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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 08:22

Ce fut un congrès très curieux. En effet, cette grande conférence internationale de 2072 réunissait, pour la première fois, différentes espèces d’Hominidés. La date n’avait pas été choisie au hasard, c’était le centenaire de la conférence de Stockholm, la première conférence qui plaçait les questions environnementales au rang des préoccupations internationales, afin de faire le point sur l’état de dégradation de la planète, notre milieu de vie. Cette fois-ci, participaient donc, en plus des habitués de ce genre de manifestation, quelques Bonobos, Chimpanzés et autres Orang-outang ou Gorilles.

Depuis le début du 21ème siècle, les neurosciences avaient fait des progrès considérables et on avait pu mettre au point un « décodeur de neurones » pour interpréter la pensée de différents cerveaux de façon compréhensible, y compris par une autre espèce d’Hominidé. Un dispositif permettait alors, par exemple à un Chimpanzé de s’exprimer de façon sommaire, avec un langage quasiment humain, ou dans les cas plus complexes de projeter sa pensée sur un écran numérique. Ce dispositif fonctionnait dans un sens ou l’autre, traduit dans la langue souhaitée par les Humains.

Au cours de ce congrès donc, les Humains firent état d’un certain nombre de dégradations importantes de l’environnement, qui n’avaient fait qu’empirer depuis un siècle, malgré toutes les avancées ici ou là. Puis un Bonobo s’exprima, par l’intermédiaire du « décodeur de neurones » et livra son sentiment : Vous les Humains, vous connaissez des problèmes depuis que vous avez quitté vos forêts primitives. Vous avez commencé par vous vêtir, puis vous installer dans des demeures fixes, et très vite vous vous êtes pris pour les rois de la Terre, oubliant vos origines animales et votre dépendance obligée à la nature. Par tribus, puis par pays vous avez souhaité avoir plus que les autres, ce qui n’a pas manqué de vous créer quelques soucis… Ceci jusqu’à aujourd’hui où vous vous sentez bien démunis.

Un Humain pris la parole pour reconnaître le bien fondé de ce qui venait d’être « dit », et pour annoncer que dorénavant nous allions connaître une révolution planétaire quant à la place de l’humanité puisque nous avons enfin pris conscience, par la force des choses, des vrais enjeux et allons chercher à y remédier, tous les Hominidés ensemble.

Aujourd’hui, en 2137, la population humaine a bien régressé. Après avoir frisé les 10 milliards d’individus, voilà que suite aux modifications climatiques, à la dégradation de la biodiversité, à de graves accidents nucléaires et à quelques pandémies, le nombre d’Humains sur la planète n’atteint guère qu’un petit milliard. Pendant ce temps, les autres espèces d’Hominidés, plus adaptables, ont proliféré. En somme c’est la planète des singes

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 08:20

Bon sang, mais c’est bien sûr. Et si on partageait l’emploi. Le chômage n’en finit pas d’augmenter. A chaque publication de statistiques, tout le monde espère une « inversion de la courbe »…, mais celle-ci est toujours ascendante. Que faire ? Mais que faire quand « on a tout essayé » ? Quelles que soient les bonnes ou mauvaises raisons de cet état de fait : la croissance trop faible, le manque de compétitivité, les charges trop lourdes et autres élucubrations, il faudra bien trouver une issue un jour.

Mais vous avez entendu ce silence assourdissant. Ce silence de tous les politiques, ce silence de tous les syndicalistes, ce silence de tous les gens de gauche, ce silence de tous les bien-pensants toujours prêts à faire l’obole. Mais quel silence !

Et si on partageait l’emploi ! Il y a moins de travail, partageons le travail. Diminuons le temps de travail pour maintenir le nombre d’emplois. Bien sûr, s’il y a moins de travail, il y a moins de salaire. On répartit le travail et on répartit les salaires. Certes, on limite alors le pouvoir d’achat, on précarise la société, on appauvrit tout le monde… C’est un choix à faire entre le partage et la situation actuelle : moins de travail, on licencie ; les uns au boulot, les autres au chômage ; les uns restent à l’aise, les autres dans la mouise ; les riches et les pauvres…

Et si on partageait, bien sûr c’est une loi générale qui s’applique aussi aux cadres de l’entreprise, a fortiori aux dirigeants. On a sans cesse remis sur le tapis « les 35 heures » comme si cette mesure expliquait tout, ou presque. Mais les 35 heures, c’était une excellente idée qui allait dans le sens du partage. Passer de 39 heures à 35 heures permettait de partager le travail. L’erreur, la grosse erreur, ce n’est pas cette réduction d’horaires, mais son application démagogique, en faisant croire qu’en travaillant moins, on gagnait autant. Il fallait réduire le temps de travail ET les salaires. Le partage c’est pour tous et c’est maintenant ! Entreprise par entreprise d’abord, là où il y a des difficultés. Mais très vite, il faut élargir à l’ensemble du monde du travail, y compris aux catégories qui ont le privilège d’un emploi garanti, aux parlementaires, aux retraités. « Tous ensemble, tous ensemble » ! Oh, bien sûr, une idée aussi saugrenue n’est pas très porteuse politiquement. Mais c’est quoi la gauche ?

Mais qui donc va oser sortir de ce silence assourdissant pour nous rappeler que la gauche, c’est d’abord le partage.

Ah, j’entends déjà un murmure, c’est un espoir. Le murmure enfle, il devient un brouhaha, il enfle encore, c’est un tumulte ! Ouais, on va y arriver ! Ah non, pas toute de suite : ce mec est fou, pendez-le !

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 09:05

Le parlement, le 23 janvier 2014, a interdit les pesticides dans les espaces verts publics et les jardins particuliers. Mais l’application n’interviendra qu’en 2020 et 2022 et fort heureusement ils resteront autorisés en agriculture, sous le nom de « produits phytosanitaires ». Les « phytos » représentent un marché important en France, environ 110 000 tonnes par an, dont 100 000 tonnes pour l’agriculture, soit un chiffre d’affaires de 6 milliards € pour l’Europe, la France étant le premier utilisateur. La vigne, qui occupe un peu moins de 4 % de la surface agricole utile, consomme 20 à 30 % des pesticides. Bien que la sophistication poussée des substances actives fasse craindre une diminution des doses, les tonnages utilisés continuent d’augmenter. Nous sommes face à une industrie florissante, élément déterminant pour la compétitivité de la France et donc facteur de croissance. 

Bien sûr, les « phytos » ont une incidence sur la santé des utilisateurs, ou des consommateurs de produits traités. L’étude épidémiologique de la Mutualité Sociale Agricole révèle que certains agriculteurs « bénéficient » d’un cancer de la prostate, ou des poumons, on d’une maladie de Parkinson. Mais il faut positiver et voir tout cela comme un élément dynamisant pour le secteur médical, surtout les laboratoires pharmaceutiques. Les viticulteurs sont tout particulièrement concernés par des troubles de la reproduction ou des malformations congénitales qui n’ont pas encore trouvé de solutions thérapeutiques. C’est un fort encouragement à la recherche médicale, qu’elle soit publique ou privée. Tout ceci est bon pour l’économie, sans compter que la mortalité s’en trouve augmentée et que les prévisions de croissance du secteur funéraire se situent aux alentours de 2 % pour atteindre 2 milliards €/an, un marché promis à un bel avenir !

C’est une sage décision que de retarder les décisions autoritaires sur l’usage des « phytos ». Il ne faut pas entraver le développement de secteurs aussi importants que ceux là. On peut donc comprendre que plusieurs dizaines de produits soient maintenus sur le marché malgré un avis défavorable de l’ANSES. Après tout, ces produits servent à protéger les récoltes, par exemple les insecticides éradiquent les insectes vecteurs de maladies ou de dégâts comme les cicadelles, il est donc bien normal qu’un viticulteur « résistant », parce que soit disant « bio », connaisse quelques démêlés avec la justice ! 

Mais que dites-vous, je vous entends mal. Vous êtes agriculteur en mode intensif et vous avez un cancer du poumon. Vous êtes en chimio et ne pouvez plus travailler. Votre fils n’est pas disposé à reprendre l’exploitation et votre fille est stérile. Tout çà est bien embêtant effectivement, mais on ne peut tout de même pas sacrifier l’intérêt collectif à des intérêts personnels ! Allons voyons, pensez à la croissance tout de même !


Et pour en sortir, n’oubliez pas la publication d’une centaine de chroniques  2010-2012, pour esquisser des propositions d’action : LEROND, Michel.- C’est bientôt la renaissance ? Pour sortir de la crise écologique.- Paris : l’Harmattan, 2013.- 156 p.

Editions l’Harmattan http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=result&ntable=0&andor=OR&artiste=michel%20lerond&motExact=0&orderby=titre&ordermode=ASC et dans toutes les bonnes librairies.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 08:33

« L’envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète » en appelle aux autorités religieuses devant l’inertie des dirigeants politiques. Celui-ci craint, en effet, que les négociations sur le climat devant se tenir à Paris en 2015, n’échouent. Voilà bien une information surprenante !…

Mais qui est donc cet envoyé spécial ? Nicolas Hulot, le président de la Fondation pour la Nature et l’Homme. Cet envoyé spécial a été nommé par François Hollande fin 2013 afin de mobiliser la communauté internationale sur la crise écologique et promouvoir les valeurs de la France en matière de protection de la planète, la mission étant bénévole. Cette mission prend un sens particulier dans la perspective de 2015, année où la France doit accueillir la 21ème Conférence des Parties de la Convention cadre des Nations Unies sur le Changement climatique.

De retour de la conférence de Varsovie sur le climat, un échec, Nicolas Hulot se rendait au Vatican fin 2013 où il a évoqué avec la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège les questions d’environnement, et notamment la perspective de la conférence sur le changement climatique.

En amont de cette rencontre, Nicolas Hulot avait déclaré à L'Osservatore Romano, que La crise climatique conditionne tous les enjeux de solidarité humaine auxquels l’Eglise est très attachée. Les Eglises, et l’Eglise catholique en particulier, peuvent nous aider à démontrer la dimension humaniste par excellence de cette cause. Je souhaite par mes rencontres appeler l’attention du Saint-Siège sur la nécessité urgente d’un acte symbolique qui porte ces écrits à la connaissance des chrétiens et des opinions publiques à travers le monde.

Nicolas Hulot ne croit plus aux responsables politiques et espère que les autorités religieuses pourront susciter un sursaut de conscience. Il convient que c’est une démarche, à la fois, d’espoir et de désespoir… en tenant, toutefois à s’adresser à toutes les religions, persuadé que les écologistes et les églises peuvent se rejoindre sur la dénonciation du consumérisme.

Il se trouvera bien une religion pour nous inventer un enfer écologique, qui peut-être, contribuera à ramener les brebis égarées vers une nature sacralisée !

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 08:14

A tort ou à raison, le futur apparaît anxiogène, notamment pour les Français. Cette situation ne manque pas de paradoxes, au moment où, certes la précarité s’étend et la pauvreté gagne du terrain dans notre pays, mais la grande majorité des gens dispose de tout ce qui est nécessaire à son confort et ses loisirs, sans toujours en avoir une conscience claire. Cette situation est certainement à l’origine de radicalisations diverses, qu’il s’agisse de syndicats, partis politiques extrêmes, ou religions.

On rabâche à tout va que notre société est de plus en plus égoïste, ce qui est vrai parfois, mais aussi contredit chaque fois que se manifeste un élan de solidarité après une catastrophe, par exemple. Trop souvent, chacun dans sa sphère se sent contraint, brimé, voire martyrisé, ce qui génère des réflexes de défense, de revendication, parfois bien au-delà des réalités ou du simple bon sens.

C’est qu’en fait, chacun se fait une idée de sa vie, de la société, qui soit le plus possible à son avantage, et donc avec un certain égoïsme, c’est vrai. S’il en est ainsi c’est sans doute parce que nous manquons d’un projet commun qui permettrait à chacun de se sentir impliqué, acteur et bénéficiaire à la fois. Il nous faut repenser la vie en société, le vivre ensemble, le sens du travail, les relations de voisinage, le partage des richesses afin de se sentir solidaires d’un destin commun. Pourquoi donc toujours opposer le centre ville et les banlieues, Paris et la « Province », l’urbain et le rural, les riches et les pauvres… Ne serait-il pas possible de trouver des synergies, des complémentarités entre les composantes de notre société ? Cela s’amorce ici ou là sur le plan économique avec l’économie circulaire, ou l’économie sociale et solidaire, montrant parfois que des formes d’économie non marchandes peuvent générer d’autres systèmes. Cette évolution passe nécessairement par l’école qui doit s’ouvrir davantage plutôt que faire le photocopieur du système existant…

Il faudrait aussi faire davantage, notamment sur le plan de la culture, des cultures devrait-on dire dans une France, justement multiculturelle. L’humain doit être central dans ce projet commun, et pour cela il y a peut être des préalables si l’on songe qu’actuellement sur la planète, 1 % de l’humanité possède de l’ordre de 80 000 milliards d’euros, c'est-à-dire autant que les 99 % restants…

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 10:48

Les discours finissent par nous fatiguer. C’est l’apanage du monde politique et particulièrement de nos présidents. Un ouvrage (Marc-Ambroise Rendu, Des cancres à l’Elysée : 5 présidents face à la crise écologique, Jacob Duvernet, 2007) soutient la thèse que, malgré les informations dont ils disposaient, ils ont tous été des cancres en matière environnementale… Les enjeux économiques l’ont toujours emporté sur les enjeux écologiques, ce qui traduit bien les courtes vues des dirigeants. Depuis 1959, tous les présidents restent dans la tradition française, très formatée par les concepts judéo-chrétiens, qui place l’homme au centre de l’univers pour le gouverner et asservir la nature. Ils croient les ressources inépuisables et la croissance économique est leur objectif permanent, sans jamais avoir le souci de la relation obligée de l’Homme avec la nature.

De Gaulle n’a rien vu venir des crises environnementales. Pompidou crée un ministère de l’environnement, dès 1971, en précisant sauver la nature habitée et cultivée, mais la conférence de Stockholm de 1972 l’indiffère totalement. Giscard d’Estaing s’intéresse plutôt au développement de l’énergie nucléaire. Le chasseur qu’il est aime la nature, mais comme repaire à gibier et les crédits de l’Etat pour l’environnement baissent de 40 % par rapport à l’époque Pompidou. Quant à Mitterand, il a la conviction que la science portera remède à tout, et donc il n’y a pas de problème environnemental. Il inaugure 38 des 58 réacteurs nucléaires existants aujourd’hui. La loi littoral sera votée en 1986, mais le décret d’application sort en… 2000. Le petit-fils de paysan qu’est Chirac garde un intérêt pour la vie rurale, mais pas pour la nature. Il évolue vers une « écologie humaniste » et prononce de beaux discours. Sarkozy fait de l’écologie un cheval de bataille et lance le Grenelle de l’environnement tout en tenant deux discours incompatibles, à la fois sur les méfaits de la croissance et sa nécessaire accélération. Comme la majorité des socialistes, Hollande n’a pas un engouement phénoménal pour l’environnement, bien qu’il ait pris quelques initiatives en faveur de la transition énergétique… à peu près sans lendemain.

Mais alors, comment s’étonner que, selon le Cevipof, les ¾ des Français considèrent que la distinction gauche-droite ne signifie plus rien dès lors que nous vivons dans une société du risque avec une belle indifférence des grands élus du pays. Un sondage de janvier 2014, réalisé par Ipsos-Steria révèle même que seulement 8 % des Français font confiance aux partis politiques et 23 % aux députés. Mais où sont donc les parlementaires qui doivent non seulement voter les lois, mais vérifier leur application et les évaluer. C’est bien à nous, citoyens, qu’il revient de ne plus écouter les discours démagogiques, de ne plus voter pour les cumulards de mandats et d’exiger une vraie « rentabilité politique » des parlementaires. Ce sera cela… ou les extrêmes. A chacun de choisir !

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 08:12

Il y a quelques temps « Des racines et des haies » suscitaient des réactions très positives, notamment celle de Forestiers du Monde. Cette association, créée en 2003, contribue à la gestion durable des forêts et à la valorisation du matériau bois et des produits forestiers. Elle développe son action autour d’animations de terrain, d’expositions et de projets pédagogiques. Fondée par six forestiers en Bourgogne, elle s’investit au niveau régional, mais aussi aux échelles nationale (17 départements) et internationale (Costa Rica, Cameroun et Madagascar). C’est dans cet esprit qu’elle a conçu le guide pédagogique « Bâtir la forêt. Ensemble développons la biodiversité et luttons contre l’effet de serre ».

C’est à l’appui de ce guide qu’une forêt de 4,7 hectares a été plantée avec le concours d’une vingtaine d’élèves en Côte d’Or, par exemple. Il faut dire que ce guide est particulièrement bien conçu, en lien avec le programme officiel de l’Education nationale. Après des données générales sur la forêt, des fiches très didactiques sont proposées pour analyser le projet à réaliser. Puis d’autres fiches permettent de définir les objectifs en fonction des potentialités du lieu. Enfin, un programme d’actions peut être élaboré pour préciser les essences à planter, leur densité, la protection des jeunes plants, etc.

Plus qu’un simple apport de connaissances, ce guide constitue un apprentissage à l’élaboration d’un projet, avec des fiches très attractives, prévues pour être complétées par des notes ou des dessins et rappelant systématiquement le lien avec le programme scolaire, que ce soit en sciences expérimentales bien sûr, mais aussi la géographie, les mathématiques, la lecture ou même l’instruction civique. Un très beau travail de forestier et de pédagogue !

Ce sont des initiatives comme celle-ci qui redonnent de l’espoir et d’une certaine façon répondent à notre appel déjà ancien sur la façon d’apprendre la nature ! Ne voilà-t-il pas en effet un moyen de rejoindre ces « Green School » de Bali, Inde ou Chine ?

« Choisis ton futur ».

Contact : Forestiers-du-Monde.France@sfr.fr

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 08:34

C’est une discussion récurrente de café du Commerce : combien ça coûte et qui va payer ? Eternelle interrogation qui suscite des commentaires à n’en plus finir, d’autant plus si l’on doit payer soi même ! Comme, dans bien des cas, on économiserait pas mal d’énergie et de sottises si l’on prenait la peine de s’informer et d’abord de se poser les bonnes questions. En effet, on ne connaît pas beaucoup de choses qui soient gratuites, puisqu’elles ont obligatoirement un coût que quelqu’un doit supporter, même si ce n’est pas nous… D’ailleurs, lorsque c’est gratuit pour nous, c’est que la charge en est supportée par les autres, le plus souvent… Il en est ainsi des discussions, revendications, pétitions interminables pour protester, par exemple, contre le prix bien sûr exorbitant, des transports en commun, du ramassage scolaire, des frais de cantine, ou encore des consultations médicales et des médicaments, etc. Sans parler des impôts !

Selon les villes et les situations, le prix du billet de transport en commun est de l’ordre de 10 % du coût réel… Le ramassage scolaire, jusque là gratuit, coûte de l’ordre de 60 € par élève et par an, dont 10 € en moyenne à charge des familles… Un repas de cantine scolaire est facturé de l’ordre de 3 € par repas, pour un coût réel du triple… La santé, dans certains cas, comme un cancer du sein par exemple, revient entre 40 et 70 000 €, mais est pris en charge à 100 %. Ce sont, bien sûr, les contribuables qui payent la différence, ce qui est normal dans une société avancée et solidaire. Mais, pour autant, doit-on aller à la gratuité absolue de toutes sortes de services indispensables, ou bien exiger une part, même modeste, de contribution ? C’est une vraie question, surtout quand la dette est maximale, l’économie au ralenti et les besoins grandissants…

Pour cela il faut d’abord économiser. Sur les services publics sans doute, et peut être aussi sur le fonctionnement de nos institutions. Il serait laborieux de les passer toutes en revue, mais regardons le Sénat par exemple. C’est une des deux assemblées du Parlement, qui a perdu beaucoup de ses pouvoirs puisqu’en cas de désaccord avec l’Assemblée nationale, le Premier ministre peut donner le dernier mot à celle-ci. En clair, le sénat ne sert quasiment plus à rien…

Mais combien ça coûte le Sénat ? Cette assemblée compte 348 sénateurs qui perçoivent une indemnité mensuelle de 7 100 € + une indemnité représentative de 6 400 € + 1 à 3 collaborateurs rémunérés, ensemble pour 7 500 € par mois + quelques avantages en nature (courrier et train gratuits). A cela s’ajoutent les frais de fonctionnement, soit un total annuel de 323 millions d’euros supportés par l’Etat. Tiens donc, je vais évoquer une possibilité d’économie avec le prochain parlementaire que je rencontre et l’interroger sur sa conception de la solidarité !

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 08:19

Il n’y a pas si longtemps, en octobre 2011, l’ONU annonçait que la planète comptait désormais 7 milliards d’habitants. Puis on a envisagé l’hypothèse de 9 milliards en 2050 et voilà que l’on s’interroge pour savoir comment faire si l’on atteint 11 milliards vers la fin du siècle… Eh oui, parce que les prévisions des démographes s’avèrent trop optimistes, ils avaient projeté une stabilisation de la population mondiale et il n’en est rien ! Ainsi en 2012, la population a augmenté de 82 millions d’individus, soit la plus forte augmentation depuis 1994. C’est la fécondité qui a bouleversé les prévisions, bien plus élevée que prévu, notamment dans les pays en développement (8 milliards d’habitants prévus pour 2050) et tout particulièrement en Afrique subsaharienne où la moyenne est d’un peu plus de 5 enfants par femme. C’est pourquoi on envisage que le Nigeria puisse devenir le deuxième pays le plus peuplé au monde à la fin du siècle. Dans le même temps les pays développés vont connaître une baisse de leur population, qui pourrait être de l’ordre de 15 % d’ici 2100.

Si l’on songe qu’actuellement, l’Inde et la Chine comptent ensemble 2,5 milliards d’habitants, soit près du tiers de la planète, cette évolution ne sera pas sans poser nombre de questions quant à l’équilibre du monde, que ce soit sur le plan démographique donc, mais aussi économique, culturel et bien entendu, environnemental.

Par exemple, et sous réserve d’approximations statistiques, il y aurait actuellement 2,4 milliards de terriens (1/3 !) qui n’ont pas accès à l’eau potable, et 4 milliards (presque les 2/3 !) qui consomment une eau « douteuse » quant à sa potabilité. Bien que l’accès à une eau potable concerne de plus en plus de monde, les pourcentages restent identiques en fonction de l’évolution de la démographie. C’est donc une course incessante pour garantir l’accès aux ressources en eau dans de bonnes conditions et surtout pour limiter les risques sanitaires, un cauchemar quotidien dans certains pays en développement.

Sans doute y a-t-il une limite à cette croissance de la population, en fonction des ressources disponibles qui, elles, sont « finies », on ne le dira jamais assez. De nombreux démographes appellent à ce que soit levé le tabou sur ces questions, faute de quoi la croissance démographique pourrait générer une déstabilisation majeure liée à des pénuries alimentaires et en eau, pour le moins.

Nous sommes une espèce très féconde, certes, mais peut être faudrait-il songer à nous reproduire un peu moins si nous voulons éviter que des régulations beaucoup plus cruelles ne se mettent en place, par les Hommes eux-mêmes, à moins que la nature ne s’en charge…

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 08:03

Depuis la loi de décentralisation de 1982, nous n’avons cessé de nous interroger sur l’organisation du territoire français, mais surtout de créer de nouvelles structures, ou d’envisager des suppressions,… sans décider grand chose. Maintenant c’est la valse des hésitations, avec remise en cause… des remises en cause. Certains élus s’opposent à une perte de pouvoir, au non-cumul des mandats et à la perte des indemnités qui vont avec... Sans doute cette question n’est-elle pas simple, mais tout de même, est-ce que cette impuissance politique ne devient pas, à la longue, un peu fatigante et déstabilisante pour le pays.

On le sait, les Français sont schizophrènes, demandant moins d’impôts et plus de services publics, rejetant la « classe politique », mais souhaitant des dirigeants autoritaires… pour les autres. Il y a un temps pour la concertation et la contestation, il y a un temps pour la décision. En somme, il faut tout changer, mais sans rien bouleverser, parce que les Français se plaignent que tout va mal, mais rechignent à changer. Essayons-nous à cet exercice acrobatique qui consiste à laisser tout en l’état, mais en changeant tout !

D’abord l’Etat. Qu’on réduise son rôle aux missions régaliennes dans un contexte de gouvernement européen, qui reste à inventer. Le reste doit être transféré aux Régions, élargies dans leur territoire et leurs missions. Une dizaine devrait suffire amplement, sous contrôle de l’Assemblée nationale. Les Départements deviennent des subdivisions des Régions et l’ensemble est géré par les conseillers régionaux. Au sein des Départements, le territoire est structuré en Communautés de communes, élargies, afin de donner de la cohérence aux actions liées à l’utilisation de l’espace notamment. Dès lors les Pays et les Parcs naturels régionaux, territoires d’expérimentation, n’ont plus lieu d’être puisque leurs politiques innovantes sont désormais appliquées sur tout le territoire régional. Tous les syndicats intercommunaux disparaissent et leurs missions sont reprises par les Communautés ou les Départements, en fonction de la cohérence territoriale. Les grandes communautés urbaines deviennent Métropoles. Les Communes sont conservées, en tant que micro-territoires de proximité, assurant les missions d’animation locale et de citoyenneté rapprochée (état civil, relations de voisinages, etc.). On réduit ainsi le mille-feuilles à quatre niveau : Etat, Région, Communauté de communes et Communes, plus l’Europe bien entendu. Les habitants élisent des conseillers municipaux, dont les « mieux élus » sont de fait conseillers communautaires. Les conseillers régionaux sont élus par circonscription correspondant aux Communautés ou aux départements. Il va de soi que cette structuration ne peut supporter aucun cumul de mandat.

Oui je sais, je rêve, mais au 22ème siècle, qui sait…

                

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