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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 08:19

       Nous voici donc à l’heure de la RGPP. La Révision Générale des Politiques Publiques se met en place pour une application effective en région au 1er janvier prochain. Après une réorganisation des administrations centrales, c’est au tour des directions régionales de se réformer, amorçant ainsi la suppression de la présence de l’Etat dans les départements. Concernant l’environnement, le plus notoire à ce niveau sera le regroupement des DDAF et DDE en une DDT (Direction Départementale des Territoires). Il reste toutefois à régler quelques questions de calendrier et d’appellations définitives…

Au niveau régional, le nombre d’entités sera ramené à huit, dont une DRAAF (Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt) et surtout une DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). La DREAL devra correspondre aux attributions du grand ministère qu’est le MEEDDAT (Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire). Ce ministère se réorganise lui même en six directions générales (énergie et climat - infrastructures, transports et mer - aviation civile - aménagement, logement et nature - prévention des risques - sécurité et circulation routière).

Le simple énoncé des appellations témoigne de la rigueur de la réforme ! Le ministre lui-même est bien en peine de donner le nom exact de son ministère… Les libellés sont quasi illisibles par le public… Dans un « grand » ministère de l’écologie, la nature n’apparaît plus que comme une sous-partie de l’aménagement et du logement… Bref, c’est un gribouillis de réforme, appuyé pour partie sur le reclassement des « grands corps » de l’Etat…

Sans doute, réformer l’Etat pour économiser 7 milliards d’euros d’ici à 2011 est-il louable. Cette économie se traduira par la suppression de 3 500 postes au « grand » ministère de l’écologie, pourquoi pas. Mais avant de décharger l’Etat de certaines de ses prérogatives, peut-être faudrait-il avoir re-défini ses fonctions et celles des multiples collectivités territoriales. Dans ce contexte, la superposition des collectivités et territoires y afférant n’en facilite pas la lecture et exige une réforme drastique.

Le développement soutenable devrait relever directement du Premier ministre et constituer l’ossature même du gouvernement et de sa politique. Le gouvernement (et les directions régionales) serait alors structuré autour de quatre grands ministères : environnement, économie, société et gouvernance.

La lecture serait plus aisée et on pourrait pratiquer vraiment le développement soutenable et pas seulement discourir. Chiche !

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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 10:29

       En ces temps difficiles et perturbés pour notre environnement, nous sommes à la recherche d’exemples positifs, même ponctuels, pouvant être reproduits sur un territoire plus grand. L’île de la Réunion, dont le slogan touristique fut longtemps « l’île intense » pourrait bien constituer un de ces exemples.

Ce petit caillou de l’archipel des Mascareignes, dans l’Océan Indien, de 60 km dans sa plus grande longueur, compte en effet 765 000 habitants sur 2 500 km2. Le relief, de 0 à un peu plus de 3 000 m, un volcan en activité et trois cirques de volcans éteints, une pluviométrie qui varient selon les endroits de presque rien à 7-8 m par an, font de cette île un lieu paradisiaque de dépaysement, mais aussi un espace de compétition entre l’homme et la nature.

La Réunion constitue en effet l’un des 34 « points chauds » de la biodiversité mondiale, et c’est à ce titre qu’a été inauguré en juillet dernier le 9e parc national français. Ce parc couvre 100 000 ha soit 40 % de la superficie de l’île ! Il abrite une végétation primaire restée intacte pour un tiers, protégée par un relief difficile. Ainsi la diversité biologique considérable, comme les fougères arborescentes, s’ajoute à la diversité époustouflante des paysages et écosystèmes qui vont de la savane à la forêt tropicale humide.

Mais l’île est partie pour compter un million d’habitants en 2030, sachant qu’actuellement le chômage touche plus de 20 % de la population. Les craintes sont fortes localement de devoir sacrifier des projets de développement pour sauvegarder la biodiversité.

Pourtant la Réunion, comme d’autres territoires de l’outre-mer européen, est un « géant écologique » qui risque d’être très exposé aux modifications climatiques. Ces territoires vont être ainsi, de fait, des réservoirs de biodiversité qu’il convient de protéger absolument, mais aussi des écosystèmes très exposés et des terrains d’expérience incomparables pour tenter de trouver des solutions transposables ailleurs. Les barrières de corail, qui abritent les deux tiers de la biodiversité marine, sont déjà concernées par ces bouleversements (voir notre chronique du 26-02-2008, « pourquoi une année corail ? »).

Qu’en sera-t-il de la compétition pour l’espace sur ces petits territoires ? Saurons-nous trouver les bons compromis entre l’homme et la nature. Les résultats seront déterminants et éclairants en terme de prospective à l’échelle du siècle…

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 09:30

Après quatre mini-nouvelles d’été, nous reprenons nos chroniques « sérieuses ».

 

Depuis quelque temps, en France, le pouvoir d’achat est au centre des préoccupations des habitants, des politiciens et des médias. Ceci s’explique d’abord par le renchérissement des produits agricoles et des matières premières, notamment du pétrole. L’explosion des prix des denrées alimentaires est due à la demande accrue des pays émergents, à la réduction des surfaces cultivées (urbanisation, érosion, agro-carburants) et aux modifications climatiques (sécheresses, inondations, tempêtes).

Chacun voudrait pouvoir acheter toujours plus. En réalité, et malgré les idées reçues, le pouvoir d’achat a beaucoup progressé depuis quelques décennies : ainsi en 20 ans en Ile-de-France, le nombre de ménages possédant plusieurs voitures a doublé. De plus, les consommateurs ont accédé à de nouveaux services dont il ne peuvent plus se passer (téléphone mobile, internet) réduisant du même coup les disponibilités pour les dépenses de base. Dans les pays occidentaux, la part de l’alimentation dans le budget des familles n’est plus que de 10 à 20 %, alors qu’elle est encore de 60 à 90 % pour les pays pauvres, les plus contraints. N’oublions pas que le « milliard d’en bas » des plus pauvres de la planète vit avec moins d’un dollar par personne et par jour ! Un peu de pudeur ne nuirait pas aux gens des pays développés…

A défaut d’acheter plus, on peut sans doute acheter mieux. De  plus en plus, les Français font du respect de l’environnement un critère de choix très important pour leurs achats. Le « GPS de la consommation » que constitue la publicité a peut-être du souci à se faire. Plutôt que « chiens savants » de la consommation, les Français deviennent des « éco-consommateurs » responsables. Une nouvelle communication sur les achats suppose des données plus lisibles, plus transparentes et plus indépendantes. Il reste beaucoup de travail à faire à cet égard, ce qui suppose une fois de plus, que le politique anticipe les besoins, encadre les entreprises, plutôt que d’être à la remorque des lobbies… Il faut aussi que les consommateurs acquièrent une meilleure connaissance des coûts réels. Ainsi le prix payé par les familles pour les cantines scolaires représente environ la moitié du coût réel, et celui des transports publics, de l’ordre de 30 %, le contribuable payant le reste.

         Si le pouvoir d’achat, c’est la valeur équivalente d’un salaire en marchandises et services, le pouvoir d’acheter c’est la possibilité d’agir librement sur ses acquisitions. A chacun d’en décider.

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 09:52

La moitié du siècle était maintenant passée. Après avoir contourné le « Fer à cheval », ils étaient là tous les trois, assis sur un banc, au niveau du petit belvédère qui avait été aménagé depuis longtemps déjà sur le Grand Mont. Ils regardaient en bas, en silence, comme chaque fois qu’ils se retrouvaient là ensemble, avec cette fois-ci un sentiment de plénitude, de satisfaction du devoir accompli. Depuis ce « sommet » (un peu ridicule avec ses 185 mètres !) ils se sentaient au-dessus du monde, dominant à l’est la vallée de Bray, à l’ouest le « village planétaire » tel qu’il fut appelé parfois dans le passé.

Le village avait beaucoup changé depuis quelques décennies. Son centre offrait maintenant des habitations d’un type nouveau, regroupées à plusieurs, avec des balcons, terrasses, patios, qui permettaient de profiter de la campagne sans s’isoler derrière des « murs verts », avec des espaces de convivialité et même un mini centre commercial !

La profession ancestrale de paysan avait opéré une véritable révolution en diversifiant ses productions, les axant sur le maraîchage, mais aussi l’élevage de volailles. Les paysans vendaient leurs produits localement, en vente directe au restaurant de l’école et pour approvisionner les commerces locaux. Du coup le paysage en avait été transformé, retrouvant son caractère bocager qu’il avait perdu depuis des lustres.

Sur la route en contrebas circulaient de nombreux taxis électriques qui permettaient aux gens de se rencontrer, de venir depuis les hameaux à la salle polyvalente pour la danse, la gym, les spectacles, à la mairie transformée en « maison des services ». Un vrai succès !

Là haut, tous les trois se remémoraient leur investissement professionnel et personnel pour « refaire le monde », là où ils résidaient. Ils avaient contribué à cette grande aventure, avec des millions d’autres, et avaient réussi à redonner du sens à la vie en société. Victor eut cette remarque amusée : « Quand on était gamins, on prenait tout ça pour des blagues. En fait, la grosse blague, c’est qu’on nous promettait une vie de chien et, en réalité, notre vie est un rêve. » Emma répliqua que « Pour un gars qui est tout le temps parti sur la Lune, c’est pas étonnant que ce soit un rêve… » Lucien, dans le rôle de l’aîné, parlant déjà comme un sage, coupa court : « On a réussi à sauver la terre, veillons à ne pas refaire les mêmes bêtises sur Mars. » Puis ils firent silence.

Le soleil déclinait lentement en cette fin d’été. Il était 19 heures, l’angélus sonna au clocher de l’ancienne abbaye (tradition maintenue et enfin laïcisée), établissant un pont entre le 11ème et le 21ème siècle. Une minuscule grenouille arrêta sa course, fit un saut de côté, puis disparut. L’aîné des trois eut ce mot de fin : « quelle splendeur ! »

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 08:50

Toute petite déjà, elle était enjouée, enjôleuse même et déterminée, indépendante.

Depuis le jardin corrézien de son enfance, elle apercevait, très très loin, le massif du Sancy. De longue date, elle sut que c’était là qu’elle s’installerait un jour. Ce qu’elle fit.

Elle était devenue « sourilleuse ». Ce nouveau métier, dont le nom résultait de la contraction de sourire et travailleuse, avait acquis ses lettres de noblesse depuis que ces gens-là avaient révolutionné les campagnes en apportant des services aux plus âgés, aux plus démunis ou simplement aux habitants d’un petit territoire. Tantôt infirmière ou assistante sociale, elle était aussi l’animatrice d’un réseau rural d’entraide, de convivialité, voire d’amitié ; elle était le sourire de son pays, tour à tour conseillère et confidente.

Son compagnon, rencontré dans les monts Dore, était paysan. De cette « nouvelle race de paysans » qui avait contribué à réinventer une agriculture de proximité, respectueuse du milieu naturel, prodigue en fruits, légumes ou volailles de qualité, mais aussi en paysages restaurés.

Ainsi ensemble, ils avaient contribué à retisser un lien social très fort dans les campagnes, en harmonie avec la nature.

Un jour que le soleil sombrait enfin sur le plateau de Millevaches, après une journée harassante de chaleur, Emma regarda son compagnon fixement dans les yeux, avec son sourire, toujours séducteur et un rien dominateur. Elle le fixa longuement, sans mot dire, puis d’une voix douce et décidée, lui déclara : « fais-moi un enfant, maintenant on est sûr qu’il pourra être heureux dans ce pays que nous avons mis si longtemps à reconstruire ». Et… le monde allait pouvoir continuer.

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 09:34

Il avait toujours semblé un peu rêveur ou poète, mais avec un sens de la répartie toujours très avisé. Après quelques hésitations, il s’était décidé pour une profession dans l’aéronautique. Après de nombreuses missions sur Terre, il venait de passer quelques mois sur la Lune, dans la station « Lunamars ». Les vols habités vers Mars avaient commencé, mais il s’agissait maintenant d’en faire des vols de routine, au départ de Lunamars.

Bien sûr, pendant toutes ces années, il avait bénéficié de congés terriens, mais cette fois-ci il revenait pour de bon à Kourou qui, curieusement, était restée la base spatiale européenne. De Lunamars à Kourou, en Guyane, le déplacement se faisait en navettes dont certaines étaient quasi autonomes, à trois ou quatre places seulement. C’était le cas pour ce retour joyeux sur Terre.

La navette se rapprocha vraiment de la planète bleue au-dessus de la Sibérie et prit toute l’Europe en écharpe jusque l’Atlantique, puis l’Amérique du Sud pour l’atterrissage. De passage sur l’Europe de l’Ouest, le pilote accepta de se rapprocher encore davantage du sol. Les Pays Baltes, puis l’Allemagne, enfin la France, plus bas encore…, la Lorraine, la Champagne, Paris aperçu à gauche, puis… oui c’était là ! La vallée de l’Andelle, les buttes témoins du Pays de Bray, et là, oui là sur le bord, dans un bouquet d’arbres magnifiques, une sorte d’oasis !

Victor, le co-pilote ne put retenir un cri de fauve : « Ouahhhhhrrrr ! Mon marronnier à fleurs roses ! Je l’ai planté avec mon grand père au début du siècle, il est devenu énaurrmme ! » Il fut définitivement rassuré, il appréhendait son retour sur Terre après tous les cataclysmes dus aux modifications du climat. Mais la Terre lui souriait, elle avait retrouvé… figure humaine. Il n’aurait pas besoin de s’expatrier sur Mars, comme il l’avait craint longtemps. La Terre était à nouveau vivable.

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 08:52

           Au creux de l’été, quatre mini-nouvelles font patienter pour un retour sur l’actualité de la rentrée.

 

Elle était là, devant lui, belle, très belle, et nue. Toute nue bien sûr, puisque les grenouilles ne portent pas de bermuda, même l’été. Ses yeux fixes et brillants exprimaient un je ne sais quoi de nostalgique.

Elle s’est un peu redressée, cabrée légèrement, comme si elle voulait exprimer quelque chose. Le garçon ne bougeait pas, surpris de tant de candeur. Elle se cabra encore, le fixa dans les yeux, et lui dit…

Ce garçon ne savait pas que les grenouilles parlaient. Elle exprima d’abord une sorte de colère en répétant : « quôa, quôa, quoi, quoi, qu’est-ce que c’est ? Toi l’Humain, sache bien que nous aussi les grenouilles, nous aimons cette Terre, nous avons besoin de la Terre, de ses prairies, ses haies, ses mares, pour nous nourrir, nous ébattre, nous reproduire, sauter et chanter les soirs d’été. Dis-leur à tes frères humains qu’ils seraient bien inspirés de respecter un peu plus notre Terre pour le bien de tous, les grenouilles, les libellules, les mésanges, les orchidées, les renards, les bourdons, les roseaux, les hirondelles, les hérissons, les belettes, les lézards, les… » Elle s’arrêta, essoufflée, la colère retombée. Elle baissa les yeux et se tassa un peu sur elle-même.

Le garçon, stupéfait, osa timidement : « Madame la grenouille, je vous promets que je veillerai à ce que la Terre reste belle. »

D’un coup, la grenouille sauta dans l’eau et disparut.

Lucien revint vers la maison, en sautillant, le cœur tambourinant, une grenouille lui avait parlé et il avait bien compris le message.

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 09:02

         A l’occasion de l’Armada (semaine de présentation des plus grands voiliers du monde dans le port de Rouen), le Conseil Général de la Seine-Maritime a fait réaliser des vidéos sur les sites remarquables du département. Chaque lieu est présenté en 76 secondes (comme le chiffre qui désigne le département) autour d’une interview d’un témoin qui commente son intérêt personnel, échappant ainsi aux présentations traditionnelles des sites touristiques.

Parmi ces lieux, l’office de tourisme des Monts et de l’Andelle avait sélectionné les sentiers de randonnée, et en particulier celui qui parcourt le Grand Mont de Sigy. Randonnées, orchidées, vues panoramiques sur la partie centrale du Bray et la vallée de l’Andelle : le Grand Mont devenu « vedette » prend ainsi une belle revanche sur son actualité récente… (Voir notre chronique « Il est mort le Grand Mont ? » du 13-05-08).

Cette vidéo a été projetée sur le stand du Conseil Général de la Seine-Maritime durant l’Armada qui a accueilli… de l’ordre de 7 millions de visiteurs ! Elle sera visible ensuite dans les offices de tourisme et sur leur site internet, tel que http://www.otlafeuillie.fr/ et d’ores et déjà sur le site de dailymotion http://www.dailymotion.com/relevance/search/la%2Bfeuillie/video/x5tmpy_76-secondes-en-seinemaritime-beta_travel

Ces vidéos ont été réalisées par l’agence Biplan (www.biplan.fr) avec un tournage sur le Grand Mont de Sigy effectué le 6 juin 2008.

Ainsi le Grand Mont devrait conquérir une notoriété bien méritée, retrouver ses lettres de noblesse auprès des habitants des alentours et bénéficier de mesures de protection et de gestion appropriées.

Quel cinéma… pour sauver un minuscule espace de la planète Terre, témoin de la richesse de sa biodiversité.

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 08:08

Pour aller de Paris à Calcutta, jusqu’à maintenant, on prenait l’avion. Qu’en sera-t-il demain ? C’est en effet au début de cette année que le constructeur automobile indien Tata Motors a produit la Nano (petite voiture qui tient plus de la moto à quatre roues que de la berline) pour être vendue autour de 1 800 € ! Les Indiens viendront-ils en France en Tata ?

Le constructeur indien envisage, d’ici 10 ans, de produire un million de voitures de ce type par an ! C’est dire que, même si ces véhicules sont très sobres et très rustiques, la demande de produits pétroliers va encore croître. Juste à côté, les Chinois produisent des voitures comme nous des baguettes de pain… et l’arrivée des véhicules chinois en France devient une réalité.

C’est ainsi que le parc automobile mondial atteint maintenant quasiment le milliard de véhicules. Quelles sont les répercussions à en attendre sur l’effet de serre et les modifications climatiques qui en découlent ? Avec 37 millions de véhicules (voitures, camions, autocars), la France, à elle seule, a augmenté son parc de 65 % en 20 ans. Certes les consommations des moteurs tendent à diminuer, mais avec une telle explosion du parc, la consommation globale ne cesse de croître. La rupture est proche, à 5 ans, 10 ans, 15 ans tout au plus. Sans doute les réserves de produits pétroliers sont-elles encore abondantes, mais à un prix qui devient plus dissuasif chaque jour. La fin du pétrole ne sera pas la fin du monde, mais sans doute la naissance d’un nouveau monde. De nouvelles technologies vont apparaître, mais ne sont parfois encore que balbutiantes.

Y a–t-il dans ce pays, la France, un constructeur automobile qui se préoccupe de nouvelles énergies plutôt que de communication environnementale ? Y a-t-il dans ce pays une classe politique qui anticipe de nouveaux modes de déplacements, un nouvel urbanisme, une nouvelle organisation du territoire ? Y a-t-il dans ce pays des (éco)-citoyens qui sont prêts à revoir leur façon de vivre, de se déplacer, de consommer, de partager les richesses ? N’y aurait-il pas quelque décalage entre certains discours enflammés et la réalité ?

Pourtant, certaines dispositions, comme le malus-bonus sur les véhicules neufs, bien qu’insuffisantes, vont dans le bon sens. Par ailleurs, les voitures électriques existent déjà, mais restent marginales pour le moment ; et un début de relance du transport ferroviaire se fait jour timidement.

Taratata, ne pourrait-on pas penser que tout cela est un peu pipo ? T’as plus qu’à ranger ta Tata Nano et t’attends un peu pour l’électro.

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 08:34

Une des conséquences des modifications climatiques est la montée du niveau des océans, de l’ordre de 20 à 60 cm d’ici à 2100. Ce réchauffement devrait aussi accroître la violence et la fréquence des tempêtes, ainsi que l’abondance des pluies hivernales, renforçant de ce fait les risques de submersion. Bien sûr, les rivages plats et sableux seront les plus vulnérables.

Certains pays sont plus concernés que d’autres (Voir notre chronique « As-tu vu Tuvalu ? » du 04-12-07), notamment les Pays-Bas en Europe dont 20 % des terres sont actuellement sous le niveau de la mer. Les Etats-Unis et le Japon sont aussi très concernés. En France même, certaines parties du littoral du Gard, d’Aquitaine ou de Normandie pourraient reculer de plusieurs kilomètres. L’érosion est déjà préoccupante pour un quart du littoral français. Ainsi, entre la baie du Mont-Saint-Michel et le Cap de La Hague, le recul peut atteindre 5m/an en moyenne !

Parmi les solutions envisagées, les Hollandais ont d’ores et déjà construit des maisons flottantes, en bord de Meuse. Véritables logements amphibies, ces maisons flottent en fonction du niveau d’eau et sont conçues avec une flexibilité des circuits de fluides. Le centre de ce quartier est transformé en zone inondable afin de stocker l’eau en période de crue. Certaines maisons sont même prévue inondables, le rez de chaussée adapté avec circuits électriques au plafond, mais avec assez peu de succès… à la vente. D’autres solutions, dans la tradition des grands travaux de protection contre la mer, consistent à construire cinq îles artificielles longues et étroites, dont la plus longue pourrait atteindre 100 km.

Les Américains, eux, ont envisagé d’autres solutions… futuristes ou fantaisistes : des architectes new-yorkais ont présenté le projet « Cloud City », la ville-nuage, qui consiste à suspendre des appartements à des dirigeables. Les autorités semblent toutefois préférer des solutions plus terre à terre.

Les remèdes proposés se réfèrent à deux écoles de pensée : il y a ceux qui demeurent attachés à la lutte contre la nature, coûte que coûte, et ceux qui tentent de composer avec elle. Il semble bien que les seconds soient en train de l’emporter, du moins aux Pays Bas où « redonner de la place à l’eau » constitue une véritable révolution.

Il faut donc travailler avec la nature, c’est dans cette perspective que le gouvernement hollandais prépare pour mai 2008 un exercice d’alerte d’envergure nationale, afin de tester l’efficacité des services d’urgence face à une inondation catastrophique. (Voir notre chronique « Utile le service civil ? » du 18-12-07)

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