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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 06:43

     L’été est une saison propice à la découverte des sites de notre région, qu’il s’agisse de patrimoine culturel ou naturel. Très souvent on retourne sur les lieux les plus emblématiques, mais on peut aussi découvrir des sites dont on ignorait l’existence ou qui ont été mis en valeur depuis peu. C’est parfois le cas dans la vallée de la Seine, et même aux portes de Rouen, au sein de la métropole et en relation avec les activités économiques. Par exemple, en aval de Rouen, le Marais de l’Aulnay est un paysage à découvrir.

     Le Port de Rouen a recréé le marais de l’Aulnay qui a servi de 1970 à 1990 de dépôts des sédiments de dragage de la Seine. La restauration s’est poursuivie de 2005 à 2007 afin de remettre en eau ce marais et lui redonner toute sa richesse en matière de biodiversité.

     La valorisation du site s’est faite par le maintien, voire l’intensification, du caractère humide afin de permettre l’épanouissement des espèces liées à la roselière et la saulaie. Cette renaturation s’inscrit dans le cadre de la politique du Port de Rouen pour assurer le maintien de zones naturelles au sein d’un environnement industriel, accessibles aux piétons et cyclistes depuis 2009.

     Sur un peu moins de 5 hectares, le site offre 1 km de sentier pédagogique avec 8 stations pourvues de panneaux qui commentent l’histoire du lieu, sa faune et sa flore. Ce marais constitue ainsi un maillon d’un corridor écologique qui va permettre de relier le Fossé Blondel au pré du Tournecul à Moulineaux, soit une surface de 17,5 ha. Le crapaud calamite, les saules, le pic épeiche, les orchidées, les roseaux… vont ainsi pouvoir se développer en toute quiétude pour le plus grand plaisir du visiteur.

     Ce marais, inauguré en 2011, se situe boulevard de l’Aulnay à Grand-Couronne, aux limites de Moulineaux. En venant de Rouen, on y accède par la RN138, on tourne à droite rue du Fossé Blondel et on suit la direction de Renault CKD. L’ouverture au public est libre, mais le Grand Port Maritime de Rouen organise ponctuellement des visites guidées. Un dépliant est téléchargeable sur le site : http://www.haropaports.com/fr/rouen/environnement/marais-de-laulnay-grand-couronne.

     L’aménagement en cours du boulevard maritime s’inscrit dans cette même politique, c’est ainsi que progressivement prend forme une immense coulée verte à travers la métropole rouennaise qui part de Moulineaux-La Bouille pour atteindre, en diagonale, les vallées du Robec et de l’Aubette, en passant bien sûr par la Seine en centre-ville où les quais ne cessent de verdir pour faire enfin de Rouen une métropole verte !

Publié par Paris Normandie du 3 août 2015, « Du côté de l’Académie ».

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 17:08

     Et l’amour enfin, ce peut être très sérieux, voire tragique, mais aussi empreint de petites douceurs…

     Souvenez-vous : Fêtez les voisins, c’est bon pour la santé ! : http://www.michel-lerond.com/article-fetez-les-voisins-c-est-bon-pour-la-sante-123924324.html

     Et puis aussi : Nicole a fait son école : http://www.michel-lerond.com/article-nicole-a-fait-son-ecole-125539733.html

 

     Alors l’Amour ? Des moments forts de joie immense et parfois de peine tout aussi immense… Mais l’Amour c’est aussi des petites douceurs :

  • C’est l’histoire d’une petite fille qui demande à sa maman comment sait-on que l’on est amoureux. La maman répond que c’est lorsque l’on sent plein de petits papillons dans son cœur... L’expression est très jolie, mais en plus elle est très juste : ça voltige de partout, certains arrivent, d’autres partent, on n’y comprend rien, mais ça virevolte dans tous les sens et c’est très beau !
  • Il y a quelque temps, à la radio, quelqu’un disait : « Le seul remède contre la vieillesse, c’est l’Amour ». Vieillissons amoureux !
  • Enfin, c’est l’histoire d’un chat et d’une belette : Jean de La Fontaine avait écrit la fable « Le chat, la belette et le petit lapin » une sombre histoire de belette et lapin plaideurs qui, à la fin, se font croquer par le chat… Pour notre part nous préférons cette douce histoire, réécrite pour la circonstance : La belette et le chat.

     C’est l’histoire d’une belette et d’un chat qui auraient pu se disputer les mêmes proies, ou au mieux s’ignorer. Mais il n’en fut rien. Le chat, impressionné par le long corps fin de la belette qui parvenait à se faufiler partout l’appelait petite belle, ce qui en langage humain signifie petite femme. La belette, elle, était toute émoustillée par les ronronnements de son congénère ou par ses pattes de velours qu’il passait sur son dos… Que ne fut pas leur surprise quand ils apprirent, de la bouche d’un vieux naturaliste, que le terme belette s’emploie en français pour désigner affectueusement une femme charmante ! C’est alors qu’ils décidèrent que l’Amour valait mieux que la sauvagerie, se prirent par les pattes et apprirent à ronronner ensemble en savourant ces moments délicieux.

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 06:46

     Et l’amour de son village comme dans ce poème écrit en 1967, inspiré de « O Toulouse », la chanson de Claude Nougaro :

 

Buchy

 

Parfois se ranime en moi

Ton angélus

          Et j’aperçois ton clocher

De la route de Sainte-Croix

Et je vois ton campanile

De la route des Petits Bordeaux

Et je te vois, ô Buchy

Je vois ton église

Droite, simple et belle

Dont l’horloge ne vit plus

Mais qu’importe le temps ici

J’entends carillonner ton clocher

Je vois ta mairie coincée

Entre deux halles historiques

Comme si le passé

Etouffait le présent

J’entends encore le maréchal

Qui frappe l’enclume

Et le cheval qui chausse

Avec douleur ses nouveaux fers

          ô Buchy

Je sens le vieux bois

De tes halles

Je sens les volailles

Du marché

Et les fruits trop mûrs

Qu’on a jeté

Je vois le Bois du Besle

Dont le feuillage

Abrite bien des Amours

Je vois tes maisons

Qui n’ont de neuf

Que leur façade

Je vois tes pommiers en fleurs

Et tes prés couverts

De boutons d’or

          ô Buchy

ô Buchy ma patrie

Qu’il est doux ton souffle

Ton souffle de vie

Doux comme celui d’une femme

Que l’on aime

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 08:01

     L’amour sous toutes ses formes, dans de multiples chansons, une des plus belles étant Quand on a que l’amour de Jacques Brel :

 

Quand on a que l'amour
A s'offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu'est notre grand amour
Quand on a que l'amour
Mon amour toi et moi
Pour qu'éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour
Quand on a que l'amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d'y croire toujours
Quand on a que l'amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs

Quand on a que l'amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours
Quand on a que l'amour
Pour habiller matin


Pauvres et malandrins
De manteaux de velours
Quand on a que l'amour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour
Quand on a que l'amour
A offrir à ceux-là
Dont l'unique combat
Est de chercher le jour

Quand on a que l'amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour
Quand on a que l'amour
Pour parler aux canons
Et rien qu'une chanson
Pour convaincre un tambour
Alors sans avoir rien
Que la force d'aimer
Nous aurons dans nos mains
Amis le monde entier

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 09:38

Mais oui, il n’y aura que l’amour pour nous sauver. A preuve ce poème que j’ai écrit en 1964 :

 

La chanson de l’Amour

 

Ecoute dans la brise légère

Ecoute dans la plaine

Ecoute sous le soleil

Ecoute la chanson de l’Amour

 

Elle s’échappe en un long babil

Du pollen des marguerites blanches et frêles

Sur leurs longues tiges

Comme un grand Amour pur et vertueux

Mais que dit-elle cette chanson

          Je t’aime

Ecoute l’Amour qui t’apporte la vie

          Un peu

Ecoute l’Amour et aime davantage

          Beaucoup

Ecoute l’Amour qui t’apporte la joie

          Passionnément

Bois l’Amour et enivre Toi

          A la folie

Bois encore et saoule Toi

          Pas du tout

Ne pleure pas et appelle l’Amour

 

Ecoute dans la brise légère

Ecoute dans la plaine

Ecoute sous le soleil

Ecoute la chanson de l’Amour

 

Les pétales de ta fleur tombent un à un

Comme tomberont les pétales de ta belle

Et ta fleur est toute nue

Et ta belle sera toute nue

            Tu serres fort la tige de ta fleur

            Tu serreras fort le corps de ta belle

                    Ecoute dans ses yeux

                    Ecoute sur sa bouche

                    Ecoute sur son corps

                    Ecoute la chanson de l’Amour

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 13:53

     Le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane) a été l’insecticide le plus utilisé au monde, à partir des années 1930 avant d’être interdit en agriculture dans les années 1970. Voilà donc 45 ans que l’on n’utilise plus ce produit jugé dangereux… mais on en voit encore les conséquences. En effet, des études américaines récentes démontrent que l’exposition prénatale au DDT accroît de manière significative le risque de cancer du sein (multiplié par quatre), ce qui concerne nombre de femmes américaines et européennes de plus de 50 ans. Les femmes exposées in utero dans les années 1960 semblent les plus concernées.

      Certes, depuis l’interdiction du DDT, les niveaux constatés dans la population ont fortement diminué, mais qu’en sera-t-il des quantités énormes qui ont été piégées par les glaciers de l’Arctique et qui sont en train d’être remises en circulation dans l’environnement par les modifications climatiques et la fonte des glaces. Les impacts sur l’environnement, et donc notre santé, de certains produits, peuvent perdurer longtemps, d’autant plus si les décisions nécessaires ne sont pas prises. Souvenons-nous qu’il a fallu 90 ans pour interdire l’amiante… L’actualité, c’est le Roundup l’herbicide le plus vendu au monde, classé comme « cancérigène probable » ; ce qui n’est pas certain certes, mais qui peut demander a minima des précautions. Dans ce registre, plus qu’ailleurs encore, la cacophonie gouvernementale va bon train : la ministre de l’écologie annonce l’arrêt de la vente libre de ce produit, mais le ministre de l’agriculture précise qu’il est toujours autorisé en agriculture ! Entre 2009 et 2013, la vente de Roundup a baissé de 3,4 % pour les usages non agricoles alors qu’elle a augmenté d’environ 9,2 % en agriculture. Ajoutons que les usages agricoles représentent 93 % des produits phytosanitaires. Il n’est alors pas très surprenant que l’on puisse retrouver 17 résidus de pesticides dans une simple pomme !

     Le manque de courage politique, la domination de la politique par le monde de l’argent et la pression des lobbies représentent un danger tout aussi important que les produits phytosanitaires eux-mêmes. Reste toutefois à nous expliquer comment conserver les jardins privés et espaces verts publics « propres », comment protéger les cultures des parasites et conserver des rendements qui permettront de nourrir toute la planète. Pas si simple… Bien sûr, il existe l’huile de coude ou le désherbage thermique, toutes techniques qui trouvent vite leurs limites. Il faut aussi que les chercheurs cherchent… et trouvent des solutions. Et pour cela il faut le vouloir, définir des objectifs et financer la recherche. La boucle est bouclée ! On refait un tour ?

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 07:06

        Le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio est devenu le pape François, en référence à François d’Assise, le saint le plus populaire du catholicisme. L’encyclique sur l’écologie Laudato si’ que le pape vient de publier veut assurer « la sauvegarde de la maison commune » en marquant une rupture avec la doctrine dominatrice de la nature. C’est au début du XIIIème siècle que François d’Assise affirme que les hommes ne doivent pas dominer la Terre mais que c’est elle qui nous gouverne. Huit siècles plus tard, le pape François reprend cette affirmation en une magistrale synthèse, mais toutefois… 50 ans après que nombre d’écologues aient répété inlassablement cette impérieuse nécessité de développement soutenable, même si le vocable n’est pas utilisé et remplacé par « l’écologie humaine ». Laissons aux religieux et théologiens le soin de s’exprimer sur la signification réelle des textes bibliques, pour retenir cette avancée indiscutable dans l’expression religieuse : la Terre est en danger, du fait des activités humaines et il faut s’en préoccuper d’urgence. On reconnaît bien là la faculté des religions à s’adapter à leur époque avec beaucoup d'opportunisme et une certaine hypocrisie, mais c’est une avancée.

          Le pape oublie toutefois de rappeler que si on en est là quant à notre relation à la nature, on le doit pour une large part aux religions et en particulier à la religion catholique ! Voilà en effet deux mille ans que l'on nous répète "croissez et multipliez", et que la religion n'a cessé d'encourager à une exploitation maximale de la nature. Mais il n'est jamais trop tard pour se repentir ! Il évoque aussi, en termes justes, le rôle des forces d'argent et il a bien raison. A n’en pas douter, il va remettre de l’ordre dans les finances du Vatican et son immense patrimoine immobilier…

          Néanmoins les propos sont justes et le pape François en appelle aux croyants et non croyants dans un esprit œcuménique tout à fait louable, afin d’encourager à construire une société qui s’appuie sur l’épanouissement humain et le respect de la biosphère : http://www.michel-lerond.com/article-il-ne-vous-reste-plus-qu-a-prier-123090064.html. Cette initiative papale prend d’autant plus de sens qu’elle est relayée par la déclaration du CRCF (Conférence des responsables de cultes en France) qui souligne que l’humanité s’est fourvoyée dans un rapport de domination et d’exploitation mortifère de l’environnement.

          Après cette encyclique, les hommes auront-ils la sagesse de remettre l’humain à sa juste place, sans être dominateurs absolus de la planète, jusqu’à l’épuiser et mettre en péril leur propre survie. Les Hommes devraient toutefois parvenir à réguler leur vie et leur survie en accord avec leur milieu d'origine, sans avoir besoin de religion. Mais je le sais, je rêve ! Et Dieu dans tout çà ? : http://www.michel-lerond.com/article-et-dieu-dans-tout-ca-59667710.html

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 18:48

     Et voici, comme annoncé, notre second jeu de l’été, destiné cette fois-ci aux citoyens que nous sommes. En effet, on peut faire des reproches aux politiques, certes, mais peut être faut-il que nous autres citoyens nous remettions en cause également. Comme pour le précédent jeu, il suffit de répondre à quelques questions, la réponse devant toujours être OUI, sinon vous avez perdu !

     Vous êtes donc un(e) citoyen(ne) attaché à la République et la Démocratie :

  • Participez-vous à toutes les consultations électorales ?
  • Avant de voter, vous assurez-vous que le candidat que vous avez choisi exercera un mandat départemental, régional, national ou européen exclusif et que ce mandat sera son premier ou second, mais pas plus ?
  • De même, vous assurez-vous que le candidat que vous avez choisi n’exercera pas plus de deux mandats locaux et que ces mandats seront ses premiers ou seconds, mais pas plus ?
  • Si aucun candidat ne répond à ces critères, avez-vous décidé de voter blanc ?

     Vous avez répondu OUI aux questions qui vous concernent, bravo. Vous êtes dignes de la République et il ne vous reste plus qu’à exercer pleinement votre rôle de citoyen(ne).

     Si une seule des réponses est NON, vous devez revoir votre conception de la Démocratie. Faute de quoi, le système en place de professionnalisation de la politique perdurera.

     Ce jeu vous permet de contribuer à restaurer la République et la Démocratie, c’est votre premier rôle de citoyen(ne). Bonnes vacances !

 

     Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez revoir notre chronique du 23 juin 2014 : http://www.michel-lerond.com/article-nous-citoyens-europeens-nous-123977952.html qui vous incitera à être plus vigilant quant à la formation civique des jeunes, les conceptions économiques de notre société ou l’organisation territoriale de notre pays. N’hésitez pas à transmettre ces informations à vos élus, ils en seront ravis !

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 07:35

     Les vacances sont en vue et avec elles la possibilité de se poser, de réfléchir, de faire le point et éventuellement se remettre en cause. Cela vaut pour chacun d’entre nous et en particulier pour les femmes et les hommes politiques dont nous avons dit à plusieurs reprises à quel point leur autisme s’amplifie. C’est pourquoi je vous propose pour cet été deux jeux simples : le premier est destiné aux élus et le second aux citoyens. Il suffit de répondre à quelques questions, la réponse devant toujours être OUI, sinon vous avez perdu !

     1er jeu destiné aux politiques :

     Si vous êtes un(e) élu(e) départemental(e), régional(e), national(e) ou européen(ne) :

  • Vous êtes-vous assuré que votre mandat électif est exclusif ?
  • Sinon avez-vous démissionné de tous les autres mandats ?
  • Avez-vous bien conscience que ce mandat ne pourra être renouvelé qu’une seule fois ?

     Si vous êtes un(e) élu(e) local(e) :

  • Vous êtes-vous assuré que vous n’exercez que deux mandats au maximum ?
  • Sinon avez-vous démissionné de tous les autres mandats ?
  • Avez-vous bien conscience que ces mandats ne pourront être renouvelés qu’une seule fois ?

     Vous avez répondu OUI aux trois questions qui vous concernent, bravo. Vous êtes dignes de la République et il ne vous reste plus qu’à assurer votre(vos) mandats(s) dans l’esprit de la Démocratie.

     Si une seule des réponses est NON, vous devez vous mettre en conformité avec les règles de base de la Démocratie. Faute de quoi, le peuple ne manquera pas de vous le rappeler, de manière courtoise d’abord, puis…

     Ce jeu nous permet de contribuer à restaurer la République et la Démocratie, dans la bonne humeur.

     Bonnes vacances !

     Le second jeu la semaine prochaine.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 16:31

     Courtil est un mot dérivé de l’ancien français court, qui signifie jardin attenant à la ferme, ou petit jardin. C’est une des caractéristiques paysagères du Marais Vernier situé au sud de l’estuaire de la Seine. Ces lanières de terrain longues de 1 200 mètres sont séparées par des drains, la partie haute étant autrefois consacrée aux cultures maraîchères. Cela subsiste notamment à Bouquelon, sur la réserve naturelle des Courtils.

     Cette réserve naturelle est le résultat d’une persévérance à toute épreuve, alliée à une compétence très élevée ; c’est l’œuvre de Christine Le Neveu et Thierry Lecomte, deux passionnés de nature, aussi bien dans leur activité professionnelle que dans leur vie personnelle. Partis avec 4 hectares en 1979, Christine et Thierry ont réussi à agrandir progressivement cet espace protégé, fédérer les acteurs locaux et les soutiens institutionnels et financiers pour parvenir à une réserve naturelle régionale, véritable joyau de la biodiversité, au sein de la vaste zone humide du Marais Vernier. Au fil du temps, Christine et Thierry ont pu acquérir d’autres courtils qui se trouvaient en déprise agricole et souvent menacés par l’invasion arbustive des milieux ou des projets de peupleraies ou terrains de loisirs. C’est en 1995 que les Courtils deviennent réserve naturelle volontaire (RNV) avec déjà 20 hectares. C’est alors la première RNV de Haute-Normandie. Entre temps, l’association « Courtils de Bouquelon » est créée afin d’associer une cinquantaine de personnes qui disposent ainsi d’un outil de gestion. En associant d’autres propriétaires privés et le Conservatoire du Littoral, la réserve compte maintenant 77 hectares !       

     L’évolution de la législation va transformer le nom d’origine en réserve naturelle régionale (RNR) avec le soutien du Conseil régional depuis 2009. L’Agence de l’Eau restant le soutien financier le plus important. Les Courtils abritent un patrimoine naturel très riche et diversifié tant pour la flore que la faune (plus de 150 espèces patrimoniales !) grâce aux initiateurs de ce beau projet qui ont su mettre en œuvre un mode de gestion adapté avec les emblématiques bœufs d’Ecosse, chevaux de Camargue ou moutons Shetland. Des visites sont régulièrement organisées pour des naturalistes, élus, aussi bien que le grand public. Quelques heures passées dans les Courtils, avec un vol de cigognes au-dessus de vos têtes et des plantes carnivores à vos pieds vous convaincront que, décidément, il y a parmi les Humains des gens plus humains que d’autres parce qu’ils ont compris que nous appartenons, nous aussi, à la nature. (https://courtilsdebouquelon.wordpress.com/). Merci Christine et Thierry de cette belle leçon.

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