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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 07:58

     Alexander von Humboldt (1769-1859) est un naturaliste et explorateur allemand bien oublié maintenant. Et pourtant… il fut un précurseur visionnaire quant à sa façon de concevoir la nature. Totalement tombé dans l’oubli, seuls quelques scientifiques gardent le souvenir de ce pionnier.

 

     C’est ce que vient de rappeler l’ouvrage d’Andrea Wulf : l'Invention de la nature (Les éditions Noir sur Blanc, 624 pages, 2017), rappelant ses multiples périples sur la planète, de sa Prusse natale à la forêt tropicale. Humboldt a connu un grand succès, à son époque, notamment en publiant le récit de ses voyages au Nouveau Monde en… 34 tomes. Mais c’est surtout sa nouvelle conception de la nature qui a retenu l’attention, en mettant en avant des relations entre la géographie et la répartition des plantes et animaux. En somme Humboldt a mis en évidence les relations biologiques entre les êtres vivants et leur milieu, ce qui s’est appelé un peu plus tard… l’écologie.

     Les idées de Humboldt vont ainsi influencer Charles Darwin qui va regarder la nature comme un système interactif, Henry Thoreau, le « poète-naturaliste » ou Ernst Haeckel, « l’inventeur » de l’écologie.

     Humboldt considérait la Terre comme un organisme vivant fragile à protéger, en plein  19ème siècle, contrecarrant l’idée dominante de l’époque : l’homme domine la nature qui est à son service.

     Un peu plus de deux siècles plus tard… cette idée progresse, surtout sous la pression des évènements plus que par simple lucidité ! Il faut du temps pour faire passer des messages simples…

     Humboldt a été un « honnête homme des Lumières » embrassant tous les domaines et aussi un scientifique travaillant dans plusieurs domaines spécialisés. Il a soutenu la nécessité de la recherche scientifique, soucieux d’inventaires et de classifications, procédant à des synthèses pour mettre en rapport différents domaines. Il est considéré aussi comme le père de la géographie moderne.

     Alexander von Humboldt fut un grand homme assurément. On ferait bien de s’en souvenir plutôt que ressasser des vieilles lunes, comme la consommation infinie de la nature, qui nous aveuglent sur l’évolution du monde. Mais il n’est jamais trop tard !

 

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13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 08:27

     En 1992, lors de la Conférence de Rio, dite « le sommet de la planète Terre », 1 700 scientifiques exhortaient l’humanité à freiner la dégradation de l’environnement : raréfaction de l’eau douce, dépérissement de la vie marine, déforestation, destruction globale de la biodiversité, changement climatique et croissance continue de la population humaine… Ils appelaient à des changements fondamentaux et d’urgence. Chacun jugera des avancées en un quart de siècle !

     Depuis 1992, rappelons un succès à ne pas oublier, démontrant que lorsqu’on le veut, on peut ! L’amenuisement de la couche d’ozone stratosphérique a été stabilisé, évitant ainsi de gros soucis. Par contre, pour toutes les autres problématiques, la situation s’est considérablement aggravée… comme pour un suicide collectif.

     Qu’avons-nous donc raté ? Relisons le dossier spécial du journal du Monde de mai 1992 : « Rio, sommet de la vérité ». 13 pleines pages pour expliquer les attentes de plus de 10 000 participants. Il s’agissait de rappels par rapport  à des décisions antérieures, comme la mise en place d’une taxe carbone décidée par les chefs d’Etat et de gouvernement à Dublin en 1990 ou la création d’un conseil de la Terre ou d’une commission de l’ONU pour le développement durable, déjà proposée. Ce dossier était aussi une alerte en titrant « L’ardente obligation de préserver le futur » ou encore « Un monde à reconstruire ». Et de conclure : « Plutôt que penser le monde en fonction de paramètres économiques…, ne faudrait-il pas entreprendre de le reconstruire à partir de données écologiques ? »

     Il est urgent de prendre conscience de la nécessité de préserver le capital naturel à l’échelle planétaire en harmonie avec les disponibilités et instaurer une gouvernance mondiale des ressources. C’est la condition première pour se nourrir…

      Face à de tels enjeux, il nous faut vite réconcilier les habitats naturels, la vie sauvage et les hommes. Cela passe aussi par une réorientation totale de l’agriculture qui doit retrouver sa vocation vivrière, en France, mais aussi partout dans le monde. On ne pourra résoudre cette équation difficile qu’en commençant par établir un bilan réel de l’agriculture, comme nous l’avons évoqué à de multiples reprises.

Rien n’est désespéré, mais le temps presse ! Avons-nous encore 26 ans ? Pas sûr…

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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 09:05

     La France dispose d’un patrimoine quasi infini, comme on le sait. Sites naturels, monuments religieux et civils, châteaux, maisons aux caractéristiques régionales et petit patrimoine constitué pour une large part de petits bâtiments, notamment à usage agricole.

       C’est cette dernière catégorie qui apparaît la plus préoccupante actuellement. En effet, si l’essentiel du patrimoine est préservé, les petits bâtiments qui agrémentent nos campagnes n’ont souvent plus d’usage et sont donc abandonnés. Un grand nombre de ces granges, étables, écuries, poulaillers, ou simples remises sont livrés à eux-mêmes sans aucun entretien. Ils tiennent quelques années, puis les toitures se dégradent, le vent et la pluie font le reste jusqu’à l’effondrement. C’est ce que l’on constate actuellement dans divers campagnes françaises et notamment, pour ce que l’on connaît le mieux, le Pays de Bray en Normandie. Au train où vont les choses depuis quelques années, on peut penser que la plus grande partie de ce petit patrimoine sera anéantie dans les dix ans qui viennent.

        Alors que faire ? Les pavillons, plus ou moins standards, ont gangréné les campagnes et les bâtiments agricoles sont de plus en plus remplacés par des hangars de grande dimension, mieux adaptés aux évolutions de l’agriculture. Autant dire que c’est une grande part de l’architecture traditionnelle qui est en train de disparaître sous nos yeux. Alors que faire ? Autant on peut lancer des campagnes d’information, des collectes pour tenter de sauver une chapelle ou un manoir, autant cela est quasi impossible dès lors qu’il s’agit de centaines de petits bâtiments, à l’échelle du Pays de Bray par exemple. Ceci d’autant plus que bien souvent les propriétaires ne sont pas demandeurs et sont parfois pressés qu’on en finisse…

        Toutefois, rassurons-nous, les mentalités évoluent et on peut constater parfois des sauvetages exemplaires. C’est le cas actuellement du château de la Mothe-Chandeniers dans la Vienne. Après une alerte lancée sur internet par l'association des Amis de la Mothe-Chandeniers, plus de 18 000 contributeurs de 115 pays se sont regroupés pour acheter le château (500 000 €). En 40 jours, l’association a récolté un peu plus de 1,6 millions € pour acheter et restaurer le château ! Un exemple plus modeste, mais significatif également, est celui du Pont du Coq en Pays de Bray.

        Pour sauver notre patrimoine, il va falloir donner un peu de sa personne !

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 08:50

     Johnny Hallyday, rocker national, est mort à l’âge de 74 ans, le 6 décembre 2017 à Marnes-la-Coquette, suite à un cancer des poumons. En  57 ans de carrière (1960 - 2017), il a effectué 184 tournées, 27 rentrées parisiennes et attiré plus de 28 millions de spectateurs. Johnny fait partie de l'imaginaire français, c’est un monument national vivant, qui a fait vibrer trois générations de Français. Chaque Français s'est forgé son image de Johnny, véritable mythe national vivant, pendant que 8 présidents de la République se succédaient à l’Elysée…

     Les obsèques du 9 décembre ont été à la démesure du personnage : une organisation express par les services de l’Etat, presque un million de personnes présentes au plus près du cortège funéraire, entouré de 700 motards en Harley Davidson, sur les Champs Elysées et peut être 15 millions de personnes devant leur télé ! Puis ce fut la cérémonie religieuse en l'église de La Madeleine, avec 800 personnalités dont le chef de l'État et deux de ses prédécesseurs. On n’avait pas vu cela depuis les obsèques nationales de Victor Hugo en 1885 !

      Les médias se sont littéralement déchaînés avec émissions spéciales quasi permanentes pendant plusieurs jours, usant d’un vocabulaire mêlant emphase et mythologies religieuses en parlant de recueillement, de liesse populaire, de totem ou idole, de pharaon immuable, de monument historique, mais aussi de communion, de résurrection, de survivant suprême ou évoquant son talisman : un Christ en croix à la guitare.

      Comment comprendre un tel évènement, aussi surréaliste, sinon en se demandant si notre société ne serait pas un peu déboussolée, frustrée justement de repères, d’idoles ou de totems. En effet Johnny était sur la scène du Palais des Sports en 1961, quand, pour la première fois, on a cassé 700 fauteuils en un soir ; il aura vécu la guerre de l'alcool et des drogues, les tempêtes amoureuses, les accidents de voiture qu’il avait provoqué, tentative de suicide, divorces, familles recomposées, démon de midi, et en plus il était exilé fiscal ! Pas vraiment un modèle de vertu en somme, ni un citoyen modèle, même si ce fut un chanteur hors pair et une bête de scène.

     Personnage unique, il est vrai, Johnny serait devenu une sorte de Dieu. Sans doute pas Yeshua ben Yosef, dit Jésus-Christ, dèjà pris par ailleurs… Mais peut être un nouvel Apollon, dieu grec des arts et de la musique ? La mythologie grecque, née quelques 3 000 ans avant notre ère comptait de nombreux dieux à forme humaine. Je me demande vraiment si notre société ne serait pas un peu déboussolée ?

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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 08:00

     C’est en 1968 qu’a été créé le Club de Rome par une poignée d’hommes qui voulaient que les élites réfléchissent à l’évolution du monde pour essayer de cerner les limites de la croissance. Quatre ans plus tard, en 1972, ce Club de Rome publiait un rapport rédigé en fait par une équipe de chercheurs du Massachussetts Institut of Technology (MIT), qui a été appelé en français « Halte à la croissance », traduction erronée comme trop souvent, parce qu’il aurait fallu traduire « The limits of growth » par « Les limites de la croissance »… Jean-Marc Jancovici, ingénieur conseil, a fait de ce rapport une analyse très pertinente en 2003 : (http://www.manicore.com/documentation/club_rome.html).

     A la différence des traductions approximatives, voire un peu fantaisistes, il faut retenir de ce rapport que la croissance matérielle perpétuelle conduira tôt ou tard à un « effondrement » du monde qui nous entoure, et que, même en étant très optimistes sur les capacités technologiques à venir, l’aptitude à recycler ou à économiser les matières premières que nous consommons, le contrôle de la pollution, ou encore le niveau des ressources naturelles, l’effondrement se produit avant 2100. Par effondrement, il faut comprendre la réduction brutale de la population, régulée par la famine résultant de la baisse de la production agricole sous l’emprise des pollutions.

     Selon le rapport, la seule possibilité d’éviter cet effondrement est de limiter volontairement la production industrielle pour être compatible avec les possibilités de la planète. C’est donc une remise en cause de la croissance économique. Dans un monde fini, toute consommation de ressources non renouvelables tendra inévitablement vers zéro à terme. C’est une évidence ! Cela pourrait être tempéré par uns stabilisation, voire une diminution de la population. Mais ce fut le contraire et ça continue… et donc la disponibilité de ressources par Terrien diminue d’autant plus.

     Pour autant, les scientifiques, auteurs du rapport, ne préconisaient pas l’arrêt de la croissance, choix qui relève du politique et non de la science. Tout cela en 1972, il y a 46 ans ! Et depuis ? Certes il n’y a pas eu de véritables catastrophes, mais si on actualise le « Rapport du Club de Rome » en considérant que les émissions de gaz à effet de serre peuvent être assimilées à une forme de pollution globale, le rapport conserve une singulière actualité avec le dossier énergie-climat ! Il est bien clair qu’un monde fini ne peut continuer avec une croissance de consommation infinie… il est grand temps d’en prendre conscience et d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

     Bonne année à Toutes et Tous et rendez-vous sur ce blog... épisodicomadaire !

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27 décembre 2017 3 27 /12 /décembre /2017 08:24

     En dix ans, 527 chroniques et micro nouvelles ont été publiées sur ce blog, avec 1 257 commentaires. La fréquentation totale a été de 45 734 visiteurs pour 79 768 pages vues, avec 186 abonnés. Voici le rappel des titres pour 2017 :

  • Dix ans et 527 articles, et maintenant ? 26-12-17
  • C’est bientôt Noël ! 12-12-17
  • J’ai 10 ans ! 05-12-17
  • Ils sont épatants ceux-là 28-11-17
  • Consommateur ou consom’acteur ? 21-11-17
  • L’ère de la communication 4/4 14-11-17
  • L’ère de la communication 3/4 07-11-17
  • L’ère de la communication 2/4 31-10-17
  • L’ère de la communication 1/4 24-10-17
  • Vite, un état d’urgence climatique ! 17-10-17
  • Et la santé, ça va ? 10-10-17
  • Pour un label PNR des territoires ! 03-10-17
  • Irma, José, Katia… et les autres 26-09-17
  • Déchets en Seine, ou mis en scène ? 19-09-17
  • Vous avez dit extinction ? 12-09-17
  • L’humanité, une usine à gaz ! 05-09-17
  • On vous l’a déjà dit… en 2013 ! 29-08-17 
  • On vous l’a déjà dit… en 2012 ! 22-08-17   
  • On vous l’a déjà dit… en 2011 ! 15-08-17
  • On vous l’a déjà dit… en 2010 ! 08-08-17
  • On vous l’a déjà dit… en 2009 ! 2/2 01-08-17
  • On vous l’a déjà dit… en 2009 ! 1/2 25-07-17 
  • On vous l’a déjà dit… en 2008 ! 18-07-17  
  • Ont-ils tous tout compris ? 11-07-17  
  • Je suis heureux au travail ! 04-07-17 
  • Un PNR en Pays de Bray ? 27-06-17  
  • Soyons positifs ! 20-06-17
  • A la tienne Etienne ! 13-06-17
  • La multimodalité va train train ! 06-06-17
  • La comédie humaine, histoire des hommes ! 30-05-17
  • La ville, laboratoire du développement soutenable ! 23-05-17
  • Vers un nouveau monde ! 16-05-17
  • Faut-il vous le dire encore plus chaud ? 09-05-17
  • Vive la culture permanente ! 02-05-17
  • La technologie nous sauvera… peut être ! 25-04-17
  • Relire Pierre Teilhard de Chardin 2/2. 18-04-17
  • Relire Pierre Teilhard de Chardin 1/2. 11-04-17
  • Médecine et écologie font bon ménage. 04-04-17
  • Il pleut au sud ! 28-03-17
  • Des baleines et des hommes. 21-03-17
  • Les robots sont parmi nous ! 2/2. 14-03-17
  • Les robots sont parmi nous ! 1/2. 07-03-17
  • « Fabriquons » des candidat(e)s présidentiel(le)s un peu plus lucides ! 28-02-17
  • La nostalgie du village. 21-02-17
  • Eric et Carlos sont sur un bateau… 14-02-17
  • La présidentielle pour les nuls… 07-02-17
  • Agriculture : la révolution en marche ! 4/4 31-01-17
  • Agriculture : la révolution en marche ! 3/4 24-01-17
  • Agriculture : la révolution en marche ! 2/4 17-01-17
  • Agriculture : la révolution en marche ! 1/4 10-01-17
  • Et si on refaisait le monde ! 02-01-17

 

     Merci encore pour vos commentaires toujours nombreux. Bonne année 2018 à toutes et tous.

     Par ailleurs, au cours de l’année 2017, nous avons participé à un certain nombre d’activités :

▪ Publications :

  • 53 publications : 3 articles et 50 chroniques du blog
  • Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen : membre titulaire
    • Communication interne sur le thème « L’Académie et l’agriculture »
    • Communication interne sur « Ernest Noury, un naturaliste méconnu
  • Assistance conseil et représentation :
  • Animation d’un débat avec une classe de terminale sur le développement soutenable à Forges-les-Eaux. Lycée Delamare-Deboutteville de Forges-les-Eaux
  • Découverte de l’Espace naturel sensible du Grand Mont de Sigy-en-Bray, dans le cadre des journées du patrimoine de pays. Département de Seine-Maritime et Association Brayonne Dynamique, puis Manoir d’Argueil
  • Comités de Pilotage des sites Natura 2000 des cuestas du Pays de Bray et du Bray humide. Préfecture de Haute-Normandie

     Permettez-moi, chers lectrices et lecteurs, de vous rappeler que désormais, ce blog est un épisodicomadaire !

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 15:29

     C’est l’occasion ou jamais d’offrir ou de s’offrir quelques ouvrages qui permettent de lire, ou relire, ce blog sur papier. Ainsi vous pourrez relire l’essentiel de ce blog sur 10 ans et juger par vous-mêmes des avancées en matière de prise en compte de l’environnement.

 

Qu’est-ce qu’on attend ? Chroniques (2008-2009).

L’Harmattan, Paris, 2010, 149 p.

 

C’est bientôt la Renaissance ? Pour sortir de la crise écologique.

L’Harmattan, Paris, 2012, 156 p.

 

Quel foutoir la nature ! Mini-nouvelles (2008-2016).

Les impliqués éditeur, Paris, 2016, 170 p.

 

     Et aussi :

Le développement soutenable. Evaluation simplifiée dans un contexte Nord-Sud.

(avec Georges Lanmafankpotin)

L’Harmattan, Paris, 2007, 187 p.

 

Lien avec les éditions Harmattan : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=result

 

     Ou encore :

Clos-masures et paysage cauchois.

(avec Virginie Maury-Deleu, Blandine Hardel, Olivier Gosselin, Gilles Pesquet, Philippe Fajon)

CAUE et Point de Vues, Rouen, 2008, 256 p.

 

     Rappel pour les « fouilleurs d’archives » :

  • Herbier de lichens (quelques centaines d’échantillons) : don au Museum de Rouen en 2005.
  • Publications et souvenirs professionnels (plus de 1 000 documents – Fonds Lerond 341 J) : don aux Archives départementales de Seine-Maritime en 2015.
  • Copie du manuscrit de Journal du voyage de messieurs Sébastien Vaillant et Antoine Tristan Danty d’Isnard… sur les côtes de Normandie et de Bretagne en 1707 : don au Conservatoire botanique national de Bailleul en 2016.

 

     Bonnes lectures et bonne fin d’année.

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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 08:16

     Mais non pas moi, j’ai un peu plus. Mais mon blog, auquel vous me faites l’honneur et l’amitié d’être fidèles, a aujourd’hui 10 ans ! C’est en effet le 4 décembre 2007 que je publiais ma première chronique sur ce blog : As-tu vu Tuvalu ? Il s’agissait déjà d’attirer l’attention sur les conséquences des modifications climatiques et d’envisager des solutions. C’était l’année de naissance de ma petite fille qui a donc maintenant dix ans, déjà. Depuis il a été publié 525 chroniques, chaque semaine, avec une seule exception, le 10 février 2015, en raison du décès de mon épouse.

     Depuis 10 ans, fatalement je me suis répété un peu, un peu beaucoup pensent certains. Mais comment pourrait-il en être autrement lorsque l’on constate l’amplification inquiétante de certains problèmes et la lenteur des solutions à y apporter… Malgré tout, de nombreux thèmes ont été abordés et j’ai essayé de souligner les avancées, chaque fois que c’était possible. Mais il ne faut tout de même pas prendre le risque d’user ses lecteurs prématurément !

     C’est pourquoi ce blog, qui était hebdomadaire va devenir épisodicomadaire. Pour dix ans ? On verra, rien n’est sûr. Mais désormais, vous lecteurs abonnés serez toujours informés d’une nouvelle parution, à une périodicité variable.    

      Comme l’avaient écrit Souchon et Voulzy, ou presque… :

J'ai dix ans
Je sais que c’est pas vrai pour moi
Mais mon blog a dix ans
Laissez-moi rêver
Ça fait bientôt soixante ans
Que je m’escrime à alerter les gens

Ça parait bizarre mais
Si tu m'crois pas hé
Tar' ta gueule à la récré

Laissez-moi rêver que j'ai dit ce qu’il fallait
Ça parait bizarre mais
Si tu m'crois pas hé
Tar' ta gueule à la récré

     Bonnes lectures à venir encore. Je prévois de m’arrêter complètement lorsque tout sera réglé… patientez un peu ! Mais tentons encore de faire passer le message.

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 13:27

         Les humains sont parfois un peu désespérants, entre crimes, guerres, attentats ou autres… Que d’imagination pour faire mal ou détruire. Bien sûr cela ne concerne qu’une minorité d’humains, mais tout de même. La nouveauté, en fait, c’est la comparaison possible avec nos congénères les animaux. Les découvertes scientifiques se multiplient et nous apprennent de plus en plus de choses surprenantes sur les comportements animaux et leur intelligence qui n’est plus, ou de moins en moins, considérée comme le monopole de l’homme.

         Certaines expériences nous laissent pantois, quand par exemple un primatologue réussi à faire comprendre à un bonobo la signification de 3 000 mots ! Les jeunes chimpanzés apprennent à casser des noix en observant leurs parents. Ils savent aussi se soigner en ingérant certaines plantes, véritables pratiques culturelles.

          Les éléphants sont capables d’émotion, lors de la mort de l’un des leurs et affichent de la compassion devant un congénère blessé. Depuis très peu de temps, une étude menée au Kenya a révélé que les éléphants marchent la nuit et se cachent le jour afin d’échapper à la menace des braconniers.

          Les rats se révèlent très sociaux, sensibles et capables d’empathie, ce qui est assez inattendu. Les dératiseurs savent qu’ils sont vite repérés par les rats qui alors, mettent en place des stratégies d’évitement.

          Quand un éthologue peut discuter avec un perroquet sur la base d’un vocabulaire de 150 mots, on est tout de même étonné !

          Le Cassenoix d’Amérique est doté d’une mémoire hallucinante, en constituant des réserves de graines à l’automne dans 10 000 cachettes et en retrouvant environ 3 000 au printemps suivant !

          L’apprentissage existe chez les animaux, quand par exemple, les crocodiles apprennent à leurs petits à garnir leur tête de branche pour tromper les oiseaux qu’ils projettent de manger !

          Parmi les céphalopodes, on sait maintenant que la pieuvre est capable d’apprentissage et de répéter les gestes d’un semblable.

           Les abeilles peuvent voler jusqu’à 10 km de leur ruche et retrouver leur chemin grâce à leur mémoire…

           Ainsi les animaux n’en finissent pas de nous surprendre. L’homme n’a-t-il pas énormément à apprendre des animaux et ne devrait-il pas observer les animaux pour mieux faire face aux grands bouleversements à venir.

 

          Publication avancée du fait d'une absence prochaine. Mais le 5 décembre... j'ai dix ans !!

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 14:33

     A défaut d’acheter plus, on peut sans doute acheter mieux. Les choses sont en train de changer à cet égard et les Français deviennent des « éco-consommateurs » responsables, avec une attente de données plus lisibles, plus transparentes et plus indépendantes. Ainsi la consommation collaborative est en plein essor en s’appuyant sur des pratiques de partage et d’échange de biens ou de services entre particuliers. Il existe ainsi des supermarchés collaboratifs  qui peuvent assurer des prix bas sur des produits de qualité grâce au bénévolat. Les « coopérateurs » doivent, en échange de cet avantage s’engager à donner trois heures par mois pour décharger les camions ou remplir les rayons, par exemple. A cet avantage matériel s’ajoute la satisfaction de mettre en œuvre une utopie réaliste, proche des préoccupations des gens. Les pionniers de ces supermarchés sont La Louve à Paris, Scopéli à Nantes, Supercoop à Bordeaux ou SuperQuinquin à Lille.

     Toutefois, à la différence de l’économie sociale et solidaire qui s’appuie sur des règles de fonctionnement et des valeurs de solidarité, la consommation collaborative s’appuie parfois sur des emplois rémunérés « à la tâche » par des indépendants, parfois sans statut, ce qui constitue une concurrence déloyale avec les acteurs de l’économie traditionnelle. On l’a bien vu à propos du conflit des taxis avec UberPop ou Uber. D’où certaines confusions qui font débat. A l’origine l’économie collaborative s’appuie sur des structures associatives qui fonctionnent grâce au bénévolat. Mais le business réussit à s’infiltrer partout et « récupère » ces nouveaux systèmes, y compris pour échapper à l’impôt…

     Par ailleurs on parle de plus en plus d’économie positive, chère à Jacques Attali. Celle-ci vise à avoir un impact global et prend en compte l’intérêt des générations futures sur le long terme. Il s’agit alors d’inclure dans l’économie les dimensions humaine et environnementale en plus du profit. Dans le contexte d’une entreprise par exemple, il s’agit d’utiliser moins d’énergie, d’assurer le meilleur service à ses clients, de former au mieux ses collaborateurs et de travailler en transparence avec les acteurs du développement soutenable.

     Plutôt qu’acheter plus, on peut acheter mieux. C’est une tendance qui s’affirme et redonne de l’espoir. L’économie c’est aussi ce que nous en faisons, nous, les consommateurs, qui pouvons décider de ce que l’on achète et comment.

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