La socio-économie : l’éducation.
Faire face à toutes ces transformations qui nous attendent suppose nécessairement une prise en compte dans les formations scolaires et professionnelles. Pour accompagner les transformations professionnelles et nos modes de vie, Il faut investir massivement dans l’éducation et la formation tout au long de la vie.
L’école doit être un incubateur du futur et faire sa révolution en enseignant la nature, la solidarité, le civisme et aussi une conception plus humaine de l’entreprise et du travail. Cela passe par plus de formations continues et de mobilité professionnelle des enseignants afin de pouvoir alterner des emplois, des statuts, en conservant une école publique et laïque. Là aussi il faut s’interroger : peut-on être enseignant sans avoir exercé aucune autre profession ?
Les élèves ont bien évolué et de nombreux jeunes demandent des journées plus courtes, des devoirs allégés et des activités extrascolaires. Ceci doit être pris en compte pour que l’école prépare davantage à la vie pratique avec un accompagnement personnalisé et des stages d’immersion.
L’école doit aussi insister sur l’enseignement de notre relation biologique à la nature. Pour que cette éducation trouve enfin sa place dans la société française, il faut apprendre le b a ba de notre relation à la nature. Ceci dès la maternelle et le primaire, en adaptant le niveau à chaque étape. Au cours des études secondaires, l’enseignement de l’écologie / environnement / développement soutenable doit tenir le rang de discipline principale. Apprendre les écogestes ne suffit pas, il faut enseigner aussi les bases scientifiques dans le cadre des cours de physique, SVT, sciences sociales et géographie, en développant le sens critique des élèves. Cette formation doit réduire l’éco-anxiété et la transformer en capacité d’agir.
Lors des études supérieures, les données concrètes relatives au triptyque bases de l’écologie / manière de se comporter individuellement / gouvernance collective, doivent être intégrées dans toutes les filières. De même, dans toutes les formations professionnelles, les aspects spécifiques des futures professions concernées quant à leur impact sur la nature doivent être enseignés tout au long de la vie en fonction des évolutions, climatiques notamment, des changements de profession et des connaissances nouvelles.
Les jeunes sont de plus en plus conscients que les engagements individuels, très louables, ne suffiront pas. Manger bio et trier ses déchets quand on travaille dans une entreprise qui contribue à l’accélération du changement climatique ou à l’épuisement des ressources n’a pas de sens. Il faut donc se responsabiliser pour ses achats. Cela suppose une nouvelle communication sur les produits avec des données intégrant une meilleure connaissance des coûts réels. Cette approche relative à l’information du public passe par l’étiquetage et les labels qui doivent nous informer sur la vraie qualité d’un produit, et non pas toujours faire du marketing.
A suivre…