Organiser la société planétaire
Lorsque l’on regarde notre planète depuis l’espace, on ne voit aucune frontière. Je rêve que cela soit aussi la réalité lorsque l’on est les pieds sur Terre. Une société planétaire et solidaire, quel bonheur ! Ce rêve doit devenir réalité un jour afin que les frontières ne soient plus l’expression d’une crainte entre les peuples. Ceci d’autant plus que des questions comme le dérèglement climatique ne pourront être résolues qu’à l’échelle mondiale. Il serait illusoire de prétendre régler ce problème au niveau national, même si bien sûr les Etats doivent y contribuer de même que toutes les collectivités. Nous n’avons jamais eu autant besoin d’intelligence et de coordination pour garantir le futur.
A l’échelle de notre histoire humaine, le moment est venu de construire une société unie et responsable. Mais avec quelle stratégie, alors que les « empires » sont de retour plus que jamais, entre Etats-Unis, Russie et Chine pour imposer chacun leurs propres intérêts. L’ONU est l’organe suprême qui doit structurer cette évolution avec ses 193 Etats membres. C’est en effet l’institution mondiale la plus haute, dédiée à l’environnement parmi bien d’autres fonctions, avec des actions mesurables qui imprègnent notre vie quotidienne comme la limitation des substances chimiques, des plastiques ou des polluants de l’air. C’est ainsi que fin 2025, l’ONU a voté « l’accord sur la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale », soit la haute mer qui représente les 2/3 de la surface des océans du globe. Cet accord impose des études d’impact environnemental pour des activités susceptibles d’affecter la biodiversité marine, afin de prendre conscience que l’océan est notre meilleur allié pour affronter la crise climatique et écologique. Pendant ce temps la construction européenne est restée indécise et il est grand temps que l’Europe mette en place une institution de type confédéral pour une gouvernance supra nationale indispensable à la mise en oeuvre de stratégies d’ampleur. Le Pacte vert pour l’Europe, présenté fin 2019 par la Commission, va dans ce sens en promouvant d’ici 2050, l’utilisation efficace des ressources et la maîtrise du changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution. Dans ce contexte, proclamer un état d’urgence climatique pour reconstituer le climat en Europe, étendu ensuite à l’échelle planétaire, est indispensable afin de pouvoir mettre en place les actions nécessaires. Ce sera difficile, contraignant et coûteux, mais tellement utile.
Ces évolutions doivent se faire de façon pacifique. Il faut supprimer les armées nationales pour n’en maintenir qu’une seule, les casques bleus de l’ONU afin de pouvoir intervenir dans d’éventuels conflits entre états. Aux niveaux local et national, les services de police doivent pouvoir régler les conflits et vandalismes à l’échelle qui convient. L’appellation de ces forces de police la meilleure, c’est bien « gardiens de la paix » pour vivre dans le respect de la vie des autres. Cette révolution nécessite que l’on se comprenne, ce qui passe aussi par le langage. Il existe une langue internationale, de fait, qui est l’anglais, parlé quasiment partout sur la planète. Faisons en sorte que tous les enfants soient bilingues langue nationale/anglais dès le collège. Quant à la France, c’est un territoire à réorganiser dans la mesure où la centralisation forcenée asphyxie les territoires. Le millefeuille territorial doit être simplifié en s’appuyant sur le principe de subsidiarité avec une action au niveau le plus proche du terrain.
A suivre…