Réduire les pollutions
L’accord de Montréal pour la protection de la couche d’ozone a été signé en 1987, le défi a été relevé ce qui prouve l’efficacité d’une action internationale bien coordonnée. De nombreuses mesures ont déjà été prises pour réduire les pollutions de toutes sortes, pour aller plus loin il faut clairement affirmer que l’objectif prioritaire est la santé, ce qui nécessite des stratégies claires, bien coordonnées avec les réalités territoriales.
L’action préventive est indispensable en ce qui concerne la qualité de l’eau, notamment en relation avec les pratiques agricoles situées près des zones de captage, avec d’éventuelles compensations financières pour les agriculteurs, moins onéreuses que les traitements pour dépolluer l’eau. De même avec les industries polluantes, sachant qu’au delà de certains seuils à définir, le principe pollueur-payeur doit être appliqué car ce n’est certainement pas au consommateur de payer les coûts de dépollution.
Pour les pollutions de l’air d’origine industrielle, agricole et liées aux transports, le renforcement des contraintes déjà existantes sur ces activités doit être instauré. Face aux défis posés par ces pollutions et au-delà des technologies développées pour remédier aux conséquences, il faut aussi développer les transports en commun et améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments. Souvenons-nous que le dérèglement du climat peut aussi dégrader la qualité de l’air.
En Europe les rendements des cultures plafonnent en relation avec des sols appauvris en matières organiques et/ou pollués, ce qui est constaté sur 45 % des terres agricoles. C'est ainsi que dans certains cas le pain est l'un des principaux vecteurs de contamination par le cadmium et le plomb provenant d’engrais... Des remèdes à cela existent : diminution des intrants et des pesticides, recyclage des débris végétaux et gestion en hydraulique douce.
Les techniques de recyclage des déchets doivent être améliorées, en prévoyant en amont des produits et des emballages que l’on sait recycler. La question reste entière pour des produits technologiques tels que batteries ou ordinateurs et il faut pour cela développer des programmes de recherche. Les comportements individuels doivent aussi être remis en question lorsque l’on constate une dispersion invraisemblable des déchets, tant en ville qu’en campagne, témoin d’un certain état d’esprit irresponsable.
Enfin pour prévenir les risques naturels et technologiques, il faut renforcer les règles de sécurité et faire assurer les contrôles de façon plus indépendante, en y associant des représentants de la société civile. Dans tout ce processus, surtout ne pas omettre la prise en compte des synergies possibles entre risques industriels et risques climatiques.
Toutes ces pollutions touchent directement chacun de nous avec l'eau que nous buvons, l'air que nous respirons et aussi les sols producteurs d'aliments (chargés en pesticides et divers polluants...). Cet objectif de réduction des pollutions nous concerne tous, avec la voiture, le choix des produits de nettoyage à la maison ou encore l’usage de pesticides dans le jardin.
A suivre…