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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 08:52

     Le Canard Enchaîné est un journal souvent très perspicace. Ce fut le cas encore dans la rubrique « Plouf » du 7 novembre 2018. Jean-Luc Porquet comparait alors le désarroi des historiens à comprendre comment les gens vivaient pendant la Grande Boucherie de 14-18… au désarroi des historiens à venir à comprendre l’autisme des gens qui auront vécu le cataclysme de l’effondrement de la biodiversité sans réagir.

      Parmi les quelques survivants du début du 22ème siècle, il y aura bien des historiens pour s’interroger sur cette énigme : comment a t’il été possible que l’ONU, les Etats, les citoyens n’aient pas réagi plus tôt avec vigueur pour sauver l’humanité, c’est-à-dire les enfants et petits-enfants des gens qui vivaient au début du 21ème siècle, c’est-à-dire nous… Ravages des pesticides, extinction massive des espèces sauvages, disparition des abeilles, rien n’y fit et tout continua comme si de rien n’était, ou presque. J.L. Porquet s’interroge : Pourquoi ont-ils tant tardé à signer l’armistice ? Peut-être ne se rendaient-ils pas compte qu’ils étaient en guerre ?

      Dans un autre registre, quasi le même, on peut rappeler que l’on pressent la problématique des changements climatiques depuis 1861, que le GIEC a été créé en 1988, qu’en 2001 il a apporté la preuve que le réchauffement est imputable à l’activité humaine, qu’en 2007 il s’inquiète de la multiplication des phénomènes climatiques, qu’à partir de 2013 tous les records de sécheresses, pluies ou canicules sont battus et que le réchauffement est plus important que prévu, qu’en 2018 la Californie est en feu, différentes régions d’Asie et le sud de la France sont inondés et ravagés par les inondations et les tempêtes, les glaces de l’Arctique fondent, l’insécurité alimentaire progresse, des maladies nouvelles se répandent… Nous en sommes, sur la planète, à des centaines de morts et des millions de sinistrés, tout cela de notre vivant !

      La population planétaire continue de croître sans régulation, on consomme à tout va la biodiversité qui nous nourrit, on bourlingue avec nos bagnoles, nos camions et nos avions comme jamais, on regarde les catastrophes se multiplier, tout cela… de notre vivant !

      Commémorer les guerres anciennes, c’est bien, éviter les prochaines, c’est mieux. Or nous sommes en guerre… contre nous-mêmes, nous ne voulons pas le savoir, tant pis !

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 08:59

     Germaine Ricou (1924-2018), picarde d’origine, a passé une grande partie de sa carrière à Rouen. Après un passage à l’école des Beaux-Arts d’Amiens, elle intègre l’école nationale supérieure d’agronomie de Grignon pour entrer ensuite vers 1949 à l’Institut National de la Recherche Agronomique, station de Rouen. Là elle gravit tous les échelons jusqu’à maître de recherches. La station de Rouen était alors un lieu de recherches important sur les prairies et les plantes fourragères.

     Dès les années 1950, les conséquences des traitements chimiques sur la faune incitent les entomologistes « agricoles » à effectuer des inventaires d'entomofaune dans les milieux cultivés et inventent le concept de lutte intégrée. Puis dans les années 1960 apparaît le premier enseignement d’écologie fondamentale et est lancé le Programme Biologique International, innovations auxquelles Germaine Ricou est associée.

     Elle est directrice de la station entomologique de Rouen de 1961 à 1985, qui devint en 1980 « Laboratoire de recherches sur les écosystèmes prairiaux » jusqu’au départ en retraite de Germaine Ricou. La station fut alors fermée, juste un siècle après sa fondation en 1885. Pendant ce temps elle participe au programme environnement du CNRS et contribue à l’enseignement universitaire, à Rouen notamment, en alliant étude fondamentale et action. Germaine Ricou a 175 publications à son actif sur ces questions.

     Parallèlement à sa carrière scientifique, Germaine Ricou fut aussi conseillère municipale à Grand-Quevilly pendant une vingtaine d’années, adjointe de Laurent Fabius. Elle milite dans diverses associations comme les Amis des sciences naturelles et du Museum de Rouen, l'OPIE (Office pour l'information entomologique) dont elle fut présidente pendant 20 ans, la Fédération française des sociétés de protection de la nature, Nature et avenir dont elle fut moteur pour la création de cette association normande pour la "protection" de la nature  dans un esprit scientifique et non pas polémique. Elle entre en 1973 à l’Académie des sciences, belles lettres et arts de Rouen, son discours historique et visionnaire avait pour titre "Ecologie, science de l'environnement" (Précis 1973, P. 61-71 : https://www.index-precis.academie1744-rouen.fr/)

     Germaine Ricou a assumé diverses responsabilités scientifiques, associatives, et électives, un cas rare d’osmose entre ces engagements différents, en faisant profiter des jeunes naturalistes dont j’étais. Merci Germaine, vous avez été une grande dame de l’écologie.

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 14:42

     Merci à toutes celles et ceux venus à ma rencontre à la librairie Autres Rivages de Buchy le 27 octobre et qui ont fait passer le message ! C’était la dédicace de mon dernier ouvrage :

Faire passer le message - Persée, Paris, 2018.- 158 p. - 14€20
          - A acheter dès maintenant dans toutes les bonnes librairies comme
Autres Rivages à Buchy (76).

 - Ou à défaut, commander sur internet : https://www.editions-persee.fr/catalogue/recits/faire-passer-le-message/#.W1hl6sIyWpo

Quelques avis de lecteurs :

- Nicolas Gaillard, journaliste Le Bulletin : « Dans ce livre, Michel Lerond souhaite ouvrir des pistes pour porter un message d’espoir, auprès du grand public et notamment des jeunes ».

- Agnès Poli, avocate : « (ce livre) se déguste comme un bonbon, à toute vitesse et succulent ».

- Marie-France Ramelet, ancienne restauratrice : « Plus on avance dans la lecture et plus on se dit que Michel avait tout compris et étudié avant tout le monde. On peut dire que "Faire passer le message "est d'une actualité brûlante ».

- Joce Hue, journaliste Paris-Normandie-Dimanche :

https://www.paris-normandie.fr/accueil/figures-de-style--michel-lerond-la-science-de-l-urgence-ecologique-CJ13920772

- Jacques Calu, médecin ORL retraité : « Grâce à ton livre je cerne mieux aujourd'hui cette nébuleuse qu'était pour moi le mot écologie ».

- Richard Gauthier, France Bleu :

     https://www.francebleu.fr/emissions/france-bleu-et-vous-l-invite/normandie-rouen/michel-lerond-faire-passer-le-message

- Anne Rubinstein, cheffe de cabinet de Nicolas Hulot : « Le ministre a pris connaissance de ce livre avec intérêt… Il vous félicite pour votre engagement et pour votre contribution ».

- Yvon Robert, maire de Rouen : « Vous avez eu la gentillesse de m’offrir votre livre intitulé « Faire passer le message ». C’est avec beaucoup de plaisir que je vous adresse mes remerciements pour cette délicate attention ».

- Bernard Boullard, professeur émérite : « (votre livre) transpire de sincérité, de sensibilité. Il est riche de mille facettes qui situent excellemment l’homme et son œuvre. Il clame votre attachement à la nature. Il hurle (et le mot est de circonstance) votre inquiétude devant le comportement de l’Homme face à la nature. Il regorge de judicieuses suggestions ».

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 17:04

     Les Français râleurs manifestent ou pétitionnent à tout bout de champ, en espérant qu’ils savent à peu près quelle est la nature réelle du problème et quelles solutions réalistes on peut y apporter... Ces conflits permanents sont de toute façon un échec de la démocratie, dans la mesure où les politiques n’ont pas été à la hauteur des décisions à prendre et que les citoyens… n’avaient pas choisi les bons élus. En matière d’environnement, c’est sûr, il y a matière à contestation, notamment pour ce qui est de la biodiversité. Plutôt que manifs ou pétitions, le Museum national de Paris a choisi une méthode plus pédagogique qui a consisté à publier un manifeste : « Manifeste du Museum – Muséum Manifesto – Quel futur sans nature ? – What future without nature ? » (Editions Reliefs – Museum, 7,50€).

     Ce petit livre bilingue français-anglais de 34 pages plus 12 planches d’illustrations est remarquable. Les 17 auteurs sont des naturalistes et environnementalistes connus parmi lesquels Gilles Bœuf, Allain Bougrain-Dubourg ou Valérie Masson-Delmotte…

     Après un rappel du rôle et de la nécessité de l’histoire naturelle dans les sociétés contemporaines et une déclaration sur le grand « dictionnaire de la nature » vient le manifeste proprement dit sur la place de l’histoire naturelle dans la société européenne du XXIè siècle et son utilité publique. Ce manifeste comporte 9 lignes directrices :

  • Constituer et conserver un référentiel.
  • Contribuer à la connaissance rationnelle et collective du monde réel.
  • Créer un pont entre les échelles de temps.
  • S’emparer des questions de société.
  • Ancrer l’humain en nature.
  • Eduquer et créer des passerelles entre science et applications.
  • Alerter sur la perte de la diversité naturelle.
  • L’histoire naturelle : une culture ?
  • Quel futur pour l’histoire naturelle ?

     Et en conclusion, on peut lire : « De nouvelles pages pourront alors s’ajouter à l’histoire naturelle qui pourrait devenir un « code civil naturel », un pacte de non-agression, comme l’évolution en a produit par nécessité chez de nombreuses espèces d’un écosystème. »

     Tout est dit, il n’y a plus qu’à agir pour que survive aussi… l’espèce humaine !

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20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 08:46

      Permettez-moi de vous rappeler la parution de mon dernier livre : "Faire passer le message".

 

          Il s’agit, à l’issue d’une vie professionnelle, de tirer les conclusions de cette expérience et de les partager. Mon objectif est simplement de formuler des orientations possibles pour le climat, la biodiversité, l’énergie ou l’économie, en gardant l’humain comme priorité absolue, et cela bien au-delà des frontières nationales.

          Ma contribution est celle d'un écologue qui a passé toute sa carrière confronté à ces questions, en prenant un certain recul par rapport à des situations complexes. C'est pourquoi j'ai voulu associer dans ce livre une première partie biographique pour expliquer qui est celui qui parle, puis une seconde partie de bilan-propositions.

Michel Lerond

 

Faire passer le message - Persée, Paris, 2018.- 158 p. - 14€20
          - A acheter dès maintenant dans toutes les bonnes librairies.

Séance de dédicace : Librairie Autres Rivages à Buchy (76) samedi 27 octobre de 15 à 19h.

 

           - Ou à défaut, commander sur internet : https://www.editions-persee.fr/catalogue/recits/faire-passer-le-message/#.W1hl6sIyWpo

 

Quelques avis :

- Bernard Boullard, professeur émérite : « (votre livre) transpire de sincérité, de sensibilité. Il est riche de mille facettes qui situent excellemment l’homme et son œuvre. Il clame votre attachement à la nature. Il hurle (et le mot est de circonstance) votre inquiétude devant le comportement de l’Homme face à la nature. Il regorge de judicieuses suggestions ».

- Yvon Robert, maire de Rouen : « Vous avez eu la gentillesse de m’offrir votre livre intitulé « Faire passer le message ». C’est avec beaucoup de plaisir que je vous adresse mes remerciements pour cette délicate attention ».

- Anne Rubinstein, cheffe de cabinet de Nicolas Hulot : « Le ministre a pris connaissance de ce livre avec intérêt… Il vous félicite pour votre engagement et pour votre contribution ».

- Richard Gauthier, France Bleu :

     https://www.francebleu.fr/emissions/france-bleu-et-vous-l-invite/normandie-rouen/michel-lerond-faire-passer-le-message

- Jacques Calu, médecin ORL retraité : « Grâce à ton livre je cerne mieux aujourd'hui cette nébuleuse qu'était pour moi le mot écologie ».

- Joce Hue, Paris-Normandie-Dimanche :

https://www.paris-normandie.fr/accueil/figures-de-style--michel-lerond-la-science-de-l-urgence-ecologique-CJ13920772

- Marie-France Ramelet, ancienne restauratrice : « Plus on avance dans la lecture et plus on se dit que Michel avait tout compris et étudié avant tout le monde. On peut dire que "Faire passer le message "est d'une actualité brûlante ».

- Agnès Poli, avocate : « (ce livre) se déguste comme un bonbon, à toute vitesse et succulent ».

Merci, si vous le souhaitez, de rediffuser ce message sur vos propres réseaux.

VOUS POUVEZ "FAIRE PASSER LE MESSAGE" !
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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 09:44

         J’ai toujours été fasciné par la relation entre l’homme et la nature.

Pourquoi cette relation est-elle si souvent antagoniste, conflictuelle, pour en arriver à la ligne de rupture devant laquelle nous nous trouvons aujourd’hui ? Il s’agit, à l’issue d’une vie professionnelle, de tirer les conclusions de cette expérience et de les partager. L’objectif de mon livre est simplement de formuler des orientations possibles pour le climat, la biodiversité, l’énergie ou l’économie, en gardant l’humain comme priorité absolue, et cela bien au-delà des frontières nationales.

          Ma contribution n'est pas celle d'un doux rêveur, mais celle d'un écologue qui a passé toute sa carrière confronté à ces questions, en prenant un certain recul par rapport à des situations complexes. C'est pourquoi j'ai voulu associer dans ce livre une première partie biographique pour expliquer qui est celui qui parle, puis une seconde partie de bilan-propositions.

Faire passer le message - Persée, Paris, 2018.- 158 p. - 14€20

- A acheter dès maintenant dans toutes les bonnes librairies.

Séance de dédicace : Librairie Autres Rivages à Buchy (76)

                                  Samedi 27 octobre de 15 à 19h.

- Ou à défaut, commander sur internet : https://www.editions-persee.fr/catalogue/recits/faire-passer-le-message/#.W1hl6sIyWpo

 

Quelques avis :

- Bernard Boullard, professeur émérite : « (votre livre) transpire de sincérité, de sensibilité. Il est riche de mille facettes qui situent excellemment l’homme et son œuvre. Il clame votre attachement à la nature. Il hurle (et le mot est de circonstance) votre inquiétude devant le comportement de l’Homme face à la nature. Il regorge de judicieuses suggestions ».

 - Yvon Robert, maire de Rouen : « Vous avez eu la gentillesse de m’offrir votre livre intitulé « Faire passer le message ». C’est avec beaucoup de plaisir que je vous adresse mes remerciements pour cette délicate attention ».

- Anne Rubinstein, cheffe de cabinet de Nicolas Hulot : « Le ministre a pris connaissance de ce livre avec intérêt… Il vous félicite pour votre engagement et pour votre contribution ».

- Richard Gauthier, France Bleu : https://www.francebleu.fr/emissions/france-bleu-et-vous-l-invite/normandie-rouen/michel-lerond-faire-passer-le-message

- Jacques Calu, médecin ORL retraité : « Grâce à ton livre je cerne mieux aujourd'hui cette nébuleuse qu'était pour moi le mot écologie ».  


 

 

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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 17:56

Que vais-je faire ?

     On sait tout cela depuis bien longtemps déjà… mais maintenant que les faits sont avérés, qu’il y a urgence, que va-t-on faire ? Certes les Français se complaisent dans une certaine morosité. Ne sombrons pas pour autant dans un optimisme béat. Soyons réalistes, positifs et constructifs avec un optimisme d’action, comme nous avons essayé de le montrer dans "Faire passer le message" .

     Plutôt que rechercher de prétendues solutions technologiques, parfois aberrantes, c’est tout de suite que des remèdes aux causes s’imposent, face à ces risques. Par exemple, anticiper la montée des océans à partir de projections scientifiques calculées à partir des risques envisagés pour s’en protéger.

     Pour contribuer au ralentissement du dérèglement climatique, il faut réduire de façon drastique la consommation de produits pétroliers, en particulier dans les transports, et donc majorer progressivement les taxes pour contraindre à un changement radical. Pour cela, nous devons aller très vite vers une économie sobre en carbone. Il s’agit maintenant d’adapter l’économie et la fiscalité à cette nouvelle donne des ressources rares.

     En clair, cela veut dire des renoncements, des changements drastiques, en mettant fin à toutes sortes de gaspillages, en choisissant d’être mieux plutôt qu’avoir plus, en pratiquant une solidarité mondiale au-delà des divisions communautaristes sous l’égide d’une gouvernance mondiale. L’ONU se préoccupe enfin d’une diplomatie multilatérale du XXIe siècle qui intègre pleinement les impacts du changement climatique dans une démarche de prévention des conflits. Il a même été suggéré la création d’un représentant spécial pour le climat et le risque sécuritaire. Car malgré l’accord de Paris, la situation va continuer à se dégrader à une ampleur qui dépasse tout ce qu’il s’est produit jusqu’à présent. C’est une nouvelle organisation de la société planétaire qu’il faut inventer.

     La France a exprimé le souhait d’avancer sur ce terrain difficile, maintenant agissons et donnons l’exemple. Ne doutons pas de la force d’entraînement qu’elle peut représenter pour toute l’Europe et pour le reste du monde. C’est pourquoi j’ai proposé courant 2017, sur ce blog, la proclamation d’un état d’urgence climatique en France, puis en Europe étendu ensuite à l’échelle planétaire !

     Le modèle linéaire actuel produire-consommer-jeter a atteint ses limites et pose vraiment la question de comment réduire les consommations Le futur impose de redéfinir les objectifs de l’économie en allant vers une social-économie, vers plus de partage, de sagesse et d’humanité, sans oublier de maîtriser la démographie.

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 18:04

Les prévisions

Les prévisions que l’on peut faire actuellement ne sont pas forcément gaies, mais pas désespérées si nous réagissons à temps… :

  • On peut prévoir des records de températures dans le futur et des épisodes caniculaires plus fréquents et plus longs. Il faut s’attendre à des écarts grandissants entre zones humides et zones sèches. Ces changements climatiques génèrent une augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que sécheresses, inondations, typhons ou cyclones.
  • En France, il faut se préparer pour 2050 à des températures de 40° à Paris ou 43° à Nîmes… Selon Météo-France, les vagues de chaleur devraient être deux fois plus fréquentes d’ici 2050. Inversement, la perturbation du Gulf Stream pourrait bien entraîner des épisodes de froid polaire en Europe.
  • La France a connu 8 vagues de chaleur entre 1947 et 1982, puis 30 depuis 1983 ! Depuis quelques années ces épisodes sont plus précoces ou plus tardifs, ce qui complexifie encore un peu plus la situation.
  • Les modifications climatiques pourraient bien avoir un impact sanitaire du fait de l’accroissement de l’incidence des maladies sous l’effet des vagues de chaleur et inondations. Ces évolutions peuvent, en effet, allonger la période de transmission des maladies, notamment celles propagées par les moustiques, comme nous l’avons constaté, modestement encore, en 2018. On peut également prévoir un développement des maladies diarrhéiques provoquées par la contamination de l’eau.
  • Les populations les plus pauvres seront les plus menacées, du fait des évolutions climatiques et de la flambée des prix qui va les accompagner. En Afrique, cette situation pourrait devenir cruciale.
  • Un monde plus chaud est potentiellement plus conflictuel, ce que le Conseil de Sécurité de l’ONU a enfin considéré en juillet 2018…
  • La biodiversité sera également concernée à raison de la disparition d’une espèce sur six d’ici quelques années… N’oublions pas combien nous sommes dépendants de la biodiversité pour notre alimentation notamment.

Ces prévisions ne sont pas très roses… mais il est encore temps d’agir, vite !

A suivre : que vais-je faire ?

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 18:48

Les conséquences

Les conséquences de ce dérèglement climatique sont multiples :

  • Depuis 50 ans, le niveau des océans s’est élevé de 10 cm et ce phénomène s’accélère entraînant de graves menaces sur des îles dont on prévoit la disparition de 10 à 20 000 d’ici la fin du siècle. Plus spectaculaire peut être, des villes comme Miami, Tokyo ou Amsterdam pourraient être bientôt envahies par les eaux.
  • Une conséquence dramatique est l’augmentation des migrations climatiques. Entre 2011 et 2014, on a recensé 250 millions de déplacés climatiques dans le monde…
  • Dès 2007 le GIEC mettait en garde contre le risque de blanchiment généralisé des coraux. Nous y voilà avec de fortes menaces sur le plus grand récif corallien du monde, la Grande Barrière australienne, où l’augmentation des températures et l’acidification des océans mettent en péril 400 espèces de coraux, 1 500 espèces de poissons et 4 000 espèces de mollusques… En 2012, le site avait déjà perdu la moitié de ses prairies coralliennes et la dégradation  se poursuit.
  • Les ouragans puisent leurs forces de l’énergie dégagée par les océans, ce qui pourrait augmenter leur intensité et leur fréquence à l’avenir et que l’on commence à constater.
  • La sécheresse qui a sévit en de nombreux endroits sur la planète en 2018, a entraîné une baisse des rendements agricoles, mais aussi des feux de forêts comme au nord de l’Europe avec 80 000 ha brûlés ou en Californie.
  • Ce sont les populations les plus pauvres qui sont menacées par les mauvaises récoltes causées par les sécheresses, en particulier en Afrique.
  • Ces changements climatiques ont aussi un impact sur la biodiversité en générant des déplacements d’espèces ou leur disparition.

 

Sur la base de ces conséquences actuelles, quelles prévisions peut-on faire pour l’avenir et en particulier pour l’avenir proche ?

 

A suivre : les prévisions, que vais-je faire ?

 

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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 17:02
Les faits

     Le dérèglement climatique n’est plus perçu comme un fantasme ou une malédiction, il est avéré et admis par la majorité des gens, avec l’idée que les activités humaines sont à l’origine de ce phénomène. Mais pour autant prend-on les décisions qu’il conviendrait ? Certes non et ce n’est pas faute d’avoir alerté à ce sujet. Pour notre part modestement, depuis onze ans sur ce blog, nous avons publié 30 chroniques à ce sujet (dont 6 en 2009 et 6 en 2017).

     Pour ne pas se répéter indéfiniment, résumons en reprenant les choses par ordre : voyons d’abord quels sont les faits avérés maintenant.

  • Depuis 2011 le niveau de la mer augmente par rapport à l’année précédente. Cette élévation varie sur la planète en fonction des changements dans la circulation des vents.
  • Les températures des océans continuent de croître et leur acidification touche les mollusques et les coraux (95 % sont morts en certains endroits de la grande barrière de Corail australienne).
  • Depuis 2017, nous sommes confrontés aux plus fortes concentrations de gaz à effet de serre jamais enregistrées.
  • Le nombre de cyclones tropicaux a légèrement augmenté en 2017.
  • Sur terre, les températures moyennes croissent sans cesse depuis ces dernières années. En 2018, des records ont été battus partout dans l’hémisphère nord (près de 34° en Norvège en juillet 2018), y compris dans les régions polaires, avec plus de 30° au-delà du cercle polaire ! Le record saharien a été battu avec 51,3° en juillet. Record mondial absolu de 52,9° dans la vallée de la mort en Californie. 
  • Il en est de même aux pôles où les couvertures de glace se sont réduites de l’ordre de 25 % ces dernières années.
  • Avec la hausse des températures, les sols séquestrent moins le carbone, ce qui renforce le phénomène.
  • Fin août 2018, au nord du Groenland, la hausse des températures a ouvert des espaces d’eau libre au sein de la glace la plus vieille et la plus épaisse de l’Arctique.

     Allons-nous rester indéfiniment inertes, ou quasiment, face à ce désastre à venir ? Voyons d’abord quelles sont les conséquences déjà connues et les prévisions de ce qui nous attend…

A suivre : les conséquences, les prévisions, que vais-je faire ?

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