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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 21:22

       C’était le week-end pluvieux, très pluvieux de la Toussaint. Le ciel de Provence charriait des nuages gris, bas, menaçants… Que faire si ce n’est aller au cinéma, ce que nous fîmes. Le cinéma offrant le plus de possibilités était situé sur la « zone » de Plan de Campagne. Cette zone commerciale, la plus grande de France a été créée en 1960, elle couvre 20 hectares sur les communes des Pennes-Mirabeau et de Cabriès dans les Bouches du Rhône, entre Aix-en-Provence et Marseille. Ce vaste marché regroupe plus de 400 enseignes, dont la plupart ouvertes le dimanche, dans une débauche de néons, d’enseignes clignotantes, d’embouteillages et de stationnements intempestifs. Un condensé de la planète commerciale qui laisse un peu songeur…

Le film, c’était « Il reste du jambon » de Anne Depetrini, avec Ramzy Bedia, Anne Marivin, Fellag, Marie-france Pisier, Leila Bekhti, Géraldine Nakache... Cette comédie tourne autour de la rencontre « coup de foudre » entre Justine, journaliste télé de second ordre, et Djalil un séduisant urgentiste. La belle blonde parisienne et le grand brun de Nanterre sont très amoureux, mais il y a un détail important : l’homme qu’elle aime est… Arabe, ou plutôt «français issu de l’immigration», ce qui n’est pas un détail pour les familles des tourtereaux. Certes, les scènes burlesques, parfois gauches, empêchent que ce soit un grand film, mais le grand mérite de cette mise en scène est de faire l’éloge de l’amour, plus fort que la différence.

Pour ma part, j’ai un plan de campagne. Comme il ne fait pas beau et qu’il reste du jambon, on va se faire une petite bouffe entre amis, français d’origine ou pas, et on va bien rigoler, loin de la planète commerciale. Cela avant que l’on entre dans la vraie campagne, celle de 2012, celle du fric à tout va et qui pourrait bien nous filer un sacré bourdon…

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 17:22

       Louis Aragon l’avait affirmé, puis Jean Ferrat l’avait chanté : la femme est l’avenir de l’homme. Notre société, passablement phallocrate, a souvent laissé trop peu d’initiatives aux femmes. En sera-t-il toujours ainsi avec le développement soutenable ?   

    C’est ce qui pourra être discuté lors du colloque régional : « Femmes et Développement Durable ». Ce colloque se tiendra à l’initiative de l’Observatoire des Femmes de Haute-Normandie, le lundi 6 décembre 2010, de 14 h à 17 h, Faculté de droit, 3 avenue Pasteur à ROUEN.

    Il s’agit de sensibiliser les femmes et tout particulièrement les jeunes filles aux questions du développement durable en privilégiant deux questionnements :

    - Existe-t-il une spécificité Femmes /Hommes au regard du développement durable ?

    - Les métiers liés à la  croissance verte offrent-ils des opportunités de formation et d’emploi pour les jeunes filles et pour les femmes dans la région Haute Normandie ?

       La deuxième question s’inscrit tout particulièrement dans le Plan de Mobilisation des Filières et des Territoires du Ministère de l’Ecologie dont l’enjeu est de faire de la croissance verte un levier pour l’emploi. Victimes « privilégiées » des emplois précaires et du chômage, les femmes ne risquent-elles pas de passer à coté de la croissance verte portée par des secteurs encore très masculins  (BTP, Ingénierie….) Quelles incitations, quelles formations doit-on leur offrir pour leur permettre d’accéder plus facilement à ces secteurs porteurs ?

       L’objectif sera d’impliquer les acteurs locaux concernés par ces questions : l’Etat, la Région, les services de l’éducation et de la formation, les filières professionnelles et les entreprises, les associations… et les femmes, en leur donnant l’occasion de s’exprimer sur cette thématique.

       Le colloque sera présidé par le SGAR de la Région Haute-Normandie et la déléguée Régionale aux Droits des Femmes et à l’égalité.                     

      Faut-il rappeler que le principe 20 du Programme d’action de la Conférence de Rio indique que les femmes ont un rôle vital dans la gestion de l’environnement et le développement, leur pleine participation est essentielle à la réalisation d’un développement durable.

Contacts : Marie-Hélène Joyen-Conseil mhjoyenconseil@gmail.com et Bernadette Bras bbras@sfr.fr            

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 16:34

 

            Voilà dix ans que Théodore Monod s’est éteint à Versailles, le 22 novembre 2000, âgé de 98 ans. Il est né, en effet, le 9 avril 1902, à Rouen, au numéro 9 de la rue Henri Lafosse. Théodore André Monod fut un scientifique naturaliste et explorateur. Il fut l'un des plus grands spécialistes du Sahara au XXe siècle et produisit environ 1 200 publications, considérées comme des références. []Monod est fils d’un pasteur et théologien protestant dont l'influence spirituelle a beaucoup joué sur leur fils qui fut aussi un humaniste. Monod plaça toujours l’humain au cœur de ses actions. C’est ainsi qu’il prit part aux mouvements antinucléaire, antimilitariste, non violents, de défense des Droits de l'homme et de l'animal, en manifestant toujours beaucoup d’exigence.

Un bref rappel de sa carrière est éloquent. Il entre au Muséum national d'histoire naturelle en 1922 et y soutient sa thèse en 1926. Il découvre le continent africain dans le cadre de missions de recherche, parcourt le Sahara occidental pendant plus de soixante ans à dos de dromadaire ou à pied. Au Mali, il découvre le squelette de l'homme d'Asselar, estimé à - 6 000 ans. Il découvre de nombreux sites néolithiques et des espèces végétales. En 1938, Monod est affecté à Dakar pour créer l'Institut français d'Afrique noire (IFAN) qui, sous son impulsion, devient un très grand centre scientifique. Il est nommé directeur du laboratoire des pêches d'outre-mer au Muséum en 1942, membre de l'Académie des sciences d'outre-mer en 1949 et de l'Académie de marine en 1957. Il est élu à l'Académie des sciences en 1963, considéré par ses pairs comme un des meilleurs spécialistes des poissons et crustacés. Deux genres et 35 espèces végétales, huit genres et 130 espèces animales sont dédiés à Théodore Monod. Il voit pour la dernière fois le Sahara en 1996, avant de perdre totalement la vue, à 94 ans.

A l'occasion du 10ème anniversaire de sa disparition, le Muséum national d'Histoire naturelle rend hommage à Théodore Monod, afin de mettre à l’honneur, en cette année de la biodiversité, l'un des premiers défenseurs de l'environnement (http://www.mnhn.fr) : exposition du 26 octobre 2010 au 17 janvier 2011 au Cabinet d'histoire du Jardin des Plantes ; publication d’un ouvrage sous la direction de Mauricette Berne et Ambroise Monod (La vie de Théodore Monod racontée par ses proches à partir d'archives. Editions Le Chêne, 288 p.).

En 1979, je venais de publier dans la revue Histoire et Nature des « Eléments pour une histoire de la botanique en Normandie ». Théodore Monod fut particulièrement intéressé et me fit connaître à cette occasion un manuscrit relatant le voyage de Messieurs Vaillant et Danty d’Isnard sur les côtes normandes et bretonnes en 1707. Un moment fort !

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 08:31

       On vit une époque formidable : tout est devenu écologique ! C’est tant mieux quand cela va au-delà de la simple communication commerciale. Mais attention à la dérive du vocabulaire… En fait, le souci de la protection de la nature, prend ses racines dans un passé bien plus lointain qu'on l'imagine souvent, dès le Moyen Age parfois, à la fin du 19ème siècle plus largement. Bien que l'invention du mot écologie date de 1866, c'est surtout depuis une cinquantaine d'années que ce courant de pensée s'est généralisé.

       Durant les années 1960-70, on parle surtout de "protection de la nature". Pendant les années 1980-90, les termes "environnement" et "écologie" deviennent à la mode et les concepts s'élargissent pour considérer les activités humaines et pas seulement la nature. Le passage aux années 2000, c’est l'émergence d'une culture qui met écologie, social et économie sur le même plan. Dans le même temps le concept s'élargit encore dans deux directions avec la notion de "paysage", vocable qui véhicule un concept plus global, une synthèse entre la nature et les productions humaines et la notion d'"écologisme", terme qui désigne "l'écologie politique" à l'origine de la création de plusieurs partis.

       Les années 2000-2010, c’est la montée en puissance de la notion de développement soutenable, des préoccupations du public liées aux dérèglements climatiques et aux faiseurs d’opinion qui s’en suit. Quelques évènements météorologiques forts ont marqué les esprits et ont suscité questions et réflexions. Un sentiment de peur s’installe, en même temps que celui qu’il est encore temps d’agir, mais qu’il y a urgence.

       On aurait économisé bien des débats stériles si l’on avait distingué l’écologie et l’écologisme (ce qui fut proposé par le CNRS dans les années 1980, mais non appliqué). Il ne faut pas confondre en effet l’écologie, la science qui étudie les relations des êtres vivants entre eux, avec l’homme et le milieu environnant (dont les écologues sont les praticiens), avec l’écologisme, un courant de pensée en faveur de la protection de la nature et de l’environnement (ou écologie politique dont les tenants sont les écologistes). Les deux disciplines sont tout à fait respectables, et souvent complémentaires, mais la désignation des deux thématiques par un même vocable a créé une confusion des esprits. Ce fut le cas par exemple dans l’ouvrage de Luc Ferry  (Le nouvel ordre écologique, Grasset, 1992) où l’auteur tient des propos alambiqués en confondant écologisme avec écologie « profonde » (très dogmatique), allant jusqu’à lui trouver des relents pétainistes et des affinités avec le fascisme hitlérien…       

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 08:54

 

L’homme se distingue du reste du monde animal, en particulier, par le fait qu’il est conscient de sa mort. Très vite dans sa vie, il comprend qu’il est mortel et se pose des questions métaphysiques. La prise de conscience qu’il puisse y avoir une fin irrémédiable est génératrice d’angoisse. Cette angoisse peut être atténuée, voire supprimée, ou sublimée, si l’on transcende la brièveté de la vie terrestre par la croyance en une vie éternelle, donc au-delà de la mort. S’il existe une force supérieure, un grand architecte, une divinité, un Dieu qui créé et régit tout cela, la vie terrestre n’est plus qu’une étape dans un processus beaucoup plus complexe. L’angoisse est alors atténuée, ou annihilée, par la croyance en Dieu. A l’échelle individuelle, Dieu est calmant, c’est un anti-dépresseur.

L’homme est aussi un animal grégaire qui ne peut vivre seul indéfiniment. Le groupe auquel il appartient fonctionne comme tout groupe animal, avec des dominants et des dominés. La promesse d’une vie éternelle transforme la vie terrestre en un passage obligé, constitué de rites, de souffrances, de servitudes qu’il faut accepter et surmonter pour pouvoir « gagner » cet au-delà. La croyance devient alors religion, s’érige en dogme et ouvre la voie à une mise en servitude des fidèles par rapport à une caste dominante. A l’échelle collective, les religions sont un instrument de pouvoir, un instrument politique, au sens où elles permettent une gouvernance du peuple.

La science répond à la question du comment, mais ne peut répondre à la question du pourquoi. Paradoxalement, Dieu apporte de la rationalité au monde en justifiant le fait qu’il y ait quelque chose plutôt que rien. Les religions elles, apportent de la rationalité à la société en l’organisant et en évitant, ou limitant, les conflits les plus sauvages. Cela relève de la philosophie, c’est un choix individuel et collectif.

Chacun est libre de ses croyances, ce qui ne doit pas pour autant remettre en cause des faits avérés comme l’évolution des espèces, démontrée par les découvertes paléontologiques. Certes l’évolutionnisme reste perfectible, mais le créationnisme constitue, lui, un dogme affirmé sans fondement autre que la croyance en un concepteur d’ordre supérieur. On est proche alors du totalitarisme idéologique le plus détestable. Quoi qu’il en soit, les religions resteront un facteur parmi d’autres de l’évolution des sociétés humaines, en proposant des points de repère et des réponses aux interrogations existencielles.

Pour ma part, rationnel comme je suis, à la certitude des religions qui ne peut être démontrée, je préfère le charme des incertitudes de la nature.

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 08:13

 

Le monde est devenu si complexe que chaque individu doit, en permanence, s’en remettre à la compétence des autres, y compris pour des choix simples de la vie de tous les jours. C’est alors que croît le doute, entre information et intoxication, entre besoins nouveaux et publicité commerciale ou entre vérité scientifique et charlatanisme… Les moyens de communication ou de déplacement nous donnent une impression de liberté et d’autonomie immense, encourageant en cela un individualisme exacerbé, alors que nous sommes dans une dépendance de plus en plus forte de ceux qui maîtrisent ces techniques ou qui ont un avis autorisé sur l’évolution de la planète. Cette situation génère des tensions, tant sur le plan politique (voir aussi http://www.michel-lerond.com/article-entendez-vous-dans-les-campagnes-56211750.html), que sur le plan de la vérité scientifique, nécessairement partielle et provisoire. C’est donc sur la confiance, ou pas, que se fonde notre vision de l’avenir. Alors que le futur est à inventer, après les génocides et dégradations environnementales du 20ème siècle, une peur diffuse s’installe. Ni la politique, ni la nature ne nous ont apporté le réconfort attendu, mais au contraire ont mondialisé nos angoisses, généralisant une crainte de l’avenir, notamment chez les jeunes.

Cet état d’esprit est particulièrement prégnant à propos du débat sur le climat. Dans une société qui a fait du progrès technologique une quasi religion, peut-on accepter de réparer les dégâts des modifications climatiques en réduisant notre consommation, de prévenir les catastrophes en gérant la nature avec économie ? Le plus simple est peut être de douter… pour ne pas décider.

Le tintamarre médiatique traduit mal les enjeux majeurs relatifs au climat, à la biodiversité ou au développement économique des sociétés humaines et permet difficilement de comprendre les interrelations entre ces enjeux. La tentation est alors grande pour le citoyen mal informé de rejeter tout en bloc en critiquant « allègrement » tous ces slogans partisans. Le schéma de pensée dominant est en fait toujours le même : il faut croire à la capacité de progrès technique, ne laissons pas s’installer l’obscurantisme, on finira par trouver des solutions, la nature est faite pour être asservie, etc. Les tenants du rationalisme scientifique, peu enclins à se remettre en cause, doivent bien l’admettre : l’optimisme, c’est anticiper les problèmes d’un monde fini pour tenter de les résoudre, plutôt qu’attendre de s’y trouver confronté, sans solution adaptée et à temps, dans un monde que l’on croyait infini.

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 10:14

Après avoir publié Le développement soutenable, en collaboration avec le Béninois Georges Lanmafankpotin, il me semblait utile de poursuivre la réflexion sur nos modes de développement, avec un œil critique, mais aussi pour esquisser des propositions d’action.

Le présent blog m’a permis d’exprimer une libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable et plus globalement sur les questions sociétales. Depuis deux ans et demi, ce blog a donné à lire des chroniques hebdomadaires sur des sujets très variés et vous m’avez encouragé à persévérer, tant par vos commentaires que vos messages directs. J’ai pensé que le temps était venu de rassembler les premières chroniques de façon construite, selon les piliers du développement soutenable : dimensions économique, sociétale et environnementale, avec un regard sur la gouvernance.

Ceci d’autant plus que la communication numérique, même si elle offre des possibilités insoupçonnées, reste fugace. Nul ne sait ce que deviendront dans le futur les masses de données numériques, tant leur support est fragile. Il se pourrait bien que, paradoxe suprême, notre monde contemporain ait accumulé des milliards de données pour construire… une société sans mémoire. On sait, par exemple, que les microfilms, pas si anciens, se dégradent. Qui n’a pas fait l’expérience, parfois douloureuse, de perte de fichiers informatiques à l’occasion du passage d’un système à un autre, notamment. A l’inverse le support papier reste une valeur sûre. C’est pourquoi, en complément de ce blog, je vous propose la publication des 100 premières chroniques chez l’Harmattan : la chronique du 6 janvier 2009, Qu’est-ce qu’on attend  prend ici une valeur emblématique par rapport à l’esprit du livre et en fait le titre.

Souhaitant que vous preniez plaisir à relire ces notes éparses dans un ensemble restructuré : Michel Lerond, Qu’est-ce qu’on attend ? Chroniques (2008-2009). Editions l’Harmattan. Avril 2010. Cet ouvrage peut être commandé directement chez votre libraire habituel ou sur le site de l’éditeur : http://editions-harmattan.fr

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 09:04

C’était la fin de cet hiver 2010 en Pays de Bray et le début de la saison des vêlages. Une des vaches charolaises allaitantes montrait des signes de disposition à la mise bas. Vers 23 heures l’agriculteur passa à l’étable pour vérifier l’avancement des choses. Cela ne se présentait pas très bien. Plongeant son bras dans la vulve de la vache, il ne trouvait pas la tête du veau en bonne posture et ne parvenait pas à le retourner. L’affaire s’avérait à risque, le veau risquait de mourir et la vache pouvait en subir de graves dommages. On appela à la hâte un voisin agriculteur, distant de quelques kilomètres, pour donner un coup de main. Déjà couché, il fut debout et sur place dans le quart d’heure. Mais rien n’y fit et il fallut se résoudre à appeler le vétérinaire, faute de quoi on risquait de perdre le veau et éventuellement la vache. Il était minuit. Le vétérinaire résidait à une trentaine de kilomètres, il décrocha à la quatrième sonnerie, fut à la ferme dans la demi heure et, fort d’une vraie expertise, mis au monde le veau en 20 minutes. Tout était sauf !

Cette anecdote m’en rappela une autre. Il y a quelques années, notre chat revint à la maison en très piteux état, victime d’une agression grave par un chien ou un renard. C’était dimanche et nous ne pouvions le faire soigner. J’appelais à tout hasard le cabinet vétérinaire le plus proche. Il y a avait un vétérinaire de permanence, qui demanda d’apporter le chat à la clinique. Le minou fut sauvé, il va très bien et vous souhaite le bonjour !

Le « cheptel » de la France compte, approximativement, 20 millions de bovins, 10 millions d’ovins, 10 millions de porcs, 10 millions de chiens et 10 millions de chats, soit un total de 60 millions de « patients » pour les vétérinaires. Le nombre de vétérinaires est, selon les sources, de 12 à 15 000.

La population française est de 64 millions d’habitants. Le nombre de médecins généralistes est de l’ordre de 80 000, chiffre très variable selon les sources.

Ces éléments n’ont rien à voir entre eux et la comparaison est douteuse, c’est vrai. C’était juste pour faire réfléchir un peu sur l’organisation de la médecine d’urgence en milieu rural…

Moralité de cette histoire : si vous avez un problème urgent de santé à la campagne, soyez vache… ou chat. Si vous souhaitez néanmoins rester un humain et qu’il y a vraiment urgence, appelez donc un vétérinaire…

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 08:42

De Paris à la mer, les peintres impressionnistes ont trouvé l’inspiration sur les berges de la Seine. Libres et novateurs comme Monet, Manet, Renoir, Sisley, et tant d’autres, les impressionnistes ont su capter les variations de la lumière et rendre esthétique la réalité quotidienne de la Seine, qu’elle soit industrieuse ou bucolique.

Le festival Normandie Impressionniste(www.normandieimpressionniste.fr), évènement culturel majeur de l’été 2010 en France, rendra hommage aux peintres de la fin du XIXème siècle selon une large palette d’expressions. Ainsi, le 5 juin, date du lancement de la manifestation, les Normands sont invités à se rassembler en nombre sur les berges du fleuve pour constituer le plus grand tableau impressionniste vivant au monde ! Ce sera aussi, le dimanche 20 juin, des déjeuners sur l’herbe, et tout au long de l’été de la musique, du théâtre, de la photo, etc.

Ce festival doit être aussi l’occasion pour les riverains de retourner vers le fleuve, si longtemps délaissé, malmené, souillé… Depuis quelques années, des villes comme Rouen et ses voisines ont accompli beaucoup d’efforts pour recréer le lien distendu entre la ville et le fleuve. En amont, Epinay-sur-Seine, par exemple, a mis l’accent sur les aménagements de berges, à la fois pour améliorer la sécurité des riverains, lutter contre l’érosion et préserver la biodiversité. Le Département de la Seine-Maritime lui, a initié une étude d’aménagement et de gestion des berges de la Seine afin de préserver et restaurer les éléments naturels, en conciliation avec l’activité économique et le développement touristique. Le grand port maritime de Rouen n’est pas en reste avec diverses interventions de gestion de milieux humides ou de réaménagement écologique d’anciennes ballastières. Cerise sur le gâteau, les saumons atlantiques (Salmo salar) disparus de la Seine depuis un siècle, sont régulièrement observés depuis 2000 (260 spécimens observés en 2008). Sous l’égide de l’Etat le classement des boucles de la Seine aval se poursuit.

La Seine reprend des couleurs. Sans doute les efforts accomplis sont-ils encore insuffisants et tout le patrimoine que représente la vallée est encore loin d’être sauvé. Mais ne boudons pas notre plaisir, faisons en sorte que 2010 soit le festival de la Seine retrouvée, avec toutes ses couleurs !

 

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 08:51

C’est curieux comme certains personnages sont encensés, critiqués, oubliés puis ressuscités sans cesse. C’est sans doute le cas de Malthus, économiste britannique (1766-1834) qui a travaillé sur la relation entre population et production. Le malthusianisme impose un contrôle de la démographie, en limitant les naissances. Sa théorie s’appuie sur le constat que les ressources croissent moins vite que la population, ce qui conduit inévitablement vers la catastrophe, sauf si on limite la croissance de la population. Ce raisonnement relève du bon sens, si ce n’est que Malthus préconisait d’arrêter l’aide aux plus pauvres… Cette politique malthusienne, à ce jour, n’est appliquée qu’en Chine (et en Inde dans une certaine mesure), où elle aurait permis d’éviter 400 millions de naissances au cours des 30 dernières années ; cette politique étant maintenant remise en cause.

Cette façon de penser refait surface maintenant que l’on a conscience de l’épuisement des ressources fossiles et que l’on consomme les ressources « à crédit ». On comprend bien, en effet, que s’il faut l’équivalent de 5 ou 6 planètes pour vivre au niveau de consommation des Américains, c’est impossible. On comprend aussi qu’aucune croissance ne peut être infinie, pas même celle des Humains. La régulation des naissances est donc incontournable…

La population mondiale augmente de 1,5 million de Terriens… chaque semaine. Quel vertige ! L’ONU envisage une population mondiale de l’ordre de 8 à 10 milliards en 2050, pour 6,8 actuellement. L’Inde devrait être le pays le plus peuplé de la planète dès 2020. Toutefois la fécondité tend à baisser : 5 enfants par femme (niveau mondial) en 1950, 2,54 aujourd’hui et 2 seulement en 2050.

Au vu de ces constats, les rapports sur la croissance démographique soulignent tous son niveau insoutenable. Le plus alarmiste est peut être le rapport du WWF de 2008 « Planète vivante » qui affirme : « la croissance continue de la population et de l’empreinte écologique par habitant n’est pas soutenable » et ajoute que les impacts négatifs de cette croissance démographique peuvent être réduits par planification des naissances.

Des démographes, de plus en plus nombreux, appellent à ce que soit levé le tabou sur ces sujets, faute de quoi la croissance démographique pourrait générer une déstabilisation majeure liée à des pénuries alimentaires et en eau. Comme souvent en la circonstance, des militants un peu dogmatiques (y compris en France) vont jusqu’à se faire stériliser pour affirmer leur volonté de ne pas faire d’enfants.

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