Overblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
  • Contact

Profil

  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

Recherche

Pages

Catégories

23 janvier 2026 5 23 /01 /janvier /2026 08:35

Un peu de philosophie.

Alors que nous sommes confrontés à davantage de catastrophes naturelles, on constate que la capacité d’anticipation reste faible et les résultats pas au niveau souhaité. Nous devons nous remettre en question quant à nos comportements parfois inconséquents. Quand on sait qu’en France, 1 million de tonnes de déchets sont jetés dans la nature chaque année, c’est un aspect des plus voyants, mais qui illustre bien les efforts que nous avons à faire… De même, pour toute l’Europe en 2023, nous avons jeté 130 kg de nourriture par personne ! Soit 58 millions de tonnes au total… (53 % des foyers, 19 % de l’industrie alimentaire, 11 % des restaurants, 10 % des producteurs et 8 % des distributeurs). Cherchez l’erreur…

Au-delà de ces exemples « ponctuels » nous vivons une crise globale, compte-tenu de la mondialisation dans laquelle nous sommes. Pour la première fois en effet, l’Humanité se trouve confrontée à ses limites en fonction de la multiplication simultanée des catastrophes : crises environnementales, conflits géopolitiques, fragilités économiques et fractures sociétales. C’est comme un déclin consécutif de nos excès en tous genres qui conduisent à un épuisement des ressources et notre aveuglement à voir les réalités socio-politiques. Il est donc urgent de faire preuve de plus de maturité et de lucidité, de s’écouter et se respecter entre Humains. Voilà la condition impérative pour éviter un déclin irréversible. Si d’aventure, et sans dramatiser outre mesure, il arrivait que l’espèce humaine disparaisse totalement, ce serait un drame pour l’Humanité, mais pas pour notre planète… En effet notre espèce n’est apparue qu’il y a peu de temps, à l’échelle planétaire et a été sans doute la plus destructrice de son milieu de vie. Avec un peu de temps la Terre se remettrait de cette disparition d’une espèce. A nous d’en tirer la leçon et d’essayer de vivre en harmonie avec les autres êtres vivants en rapport avec les ressources terrestres.

      Dans un tel contexte, nous devons être solidaires, respectueux des autres et en même temps aussi des religions, ethnies et autres comportements culturels. Oui, je sais je suis un grand naïf, mais dès lors que peut être le sens de toutes les guerres en cours, celles dont on parle, l’Ukraine (plusieurs centaines de milliers de morts depuis 2022), le Moyen Orient (environ 70 000 morts à Gaza depuis 2023), mais aussi celles qui laissent les médias muets ou quasiment… En Afrique différentes guerres au Soudan, Ethiopie, Congo ou Mali ont fait de l’ordre de 800 000 morts et 20 millions de personnes déplacées depuis les années 2000 et cela dans un silence assourdissant. De plus ces régions sont parmi les plus exposées aux catastrophes naturelles, notamment les sécheresses qui engendrent des rationnements et parfois l’absence totale d’eau, entre autres… Voilà des situations où l’on pourrait, si l’on peut dire, hiérarchiser les risques et relayer les guerres fratricides au placard ! La guerre n’a jamais beaucoup de sens, mais maintenant face aux défis auxquels nous sommes confrontés, où l’urgence est d’assurer la survie de l’espèce humaine, quelle ineptie que ces guerres reposant sur des bases totalement inhumaines ! Nous sommes des Hommes, pas des bêtes sauvages et avons cette faculté inouïe de pouvoir échanger pour mieux nous connaître et nous accepter.

A suivre…

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2026 5 16 /01 /janvier /2026 14:11

Une vision globale et transversale.

     Nous basculons vers une autre époque, prenons garde à ne pas nous replier sur notre microcosme. Il va falloir concilier une vision universelle et planétaire avec un souci de relocalisation des productions et consommations. Les choix à faire seront difficiles, risqués et souvent douloureux. Mais ne pas choisir serait la fin inéluctable de notre civilisation, incapable de gérer ses contradictions et les effets domino qui en découlent. Nous allons devoir passer d’un matérialisme exagéré à plus d’humanisme, inventer une nouvelle économie et faire une révolution culturelle. Notre système productif doit être complètement repensé en faisant un tri sévère entre ce qui est essentiel et ce qui l’est moins.

     Trop souvent, dans ce genre de réflexion, on se réfère à l’avis de spécialistes, compétents dans leur domaine certes, mais qui ne parviennent pas toujours à établir les liens avec d’autres secteurs que le leur. Il est indispensable de se référer à des spécialistes, mais il est nécessaire de les faire se concerter avec des néophytes. Face aux défis énormes auxquels nous sommes confrontés, il faut évidemment analyser les situations au plus profond mais aussi les mettre en regard avec d’autres problématiques et s’assurer que les mesures préconisées peuvent être comprises par le plus grand nombre, faute de quoi elles seraient perçues comme des contraintes peu acceptables.

     Il est indispensable d’avoir une approche globale afin de pouvoir renouer les fils entre des secteurs spécialisés, en ne se contentant pas du segment le plus intéressant. Par exemple pour la voiture électrique, ne pas se focaliser sur la seule consommation d’énergie en roulant, mais considérer aussi la fabrication des batteries et leur destruction ou recyclage. On constate trop souvent que beaucoup de produits sont commercialisés avant même qu’on ait pu réfléchir à leurs impacts sur la santé et notre milieu de vie. Plus que jamais il faut passer d’une société des connaissances spécialisées à une société de LA connaissance, celle qui permet de transcender les spécialités. Cela doit nous mettre en garde contre nos jugements hâtifs en se prononçant pour ou contre tel équipement sans en connaître tous les aspects et, nous mêmes, devons bien analyser nos projets afin de choisir avec objectivité. Rien n’est simple !

     L’approche des nouveaux produits et services doit aussi être transversale. Par exemple, la construction d’une route comporte des aspects techniques quant au tracé, matériaux etc, mais aussi vis à vis des écosystèmes, de l’intégration paysagère ou la circulation des eaux de surface, autant de domaines différents qui doivent être mis en relation. Pour bien comprendre ce cheminement on peut se référer à la médecine, souvent mise en parallèle à juste titre avec l’environnement : l’ensemble de spécialités pointues ne per­met pas forcément de vision globale et transversale, seule possible par la syn­thèse d’un généraliste, capable de comprendre et d’établir les liens nécessaires. Le généraliste est celui qui donne de la cohérence aux faits, qui les rend intelli­gibles et qui permet d’agir ensuite. En fait, le généraliste est un « spécialiste » qui sait construire les ponts, mettre à jour les com­plémentarités et les contradictions.

A suivre…

 

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 09:04

Le fil conducteur de notre réflexion.

     L'évolution de l'humanité depuis un siècle a débouché sur de grandes menaces pour l'avenir, du fait de la surconsommation des ressources, notamment. On en arrive au dérèglement du climat, l'érosion de la biodiversité et des pollutions qui compromettent notre avenir. Mais pourquoi donc ? Parce que nous avons géré notre vie sur des bases qui sont devenues obsolètes : l'économie avec ce souci du toujours plus et toujours mieux que les autres. Il faut donc prendre des mesures de correction, celles-ci n’étant efficaces que si l’on change les fondamentaux de notre société.

     Bien sûr, nous avons commencé à modifier certains comportements, individuels et collectifs, afin de redresser la situation, mais cela ne suffit pas, il faut aller beaucoup plus loin et plus vite. Les problèmes auxquels nous sommes confrontés émanent pour une large part d’une économie totalement disjonctée par rapport aux réalités de notre planète. En fait, nous avons pris le problème à l’envers en essayant de remédier aux conséquences, alors qu’il faut d’abord remédier aux causes du mal, soit l’économie telle qu’elle est conçue actuellement. Il faut inventer une nouvelle façon de nous approvisionner, puis résoudre progressivement les conséquences de nos erreurs passées. D’abord s’impose un point sur la situation actuelle, puis il faut inventer une nouvelle organisation de la société. Ce n’est qu’en fonction de ces révolutions que l’on pourra vraiment résoudre les problèmes de climat, biodiversité, ressources etc.

     Notre société est devenue de plus en plus anxiogène, en relation avec les guerres, la violence mais aussi l’angoisse climatique, ses perturbations récurrentes et les morts qui en découlent. Tout cela a déjà été évoqué sur ce blog à raison d’environ 800 chroniques et a été résumé dans 3 petits livres : « Faire passer le message » en 2018, avec un panorama des grandes questions environnementales ; « Les clés de notre avenir » en 2020 qui présente 93 propositions d’action et « A demain… si vous le voulez bien » en 2023 qui est une prospective de notre avenir commun. Nous allons donc maintenant compléter cette réflexion en proposant des évolutions concrètes, avec un message simple et encourageant, en essayant de suivre la trame prévisionnelle suivante pour ébaucher les fondamentaux d’un monde nouveau :

     - Une vision globale et transversale

     - Les gros soucis du monde d’aujourd’hui

     - Un rappel des faits

     - Les conséquences d’une économie obsolète

     - Vers un nouveau monde

     - Vers une nouvelle économie

     - Une nouvelle organisation socio-économique

     - Organiser la société planétaire

     - Reconstituer le climat 

     - Restaurer la biodiversité

     - Préserver les ressources

     - Revoir le droit

A suivre…

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2026 5 02 /01 /janvier /2026 09:36

Primo, se fixer un but.

     Depuis une vingtaine d’années, je me suis efforcé de diffuser des informations aussi objectives que possible sur ce blog, de sensibiliser mes lecteurs à l’urgence à faire des remises en cause de notre société. Ces réflexions ont débouché sur plusieurs livres.

     En 2026, chacun peut constater l’ampleur des dérèglements annoncés depuis une cinquantaine d’années, que ce soit en termes de climat, biodiversité ou pollutions, avec tous les risques que cela comporte pour l’espèce humaine. Je me suis souvent répété, c’est vrai, mais force est de constater que malgré des évolutions positives de nos comportements et quelques décisions politiques adaptées, nous restons bien en deçà de ce qu’il convient de faire… Pourquoi en est-il ainsi ? Sans doute parce que toute remise en cause est difficile, mais aussi parce que les informations données sur les questions environnementales ont parfois manqué de pédagogie et surtout de modalités pratiques à adopter, engluées dans des conflits politiques, générationnels et mercantiles. En effet que faut-il faire concrètement pour surmonter la situation présente ? Repenser les fondamentaux de notre société et s’y atteler, autant à l’échelle individuelle que collective. Vaste sujet et pas simple… Les choses s’accélèrent, les comportements individuels sont déterminants, mais insuffisants et donc des décisions politiques importantes sont indispensables. Les mesures pour se protéger et éviter le plus mauvais sont nécessaires, mais il faut aussi agir pour renverser la tendance.

     C’est pourquoi, je vais essayer au cours de cette année de redéfinir sur ce blog ce que devraient être les fondamentaux de notre société, comment les faire évoluer et comment re-construire différemment notre lien avec la nature et les autres Hommes. En somme une synthèse d’une vingtaine d’années de blog. Même si j’ai parfois été qualifié de « lanceur d’alerte » ou « d’écologue émérite », je ne prétends pas détenir la vérité. Je souhaite nourrir cette réflexion pour moi-même et la partager le plus largement possible avec Vous, lectrices et lecteurs sur ce blog (www.michel-lerond.com) ou sur les réseaux : Linkedin (linkedin.com/in/michel-lerond-182865163), X (@MichelLerond) et Facebook (michel lerond). Vos remarques et commentaires seront les bienvenus pour qu’ensemble nous puissions avancer dans nos réflexions. Je vous en remercie par avance.

     La plupart des Humains sont potentiellement de belles personnes, dotés de sensibilité, de convivialité et du souci de la vie en commun. A contrario, il existe aussi des râleurs, des égoïstes et parfois même des voyous, ceux-ci sont souvent mis en avant par les médias et les réseaux sociaux. C’est pourquoi, malgré tout, je reste assez optimiste sur l’avenir de notre espèce, sous réserve d’implications tant individuelles que collectives. Il ne s’agit pas de critiquer à tout va, mais de réfléchir afin de re-construire ensemble un univers qui soit aussi pérenne et serein que possible. N’oublions jamais que les vrais décideurs… c’est nous, en tant que citoyens et consommateurs. Le monde est pour une large part ce que nous en faisons, à nous de savoir ce que nous voulons pour nous, notre vie en relation avec les autres Humains et la nature, pour nos enfants et nos successeurs en général. Que cette année 2026 vous soit des plus agréables, détendue et porteuse d’espoir pour l’avenir !

A suivre…

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2025 5 19 /12 /décembre /2025 08:33

     En dix-huit ans, 859 chroniques ont été publiées sur ce blog, avec 1 500 commentaires. La fréquentation totale a été de 71 974 visiteurs pour 118 045 pages vues, avec 176 abonnés OverBlog + 569 relations Linkedin, 784 amis Facebook et 68 abonnés X. Voici le rappel des titres pour 2025 :

- La haie ne sera plus haïe ! - 10 janvier

- Une démographie décroissante à partir de 2065 ! - 24 janvier

- C’est comme un suicide ! 1/2 - 6 février

- C’est comme un suicide ! 2/2 - 13 février

- Plus on est de fous, plus on rit ! - 28 février

- Si t’es pas content, brûle un pneu ! - 14 mars

- Bifurquons et mondialisons, et vite ! 1/2 - 28 mars

- Bifurquons et mondialisons, et vite ! 2/2 - 4 avril

- Les jeunes Suisses sont pour la responsabilité environnementale de leur pays ! - 18 avril

- Les « trente glorieuses » un élément de comparaison pour refaire le monde ! - 2 mai

- Petits rappels de vocabulaire ! - 16 mai

- Des trains de camions ! - 28 mai

- Comment changer ? - 13 juin

- Nous nous réveillons ! - 27 juin

- C’est quand les insectes ne sont plus là que ça pique le plus ! - 11 juillet

- Tiens donc, voilà les trains sur les routes ! - 15 août

- Eteins ta clope et ferme ton clap ! - 27 août

- C’est la guerre ! - 12 septembre

- Arrêtons la déforestation ! - 25 septembre

- Des précurseurs ! - 10 octobre

- Vite, construisons un monde nouveau ! 1/3. Le monde d’aujourd’hui – 24 octobre

- Vite, construisons un monde nouveau ! 2/3. Vers un nouveau monde – 24 octobre

- Vite, construisons un monde nouveau ! 3/3. D’abord une nouvelle base économique – 7 novembre

- Noël, une pause pour réfléchir ! - 21 novembre

- Et vous qu’en pensez-vous ? - 5 décembre

- Dix-huitième année et ça continue ! - 19 décembre

 

Merci encore pour vos commentaires toujours nombreux, notamment sur les réseaux sociaux.

 

Par ailleurs, au cours de l’année 2025, on peut retenir aussi :

▪ Publications :

  • 26 publications : chroniques du blog

  • 1 ouvrage

▪ Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen : membre émérite

▪ Divers :

  • Participation aux rencontres intergénérationnelles « 1 lettre, 1 sourire » avec la Carsat Normandie et le collège Francis Yard de Buchy.

  • Séances de dédicace de « Oui, les jeunes ont un avenir ! » au Salon du livre de Hodeng-Hodenger (76), à la librairie Autres Rivages de Buchy et la librairie « Au coin des pages » de Forges-les-Eaux (76)

  • Intervention au GRETA de Forges-les-Eaux sur les zones humides du Pays de Bray.

 

Permettez-moi, chers lectrices et lecteurs, de vous rappeler que ce blog est à

périodicité variable, plutôt bi-mensuelle.

     On peut s’abonner de façon très simple : pour recevoir directement et gratuitement chaque chronique, aller sur www.michel-lerond.com et

- sur un ordinateur : colonne de gauche, case « newsletter »

- sur un smartphone : en haut à droite case « Menu », et « s’abonner à la newsletter »

Dans les deux cas vous inscrivez votre adresse mail et cochez « s’abonner ». Vous recevez un mail de confirmation que vous validez. Vous êtes alors abonné et recevez directement chaque nouvelle publication, gratuitement et sans publicité. Bonnes lectures !

     Bonne année 2026 à toutes et tous, avec pleins de petits bonheurs près de la nature !

 

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2025 4 04 /12 /décembre /2025 16:48

     Après un demi siècle d’alertes successives restées sans suite, ou presque, nous y voilà… Le dérèglement climatique, l’érosion de la biodiversité et les pollutions anciennes et nouvelles sont là, parfois avec des développements plus rapides et plus forts qu’il n’avait été envisagé.

     Comment ces évolutions sont-elles ressenties ? Même si ces sujets sont devenus assez banaux dans les conversations familiales ou entre amis, comment les Français vivent-ils ces modifications de leurs conditions de vie ? Il existe depuis longtemps déjà des enquêtes d’opinion sur divers sujets, souvent liés à la politique. Il se développe à présent des sondages à propos de l’opinion des Français sur les questions environnementales. Le dernier date de 2024 et vient d’être publié en septembre 2025 par le SDES (Service des Données et Etudes Statistiques des ministères en charge de l’énergie, environnement et transports). Les préoccupations des Français sont largement dominées par le dérèglement climatique et ses conséquences en catastrophes naturelles. En deux ans cette préoccupation a doublé du fait des inondations et des crues dévastatrices. Il y a dix ans, la pollution de l’air était la principale préoccupation environnementale. Les derniers sondages montrent que les Français sont plus préoccupés par les catastrophes consécutives au dérèglement climatique, mais restent soucieux des impacts des pollutions sur leur santé. Ils estiment toutefois que c’est aux pouvoirs publics d’agir et restent peu disposés à changer leurs modes de vie pour protéger l’environnement. La pollution de l’eau et la disparition de certaines espèces n’apparaissent pas comme préoccupation principale, mais sont souvent citées en second lieu. Par contre les déchets et les nuisances sonores sont rarement cités.

     Toutefois, les points de vue sont différents selon les âges. Par exemple, les jeunes de moins de 40 ans évoquent comme premier souci la biodiversité et la pollution des milieux aquatiques. A l’inverse, les enquêtés les plus âgés sont très préoccupés par les nuisances sonores. De même, les ressentis diffèrent selon les lieux d’habitation. Les ruraux sont très sensibles aux catastrophes naturelles, parce qu’ils les subissent en premier lieu, alors que les citadins réagissent au bruit et aux pollutions de toute sorte. Enfin, les classes sociales ressentent les choses différemment. Ainsi les cadres supérieurs sont plus sensibles au dérèglement du climat que les ouvriers.

     Globalement, le sentiment de dégradation de la nature près de chez soi est fortement ressenti. Si les enquêtés les plus âgés pensent que c’est aux ménages de s’engager sur les voies du redressement de la situation, la moitié des Français en appellent aux pouvoirs publics et de plus en plus demandent aux entreprises de prendre leurs responsabilités.

     Une conclusion de ces enquêtes est aussi le constat d’une sous-information. Nombreux sont les Français qui voudraient savoir plus précisément quelles seront les conséquences de l’épuisement des ressources naturelles et les impacts sanitaires des pollutions. Et vous qu’en pensez-vous ? Comment ressentez-vous ces évolutions et comment percevez-vous la sortie de cette crise écologique ? Vous sentez-vous prêts à vous engager sur des changements de comportements ? Ce qui est sûr c’est que l’éco-anxiété progresse, surtout chez les jeunes...

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2025 3 19 /11 /novembre /2025 10:33

 

 

 

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2025 3 19 /11 /novembre /2025 10:16

     Bientôt Noël ! Fête religieuse, mais aussi fête de la transition saisonnière avec les jours qui vont bientôt rallonger, la clarté qui revient et l’opportunité de « faire le point » sur une période un peu complexe. C’est un moment propice à la réflexion, notamment afin de penser autrement notre rapport à la nature et à la société. Voilà une bonne occasion d’offrir ces livres à ses enfants, petits enfants ou amis :

 

      - Oui, les jeunes ont un avenir ! - Persée, 2025.- 326 p.- 23€90.

Recueil de 180 chroniques de mon blog parues entre 2016 et 2025, classées selon trois axes : ce qui pose encore problème, les avancées réalisées, et les actions à mener.

En vente :

     - Dans toutes les bonnes librairies. 

     - Sur près de 60 sites internet dont www.editions-persee.fr et bien d’autres. Vous avez le choix !

 

Et aussi trois livres antérieurs qui restent plus que jamais d’actualité :

     - Faire passer le message - Persée, 2018.- 158 p. - 14€20

La biographie d’un lanceur d’alerte et les grandes questions environnementales.

 

     - Les clés de notre avenir - Persée, 2020.- 100 p. - 10€.

93 propositions concrètes pour « refaire le monde ».

 

     - A demain… si vous le voulez bien - Persée, 2023.- 108 p.- 13€50.

Une réflexion sur notre avenir commun.

 

En vente :

- Ces trois livres sont épuisés chez l’éditeur et ne sont pas prévus à la réimpression. Pour se les procurer, veuillez consulter votre libraire ou acheter en ligne sur internet. En cas d’impossibilité, vous pouvez envoyer un mail à michel.lerond@orange.fr

 

Lecteurs, étudiants, candidats à refaire le monde, on se retrouve donc bientôt avec plaisir. Pour croire en l’avenir.

 

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2025 5 07 /11 /novembre /2025 09:03

D’abord une nouvelle base économique

     Apparu au XVIII ème siècle, le libéralisme économique s’est appuyé sur le principe que l’intérêt personnel contribue à l’intérêt général, en somme le « ruissellement », les riches font vivre les moins aisés. Ce concept économique est maintenant très critiqué dans la mesure où il génère de grandes inégalités sociales et de forts impacts environnementaux. L’économie communiste est apparue au XX ème siècle, notamment en Russie, Chine et Cuba en prônant que les moyens de production sont détenus collectivement en visant une réduction des inégalités économiques et en fournissant à chacun selon ses besoins et sans recherche de profit. Bien généreux en théorie, ces systèmes ont été également très critiqués en raison des violations des droits de l’homme et leur incapacité à répondre aux besoins réels. Il faut donc bien analyser ces systèmes et tous leurs dérivatifs, afin d’en retenir le meilleur pour inventer une économie mieux adaptée au XXI ème siècle et ses enjeux. Ne peut-on imaginer un système économique qui prendrait en compte l’intérêt général, sous l’autorité de l’État, sans pour autant « embrigader » les consommateurs et en profitant du dynamisme des entreprises. Ce ne sera pas facile. Il faut dans le même temps sortir de cette obsession aux normes et interdictions « agrémentées » de multiples conditions incompréhensibles et revenir à des mesures simples et pédagogiques avec des sanctions dissuasives en cas de non respect. De plus, le recours abusif à l’informatisation de tout constitue une déshumanisation qui résulte d’une forme de démission collective. Soyons des Humains, pas des robots !

     Il est bien difficile de changer le monde, mais chacun de nous peut d’abord recréer son monde à son échelle, plus serein et plus en connexion avec la nature. Certains jeunes, en nombre non négligeable, aspirent à une vie collective, faite d’entraide et d’attachement à un lieu de vie qui nous rende solidaires. Oui, les jeunes ont un avenir !

     L’histoire nous a appris que les périodes les plus sombres, comme la nôtre, ont suscité des résistances et des solidarités que l’on ne soupçonnait pas, ce qui laisse espérer un rebond favorable. Allez les jeunes, nous croyons en Vous !

 

Pour nourrir notre réflexion, quelques uns de mes livres peuvent y aider :

- Faire passer le message. – Editions Persée, 2018.- 160 p.

- Les clés de notre avenir.- Editions Persée, 2020.- 108 p.

- A demain… si vous le voulez bien.- Editions Persée, 2023.-108 p.

- Oui, les jeunes ont un avenir ! - Editions Persée, 2025.- 326 p.

 

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2025 5 31 /10 /octobre /2025 08:49

Vers un nouveau monde

     Pour reconstruire le monde, il convient tout d’abord de bien analyser l’actuel avec ses failles, ses manquements.

     La difficulté majeure est de faire la part des choses entre ce qui est bénin et ce qui est grave. Les points de vue peuvent diverger totalement et il faut donc renouer un dialogue objectif entre élus et citoyens, entre producteurs et consommateurs, et aussi entre écologistes (militants pour la défense de la nature, dérivant parfois vers un certain dogmatisme) et écologues (scientifiques qui étudient la nature et ses complexités). De multiples instances existent déjà, mais celle-ci sont à revoir pour fusionner et n’en retenir qu’une seule si possible, fiable, crédible et décisionnelle, sous l’égide de l’État.

     La raison doit être un guide plus avisé que les passions et pour cela une instance capable de hiérarchiser les risques et proposer des remèdes à la fois réalistes et efficaces est indispensable. Nous allons devoir « régresser » économiquement pour redonner à l’Homme toute sa place dans l’environnement naturel. Cela ne se fera pas sans contraintes et, il faut le craindre, sans rebellions. Restons zen ! Soyons conscients des enjeux pour nos enfants et petits enfants, acceptons quelques remises en question, en tenant compte de différents facteurs comme la surpopulation de la planète avec des famines qui vont s’amplifier du fait de l’insuffisance des ressources naturelles, et des migrations de populations qu’elles vont engendrer. Nous devons parvenir à transcender les frontières entre pays, celles-ci étant trop souvent l’expression d’une peur entre les peuples.

     En résumé, c’est simple si l’on peut dire : revoyons nos modes de vie et changeons radicalement nos valeurs de base. Nous n’avons d’autre choix que de mettre en place une société où les besoins humains et environnementaux primeront sur les besoins matériels, ce qui signifie inventer une politique, une manière de régir la société, avec en priorité la santé et le bien être des personnes en lieu et place des recherches de profit à tout va dans le contexte d’empires multinationaux qui ont pour objectif essentiel le fric au bénéfice d’un nombre restreint de personnes.

      Cette nouvelle politique devra s’appuyer sur une économie totalement repensée afin de réguler les échanges de biens et ressources de manière équitable. Nous avons déjà fait l’expérience de deux types essentiels d’économies, totalement opposées, sans grand succès d’aucune des deux : l’économie libérale qui est un système basé sur la liberté individuelle, la propriété privée et un rôle limité de l’État dans les échanges économiques et, a contrario, l’économie communiste qui repose sur la propriété collective des moyens de production et une planification centralisée afin de répondre aux besoins de chacun plutôt que rechercher le profit.

A suivre...

 

Partager cet article
Repost0