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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 08:42

 

Quarantième jour de confinement :

     Et voilà, fin de la quarantaine ! Sans doute irons-nous jusqu’à une cinquantaine ! Pourvu que l’on n’aille pas jusqu’à une centaine, quoique… Malgré tout il est temps de conclure ce journal d’un confiné, et d’esquisser ce que pourrait être la suite. Pour conclure, nous retiendrons en priorité l’avis de Bruno David, président du Museum d’histoire naturelle de Paris qui s’est magnifiquement exprimé à l’occasion d’une interview dans l’hebdomadaire Le Point du 16 avril 2020. Comme il le rappelle, une pandémie n’est jamais certaine, mais trois paramètres la déterminent : la promiscuité entre Humains et la faune sauvage en perte de milieu naturel, la densité de la population humaine et les déplacements des marchandises et des Humains. Dès lors que ces paramètres n’ont cessé de s’amplifier au cours des dernières décennies, la pandémie était prévisible et nous en sommes tous responsables.

     Les déforestations massives des zones tropicales et équatoriales mettent les humains au contact de virus encore inconnus. Le dégel du pergélisol va lui aussi être un agent de diffusion de virus. Tout cela sans oublier de citer le rôle des élevages intensifs, avec des animaux stressés, également bons propagateurs de virus. Redisons-le encore, nous faisons partie de la nature, nous sommes dans la nature. Bien qu’espèce dominante, nous n’avons pas à considérer notre planète comme un supermarché et n’oublions pas que nous sommes aussi le meilleur véhicule pour les pathogènes, donc victimes de nous-mêmes. Cette pandémie nous aura appris aussi combien la science est complexe comme en ont témoigné les hésitations et controverses entre scientifiques. En d’autres termes, c’est notre mépris pour la nature qui est à l’origine de cette pandémie, prédite de longue date par certains scientifiques. Par exemple, lorsque nous détruisons la forêt, les animaux qui l’habitent se trouve en promiscuité et se « repassent » leurs maladies de l’un à l’autre. L’un de ces animaux, rapproché des Humains, peut les infecter. Ce peut être aussi des animaux sauvages, vendus sur les marchés africains, asiatiques (cela nous rappelle quelque chose !), ou des animaux d’élevages intensifs qui facilitent le saut des virus entre espèces… En résumé, dans un écosystème riche, un pathogène a plus de chances de rencontrer facilement des hôtes peu aptes à sa multiplication ; au contraire, dans un écosystème pauvre, les chances augmentent de passage à l’Homme. La pression accrue de l’Homme sur les écosystèmes est donc bien la cause de cette pandémie… et de celles à venir ! Retenons la leçon et CHANGEONS !

A suivre : Cinquantesixième jour de confinement – dernière page de ce journal avec des « clés pour notre avenir ».

A paraître courant juin : Les clés de notre avenirEditions Persée.- 100 p. 10 €.

A réserver dès maintenant dans toutes les bonnes librairies.

 

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 11:28

 

Trenteseptième jour de confinement :

     En France, des mesures drastiques ont été prises, émaillées de quelques cafouillages, imprévisions et contradictions, avec une communication hésitante...  Comme d’habitude, face à la difficulté, on a essayé d’y remédier sans s’interroger sur les causes. Nous avons insisté dans ce journal sur l’opportunité que présente cette crise pour préparer l’après, en prenant en compte le dérèglement climatique couplé à l’extinction de la biodiversité. Soyons clairvoyants : la crise actuelle n’est peut-être qu’une répétition de ce que nous pourrions connaître d’ici peu… marquant l’entrée dans une époque nouvelle. En visant des profits à court terme, on a créé des chaînes d’approvisionnement à flux tendus : en caricaturant à peine, les ateliers sont en Chine et les stocks de marchandises dans les cargos, les avions et les camions… Si un maillon de la chaîne casse (grève, accident, pandémie…) c’est la cata. Cette globalisation marchande a reposé sur un recours aux énergies fossiles sans limites, contribuant massivement au réchauffement climatique, avec ses conséquences… notamment des pandémies auxquelles s’attendent les climatologues.

     Outre les conséquences environnementales et sanitaires, n’oublions pas les impacts énormes sur l’économie : sans doute des faillites en chaîne de PME. C’est l’occasion de s’interroger sur la mission des entreprises et sans doute de reconstruire le service public, un peu branlant, trop souvent perçu comme coûteux, sauf… lorsque l’on en profite. Concernant la santé, il faudra articuler davantage les différents niveaux d’intervention avec au plan national un service hospitalier public mieux pourvu en moyens et en interrelation avec les pays européens. Au niveau mondial, il faut que les préconisations de l’OMS deviennent contraignantes, ce qui ne l’a pas été assez cette fois-ci.

     Il faut reconnaître que la crise du Covid-19 nous a déjà beaucoup appris en nous permettant de mesurer les limites du consumérisme à tout va et nous faisant redécouvrir les besoins essentiels, la richesse des solidarités humaines et aussi notre besoin de nature lorsque l’on est confiné dans un petit appartement avec pour horizon le mur d’en face… Cette cure de désintoxication est difficile pour certains, mais sans doute salvatrice, elle a montré que la santé pouvait passer avant le fric, c’est une bonne nouvelle.

     Les voix sont nombreuses pour appeler à construire l’avenir après cette pause forcée du confinement. D’abord relocaliser les filières de production, ralentir le productivisme, lutter contre les pollutions, sauvegarder la biodiversité et maîtriser les dérèglements climatiques.

A suivre : Quarantième jour de confinement

          A paraître courant juin : Les clés de notre avenirEditions Persée.- 100 p. 10 €.

A réserver dès maintenant dans toutes les bonnes librairies.

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 16:34

 

Trentedeuxième jour de confinement :

     Dans le village passent davantage de voitures qu’au début du confinement et certaines roulent… vraiment très vite. Un signe de lassitude, de besoin de défoulement ? Les chauffeurs doivent être pressés d’en sortir…

     Bon, OK, ce n’est pas nécessaire d’en rajouter, mais tout de même. Vous avez entendu ce silence assourdissant des médias à propos de Tchernobyl… Chacun se souvient en effet de l’accident nucléaire de la centrale de Tchernobyl, en Russie, en 1986. Hormis sur les réseaux sociaux et dans la presse spécialisée en environnement, on a très peu entendu parler de cette info : un incendie géant a eu lieu dans la zone interdite, irradiée,  autour de Tchernobyl, du 3 au 14 avril. Cet incendie a remis en suspension les particules radioactives dans l’atmosphère, emmenées par les vents de nord-est à cette période, vers l’Europe et la France… Le danger semble écarté, mais à la mi-avril, les flammes se rapprochaient des sites de stockage de déchets radioactifs et du sarcophage du réacteur. Ah si le césium 137 pouvait éliminer le Covid-19 ! Dormez tranquilles braves gens, tout est sous contrôle ! Encore un thème de réflexion sur les dérives de nos sociétés et la transparence de l’information...

     Heureusement tout n’est pas aussi triste. Par exemple, « Le sauvetage financier des compagnies ne doit pas permettre au secteur aérien de reprendre ses activités habituelles une fois la crise du Covid-19 terminée ». C’est ce que demandent 250 associations internationales dans une lettre ouverte. Certes la pandémie de Covid-19 a durement touché les compagnies aériennes qui demandent aux états seulement 200 milliards de dollars pour faire face à la crise, en pleine contradiction avec les exigences climatiques et alors qu’elles bénéficient déjà d’exemptions fiscales sur le kérosène ! Voilà encore une opportunité pour remettre en question la place du transport aérien sur l’ensemble de la planète.

     Par ailleurs, les Régions françaises aussi se mobilisent pour une relance sociale et  économique. Mais à part quelques mots bien choisis et l’annonce d’un « new deal environnemental », cela ressemble étrangement au monde d’avant… Pas de quoi se réjouir ! Malgré ces quelques timides avancées, c’est bien au-delà qu’il faut aller pour « redresser » le monde.

A suivre : Trentcinquième jour de confinement

A paraître courant juin : Les clés de notre avenirEditions Persée.- 100 p. 10 €.

A réserver dès maintenant dans toutes les bonnes librairies.

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 15:15

Trentième jour de confinement :

     Jour anniversaire du début de confinement… Environ 100 000 morts dans le monde, dont à peu près 13 000 en France. Rien que ça. Ici tout va bien si ce n’est que le printemps nous nargue avec son soleil, son explosion florale et sa clémence, d’autant plus appréciable au jardin. Dans notre campagne, les vaches sont revenues dans la prairie voisine, on se sent moins seuls ! Mais tout de même, je rêve de chemins de campagne, de forêts, de bords de mer… Après des mesures de gestion immédiate de la crise, il faudra par-dessus tout, comprendre son processus, entre ses origines et son explosion planétaire, afin d’être mieux préparés pour la prochaine, inévitable. Pour cela les solutions existent…

     Sans entrer dans des discours idéologiques ou dogmatiques, il faut tout de même s’accorder à repenser la répartition des richesses sur la planète. La décision du ministre français de l’Economie est à cet égard assez renversante par son caractère inattendu ! Il a recommandé aux entreprises de ne pas verser de dividendes lorsqu’elles ont recours au chômage partiel, faute de quoi elles ne pourraient prétendre aux aides publiques. Cette préconisation relayée par l’association française des entreprises privées (Afep) atteste de la pression qui monte sur les actionnaires. Tout cela reste à confirmer et acter, mais convenons que c’est une révolution, d’autant plus que les banques devraient être concernées aussi.

     Au-delà de l’urgence économique, il faut aller maintenant et très vite vers des modifications plus globales. Des propositions existent depuis longtemps déjà et demandent « seulement » à être appliquées : les Objectifs de développement durable (ODD) ont en effet été établis par l’ONU en 2015. Cet agenda 2030 définit 17 objectifs pour « éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous ». Beau programme, il n’y a plus qu’a !... La grille d’analyse des ODD montre bien la chaîne de causalité de la crise actuelle entre atteintes à l’environnement et pandémies. Elle met aussi en évidence la nécessité de travailler en partenariat entre acteurs publics, économiques et citoyens au niveau mondial. La crise actuelle du Covid 19 a montré une certaine solidarité au niveau local et national, mais un déficit criant au niveau international. Qu’en sera-t-il en termes de conséquences pour les pays en développement, notamment en Afrique. Ce sont aussi des Humains !

A suivre : Trentedeuxième jour de confinement

 

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 08:37

Vingthuitième jour de confinement :

     Un mois de confinement ! Cette situation inédite a montré des élans de solidarité exemplaires, révélant combien notre société peut être généreuse et humaine face à l’adversité. Mais,… dans le même temps on a pu assister à des scènes surréalistes de gens jetant leurs masques et gants dans leur caddie ou sur le sol du parking, après s’être protégés pour faire leurs courses au supermarché. D’autres ont insulté des soignants, résidant trop près de chez eux… On pourra cependant compter sur une grande part d’entre nous pour refonder une société plus prévoyante et plus Humaine, j’en suis convaincu.

     L’économie étant la base de notre société, c’est sans doute par là qu’il faudra commencer la révolution à faire, à condition toutefois de ne surtout pas laisser les économistes seuls aux commandes ! On en a vu assez comme cela ! Nous n’en sommes encore qu’à l’étape des questions, qu’il ne faut pas occulter, et préparer des réponses. Si l’on commence par « le plus facile », ou le plus évident, il y a la relocalisation de nos productions, déjà évoquée, et aussi la question des revenus quand tout s’arrête… Lorsque les entreprises ferment, que les commerces végètent, que le secteur du tourisme s’effondre, etc., on improvise dans le plus grand désordre. Subitement, on institue du chômage partiel, des primes en tous genres, des subventions de sauvetage, des prolongations de délais de paiement… sans savoir d’où l’on va sortir cet argent et qui va payer et quand. Il est clair qu’après ce marasme, une forte crise économique va sévir, avec une baisse du pouvoir d’achat inévitable. C’est l’occasion de réfléchir à ce défi pour être mieux préparés à la prochaine crise. Il sera inutile de manifester et de brûler des pneus ! Les solutions seront à inventer collectivement, avec des décisions démocratiques et un maximum de sérénité. La présente crise n’est pas le fait du hasard, elle résulte de manquements collectifs au bon sens.

     Nous en sommes à ce que certaines collectivités distribuent des bons alimentaires aux familles pauvres, ce qu’en d’autres temps on appelait des « tickets de rationnement »… Il faudra bien remédier à cette situation en urgence. Dans plusieurs pays européens dont la France, mais aussi aux USA, on s’interroge à cette occasion sur le revenu universel, versé à tous sans condition. On voit combien la crise accentue les inégalités face à des difficultés, elles, bien partagées. Il s’agirait de verser à chacun, sans conditions de ressource, toute la vie, un revenu dont le montant serait fixé collectivement. Ce procédé apporterait à chacun un « minimum de survie » qu’il pourrait compléter par son statut professionnel et/ou social. C’est une piste, une réflexion à ne pas négliger.

A suivre : Trentième jour de confinement

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 08:41

 

Vingtroisième jour de confinement :

     Nous voilà à un peu plus de la moitié des Terriens confinés. Du jamais vu ! Evénement historique ! Je pourrai raconter cela à mes arrières petits enfants (qui ne sont pas encore nés…) : Eh bé vais tu min gars, y a pas que l’pognon dans la vie, j’peu te l’di. T’a pas connu la crise eud 2020 tai. T’aurai vu c’bordel ! Faut surtout pas r’commencer c’te bazar. Est tai pi tes copains qui vont nous r’fair l’monde. Bon courage min gars ! Ben oui, il paraît que l’on va réintroduire les parlers normands, pour faire plus moderne !
      Nous avons évoqué précédemment l’opportunité que présente cette crise du Covid 19 pour repartir du bon pied. Au-delà de l’angoisse qui monte, il est très réconfortant de constater la mobilisation des esprits pour refaire le monde ! C’est ainsi que plusieurs syndicats et associations environnementales ont appelé à relocaliser les systèmes de production et conditionner les aides aux entreprises à leur reconversion écologique et sociale. Tout cela restant à préciser d’autant plus que, aux USA par exemple, la situation est contraire en suspendant l’application des lois environnementales pendant la durée de l’épidémie, afin de ne pas mettre les entreprises en péril, même si elles polluent… La crise peut être aussi une opportunité de rétropédalage ! Mais « détrumpez » vous, tout le monde ne fera pas de même, quoique… en France, je m’interroge.

      En un temps record, la crise sanitaire-environnementale est devenue économique et sociale, qui plus est au niveau planétaire. Faut-il rappeler, encore et encore, combien sont liés les trois pieds du développement soutenable, auxquels il faut ajouter le « barreau transversal » de la gouvernance pour rendre tout cela cohérent. Vous vous souvenez du tabouret ? Le lien biodiversité/climat/pandémie est fort et la propagation éclair du Covid 19 a révélé notre fragilité à nous, Humains. L’ONU alerte sur les suites économiques avec la perte de 25 millions d’emplois, des milliards de dollars de pertes de revenus, sans omettre une possible pénurie alimentaire. Tout va bien madame la marquise ! Pour nous Français, le salut passera nécessairement par l’Europe, ce qui n’est pas acquis... La crise actuelle est l’occasion ou jamais de renforcer et réorganiser l’Europe pour une vie collective meilleure… ou de la faire sombrer, pour s’isoler un peu plus et décrépir !

      Souhaitons que cette crise nous fasse mûrir, repenser notre manière d’habiter la Terre. Cela concerne chacun de nous, et comme le confinement va durer encore un moment, nous avons le temps d’y réfléchir.

A suivre : Vingthuitième jour de confinement

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 09:05

 

Vingt-et-unième jour de confinement :

     Voilà trois semaines que nous sommes plongés dans cette vie assez surréaliste, en même temps confinés chez nous, un peu ratatinés on pourrait dire, et dans le même temps assistants avec impuissance, à une manifestation de dimension planétaire, parfois emprunte de générosité, mais aussi de marchandages et de buziness pitoyables, à petite échelle ou au plan international... On sent l’angoisse monter de toutes parts. Mais de plus en plus d’environnementalistes, écrivains, politiques mêmes, s’interrogent sur le jour d’après. Des propositions fusent de tous côtés, chacun y va de sa stratégie. Suite aux pénuries que l’on a connues, la première idée qui vient consiste à relocaliser nombre de productions. C’est vrai pour le textile, mais aussi les médicaments, et bien d’autres productions. Outre le fait que les pratiques actuelles pénalisent les entreprises, elles génèrent des transports à travers la planète, parfois totalement délirants. Un exemple avec le lin, dont la Normandie est le premier producteur européen, qui est expédié en Chine pour y être tissé et revient en France pour confectionner des vêtements en haute couture…

     La première leçon est donc de réorganiser notre appareil de production avec le souci de répartition sur toute la planète au plus près des consommateurs. Selon les types de production, il n’est pas indispensable de prévoir des usines gigantesques quand des petites entreprises suffisent. De même il faut revoir la distribution de ces marchandises, en réduisant au minimum les avions et les cargos gigantesques, privilégiant le train et favorisant la desserte locale avec des petits camions. Les monstres en tous genres ne sont plus de circonstance ! Ce nouveau concept prévaut encore davantage pour les denrées alimentaires pour lesquelles le local est un impératif absolu. Des produits qui font des milliers de kilomètres avant d’arriver dans nos assiettes, est une totale aberration énergétique et donc environnementale et qui, de plus, nous rend vulnérables.

     Mais si ces changements constituent un bon début, ils ne suffiront pas. Il ne s’agit pas, après la crise, de repartir comme avant… en attendant la prochaine. La situation actuelle semble bien être un bouleversement lorsque l’on constate dans les décisions gouvernementales que la vie humaine passe avant l’économie. Pourvu que les actes suivent les paroles ! L’économie mondiale est à genoux et certains économistes et financiers, oh stupeur ! assurent que c’est l’opportunité pour un nouveau départ. Essayons d’y croire pour garantir la paix de demain.

A suivre : vingtroisième jour de confinement

 

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 07:57

 

Dixseptième jour de confinement :

     Dans cette drôle d’aventure, les exemples de solidarité sont salués, en regrettant cependant qu’il y ait en même temps des incivilités nombreuses. Il est fait souvent mention du dévouement des personnels soignants et de quelques autres professions. Mais certains se font du souci pour les conséquences psychologiques sur les enfants, question peu abordée, des bambins se considérant, par exemple, « en prison ». Il y a nécessité à prendre en compte le désarroi de certains enfants et aussi d’adultes en détresse psychologique, parce que exposés eux-mêmes ou apeurés par la situation de personnes proches.

     Il est souvent dit, et c’est plus gai, que nous avons là une belle occasion pour réfléchir sur nos « modes de vie délirants »… avec toutefois la crainte qu’après la crise le seul but soit de « remettre tout en ordre » pour repartir comme avant. Des amis craignent même que certains grands patrons de l’industrie et de la finance, à l’origine indirecte de cette crise, ne sortent consolidés de cet épisode. Mais si certains vont « repartir comme en 40 », d’autres vont réfléchir à leur propre vie et celle de leur famille. Cela suppose que l’on ait un autre modèle économique à proposer, ce ne sera pas facile, face à des lobbies omniprésents et des politiques « confinés » dans le court terme et souvent sans vision prospective. Sans en cerner les contours, plusieurs amis souhaitent que la gouvernance soit revue pour être confiée à des « gens responsables ». Mais qui est vraiment décidé à changer de vie, avec moins de pouvoir d’achat, moins de déplacements, moins de consommations en tous genres ? La suite le dira…

     Toutefois, c’est un cri qui est poussé par tous : vivement que tout cela se termine, qu’on revienne à une vie « normale », que l’on sorte du « virtuel » pour se rencontrer « pour de bon ». Mais ne nous y trompons pas, après la crise sanitaire et environnementale, il y aura une crise économique, sans doute sévère, et donc une crise sociale qui pourrait bien conduire à une crise politique… Cela tombe bien, nous avons toutes les élections à refaire d’ici 2024 !

A suivre : Vingt-et-unième jour de confinement

 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 11:21

Seizième jour de confinement :

     Comme beaucoup, j’ai saisi cette occasion du confinement pour échanger quelques nouvelles avec les amis. C’est bien agréable de renouer des contacts, de s’assurer que tout va bien et d’échanger sur la situation du moment et les perspectives pour l’après crise. Bien sûr ces échanges révèlent des avis divers, mais de nombreux points communs entre les conversations sont flagrants.

     Tout le monde s’accorde à penser que l’atmosphère est étrange, surtout lorsque l’on sort de chez soi où tout est vide. Nous vivons une expérience à laquelle personne n’était préparé, à la fois sidérante et passionnante à bien des égards, historique même. C’est étrange de se retrouver face à soi-même, seul, en couple ou en famille, comme il y a un siècle, même si les moyens de communication changent la donne. Certains se sentent à l’aise chez eux, mais apeurés dès qu’ils sortent, n’osant même pas se rendre dans un commerce. Personne n’avait imaginé qu’un jour soit exigé un « laisser-passer » pour faire quelques centaines de mètres dans son patelin paumé… Et quelle angoisse à l’écoute des informations sur la progression du virus. Que de questions quand on constate qu’il y a peu, on ne pouvait répondre à l’attente des personnels soignants pour maintenant distribuer des milliards à tout va. Mais où va-t-on trouver l’argent ? Il est tout aussi étrange de constater les effets positifs du confinement en matière de pollutions, bruit ou biodiversité. Nous ne reverrons peut être pas de sitôt le ciel si limpide, sans traces d’avions, ceux-là mêmes qui ont facilité la diffusion si rapide du virus sur toute la planète ! Dans des villes très polluées il y a encore quelques semaines, les Chinois revoient enfin le ciel, ils l’avaient un peu oublié !

     C’est l’occasion de renouer des contacts grâce aux moyens modernes de communication ! Les échanges, par vidéo notamment, sont prétextes à des vidéo-apéros, à répétition parfois, au point que les commerces vont sûrement bientôt être en rupture de stock ! Tout le monde est bien occupé, notamment ceux qui ont la chance d’avoir un jardin qui permet de sortir, se dépenser un peu et profiter du soleil printanier. D’autres découvrent le télétravail avec ses avantages et aussi ses inconvénients. La plupart redécouvrent le temps long et reprennent des activités culturelles un peu oubliées dans l’agitation de notre société.

A suivre : Dixseptième jour de confinement

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 08:51

 

Quatorzième jour de confinement :

     La crise s’amplifie et bat son plein aux Etats-Unis. On ne parle quasiment pas de l’Afrique, mais le peu d’infos que nous avons laisse imaginer le pire. En France on a dépassé les 3 000 morts. Les gestes de solidarité se multiplient, tant mieux ; les vols et escroqueries… aussi, hélas ! Sans compter les attaques verbales de soignants ou autres par des gens à bout de nerf, apeurés et sans aucun respect. Ah l’espèce humaine !… Pourtant, de plus en plus émergent de toutes parts des questions pour l’après crise. On perçoit à la fois le désarroi devant cet ennemi invisible et la prise de conscience que notre monde est au bord de l’effondrement si l’on n’y prend garde. Le sentiment qui semble prévaloir est qu’il faut maintenant tout revoir et la société civile semble bien décidée à y veiller, plus que les politiques. Cela ne peut que me réjouir après 13 ans de cette rengaine sur ce blog…

     En premier lieu on constate l’impatience à régler vite cette crise avec le moins de dégâts possibles, mais aussi la crainte de voir se renouveler ce genre de situation. Il est bien clair maintenant que l’homme a exercé une forte pression sur son environnement, dès le 19ème siècle et surtout au cours du 20ème ; c’est alors que les interactions entre espèces ont été de plus en plus perturbées, en relation notamment avec le dérèglement climatique et l’érosion de la biodiversité. Ceci nous invite à penser que l’on ne peut plus continuer sur la même trajectoire. Au risque de le répéter encore et encore, et en simplifiant un peu, il faut bien avoir conscience que la hausse des températures fait fondre les terres gelées des contrées arctiques, ce qui augmente le risque de propagation de pathogènes humains… et donc le risque de nouvelles crises sanitaires. Ceci n’étant qu’un exemple, parmi beaucoup d’autres, des dégradations des équilibres naturels.

     Il ne s’agit pas de faire peur mais d’être lucide : la crise actuelle est sanitaire certes, mais c’est aussi une crise environnementale, avec des conséquences sociales et économiques. Le confinement et l’arrêt des activités humaines qui l’accompagnent, en apporte une forme de preuve a contrario, avec la baisse des pollutions de l’air, des émissions de GES et une biodiversité qui reprend vie, y compris dans les centres urbains.

     La crise planétaire que nous vivons contraint près de la moitié de l’Humanité au confinement, ce n’est pas rien ! Mais c’est une opportunité extraordinaire pour une prise de conscience et ainsi amorcer un virage salutaire dans notre conception du monde !

A suivre : Seizième jour de confinement

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