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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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13 février 2026 5 13 /02 /février /2026 08:57

Le climat : rappel des faits.

     On ne va pas reprendre ici ce qui a fait l'objet de près de 800 chroniques depuis une vingtaine d'années sur ce blog, mais simplement l'essentiel actualisé. Depuis un mo-ment déjà les organismes spécialisés annoncent des records en matière de température, fontes des glaciers, incendies de forêts, pluies diluviennes et submersions marines.

     C’est ainsi que l’année 2025 a été la troisième année la plus chaude de l’histoire. La température moyenne de la planète a été de 14,97°, soit 1,47° au-dessus des chiffres connus de la fin du XIXème siècle. Cette température moyenne ne doit pas dissimuler certaines particularités comme le mois de janvier 2025, mois de janvier le plus chaud jamais enregistré et 120 records mensuels battus dans 70 pays, notamment en Asie centrale, Europe du Nord et Sahel. Ces réchauffements se traduisent par des pics thermiques préjudiciables à la santé (+10 à +13°), des rendements agricoles en baisse, des pénuries d’eau et des territoires qui deviennent progressivement invivables. L’Asie du Sud-Est est déjà largement concernée avec 1 200 morts en 2025 du fait des inondations et ouragans. En 2024 ce sont environ 24 millions de personnes sur la planète qui ont été déplacées pour des raisons climatiques.

     La diminution drastique des glaciers peut avoir des conséquences sévères dans la mesure où ils jouent un rôle crucial dans le cycle de l’eau et assurent le stockage d’eau douce. Leur fonte pourra déclencher des inondations importantes pour des millions de personnes sur la planète ce qui entraînera des migrations de populations. La situation est particulièrement critique pour les calottes glaciaires des pôles. Cet effondrement, notamment en Antarctique de l’ouest et au Groenland, une fois enclenché, va se poursuivre sur un temps long et pourrait entraîner une montée du niveau des mers de plusieurs mètres.

     Les incendies de forêt se sont multipliés ces dernières années. C’est un million d’hectares qui ont brûlé en Europe pendant l’été 2025 du fait du réchauffement du climat. En France même un feu « hors normes » a brûlé 17 000 ha en quelques jours en août 2025. Plus loin de chez nous, après le Canada qui a connu des centaines d’incendies en juin 2025, des feux de forêt ont dévasté 15 000 ha en Argentine et 35 000 ha au Chili (avec au moins 20 morts) début janvier 2026.

     Des pluies diluviennes ont généré des inondations dévastatrices à Valence en octobre 2024 et à Montpellier en décembre 2025, entre autres… Le dérèglement du cycle de l’eau va générer une alternance de sécheresses et inondations. Des scénarios scientifiques envisagent une augmentation des précipitations de l’ordre de 40 % d’ici 2100, avec des variations à l’échelle des continents.

     En mer, la hausse de la température de l’eau détruit les récifs coraliens. Il est ainsi prévu que l’on perde 90 % du corail d’ici 2100 et, au contraire, que les méduses envahissent les eaux. Tout cela impacte la faune marine, y compris les espèces pêchées pour notre nourriture.

     Nous avons déstabilisé le climat au point que l’on se rapproche de « points de bascule » au potentiel cataclysmique, tel est l’alarme lancée par 160 scientifiques en octobre 2025.

A suivre…

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6 février 2026 5 06 /02 /février /2026 08:45

Les gros soucis du monde d’aujourd’hui : le climat.

     Lorsque Antonio Gutteres, Secrétaire général de l’ONU, déclare à Rio en novembre 2025 à l’occasion de la COP30 : «Nous avons échoué», tout est dit hélas ! Précédemment il avait déclaré que «notre planète est au bord du gouffre», sans réactions…

     Le climat est perturbé par les émissions de gaz à effet de serre qui proviennent essentiellement des activités humaines. De nombreux indicateurs révèlent ce dérèglement, notamment l’augmentation des températures à la surface de la Terre et l’élévation du niveau moyen des océans, depuis un siècle. L’Accord de Paris, lors de la COP21 en 2015, avait prévu de limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C… ce qui sera probablement dépassé dès 2027 et on envisage un réchauffement de l’ordre de 4° d’ici 2100. Cela n’est pas sans conséquences dans la mesure où ce fait va générer des régions invivables, avec des températures humides supérieures à 35° et donc une mortalité croissante (déjà 546 000 décès annuels dus aux chaleurs extrêmes dans le monde entre 2012 et 2021, surtout en Afrique, Moyen Orient et Asie du Sud). Cette situation a commencé à engendrer des pénuries (le stress thermique interrompt la floraison et donc pas de fruits, ni légumes, ni graines…) et des migrations (quand les récoltes s’effondrent, on migre d’abord vers les villes, puis vers l’Europe…). Par ailleurs le niveau des mers a monté d’environ 23 cm par rapport à 1900. Ce rythme s’accélère depuis quelques années pour atteindre 26 mm entre 2019 et 2024, ce qui donnerait théoriquement 52 cm pour le 21 ème siècle, soit le double du 20 ème… On commence à voir les reculées de parties des littoraux et les effondrements de constructions trop près de la mer. Quant à la disparition des glaciers, elle pourrait atteindre son pic dans les années 2050 avec 2 à 4 000 glaciers en moins par an dans le monde. Après des inondations suite à la fonte des glaces, le manque d’eau dans les vallées en aval va devenir préoccupant pour des millions de personnes sur la planète ce qui entraînera des migrations de populations.

     A l’origine de ces gros soucis, les émissions de gaz à effet de serre se répartissent en quatre sources grossièrement égales : transports et activités de raffinage, production d’électricité et chauffage, agriculture et déforestation, industrie. On arrive maintenant au « toujours plus » : plus chaud, plus froid, plus sec, plus humide, et les choses semblent aller plus vite et plus fort que prévu. La Terre pourrait avoir déjà franchi plusieurs points de non-retour, en lien avec le dégel du permafrost (terres gelées des zones polaires qui libèrent du méthane en fondant), la déforestation de l’Amazonie (qui abrite 10 % des espèces de la planète) et le blanchiment des coraux. Le CO2 d’origine fossile constitue les 2/3 de ces émissions mondiales qui ont augmenté de 62 % les 30 dernières années, essentiellement en Chine et aux Etats-Unis. Dans le même temps, les émissions ont baissé en Europe, à l’exception du secteur des transports, tout comme en France.

     Globalement, la crise climatique est un multiplicateur de risques. Outre les conséquences sur l’approvisionnement alimentaire, la santé humaine, les dévastations d’infrastructures et d’habitations, le dérèglement du climat (ouragans, inondations, sécheresses ou feux de forêts) va induire à la fois une dégradation des écosystèmes et une instabilité géopolitique avec la multiplication des crises alimentaires et des migrations.

A suivre…

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29 janvier 2026 4 29 /01 /janvier /2026 16:59

Les interactions de la nature.

     Le dérèglement climatique, l'effondrement de la biodiversité, la raréfaction des ressources et les pollutions sont des facteurs très interdépendants qui font courir des risques croissants à notre milieu de vie. Les approches trop sectorielles des crises en cours ne sont pas les mieux adaptées pour atténuer nos inquiétudes. Les deux préoccupations les plus fortes, le dérèglement climatique et l'érosion de la biodiversité ne sont pas indépendantes mais sont deux aspects d'un même déséquilibre planétaire. Le climat perturbe aussi les cycles biologiques en modifiant les écosystèmes, et les évolutions de la biodiversité réduisent les aptitudes de la nature à réguler le climat en absorbant moins de carbone par exemple. Les interactions entre climat et biodiversité sont ainsi opérantes à double sens : le climat changeant induit l'érosion de la biodiversité et l'effondrement de celle-ci dérègle le climat ! Tous ces facteurs convergent vers plus de dommages, notamment relatifs à la sécurité alimentaire, la santé et la stabilité sociale, avec une prospective souvent difficile.

     Cependant, ces deux crises sont traitées dans des cadres distincts par les différentes institutions en place. Il serait bon de sortir de cette logique de spécialisation pour une vision globale de la nature. La preuve en est qu'en matière de solutions, des approches de la nature (restauration des sols, plantations de haies, protection des zones humides ou agroécologie, entre autres) préservent la biodiversité mais aussi permettent de stocker du carbone et ainsi de réduire le réchauffement du climat. Les solutions basées sur la nature constituent une bonne solution pour capturer le carbone, sous réserve qu'on se base sur des écosystèmes en bonne santé. Reforester en monospécifiques à croissance rapide ou étendre des cultures pour produire des biocarburants aux dépens des productions vivrières ne rime à rien. Faut-il le redire, nous vivons dans la nature et non pas en consommateurs de celle-ci. Il y a urgence, prenons donc le temps de bien peser les choses : le déploiement massif des énergies renouvelables n'est pas neutre pour la biodiversité (effets de l'éolien sur l'avifaune et la faune marine, consommation abusive de terres nourricières pour implanter des hectares de panneaux solaires). Il ne s'agit pas de ralentir la transition énergétique, mais de bien planifier les projets en amont. Les études d'impact et évaluations environnementales ne sont pas des contraintes administratives faites pour embêter "ceux qui travaillent" ou "nourrir les bureaux d'études", mais des outils de pilotage indispensables afin de faire que la transition énergétique soit en harmonie avec la protection de la nature. Ceci doit permettre de relier le climat, la biodiversité, l'alimentation et la santé pour le bénéfice de tous et non pas de quelques uns.

     Cette façon de penser implique des évolutions de nos principes de vie, de nos pratiques professionnelles et familiales. Cela n'est pas toujours facile, exige des remises en cause parfois en profondeur, pour nous conduire vers un monde nouveau, tout simplement si l'on peut dire, vers plus de respect pour les Humains et plus de considération pour nos descendants. Cela ne pourra se faire qu'avec des mécanismes de dialogue permanents entre les décideurs et le public, plus adaptés et plus performants que ceux qui existent déjà. En résumé, plus de démocratie et plus de décentralisation des décisions avec une gouvernance décloisonnée.

A suivre…

Publié sur www.michel-lerond.com le 30 janvier 2026

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23 janvier 2026 5 23 /01 /janvier /2026 08:35

Un peu de philosophie.

Alors que nous sommes confrontés à davantage de catastrophes naturelles, on constate que la capacité d’anticipation reste faible et les résultats pas au niveau souhaité. Nous devons nous remettre en question quant à nos comportements parfois inconséquents. Quand on sait qu’en France, 1 million de tonnes de déchets sont jetés dans la nature chaque année, c’est un aspect des plus voyants, mais qui illustre bien les efforts que nous avons à faire… De même, pour toute l’Europe en 2023, nous avons jeté 130 kg de nourriture par personne ! Soit 58 millions de tonnes au total… (53 % des foyers, 19 % de l’industrie alimentaire, 11 % des restaurants, 10 % des producteurs et 8 % des distributeurs). Cherchez l’erreur…

Au-delà de ces exemples « ponctuels » nous vivons une crise globale, compte-tenu de la mondialisation dans laquelle nous sommes. Pour la première fois en effet, l’Humanité se trouve confrontée à ses limites en fonction de la multiplication simultanée des catastrophes : crises environnementales, conflits géopolitiques, fragilités économiques et fractures sociétales. C’est comme un déclin consécutif de nos excès en tous genres qui conduisent à un épuisement des ressources et notre aveuglement à voir les réalités socio-politiques. Il est donc urgent de faire preuve de plus de maturité et de lucidité, de s’écouter et se respecter entre Humains. Voilà la condition impérative pour éviter un déclin irréversible. Si d’aventure, et sans dramatiser outre mesure, il arrivait que l’espèce humaine disparaisse totalement, ce serait un drame pour l’Humanité, mais pas pour notre planète… En effet notre espèce n’est apparue qu’il y a peu de temps, à l’échelle planétaire et a été sans doute la plus destructrice de son milieu de vie. Avec un peu de temps la Terre se remettrait de cette disparition d’une espèce. A nous d’en tirer la leçon et d’essayer de vivre en harmonie avec les autres êtres vivants en rapport avec les ressources terrestres.

      Dans un tel contexte, nous devons être solidaires, respectueux des autres et en même temps aussi des religions, ethnies et autres comportements culturels. Oui, je sais je suis un grand naïf, mais dès lors que peut être le sens de toutes les guerres en cours, celles dont on parle, l’Ukraine (plusieurs centaines de milliers de morts depuis 2022), le Moyen Orient (environ 70 000 morts à Gaza depuis 2023), mais aussi celles qui laissent les médias muets ou quasiment… En Afrique différentes guerres au Soudan, Ethiopie, Congo ou Mali ont fait de l’ordre de 800 000 morts et 20 millions de personnes déplacées depuis les années 2000 et cela dans un silence assourdissant. De plus ces régions sont parmi les plus exposées aux catastrophes naturelles, notamment les sécheresses qui engendrent des rationnements et parfois l’absence totale d’eau, entre autres… Voilà des situations où l’on pourrait, si l’on peut dire, hiérarchiser les risques et relayer les guerres fratricides au placard ! La guerre n’a jamais beaucoup de sens, mais maintenant face aux défis auxquels nous sommes confrontés, où l’urgence est d’assurer la survie de l’espèce humaine, quelle ineptie que ces guerres reposant sur des bases totalement inhumaines ! Nous sommes des Hommes, pas des bêtes sauvages et avons cette faculté inouïe de pouvoir échanger pour mieux nous connaître et nous accepter.

A suivre…

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16 janvier 2026 5 16 /01 /janvier /2026 14:11

Une vision globale et transversale.

     Nous basculons vers une autre époque, prenons garde à ne pas nous replier sur notre microcosme. Il va falloir concilier une vision universelle et planétaire avec un souci de relocalisation des productions et consommations. Les choix à faire seront difficiles, risqués et souvent douloureux. Mais ne pas choisir serait la fin inéluctable de notre civilisation, incapable de gérer ses contradictions et les effets domino qui en découlent. Nous allons devoir passer d’un matérialisme exagéré à plus d’humanisme, inventer une nouvelle économie et faire une révolution culturelle. Notre système productif doit être complètement repensé en faisant un tri sévère entre ce qui est essentiel et ce qui l’est moins.

     Trop souvent, dans ce genre de réflexion, on se réfère à l’avis de spécialistes, compétents dans leur domaine certes, mais qui ne parviennent pas toujours à établir les liens avec d’autres secteurs que le leur. Il est indispensable de se référer à des spécialistes, mais il est nécessaire de les faire se concerter avec des néophytes. Face aux défis énormes auxquels nous sommes confrontés, il faut évidemment analyser les situations au plus profond mais aussi les mettre en regard avec d’autres problématiques et s’assurer que les mesures préconisées peuvent être comprises par le plus grand nombre, faute de quoi elles seraient perçues comme des contraintes peu acceptables.

     Il est indispensable d’avoir une approche globale afin de pouvoir renouer les fils entre des secteurs spécialisés, en ne se contentant pas du segment le plus intéressant. Par exemple pour la voiture électrique, ne pas se focaliser sur la seule consommation d’énergie en roulant, mais considérer aussi la fabrication des batteries et leur destruction ou recyclage. On constate trop souvent que beaucoup de produits sont commercialisés avant même qu’on ait pu réfléchir à leurs impacts sur la santé et notre milieu de vie. Plus que jamais il faut passer d’une société des connaissances spécialisées à une société de LA connaissance, celle qui permet de transcender les spécialités. Cela doit nous mettre en garde contre nos jugements hâtifs en se prononçant pour ou contre tel équipement sans en connaître tous les aspects et, nous mêmes, devons bien analyser nos projets afin de choisir avec objectivité. Rien n’est simple !

     L’approche des nouveaux produits et services doit aussi être transversale. Par exemple, la construction d’une route comporte des aspects techniques quant au tracé, matériaux etc, mais aussi vis à vis des écosystèmes, de l’intégration paysagère ou la circulation des eaux de surface, autant de domaines différents qui doivent être mis en relation. Pour bien comprendre ce cheminement on peut se référer à la médecine, souvent mise en parallèle à juste titre avec l’environnement : l’ensemble de spécialités pointues ne per­met pas forcément de vision globale et transversale, seule possible par la syn­thèse d’un généraliste, capable de comprendre et d’établir les liens nécessaires. Le généraliste est celui qui donne de la cohérence aux faits, qui les rend intelli­gibles et qui permet d’agir ensuite. En fait, le généraliste est un « spécialiste » qui sait construire les ponts, mettre à jour les com­plémentarités et les contradictions.

A suivre…

 

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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 09:04

Le fil conducteur de notre réflexion.

     L'évolution de l'humanité depuis un siècle a débouché sur de grandes menaces pour l'avenir, du fait de la surconsommation des ressources, notamment. On en arrive au dérèglement du climat, l'érosion de la biodiversité et des pollutions qui compromettent notre avenir. Mais pourquoi donc ? Parce que nous avons géré notre vie sur des bases qui sont devenues obsolètes : l'économie avec ce souci du toujours plus et toujours mieux que les autres. Il faut donc prendre des mesures de correction, celles-ci n’étant efficaces que si l’on change les fondamentaux de notre société.

     Bien sûr, nous avons commencé à modifier certains comportements, individuels et collectifs, afin de redresser la situation, mais cela ne suffit pas, il faut aller beaucoup plus loin et plus vite. Les problèmes auxquels nous sommes confrontés émanent pour une large part d’une économie totalement disjonctée par rapport aux réalités de notre planète. En fait, nous avons pris le problème à l’envers en essayant de remédier aux conséquences, alors qu’il faut d’abord remédier aux causes du mal, soit l’économie telle qu’elle est conçue actuellement. Il faut inventer une nouvelle façon de nous approvisionner, puis résoudre progressivement les conséquences de nos erreurs passées. D’abord s’impose un point sur la situation actuelle, puis il faut inventer une nouvelle organisation de la société. Ce n’est qu’en fonction de ces révolutions que l’on pourra vraiment résoudre les problèmes de climat, biodiversité, ressources etc.

     Notre société est devenue de plus en plus anxiogène, en relation avec les guerres, la violence mais aussi l’angoisse climatique, ses perturbations récurrentes et les morts qui en découlent. Tout cela a déjà été évoqué sur ce blog à raison d’environ 800 chroniques et a été résumé dans 3 petits livres : « Faire passer le message » en 2018, avec un panorama des grandes questions environnementales ; « Les clés de notre avenir » en 2020 qui présente 93 propositions d’action et « A demain… si vous le voulez bien » en 2023 qui est une prospective de notre avenir commun. Nous allons donc maintenant compléter cette réflexion en proposant des évolutions concrètes, avec un message simple et encourageant, en essayant de suivre la trame prévisionnelle suivante pour ébaucher les fondamentaux d’un monde nouveau :

     - Une vision globale et transversale

     - Les gros soucis du monde d’aujourd’hui

     - Un rappel des faits

     - Les conséquences d’une économie obsolète

     - Vers un nouveau monde

     - Vers une nouvelle économie

     - Une nouvelle organisation socio-économique

     - Organiser la société planétaire

     - Reconstituer le climat 

     - Restaurer la biodiversité

     - Préserver les ressources

     - Revoir le droit

A suivre…

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2 janvier 2026 5 02 /01 /janvier /2026 09:36

Primo, se fixer un but.

     Depuis une vingtaine d’années, je me suis efforcé de diffuser des informations aussi objectives que possible sur ce blog, de sensibiliser mes lecteurs à l’urgence à faire des remises en cause de notre société. Ces réflexions ont débouché sur plusieurs livres.

     En 2026, chacun peut constater l’ampleur des dérèglements annoncés depuis une cinquantaine d’années, que ce soit en termes de climat, biodiversité ou pollutions, avec tous les risques que cela comporte pour l’espèce humaine. Je me suis souvent répété, c’est vrai, mais force est de constater que malgré des évolutions positives de nos comportements et quelques décisions politiques adaptées, nous restons bien en deçà de ce qu’il convient de faire… Pourquoi en est-il ainsi ? Sans doute parce que toute remise en cause est difficile, mais aussi parce que les informations données sur les questions environnementales ont parfois manqué de pédagogie et surtout de modalités pratiques à adopter, engluées dans des conflits politiques, générationnels et mercantiles. En effet que faut-il faire concrètement pour surmonter la situation présente ? Repenser les fondamentaux de notre société et s’y atteler, autant à l’échelle individuelle que collective. Vaste sujet et pas simple… Les choses s’accélèrent, les comportements individuels sont déterminants, mais insuffisants et donc des décisions politiques importantes sont indispensables. Les mesures pour se protéger et éviter le plus mauvais sont nécessaires, mais il faut aussi agir pour renverser la tendance.

     C’est pourquoi, je vais essayer au cours de cette année de redéfinir sur ce blog ce que devraient être les fondamentaux de notre société, comment les faire évoluer et comment re-construire différemment notre lien avec la nature et les autres Hommes. En somme une synthèse d’une vingtaine d’années de blog. Même si j’ai parfois été qualifié de « lanceur d’alerte » ou « d’écologue émérite », je ne prétends pas détenir la vérité. Je souhaite nourrir cette réflexion pour moi-même et la partager le plus largement possible avec Vous, lectrices et lecteurs sur ce blog (www.michel-lerond.com) ou sur les réseaux : Linkedin (linkedin.com/in/michel-lerond-182865163), X (@MichelLerond) et Facebook (michel lerond). Vos remarques et commentaires seront les bienvenus pour qu’ensemble nous puissions avancer dans nos réflexions. Je vous en remercie par avance.

     La plupart des Humains sont potentiellement de belles personnes, dotés de sensibilité, de convivialité et du souci de la vie en commun. A contrario, il existe aussi des râleurs, des égoïstes et parfois même des voyous, ceux-ci sont souvent mis en avant par les médias et les réseaux sociaux. C’est pourquoi, malgré tout, je reste assez optimiste sur l’avenir de notre espèce, sous réserve d’implications tant individuelles que collectives. Il ne s’agit pas de critiquer à tout va, mais de réfléchir afin de re-construire ensemble un univers qui soit aussi pérenne et serein que possible. N’oublions jamais que les vrais décideurs… c’est nous, en tant que citoyens et consommateurs. Le monde est pour une large part ce que nous en faisons, à nous de savoir ce que nous voulons pour nous, notre vie en relation avec les autres Humains et la nature, pour nos enfants et nos successeurs en général. Que cette année 2026 vous soit des plus agréables, détendue et porteuse d’espoir pour l’avenir !

A suivre…

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19 décembre 2025 5 19 /12 /décembre /2025 08:33

     En dix-huit ans, 859 chroniques ont été publiées sur ce blog, avec 1 500 commentaires. La fréquentation totale a été de 71 974 visiteurs pour 118 045 pages vues, avec 176 abonnés OverBlog + 569 relations Linkedin, 784 amis Facebook et 68 abonnés X. Voici le rappel des titres pour 2025 :

- La haie ne sera plus haïe ! - 10 janvier

- Une démographie décroissante à partir de 2065 ! - 24 janvier

- C’est comme un suicide ! 1/2 - 6 février

- C’est comme un suicide ! 2/2 - 13 février

- Plus on est de fous, plus on rit ! - 28 février

- Si t’es pas content, brûle un pneu ! - 14 mars

- Bifurquons et mondialisons, et vite ! 1/2 - 28 mars

- Bifurquons et mondialisons, et vite ! 2/2 - 4 avril

- Les jeunes Suisses sont pour la responsabilité environnementale de leur pays ! - 18 avril

- Les « trente glorieuses » un élément de comparaison pour refaire le monde ! - 2 mai

- Petits rappels de vocabulaire ! - 16 mai

- Des trains de camions ! - 28 mai

- Comment changer ? - 13 juin

- Nous nous réveillons ! - 27 juin

- C’est quand les insectes ne sont plus là que ça pique le plus ! - 11 juillet

- Tiens donc, voilà les trains sur les routes ! - 15 août

- Eteins ta clope et ferme ton clap ! - 27 août

- C’est la guerre ! - 12 septembre

- Arrêtons la déforestation ! - 25 septembre

- Des précurseurs ! - 10 octobre

- Vite, construisons un monde nouveau ! 1/3. Le monde d’aujourd’hui – 24 octobre

- Vite, construisons un monde nouveau ! 2/3. Vers un nouveau monde – 24 octobre

- Vite, construisons un monde nouveau ! 3/3. D’abord une nouvelle base économique – 7 novembre

- Noël, une pause pour réfléchir ! - 21 novembre

- Et vous qu’en pensez-vous ? - 5 décembre

- Dix-huitième année et ça continue ! - 19 décembre

 

Merci encore pour vos commentaires toujours nombreux, notamment sur les réseaux sociaux.

 

Par ailleurs, au cours de l’année 2025, on peut retenir aussi :

▪ Publications :

  • 26 publications : chroniques du blog

  • 1 ouvrage

▪ Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen : membre émérite

▪ Divers :

  • Participation aux rencontres intergénérationnelles « 1 lettre, 1 sourire » avec la Carsat Normandie et le collège Francis Yard de Buchy.

  • Séances de dédicace de « Oui, les jeunes ont un avenir ! » au Salon du livre de Hodeng-Hodenger (76), à la librairie Autres Rivages de Buchy et la librairie « Au coin des pages » de Forges-les-Eaux (76)

  • Intervention au GRETA de Forges-les-Eaux sur les zones humides du Pays de Bray.

 

Permettez-moi, chers lectrices et lecteurs, de vous rappeler que ce blog est à

périodicité variable, plutôt bi-mensuelle.

     On peut s’abonner de façon très simple : pour recevoir directement et gratuitement chaque chronique, aller sur www.michel-lerond.com et

- sur un ordinateur : colonne de gauche, case « newsletter »

- sur un smartphone : en haut à droite case « Menu », et « s’abonner à la newsletter »

Dans les deux cas vous inscrivez votre adresse mail et cochez « s’abonner ». Vous recevez un mail de confirmation que vous validez. Vous êtes alors abonné et recevez directement chaque nouvelle publication, gratuitement et sans publicité. Bonnes lectures !

     Bonne année 2026 à toutes et tous, avec pleins de petits bonheurs près de la nature !

 

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4 décembre 2025 4 04 /12 /décembre /2025 16:48

     Après un demi siècle d’alertes successives restées sans suite, ou presque, nous y voilà… Le dérèglement climatique, l’érosion de la biodiversité et les pollutions anciennes et nouvelles sont là, parfois avec des développements plus rapides et plus forts qu’il n’avait été envisagé.

     Comment ces évolutions sont-elles ressenties ? Même si ces sujets sont devenus assez banaux dans les conversations familiales ou entre amis, comment les Français vivent-ils ces modifications de leurs conditions de vie ? Il existe depuis longtemps déjà des enquêtes d’opinion sur divers sujets, souvent liés à la politique. Il se développe à présent des sondages à propos de l’opinion des Français sur les questions environnementales. Le dernier date de 2024 et vient d’être publié en septembre 2025 par le SDES (Service des Données et Etudes Statistiques des ministères en charge de l’énergie, environnement et transports). Les préoccupations des Français sont largement dominées par le dérèglement climatique et ses conséquences en catastrophes naturelles. En deux ans cette préoccupation a doublé du fait des inondations et des crues dévastatrices. Il y a dix ans, la pollution de l’air était la principale préoccupation environnementale. Les derniers sondages montrent que les Français sont plus préoccupés par les catastrophes consécutives au dérèglement climatique, mais restent soucieux des impacts des pollutions sur leur santé. Ils estiment toutefois que c’est aux pouvoirs publics d’agir et restent peu disposés à changer leurs modes de vie pour protéger l’environnement. La pollution de l’eau et la disparition de certaines espèces n’apparaissent pas comme préoccupation principale, mais sont souvent citées en second lieu. Par contre les déchets et les nuisances sonores sont rarement cités.

     Toutefois, les points de vue sont différents selon les âges. Par exemple, les jeunes de moins de 40 ans évoquent comme premier souci la biodiversité et la pollution des milieux aquatiques. A l’inverse, les enquêtés les plus âgés sont très préoccupés par les nuisances sonores. De même, les ressentis diffèrent selon les lieux d’habitation. Les ruraux sont très sensibles aux catastrophes naturelles, parce qu’ils les subissent en premier lieu, alors que les citadins réagissent au bruit et aux pollutions de toute sorte. Enfin, les classes sociales ressentent les choses différemment. Ainsi les cadres supérieurs sont plus sensibles au dérèglement du climat que les ouvriers.

     Globalement, le sentiment de dégradation de la nature près de chez soi est fortement ressenti. Si les enquêtés les plus âgés pensent que c’est aux ménages de s’engager sur les voies du redressement de la situation, la moitié des Français en appellent aux pouvoirs publics et de plus en plus demandent aux entreprises de prendre leurs responsabilités.

     Une conclusion de ces enquêtes est aussi le constat d’une sous-information. Nombreux sont les Français qui voudraient savoir plus précisément quelles seront les conséquences de l’épuisement des ressources naturelles et les impacts sanitaires des pollutions. Et vous qu’en pensez-vous ? Comment ressentez-vous ces évolutions et comment percevez-vous la sortie de cette crise écologique ? Vous sentez-vous prêts à vous engager sur des changements de comportements ? Ce qui est sûr c’est que l’éco-anxiété progresse, surtout chez les jeunes...

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19 novembre 2025 3 19 /11 /novembre /2025 10:33

 

 

 

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