Reconstituer le climat : réduire les GES.
Tout d’abord prenons conscience du dérèglement climatique pour s’y adapter et le faire régresser, en remédiant aux causes du mal. Pour cela nous devons nous réorienter vers une sobriété en énergie, énergies renouvelables comprises qui ne sont pas toujours aussi vertueuses que prévu, afin de réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre. Pour cela de gros efforts doivent être faits en changeant nos comportements, à la maison comme pour nous déplacer. Au-delà des actions individuelles, il faut agir collectivement, dans le domaine des transports et aussi dans notre conception de l’urbanisme : réduire l’étalement urbain et redistribuer habitat, commerces et entreprises dans les territoires pour limiter les déplacements. C’est par l’action collective que nous pourrons faire face, en attaquant le problème à la source : l’utilisation surabondante des énergies fossiles. Le diagnostic est sans appel : nos modes de vies et le fonctionnement de nos entreprises dépendent toujours à plus de 70 % du pétrole, gaz et charbon, part qui n’a pas baissé depuis 1995. Pour en sortir, il faut dialoguer, à l’échelle de son entreprise, sa commune et son pays pour définir les changements à opérer.
De nombreuses actions sont déjà en cours pour capter le CO2, principal GES, elles doivent être poursuivies et amplifiées. Parmi celles-ci il y a bien l’amélioration des performances énergétiques des machines que nous utilisons et la transition vers les énergies renouvelables, mais aussi le reboisement pour renforcer les puits de carbone. Cette action doit être menée en forêt, dans les zones humides et sur les terres agricoles qui sont très étendues. L’agroforesterie qui associe culture/élevage et arbres est une technique assurément efficace tout autant pour atténuer le changement climatique que pour améliorer la fertilité des sols, la rétention d’eau et réduire l’érosion des sols. Voilà un bon exemple à suivre. Il faut aller plus loin encore et innover en agriculture : la réduction des labours, les intercultures pour couvrir le sol ou le maintien des prairies permanentes sont autant de facteurs qui favorisent la séquestration du carbone.
D’autres initiatives doivent être prises, comme par exemple la culture d’algues marines pour capter le CO2. C’est ce que fait la Norvège avec la création de fermes océaniques de culture du varech qui absorbent à la fois le CO2 et les nutriments, ce qui crée une biomasse utile qui peut être transformée en alimentation animale ou en biocarburants. C’est tout gagnant !
Au-delà des initiatives agro-écologiques ou industrielles, n’omettons pas la réglementation avec incitation ou répression… La fiscalité verte doit évoluer pour supprimer les subventions favorisant la consommation d’énergies fossiles et faisons appliquer la taxe carbone en France et dans tous les pays du G20 pour aller très vite vers une économie sobre en carbone. C’est l’outil le plus dissuasif et le plus efficace pour obtenir les résultats attendus, en prévoyant au départ que cette taxe soit payée par tous (y compris les entreprises, collectivités et transporteurs routiers, aériens et maritimes) et qu’une redistribution soit possible en fonction de critères liés aux économies d’énergie.
Pour parvenir à cette philosophie du futur, il va falloir que nous-mêmes changions. Consommateurs, travailleurs et citoyens, nous avons le vrai pouvoir de décision.
A suivre…