre écologistes et lobby agricole tourne au tragique avec assassinats de militants… Les accords commerciaux entre les producteurs locaux de soja et les Chinois ne sont pas faits pour arranger les choses.

En Amérique centrale aussi, au Guatemala, la course à la terre génère une pression qui accélère la déforestation. La forêt primaire a régressé de 30 % en dix ans, pour laisser place à la culture massive du palmier à huile et à l’élevage extensif de bovins. La forêt primaire est aujourd’hui, surtout perçue comme un moyen d’atténuer les effets du changement climatique, en constituant des puits de carbone. La concentration des exploitations agricoles va bon train et les petits paysans n’ont plus de terre, plus d’endroit à cultiver, plus de bois de chauffe… et éventuellement des difficultés d’accès à l’eau qui se trouve sur des terres ne leur appartenant plus. De grands groupes agro-industriels acquièrent les terres pour mettre en place des mono-cultures intensives sur des milliers ou… des centaines de milliers d’hectares ! Les populations rurales dépossédées constituent alors une main d’œuvre bon marché.

En Afrique les Chinois et les Indiens, à la recherche de ressources pour nourrir leurs populations, sont en première ligne pour louer ou acheter des terres, mais les occidentaux ne sont pas en reste et on a même relevé parmi les investisseurs… des universités américaines, dans le plus grand secret.

Les forêts de la planète absorbent environ 1/3 du CO2 émis dans le monde par les combustibles fossiles, c’est dire quelles seront les conséquences de la déforestation, surtout des forêts tropicales qui constituent la moitié des puits de carbone de la planète.

Dans ce contexte, le prochain « Rio+20 » ne sera-t-il qu’une grand messe de plus ? Tout reste possible, et la création enfin envisagée, d’une Organisation mondiale de l’environnement constitue un espoir sérieux.

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 08:13

 

Claude DOUYER est un agronome ayant effectué toute sa carrière à Rouen. Administrateur de la Société Centrale d’Agriculture, il est passionné par l’histoire du monde rural et de l’agriculture. C’est ainsi qu’il s’est intéressé, entre autres, à l’histoire des moulins à eau jalonnant nos rivières, à l’histoire des laiteries ou… à l’histoire de la betterave sucrière. Son souhait est de rassembler le maximum d’informations, aussi précises que possibles, afin qu’elles ne soient pas perdues. Il participe ainsi à la valorisation d’un patrimoine régional et à sa transmission à un public qui, le plus souvent, n’a pas connu le ruralisme qu’il évoque. C’est un homme d’analyse, plus que de synthèse, ce qui confère à ses publications un aspect très documenté et technique.

Son ouvrage « LA BETTERAVE SUCRIERE EN PAYS DE CAUX. Deux siècles d’histoire », de 152 pages, est une véritable encyclopédie sur le sujet traité. Après une approche historique et agronomique sur les origines de la betterave, de Mésopotamie au Pays de Caux, sont fournis les chiffres relatifs à l’évolution de la culture, en terme de surfaces et de rendements. Puis les différentes sucreries ayant existé en Pays de Caux sont passées en revue, avec description de leur installation, types d’activités, etc.

Monsieur Bernard Boullard et moi-même, qui avons analysé cet ouvrage, avons noté sa grande richesse et sa précision, allant jusqu’à citer les agriculteurs impliqués dans cette culture au fil du temps, avec mention des surfaces, des variétés cultivées et des pratiques agronomiques. Sa rédaction est très concise, bien structurée et organisée de façon à permettre des recherches aisées. Une illustration dense de photos anciennes complète le texte et concrétise les aspects patrimoniaux, tant en ce qui concerne le matériel agricole, les pratiques anciennes que les bâtiments des sucreries. Sa richesse en fait un document de référence sur une activité qui a connu des évolutions considérables en deux siècles. Bien que la sucrerie de Fontaine-le-Dun soit la seule encore en activité (sur 5 autrefois), la production de betteraves sucrières occupe 10 000 hectares en Seine-Maritime, ce qui permet une production de proximité pour un produit courant comme le sucre, ce qui nous ramène à des préoccupations très contemporaines en matière de développement soutenable.

Cet ouvrage constitue un témoignage important du régionalisme normand, en matière agricole, c’est à ce titre qu’il a été récompensé par le prix Guérout, attribué le 17 décembre 2011 par l’Académie des sciences, belles lettres et arts de Rouen.

Ouvrage à commander à documentation@seine-maritime.chambagri.fr, Thierry Decaux, tel. 02 35 59 47 17 – 12 €.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 17:17

 

« Est-ce que tu as obtenu de bonnes notes à l’école aujourd’hui », demande une maman à son enfant. « Est-ce que mon pays a obtenu une bonne note à l’agence aujourd’hui », demande le président de la république à son premier ministre. Autant la première interrogation est comprise et pertinente, autant la seconde est incongrue et insolente. C’est pourtant la réalité que nous vivons depuis de nombreux mois avec les notations financières.

Cette notation de la dette est l'appréciation, par une agence privée, du risque de solvabilité d’un État, d’une entreprise ou d’une opération. Elle consiste en l'attribution d'une note estimant les perspectives de remboursement envers les créanciers. C’est un critère clé dans l’estimation du risque qu’un investissement comporte, particulièrement dans le cadre de marchés financiers de plus en plus mondialisés. Les notations des instruments de financement à moyen ou long terme (d’un an à 10 ans ou plus) vont de AAA, qualité de crédit la meilleure, à D pour défaut de paiement. Meilleure est la note, moins l’émetteur de l’emprunt paiera d’intérêts. Dans une économie globalisée, la libre circulation des capitaux serait impossible sans notation financière qui puisse créer la confiance des investisseurs. C’est pourquoi, cette démarche, peu familière en Europe, s’est développée avec l’arrivée de l’euro.

Les trois plus grandes agences de notation sont américaines (Standard and Poors et Moody's) et franco-américaine (Fitch), créées entre 1900 et 1941, et se partagent 90 % du marché de la notation financière. La principale agence chinoise Dagong Global Credit Rating, était ignorée jusque récemment. Les agences notent ce qui est objectif, mais aussi « les capacités de s’en sortir », notion beaucoup plus subjective, ce qui génère quelques doutes sur la crédibilité réelle de ces « petites entreprises » de quelques dizaines de cadres. Ainsi, des agences, dont on ne sait que bien peu de choses, notent les états dans un contexte économique de plus en plus virtuel… La poignée d’analystes de ces agences tiennent ainsi dans leurs mains une partie du destin financier de nos institutions, et donc de nous-mêmes. Ces économistes font penser à une sorte de secte dominatrice, « maîtres du monde », avides d’argent, mais surtout de pouvoir. Alors, analyse, manipulation, gestion occulte d’intérêts inavoués ? Les suppositions vont bon train, d’autant plus que ces agences refusent tout audit et sont redoutées des politiques… Mais pourquoi donc n’avons-nous pas d’évaluations, certes importantes, faites par des instances publiques, reconnues, et en particulier au niveau européen ? Ce ne sera pas facile, d’autant que ceux qui ont accordé ces pouvoirs exorbitants aux agences sont… les organismes internationaux ! Le dernier G20 a « oublié » d’envisager cette question.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:21

 

       Au cours de l’année 2011, nous avons participé à un certain nombre d’activités :

▪ Publications :

-         60 publications : 8 articles et 52 chroniques du blog

▪ Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen :

-         Communication sur la fabuleuse histoire de la tête maorie du Museum de Rouen.

-         Rapporteur pour le prix Guérout attribué à Claude DOUYER pour son ouvrage La betterave sucrière en pays de Caux.

-         Elu vice-président pour 2012.

▪ Conférences et interventions publiques :

-          « Eco-Respondants » pour le blog de l’émission Global Mag, Chaîne de télévision Arte

-         Conférence « la haie brayonne hier, aujourd’hui, demain » avec Joseph DION, historien. Lycée Delamarre Deboutteville de Forges-les-Eaux

-         Participation au montage de l’exposition de photos « Sigy-en-Bray d’hier à aujourd’hui ». Conseil municipal

▪ Assistance conseil :

-         Avis pour le mémoire de Master d’urbanisme de Gauvain ALEXANDRE sur les Cours-masures normandes. Université Paris

-         Participation à l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme de Sigy-en-Bray / Saint-Lucien. Conseil municipal

▪ Représentation :

-         Conseil de développement du Pays de Bray : membre du bureau. SMAD du Pays de Bray

-         Comités de Pilotage des sites Natura 2000 des cuestas du Pays de Bray et du Bray humide. Préfecture de Haute-Normandie

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 08:29

 

         Le début d’année est toujours un moment opportun pour prendre de bonnes résolutions. Ainsi, en 2012, ne pourrions-nous pas faire un effort sur la prévention. Ce sujet a été mainte fois évoqué, y compris sur ce blog, pour rappeler combien il faut mieux prévenir que guérir… Qu’il s’agisse de santé, de pollutions, de dégradations du paysage, la réponse est toujours la même, les coûts environnementaux et financiers sont moindres si l’on prend des mesures préventives plutôt que des mesures curatives.

Un excellent exemple vient d’être fourni, à nouveau, par le Commissariat général au développement durable qui a publié, en septembre 2010, un rapport sur les « Coûts des principales pollutions agricoles de l’eau » (http://www.developpement-durable.gouv.fr/Couts-des-principales-pollutions.html?onglet=publications).

         En France, les pollutions industrielles et domestiques ont régressé depuis la création des agences de l’eau, il y a 40 ans. Par contre les pollutions agricoles, liées à l’élevage notamment, ont progressé. Selon le CGDD, le traitement de l’eau pour éliminer les principales pollutions agricoles coûte 54 milliards € par an à la France, étant entendu que ce ne sont pas les agriculteurs qui payent, mais… les ménages. En l’occurrence, il s’agit essentiellement des engrais azotés et des pesticides. Dans les localités les plus polluées, ce coût peut atteindre 494 €/an par ménage, soit un surcoût de 140 % de la facture d’eau moyenne. Ramené au coût/hectare, cette dépense est évaluée entre 800 et 2 400 €/an, notamment lorsqu’il s’agit d’assainir l’eau potable d’un captage en zone d’agriculture conventionnelle.

Le traitement est alors plus cher que la prévention, de l’ordre de 2,5 fois ! Cette situation est d’autant plus regrettable que les solutions curatives remédient aux dommages, mais n’améliorent pas pour autant la qualité de la ressource. On sait, par ailleurs, qu’en Bavière ou au Danemark, des actions préventives ont permis de réduire de 30 % les consommations d’azote et de pesticides, et cette fois en protégeant effectivement la ressource.

         Mais pourquoi donc cette manière de penser et d’agir ? Sans doute faut-il y voir l’influence de certains lobbies, mais aussi cette foutue « culture de l’efficacité » qui consiste à décider d’abord puis réfléchir ensuite… Il y a beaucoup à revoir, et d’abord dans le cadre des enseignements quels qu’ils soient. Vite, prenons de bonnes résolutions et bonne année 2012 !

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 15:45

 

 

Depuis un peu plus de quatre ans que ce blog existe, 213 chroniques ont été publiées, en voici le rappel des titres pour 2011 :

 

- La crèche de la guerre 20-12-11

- Ernest Noury, précurseur ? 13-12-11

- Quatre ans ! 06-12-11

- Yin ou yang ? 29-11-11

- L’info-nature, vraie culture ou foutaise ? 22-11-11

- Lanceurs d’alerte ou alerte aux dénonciateurs ? 15-11-11

- Vous avez un plan pour le climat ? 8-11-11

- T’as une tête maorie ? 01-11-11

- Y a-t-il un trader dans la salle ? 25-10-11

- Çà va taxer un max ? 18-10-11

- Le Nigeria, à la vie, à la mort ? 11-10-11

- Ce sera le meilleur des mondes ? 04-10-11

- La Bourse ou la vie 27-09-11

- Protéger la nature ? 20-09-11

- Notre poumon est malade ? 13-09-11

- Adieu le tigre je t’aimais bien tu sais 06-09-11

- Les profs, des héros ? 30-08-11

- Quel avenir pour les jardins ? 23-08-11

- Enfin, il y eut une femme pour sauver le monde ? 16-08-11

- Restera-t-il un chant d’oiseau ? 09-08-11

- Plutôt gaie la chanson ? 02-08-11

- Et maintenant, vous allez le chanter ? 26-07-11

- C’est de la franchouillardise ? 19-07-11

- Indignation ou empathie ? 12-07-11

- Le maire, chef des escargots ? 05-07-11

- Sortir du nucléaire ? 4/4. Que faire maintenant ? 28-06-11

- Sortir du nucléaire ? 3/4. Faut-il sortir du nucléaire ? 21-06-11

- Sortir du nucléaire ? 2/4. Quel retour d’expérience après Tchernobyl ? 14-06-11

- Sortir du nucléaire ? 1/4. Quelle prise de conscience après Fukushima ? 07-06-11

- Stratégie nationale de la biodiversité, ou de lâcheté ? 31-05-11

- DSK : Dure Semaine pour un Kamikase ? 24-05-11

- Haro sur les plantes médicinales ? 17-05-11

- Comment recycler les écologistes 10-05-11

- Architecture et environnement, une révolution 03-05-11

- Avez-vous la « Phyt’attitude » ? 26-04-11

- Belle gueule ou face de bouc ? 19-04-11

- La planète en fusion ? 12-04-11

- Quel bilan en un demi siècle ? 05-04-11

- C’est de la dyslexie culturelle ? 29-03-11

- C’était comment la démocratie ? 22-03-11

- PAC ou PAAC ? 15-03-11

- Le Hulot ou la Hulotte ? 08-03-11

- Premiers partout ? 01-03-11

- Vous avez dit croissance ? 22-02-11

- Le littoral normand en péril ? 15-02-11

- Vous avez peur des jeunes ? 08-02-11

- Le réchauffement va-t-il nous refroidir ? 01-02-11

- Alain Carment, un Brayon pour le développement soutenable 25-01-11

- Copenhague, Cancun, et après ? 18-01-11

- Bilan d’activités 2010 11-01-11

- Re-partie l’Afrique ? 04-01-11

 

        Cette dernière chronique index de l’année est l’occasion de vous remercier encore une fois de votre fidélité. Merci pour vos commentaires toujours plus nombreux, avisés et pondérés, ce qui contribue à nourrir notre réflexion commune. Bonne année 2012 à tous et rendez-vous au 3 janvier.

 

 

        Si vous souhaitez être informés dès parution des nouvelles chroniques, vous pouvez vous abonner. Il suffit de se reporter dans la colonne de gauche du blog, rubrique "newsletter" et d'y inscrire son adresse internet. Vous recevez alors un courriel d'Overblog vous demandant de confirmer. Vous êtes ainsi abonnés et recevez gratuitement (en principe chaque mardi) un courriel vous informant de la parution d'une nouvelle chronique.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 08:00

 

 

Voilà Noël et sa ribambelle de cadeaux, parfois douteux… Cela m’a rappelé un poème que j’avais écrit en 1967, et jamais publié. Le voici :

Un pistolet à air comprimé

C’est sa fête

Un char en matière plastique

C’est Pâques

Et à Noël

Sous le sapin

Une crèche

Et une panoplie de marine

L’enfant Jésus sourit

Le casque et le ceinturon

Sont pareils aux vrais

Joseph et Marie à genoux

Remercient Dieu

Les grenades ont des goupilles

Comme les vraies

L’âne et le bœuf

Semblent émus et ravis

Le fusil mitrailleur

Lance des balles

Comme les vraies

Le sapin est plein de lumières

De guirlandes de boules

            Et de paix

De paix, de paix, de paix

Le gosse déjà casqué

Bardé de munitions

Dit qu’il va jouer à la guerre du Vietnam

La guerre, la guerre, la guerre

S’il demande pourquoi il y a la guerre

Son père répond

Que c’est à cause de la politique

Sa mère ajoute

Que ceux qui font la guerre

Seront punis par le Bon Dieu

Le gosse rampe sous le sapin

Lance ses grenades

Et tire sur son viet

            C’est Noël

C’est la paix

Mais pour combien de temps.

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 09:45

 

 

 

C’est le 9 décembre 1968 que disparaissait Ernest Marius NOURY, né le 18 juin 1877 à La Feuillie (Seine-Maritime).

Il fréquente d’abord l’Ecole de Buchy où il obtient le brevet élémentaire. A 13 ans, le jeune Ernest a déjà constitué son premier herbier. Elève brillant, il intègre l'Ecole Normale d'instituteurs de Rouen, puis est nommé dans une école primaire. De 1903 à 1932 il est instituteur-secrétaire de Mairie à Bois-Guilbert. A l’heure de la retraite, en 1932, il s’installe route d'Argueil à Buchy. Ainsi il aura passé 65 ans de sa vie dans un rayon d'environ 20 km ! NOURY, homme simple toujours gai, vivait ainsi à la campagne dans une maison modeste, abritée dans un grand jardin sauvage.

Si Ernest NOURY fut un bon botaniste et un bon entomologiste, il fut surtout pionnier en cécidologie, science des galles, c'est à dire des excroissances des plantes occasionnées le plus souvent par un insecte. NOURY a ainsi pratiqué une démarche scientifique globale, écologique ; sa bibliographie comporte une cinquantaine de références. Il contribua aussi à la connaissance de la nature par ses activités associatives. En 1902, il entre à la Société des Amis des Sciences et du Muséum de Rouen où il gravit tous les échelons de bibliothécaire à président honoraire en passant par le secrétariat, la vice-présidence et la présidence. En 1949 il est président honoraire du Laboratoire Normand fondé par deux jeunes bucheois. En 1952 Le Laboratoire Normand présente une première exposition inaugurée par André MARIE, Président du Conseil et Ministre de l'Instruction Publique. En 1964 le petit musée devient le Musée Ernest NOURY.

Homme de synthèse, NOURY a su ainsi valoriser ses acquis dans des disciplines traditionnelles pour contribuer à l'avancement d'une science nouvelle aux côtés de spécialistes français et européens. Ernest NOURY aura ainsi apporté une contribution aux sciences de la nature, en travaillant jusqu'à ses dernières heures, fin 1968. Apportant son concours à l'amélioration des connaissances fondamentales, NOURY n'a jamais perdu de vue les applications possibles de ces connaissances, il fut en cela un des pionniers de l'écologie et de la protection de la nature. Ernest NOURY a eu une vie bien remplie pendant 92 ans et couronnée de la reconnaissance de ses contemporains.

 

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 11:14

Voilà quatre ans que ce blog existe, la première chronique « As-tu vu Tuvalu ? » (http://www.michel-lerond.com/article-14347007.html), a été publiée le 4 décembre 2007. Un blog (web log = journal de bord sur le web) permet de toucher facilement un public intéressé, même s’il n’est pas aisé de quantifier cette fréquentation. Il existerait actuellement 156 millions de blogs dans le monde, ce qui relativise bien des choses… dont toutefois, la majorité est inactive ou éphémère. En France il y aurait 15 à 20 millions de blogs dont un quart seulement sont actifs. La plateforme OverBlog, créée en 2004 à Toulouse, revendique près de 2 millions de blogs et plus de 10 millions de visiteurs par mois à elle seule.

Alors qu’en est-il de votre blog préféré ? En quatre ans, 210 chroniques ont été publiées qui ont fait l’objet de 321 commentaires. La fréquentation totale a été de 18 905 visiteurs pour 36 095 pages vues. Comparée à beaucoup d’autres, ce blog connaît une bonne fréquentation, mais bien sûr il reste très modeste si l’on compare avec des sites comme lemonde.fr qui recense 1,5 million de visites quotidiennes ! Plus modestement, notre journée record de fréquentation a été le 3 novembre 2010 avec 213 pages vues. Les 210 chroniques publiées se sont réparties entre environnement 106, société 63, économie 15 et gouvernance 26. Rares sont les chroniques qui ne font l’objet d’aucun commentaire. Les plus commentées sont : le 2 janvier 2008 Béthencourt, la mondialisation ? (http://www.michel-lerond.com/article-15186857.html) et le 19 avril 2011 Belle gueule ou face de bouc ? (http://www.michel-lerond.com/article-belle-gueule-ou-face-de-bouc-72062443.html) avec 8 commentaires chacune.

Mais ce que je retiens de plus intéressant de cette expérience, c’est la diversité de la fréquentation. En effet, sur près de 200 abonnés (c’est bien peu par rapport aux 13 millions d’abonnés à Lady Gaga sur Twitter !) dont je ne connais qu’une moitié, on note des élus, administratifs, associatifs, professionnels d’horizons très divers (environnementalistes bien sûr, mais aussi journalistes, enseignants, architectes, urbanistes, agriculteurs, forestiers, commerçants, artisans, jardiniers, etc.) qui viennent de France, mais aussi d’autres pays.

Alors, on continue ?

 

Pour retrouver les chroniques les plus anciennes : « Qu’est-ce qu’on attend ? Chroniques (2008-2009) ». A commander sur www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31058 150 pages – 13,78 €, ou dans toutes les bonnes librairies.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 16:20

 

Dans la philosophie chinoise, le yin et le yang se complètent dans tous les aspects de la vie. Alors que nous pensons, nous autres occidentaux, la dualité plutôt en termes d’opposition, les orientaux la pensent en termes de complémentarité. Le yin, c’est le noir, le féminin, la lune, le négatif. Et donc, le yang, c’est le blanc, le masculin, le soleil et le positif. C’est ainsi que le yin peut être associé au nord de la colline (pour nous l’ubac) alors que le yang est associé au sud de la colline (l’adret). Mais ces deux concepts étant liés, il y du yin dans le yang, et réciproquement ; en somme le dualisme n’est jamais complet comme le voudrait notre culture occidentale, pétrie de christianisme et de cartésianisme. Rien ni personne n’est totalement bon, ni totalement mauvais.

Dès lors, le yin et le yang sont en relation d’opposition, mais aussi d’interdépendance et peuvent muter de l’un à l’autre. L’harmonisation yin-yang est celle qui existe entre froid et chaud, ombre et lumière, noir et blanc, mais aussi entre industrialisation et nature ou pollution et santé… Certes cette philosophie chinoise est plus complexe qu’il n’est évoqué ici, mais n’a-t-on pas là une prodigieuse leçon à prendre dans notre appréhension des problématiques environnementales.

C’est ainsi que le fleuve Seine peut être considéré à la fois comme une entité économique et environnementale (http://www.michel-lerond.com/article-15657193.html), que la crise actuelle peut être salutaire en favorisant une révolution verte (http://www.michel-lerond.com/article-31603124.html), que l’aménagement des routes peut générer des plantations astucieuses (http://www.michel-lerond.com/article-des-routes-pour-les-arbres-44574198.html), que la chimie peut être associée à l’idée de santé de l’environnement (http://www.michel-lerond.com/article-la-chimie-ca-pollue-58742069.html), que l’écologie et l’écologisme ne sont pas à confondre mais peuvent se compléter (http://www.michel-lerond.com/article-ecologie-ou-ecologisme-60599146.html) ou encore que le réchauffement climatique pourrait bien nous refroidir… (http://www.michel-lerond.com/article-le-rechauffement-va-t-il-nous-refroidir-66217518.html).

Ainsi dans le domaine de la nature et de l’environnement, rien n’est simple et tout doit être regardé en termes d’opposition, mais aussi de complémentarité et d’interdépendance. Ah, ce n’est décidément pas facile d’être yin et yang !

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