Overblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
  • Contact

Profil

  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

Recherche

Pages

Catégories

18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 08:16

 

Autrefois abondant en vallée de Seine, entre autres, le saumon était un produit de consommation courante, au point que certains n’en pouvaient plus de manger toujours ce poisson…

Le saumon est paré de quantité de vertus : sa richesse en oméga-3, ses bienfaits pour la circulation et la prévention de certains cancers. Cela, c’était vrai avant que l’essentiel du saumon consommé ne provienne d’élevages norvégiens. A raison de 100 000 tonnes importées par an, les Français consomment du saumon qui vient à 80 % de Norvège. Depuis 2010, ce poisson est victime du pou de mer, un parasite naturel difficile à éradiquer. Ce petit crustacé de 8 à 12 mm se nourrit de la peau, du sang et du mucus des poissons, occasionnant de grandes tâches marron. Après avoir essayé de traiter les poissons aux antibiotiques, sans succès, les pisciculteurs norvégiens ont trouvé un remède : nourrir les saumons avec du diflubenzuron,… un pesticide. Après une polémique entre le ministre français de l’agriculture de l’époque (Bruno Lemaire) et son homologue norvégienne (Lisbeth Berg-Hansen), les Norvégiens continuent à gaver les saumons de ce produit reconnu comme « dangereux pour l’environnement » et « très toxique pour les poissons ». Bien sûr le diflubenzuron « profite » aussi aux espèces sauvages à partir des matières fécales qui se trouvent dispersées dans un rayon de 5 km autour des fermes piscicoles. Il faut dire que ce marché pèse 5,3 milliards d’euros et que la ministre norvégienne est très concernée par une entreprise familiale, alors…

A défaut on peut se replier sur le saumon d’Ecosse, mais on voudrait être sûr qu’il n’est pas élevé aux antibiotiques. Quant au poisson Panga, ce nouveau poisson asiatique est vendu à très bon marché, mais son élevage industriel intensif dans le delta du Mékong, un des fleuves les plus contaminés de la planète, nous laisse dubitatif. L’analyse du poisson Panga n’aurait révélé que : arsenic, métaux contaminés, phénols polychlorés (PCB), etc. Si cela ne vous dit vraiment pas, pas d’inquiétude, les pangas seront reconvertis en surimi ou en aliments pour chiens et chats.

Bonsoir chérie, qu’est-ce qu’on mange ce soir ?

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 07:56

 

Le couple s’était installé en bout de table et commençait à manger. Ségolène goûta et s’extasia en chantonnant : oh mon doux poulet, mon doux poulet… Et Jean-Luc, un instant attendri et interrogateur : mais de qui donc parles-tu comme ça. - Oh je parlais seulement du poulet qui est dans mon assiette. A vrai dire, elle avait un peu un air de pintade en prenant les gens de haut, la tête très en avant par rapport à l’arrière train, un peu à la traîne.

Un peu contrit, Jean-Luc rétorqua : alors si tu parles du poulet de notre assiette, il n’est peut être pas si doux ! Tu sais que je suis un lecteur fidèle du Canard Enchaîné, j’ai justement gardé avec moi un article du 1er août 2012, pour le jour où l’on aurait à manger du poulet. Cet article s’intitule « Les poulets Doux et les dindons de la farce ». Ségolène l’écoutait à peine et dégustait son volatile. Jean-Luc sortit l’article de sa poche et lui tendit en commentant l’essentiel de la prose canardesque : Tu te rends compte que le groupe Doux est en faillite et que tout le monde s’en émeut en termes d’emploi, sans se poser d’autres questions. Là on ne peut plus parler d’élevage, il « fabriquait » un million de poulets par jour, calibrés à 1,5 kg, après avoir passé toute leur vie de 40 jours à 25 par mètre carré ! Ségolène n’était visiblement pas très émue par ces vies manquant singulièrement d’intérêt et rétorqua en s’essuyant la bouche : On s’en fout de ton article du Canard, puisque ce poulet est excellent, on ne lui demande rien de plus. Et plus de 3 000 emplois, c’est pas à prendre en compte ? Jean-Luc tenait à compléter son commentaire et ajouta : Mais tu es inconsciente ou quoi. Il n’y a pas que le sort du poulet, il y a aussi celui du consommateur. Les conditions d’élevage sont propices à développer la bactérie E. coli. Et puis il y a aussi l’aspect financier, dans la mesure où Doux a bénéficié d’aides, notamment européennes d’un montant total de 2 milliards d’euros. Et puis, il y a aussi le fait que les poulets sont engraissés au soja brésilien et pour une part sont ensuite exportés… au Brésil. Bonjour le bilan carbone. En plus de cela, l’essentiel des 3 400 employés sont des smicards et le volailler contribue au développement des algues vertes sur la côte bretonne, à hauteur de 14 000 tonnes d’azote par an ! Ségolène était visiblement excédée par ce cours à la fois de morale, d’écologie et d’économie et lui balança tout net : Et mon cul, c’est du poulet ? Comme l’avait répliqué Brigitte Bardot à Jean-Paul Belmondo dans le film « La vérité » de Clouzot, ce qui exprime bien un doute. Jean-Luc en eut le bec clos et grommela tout en finissant son assiette. Ils regagnèrent leur bureau, sans mot dire, au deuxième étage du ministère pour un après-midi de travail. Jean-Luc au service de l’Economie solidaire et Ségolène au bureau du Développement durable.

Moralité : Mais dis-donc mon didou didou, si tu veux pas être un dindon, tu ferais mieux de ne pas manger du Doux didou didou.

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 08:20

 

            On pourrait penser que la parité entre hommes et femmes s’est considérablement améliorée ces derniers temps, notamment dans le monde politique, tant on en a parlé. En fait, ce n’est pas si évident. Le Forum économique mondial classait la France en 18ème position en 2009 pour les égalités hommes / femmes, puis en 46ème position en 2010 et 48ème en 2011 ! Certes la France est classée 1ère pour les secteurs de l’éducation et de la santé, mais 46ème pour la responsabilité politique et… 131ème pour l’égalité salariale.

Ainsi, le Sénat a « progressé » de 21,9 % de femmes en 2008 à 22,1 % en 2011. Dans les entreprises aussi, les marges de progrès sont importantes : la proportion de femmes présentes au sein des conseils d’administration et/ou de surveillance dans les sociétés françaises est passée de 12,3 % en 2010 à 22,3 % en 2012. On reste en quelque sorte dans une répartition 20 / 80.

Un espoir s’est levé toutefois récemment, avec les élections législatives de 2012. Certes, 26,9 % de femmes à l’Assemblée nationale, ce n’est pas encore la parité, mais c’est un progrès qui mérite d’être souligné. La France passe ainsi de la 18ème place à la 9ème en Europe, sans oublier la formation d’un  gouvernement paritaire, ce qui constitue une première.

Bien sûr, les choix des partis politiques sont déterminants dans ce domaine. Mais le non-cumul des mandats pourrait être un facteur accélérateur en mettant fin aux privilèges des « notables », presque toujours des hommes « mûrs ». A cet égard, il faut rappeler que 36,7 % de femmes ont été élues à gauche, contre seulement 12,8 % à droite et que seuls les Verts ont appliqué la parité en faisant élire 52,9 % de femmes.

Enfin, un record national doit être rappelé : en Seine-Maritime, sur 10 circonscriptions, on a vu l’élection de 7 femmes et de 3 hommes. Décidément, la parité ce n’est pas si simple !

Malgré tout, même si de nombreux efforts restent à accomplir, la parité hommes / femmes n’a cessé de progresser depuis la Révolution française. Les droits étant maintenant les mêmes, il reste à les accepter et les appliquer, il s’agit bien aussi d’un choix de société. Tout ceci sans oublier que dans de nombreux pays « en développement », les femmes n’ont pas encore acquis un minimum de droits civils…

Partager cet article
Repost0
26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 16:18

 

Mon copain Christophe est un gentil garçon, mais il a de gros soucis. Il travaille chez un sous-traitant de Peugeot-Citroën et son avenir professionnel le préoccupe. Christophe et moi avons gardé le contact depuis notre enfance, bien que nous soyons très différents. Lui, c’est un passionné de foot, suivant avec assiduité la coupe. Pour ma part, je serais plutôt en phase avec Guy Bedos, dans son sketch où il déclare : le foot, le foot, le foot, la France est footue… Et puis il y a aussi nos différences d’opinions. Pour lui, je suis un gars un peu de droite, un peu intellectuel. Alors que lui, c’est un gars du prolétariat, authentiquement de gauche, qui est contre les patrons et les gros financiers. Mais comme Christophe est un gentil garçon, j’ai fini par accepter son invitation à aller voir ensemble un match. Je me suis persuadé que ce serait une expérience intéressante que de participer à une manifestation des plus populaires. L’occasion se présenta avec le premier match de Ibrahimovic au PSG, après son transfert. Au cours du trajet, Christophe gesticulait presque sans arrêt avec des grands gestes qui témoignaient de son état d’excitation. Il me commenta son enthousiasme en me précisant que j’allais vivre un des plus grands moments de ma vie. Ibrahimovic, va nous emmener sur les sommets, nous montrer les étoiles ! me déclara-t-il. Et il ajouta : ce gars là a touché 20 millions d’euros pour son transfert et il va encore toucher environ 14 millions de salaire par an. Est-ce que tu te rends compte du monument ? Le match se déroula dans une ambiance torride comme annoncé. Ibrahimovic a marqué un but sous un tonnerre d’applaudissements, de cris, de hurlements, de gesticulations innommables. Le contrat était rempli et j’ai bien aimé voir cela au moins une fois. Au retour, Christophe était toujours dans le match, revivant le but, applaudissant encore, et moi je lui dis : Christophe, tu m’as dis qu’Ibrahimovic avait perçu 20 millions pour son transfert, et qu’il a un salaire de 14 millions par an, tout cela pour un contrat de trois ans. Donc si je compte bien, 20 plus 3 fois 14, cela fait un total de 62 millions pour 3 ans. Sachant qu’un Smicard coûte à peu près 18 000 euros par an, en 3 ans Ibrahimovic va percevoir la même somme qu’environ 1 000 employés de base de chez Peugeot-Citroën. Et si on prend en compte le coût total de sa carrière, cela équivaut à 10 000 Smic pendant un an... Christophe ne répondit pas tout de suite, il avait l’air assommé, comme si le fait d’avoir cotoyé les étoiles lui avait apporté une révélation. Certes on parle du footeux le plus payé, mais il y a tous les autres et tout cela ajouté… Il eut presque un tremblement, et il ajouta : n’en parle surtout pas à Babette, quand on perd, elle me dit que j’aurais mieux fait de rester à la maison avec elle, qu’il y avait une super émission à la télé, et quand l’équipe gagne, elle me dit, tu vois bien que le foot c’est une affaire de pognon. Christophe se tût et nous restâmes silencieux.

Partager cet article
Repost0
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 10:18

           Pour clore cette série des « vieux » poèmes de l’été, il faut bien penser à la rentrée, écrit le 18 septembre 1966 :

 

Cour marronniers

Terrain de volley

C'est la rentrée

Sourire pour les copains qu'on retrouve

Soupir pour les vacances qu’on raconte

C'est la rentrée

Un nouveau casier

Livres et cahiers

C'est la rentrée

Un Maître qu'on écoute

Un autre qu'on chahute

C’est la rentrée

Math Physique Géographie

Leçon de Philosophie

C'est la rentrée

Problèmes et dissertations

Thèmes et versions

C'est la rentrée

Le travail arrive

Et avec lui les soucis

Mais déjà on pense

Aux prochaines vacances

Car c'est bien triste la rentrée

La rentrée des classes

Partager cet article
Repost0
13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 08:54

 

Encore un peu de poésie pour l’été. Ce « vieux » poème fut écrit le 14 juin 1967 :

 

Du soleil

Une marguerite sourit

Du soleil

Une fille s'épanouit

Du soleil

L'Amour est de la partie

Du soleil

Un chignon et des cheveux

Blonds ou noirs

Et deux fleurs s'embrassent

Derrière un peu d'herbe

Une mini jupe et une chemise

A rayures ou à fleurs

Et deux violettes

Se font la causette

Des yeux et des bas

Bleus ou sans couture

Et des jonquilles et des robes jaunes

Des pulls et des coquelicots rouges

De l'herbe et des yeux verts

Et du soleil

Carnaval de couleurs et de lumières

Carnaval de l'Amour

Joyeux carnaval

De ceux qui n'ont que 16 ans

Partager cet article
Repost0
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 18:03

      Voici encore un de ces « vieux » poèmes de l’été. Celui-ci fut écrit le 21 septembre 1966 :

 

Un éléphant blanc

Dans un lit tout blanc

Fait l’amour avec un petit lapin blanc

Blanc, Blanc, Blanc

Une chèvre blanche

Dans un chou tout blanc

A trouvé un chevreau blanc

Blanc, Blanc, Blanc

Un chat blanc

Dans un coin tout noir

Embrasse une souris blanche

Blanc, blanc, Blanc,

Un homme blanc

Dans une ville toute blanche

Tient la main d’une femme noire

Noir, noir, noir

Un homme noir

Dans une ville toute noire

Tient la main d’une femme blanche

Blanc, Blanc, Blanc,

Poignée de main noire et blanche

Pour une amitié blanche et noire

Noir et blanc

Blanc et noir

Ce n'était qu’un rêve tout blanc

Partager cet article
Repost0
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 10:52

       Dans la série des « vieux » poèmes de l’été, voici cette morsure de la vie, écrit le 28 mai 1967 :

 

J’ai été mordu par la Vie

Et depuis que je suis atteint par ce mal qu’est l’Amour

J’aime

J’aime le bocage bleu du Pays de Bray

Et les coteaux rouges de l'Anjou

J’aime le colimaçon qui a mis son chapeau melon

Et les oiseaux qui s’embrassent au bord du nid

J’aime le chat qui dort près du feu

Et l’âne qui braie de joie devant un beau chardon

J’aime la vieille cheminée sous un toit de chaume

Et le lierre qui court sur les murs

J’aime la petite ferme à colombages

Et la chapelle minuscule qui tend les bras au ciel

J’aime aussi la charrue et la terre

Et le blé qui en sortira.

J'aime le laboureur et le vigneron

Et le pain des hommes, et le vin des hommes

J’aime le paysan qui regarde le blé dans le creux de sa main

Et le vigneron qui goûte les premières grappes

Et la moisson au pays bleu

Et les vendanges au pays rouge

J’aime tout ce qui vit

J’aime, j'aime, j'aime

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 10:03

 

Et pendant l’été, voici quelques « vieux » poèmes. Celui-ci date du 22 novembre 1966, à la fin de mon service militaire :

 

 

Un jeune homme a pris le train

Pour partir à la guerre.

Pardon, pour faire son service militaire.

Mais c’est un peu la même chose

Puisqu’au service militaire

On apprend à faire la guerre,

Et à la guerre

On met en pratique le service militaire.

Voilà donc notre homme

Revêtu de l'uniforme,

On lui apprend à tirer au fusil,

On lui apprend à lancer des grenades,

On lui apprend è tuer.

On lui apprend la cruauté.

Parfois, il pense au monde extérieur

II pense à une fleur de pommier,

Ou bien à une mère et son enfant

Ou bien à une jeune fille blonde.

Parfois il pense avec nostalgie

Que c'et beau le monde extérieur

Et déjà il voit les bras qui s'ouvriront

Pour l’accueillir à son retour

Et déjà il voit des gens

Qui se lamentent sur son martyr.

Pourtant quand il a tout appris

Et qu’il revient chez lui,

C’est à peine si on lui sourit.

Sa mère le trouve beau en militaire,

Son père lui dit que c'est le bon temps,

Sa soeur ne lui dit rien

Et son chien non plus.

Alors dans sa tête quelque chose éclate :

- Approvisionnez, armez

- Une fleur de pommier

- Sur les cibles correspondant à vos numéros

- Une mère et son enfant

- Feu à volonté

- Une jeune fille blonde,

Dans sa tête il voit le feu sortir d'un canon

Et la plage, et la mer et les vagues,

Une Jeune fille blonde

Se jette à l'eau et nage

Un poisson chat la regarde,

Notre jeune homme prend sa tête dans les mains

Et pleure.

Personne n'a compris

Pas même sa mère

Que pour qu'il n'y ait plus jamais la guerre

II faut supprimer le service militaire.

Partager cet article
Repost0
17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 08:13

 

A l’occasion de la « Conférence sociale », au début de l’été, la présidente du Medef a souhaité que la liberté d’entreprendre soit inscrite dans la constitution. Que rêver de plus fort pour l’entreprise ? On peut se demander tout de même s’il n’existerait pas une forme de schizophrénie à vouloir toujours défendre le libéralisme de l’entreprise, pourvu qu’elle puisse être aidée par les services publics, selon le patronat, bien encadrée, selon l’Etat, et en tous cas la plus affranchie possible des contraintes administratives… Une sorte de quadrature du cercle.

Quelques jours plus tard, c’était l’annonce de licenciements massifs chez Peugeot-Citroën, ce qui est dramatique pour les personnes concernées et leurs familles. On nous a alors ressorti le discours sur l’économie mondialisée, la compétitivité, le « made in France », mais il n’a pas été question d’un principe pourtant basique : pourquoi donc s’enfermer dans ce schéma absurde qui consiste à produire toujours plus, ou au moins autant, de voitures alors que quasiment chaque famille française en dispose d’une, souvent de deux, parfois de trois… Dans le même temps c’était aussi le « sauvetage » de Pétroplus, une raffinerie qui emploie plus de 500 personnes, menacée de fermeture. C’est un autre drame, certes, mais qu’ont donc fait les responsables industriels et politiques depuis près d’un siècle qu’existe cette entreprise pour limiter de façon drastique ses pollutions de l’air et de l’eau qui empoisonnent le site de Rouen. Au nom de la sauvegarde de l’emploi, il y a alors un étrange consensus… et le silence des Verts est assourdissant. On pourrait multiplier les exemples du même genre.

Ce système ne peut perdurer qu’avec des « artifices » très discutables, tels que l’obsolescence programmée qui consiste, par exemple, à concevoir des imprimantes ou des appareils ménagers qui ne peuvent pas aller au-delà de tant d’heures d’utilisation, ou le marketing vert qui encourage à des achats éco-citoyens, alors qu’il n’en est rien. On a ainsi construit un système qui tourne sur lui-même, à vide on pourrait dire, et qui a perdu tout bon sens.

Il est urgent de repenser l’économie, l’entreprise, la signification du travail (épanouissement ou contrainte) et l’acte d’entreprendre. Sans doute, il n’est pas aisé de construire un projet entreprenarial, entre les contraintes administratives et financières, et le dédain anti-patrons de l’opinion publique française, mais il n’est pas possible de continuer à « monter » ou maintenir des entreprises qui ne répondent plus à des besoins réels. Une prospective indispensable devrait aider à faire évoluer l’outil industriel. Liberté d’entreprendre, oui bien sûr, mais dans un contexte défini, anticipateur, en ayant à l’esprit la notion de service au bénéfice du plus grand nombre.

Partager cet article
Repost0