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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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20 février 2026 5 20 /02 /février /2026 08:45

Les gros soucis du monde d’aujourd’hui : la biodiversité.

     A la différence du climat, la biodiversité est plus difficile à évaluer, avec de l’ordre de 10 millions d’espèces estimées pour seulement 2 millions d’étudiées. Elle est plus ou moins riche selon les climats, mais aussi les milieux, terrestres ou marins. De plus ces espèces interagissent entre elles et avec leur milieu dans des relations complexes.

     Les espaces marins sont particulièrement préoccupants avec seulement 5 % des habitats bien conservés face à des pressions majeures telles que l’exploitation intensive, les pollutions chimiques et plastiques et le réchauffement du climat. Pour la France, 53 % des poissons migrateurs ont disparu depuis une trentaine d’années. De même, la diminution des zones humides terrestres inquiète dès lors que 50 % de ces milieux ont été éradiqués de France en un siècle. Cela concerne les grandes zones de marais mais aussi les petites zones humides comme les mares dont 30 à 40 % ont été comblées en France depuis 1950. La déforestation est également un thème à prioriser dans la mesure où elle nous prive de l’élimination de 12 % des teneurs mondiales de gaz à effet de serre, par manque de fixation du carbone. La forêt amazonienne est sans doute l’exemple le plus criant avec le remplacement des arbres par des cultures de soja et autres. Même en France, l’état des forêts est devenu très préoccupant avec une augmentation de la mortalité des arbres de 125 % en 10 ans du fait de la répétition des sécheresses, canicules et le stress hydrique qui s’en suit, ralentissant la photosynthèse. C’est ainsi que nos forêts produisent moins de bois et séquestrent moins de carbone, ce qui atténue fortement leur rôle de puits de carbone.

     Près de 50 000 espèces, animales et végétales, sont considérées comme menacées d’extinction à l’échelle mondiale et près de 1 000 sont déclarées éteintes. Précisons que les plus étudiées sont les mammifères et les oiseaux, mais des pans entiers de la biodiversité (mollusques, insectes, reptiles) sont encore peu connus du fait de leur petite taille, de la complexité des recherches et surtout du manque de personnel pour les mener. On sait toutefois qu’en Europe les populations d’insectes ont chuté de 70 à 80 %, alors qu’ils constituent le premier maillon de la pollinisation et donc des chaînes alimentaires et de la fertilité des sols. Cinq extinctions de masse ont déjà eu lieu depuis 440 millions d’années sur des durées allant de 10 à 15 millions d’années. L’extinction la plus récente est celle du Crétacé datant de 66 millions d’années : disparition des dinosaures (du fait de chutes de météorites et du changement de climat) et apparition des mammifères. On s’achemine vers une 6 ème extinction, déjà amorcée, avec une estimation de la disparition de 150 000 à 260 000 espèces depuis 500 ans, due aux activités humaines : 75 % de la surface terrestre est altérée, 66 % des océans subissent des incidences et 85 % des zones humides de la planète ont disparu. A cela s’ajoutent des pollutions diverses, la dispersion d’espèces invasives, la surexploitation des ressources (agriculture intensive, surpêche et extraction minière) et enfin le changement climatique.

     Faut-il le rappeler encore, la biodiversité est le fondement de notre vie à nous les Humains. Nous en faisons partie, mais surtout elle nous nourrit, nous habille, nous protège et on estime que 50 % du PIB mondial dépend de la bonne santé des écosystèmes.

A suivre…

Publié sur www.michel-lerond.com le 20 février 2026

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commentaires

L
Chaque hiver dans notre jardin, nous voyons en grand nombre une multitude d’oiseaux de différentes espèces.<br /> Cet hiver 25 26, très peu d’oiseaux et encore moins d’espèces. Nous n’avons pas vu les chardonnerets ni les verdiers. Nous attendons toujours, c’est parfaitement inquiétant mais chacun sait les ravages de l’agriculture industrielle de notre cher pays de Caux.ainsi que la dramatique pollution de l’eau.Qui s’en soucie ? : personne ou à peu près.
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M
Eh oui Rémi, nous faisons tous le même constat... hélas. L'arrachage des haies et la mise en culture de nos paysages traditionnels n'y est pas pour rien ! Maintenant on sait quelles sont les conséquences de tout cela avec les inondations catastrophiques : dérèglement du climat + destruction des paysages et de leurs aptitudes à "gérer" l'eau. Espérons que le réveil soit proche, il y a urgence !