L’économie : les grandes orientations.
Il s’agit de passer du plus-avoir au mieux-être. Le développement des emplois de service, le retour au commerce de proximité, une activité industrielle décarbonée, une agriculture plus environnementale sont des exemples d’orientations prioritaires pour une nouvelle économie. Tout reste à inventer dans ce domaine, on peut donner quelques pistes telles que la bioéconomie et l’économie circulaire.
Le monde nouveau auquel nous aspirons doit respecter les limites de reproduction de la nature pour que la société soit bioéconomique, ou bien elle ne sera pas… La bioéconomie désigne la production, l'utilisation et la conservation des ressources biologiques, afin de fournir des produits et des services à tous les secteurs économiques dans le but de parvenir à une économie durable. Il s’agit donc d’économiser les bioressources pour atténuer les effets du changement climatique et assurer la sécurité alimentaire et énergétique des populations. Par exemple, l’agroéconomie prend en compte la production, la transformation, la commercialisation et la consommation des produits agricoles selon les principes rappelés ci-dessus. De même, dans le secteur industriel, des reconversions peuvent générer des coopérations locales pour partager énergie et matières premières et faire en sorte que dans certaines entreprises, rien ne se perde.
En complément et de façon plus concrète encore, l’économie circulaire signifie une recherche maximale de recyclage, tout en s’assurant que les produits rendent un réel service et minimisent leur impact environnemental. La consommation des ressources peut être allégée par des partages : usage, réparation et surtout fin de l’obsolescence programmée. Cela inclut une réflexion globale sur tout le cycle de vie des produits, de la conception à l’élimination. L’économie circulaire c'est donc produire, consommer et gérer les ressources en limitant le gaspillage et prolongeant la durée de vie des produits.
Ces évolutions vont devoir s’appuyer sur des actions concrètes comme la fin de la mondialisation des marchés alimentaires : on ne peut pas continuer à cultiver sur un continent des denrées qui vont être consommées sur un autre, en laissant éventuellement les producteurs affamés. Ceci implique aussi une relocalisation de l’industrie : pour des raisons économiques, de nombreuses entreprises ont décentralisé leurs fabrications vers des pays en développement, ce qui oblige à des transferts toujours croissants d’un continent à l’autre, il faut donc relocaliser. De même, pour le tourisme, nous devons recréer de la proximité : ce secteur a pris une telle importance qu’il est devenu une véritable industrie, avec des déplacements toujours plus lointains. Cela doit pouvoir continuer avec modération, les déplacements en avion et en bateaux de croisière sont de moins en moins compatibles avec une gestion raisonnée de l’énergie.
Jusqu’à maintenant les innovations technologiques avaient des répercussions sur l’emploi en concernant surtout les paysans et les ouvriers. Avec l’avènement de l’Intelligence Artificielle ce sont les « cols blancs » qui vont être les plus concernés du fait du remplacement d’une partie de ces emplois par des machines. L’IA va bouleverser nos modes de production, nos temps de travail et peut ramener des gens à la campagne dans la mesure où il va falloir produire davantage localement avec simultanément des petits gestes de chacun et des transformations industrielles et sociales ambitieuses.
A suivre…