Les ressources : rappel des faits
Les dernières nouvelles ne sont pas encourageantes concernant l’eau comme évoqué ci-dessus. De plus, 50 % des grands lacs de la planète ont baissé de volume en 35 ans et 410 millions d’hectares de zones humides ont été détruites en 50 ans. En se basant sur ce constat, on peut avancer que la planète Terre est entrée dans une crise profonde de la ressource en eau dans la mesure où les prélèvements des eaux de surface pour les activités humaines excèdent les capacités de renouvellement d’eau douce, ce qui met sous pression les écosystèmes, entre autres. Concernant la France, l’eau potable est assez contaminée par divers polluants que l’on retrouve dans les eaux souterraines et de surface et donc aussi de consommation. Le réchauffement du climat perturbe le cycle de l’eau et les catastrophes liées aux inondations ont augmenté de 134 % depuis 1980. La France consomme 30 milliards de mètres cubes d’eau par an, dont 46 % pour refroidir les centrales électriques, et seulement 18 % en eau potable.
Pour ce qui concerne l’air, la voiture électrique est un vrai progrès avec un bilan carbone très avantageux mais… trompeur. Quand elle roule, la voiture électrique n’émet pas de CO2, ni de fumées d’hydrocarbures, ni de particules fines, mais la fabrication du véhicule et surtout de ses batteries génère des émissions nocives. De même l’approvisionnement en matières premières et le recyclage des composants des véhicules électriques sont émetteurs de produits néfastes pour l’environnement. La plupart des batteries sont à base de lithium, extrait de mines en Australie et Amérique du Sud dans des conditions peu écologiques. Des progrès sont en cours, notamment pour le recyclage des batteries, mais il reste beaucoup à faire et l’essor des véhicules électriques est peut être un peu prématuré.
A propos des sols, l’agriculture est bien sûr en première ligne avec une surconsommation de l’eau, ce dont elle est elle-même victime… dans la mesure où la moitié de la production mondiale de nourriture provient de régions où les réserves d’eau sont instables. Cette situation n’est pas sans risque par rapport à des pénuries alimentaires probables, avec des conflits qui vont croissants.
Toutes ces activités produisent des pollutions et des déchets, autre exemple d’interconnexion entre divers secteurs. Ceci d’autant plus que les déchets n’ont pas toujours le destin que l’on imagine, puisque pour toute l’Europe en 2022, on a compté 32 millions de tonnes exportées, dont la moitié vers la Turquie et l’Inde ! Parmi ces déchets, les plastiques tiennent une « bonne place » en émettant à chaque étape de leur exploitation (extraction, production, transport, recyclage) des GES puisqu’ils proviennent à 99 % du pétrole, avec une production en croissance. Il y a une grande nécessité à recycler ces plastiques au plus vite afin de ne pas aggraver la situation.
Enfin, les énergies constituent un sujet important en pleine évolution avec le développement des énergies renouvelables. Attention toutefois à ne pas se méprendre dans la mesure où ces nouvelles énergies ne doivent pas être un encouragement à continuer à consommer à tout va. Malgré cela la production d’énergie électrique en France a progressé de 10,2 % en 2024.
A suivre…