Le climat : rappel des faits.
On ne va pas reprendre ici ce qui a fait l'objet de près de 800 chroniques depuis une vingtaine d'années sur ce blog, mais simplement l'essentiel actualisé. Depuis un mo-ment déjà les organismes spécialisés annoncent des records en matière de température, fontes des glaciers, incendies de forêts, pluies diluviennes et submersions marines.
C’est ainsi que l’année 2025 a été la troisième année la plus chaude de l’histoire. La température moyenne de la planète a été de 14,97°, soit 1,47° au-dessus des chiffres connus de la fin du XIXème siècle. Cette température moyenne ne doit pas dissimuler certaines particularités comme le mois de janvier 2025, mois de janvier le plus chaud jamais enregistré et 120 records mensuels battus dans 70 pays, notamment en Asie centrale, Europe du Nord et Sahel. Ces réchauffements se traduisent par des pics thermiques préjudiciables à la santé (+10 à +13°), des rendements agricoles en baisse, des pénuries d’eau et des territoires qui deviennent progressivement invivables. L’Asie du Sud-Est est déjà largement concernée avec 1 200 morts en 2025 du fait des inondations et ouragans. En 2024 ce sont environ 24 millions de personnes sur la planète qui ont été déplacées pour des raisons climatiques.
La diminution drastique des glaciers peut avoir des conséquences sévères dans la mesure où ils jouent un rôle crucial dans le cycle de l’eau et assurent le stockage d’eau douce. Leur fonte pourra déclencher des inondations importantes pour des millions de personnes sur la planète ce qui entraînera des migrations de populations. La situation est particulièrement critique pour les calottes glaciaires des pôles. Cet effondrement, notamment en Antarctique de l’ouest et au Groenland, une fois enclenché, va se poursuivre sur un temps long et pourrait entraîner une montée du niveau des mers de plusieurs mètres.
Les incendies de forêt se sont multipliés ces dernières années. C’est un million d’hectares qui ont brûlé en Europe pendant l’été 2025 du fait du réchauffement du climat. En France même un feu « hors normes » a brûlé 17 000 ha en quelques jours en août 2025. Plus loin de chez nous, après le Canada qui a connu des centaines d’incendies en juin 2025, des feux de forêt ont dévasté 15 000 ha en Argentine et 35 000 ha au Chili (avec au moins 20 morts) début janvier 2026.
Des pluies diluviennes ont généré des inondations dévastatrices à Valence en octobre 2024 et à Montpellier en décembre 2025, entre autres… Le dérèglement du cycle de l’eau va générer une alternance de sécheresses et inondations. Des scénarios scientifiques envisagent une augmentation des précipitations de l’ordre de 40 % d’ici 2100, avec des variations à l’échelle des continents.
En mer, la hausse de la température de l’eau détruit les récifs coraliens. Il est ainsi prévu que l’on perde 90 % du corail d’ici 2100 et, au contraire, que les méduses envahissent les eaux. Tout cela impacte la faune marine, y compris les espèces pêchées pour notre nourriture.
Nous avons déstabilisé le climat au point que l’on se rapproche de « points de bascule » au potentiel cataclysmique, tel est l’alarme lancée par 160 scientifiques en octobre 2025.
A suivre…