La Convention internationale sur les zones humides a été adoptée en 1971 à Ramsar en Iran et regroupe 172 pays. Cette Convention concerne les zones humides prises au sens large et constitue un label qui valorise les actions menées sur ces milieux. A ce jour, la Convention regroupe 2 439 sites dans le monde, dont 52 en France. La 44ème zone, inscrite en 2015 est située en Normandie : le Marais Vernier et la vallée de la Risle maritime sur 9 500 hectares.
Chaque année, la Journée mondiale des zones humides est célébrée le 2 février. De nombreux acteurs proposent des animations variées pour découvrir les zones humides, durant tout le mois de février. Le lancement officiel national de cette Journée mondiale des zones humides 2022, a eu lieu à Pont-Audemer, ville accréditée par la convention de Ramsar, située aux portes du marais Vernier et de la vallée de la Risle maritime, dans l’Eure.
Les zones humides comprennent les écosystèmes d’eau douce et marins, notamment les lacs et cours d’eau, les aquifères souterrains, marais, prairies humides, tourbières, oasis, estuaires, deltas, mangroves et autres zone côtières, récifs coralliens et tout site artificiel tels que étangs, rizières, marais salants... Ces écosystèmes sont indispensables aux humains compte tenu des services qu’ils nous apportent aux plan environnemental, climatique, social, écono mique et aussi esthétique. Les zones humides ne couvrent que 6 % de la surface terrestre mais hébergent 40 % des espèces végétales et animales. Sur la planète, environ un milliard d’humains dépendent des zones humides pour leur subsistance. Les zones humides sont les écosystèmes les plus menacés de la planète, dont les pertes et dégradations sont les plus rapides, trois fois plus vite que les forêts, sous l’effet notamment de la croissance démographique, des dérèglements climatiques et des activités humaines telles que remblaiement, pollution ou surpêche.
Le thème retenu pour cette édition 2022 était « Agir pour les zones humides, c’est agir pour l’humanité et la nature » pour rappeler qu’il est nécessaire de passer à l’action pour préserver les zones humides et les nombreux services indispensables qu’elles rendent à l’humanité. En France, de nombreuses structures se sont mobilisées pour proposer un programme varié de plus de 450 animations.
Il est en effet urgent de sensibiliser l’opinion aux zones humides qui, en absorbant le CO2, contribuent à ralentir le réchauffement de l’atmosphère et réduisent la pollution d’où leur surnom de « reins de la Terre ». Les tourbières stockent deux fois plus de carbone que l’ensemble des forêts mondiales. De plus elles constituent un tampon vis-à-vis des inondations, sécheresses ou ouragans, toutes incidences qui vont se multiplier.
Pour aller au-delà, il va falloir partager le travail et lui redonner du sens (proposition N° 45 de « Les clés de notre avenir »). Pour une majorité de Français, le bonheur au travail signifie d’abord équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Les 30 heures hebdomadaires ne sont plus utopiques, notamment avec la mécanisation et la robotisation à outrance. Il est aussi urgent de repenser l’entreprise et la signification du travail. Il n’est pas possible de continuer à créer ou maintenir des entreprises qui ne répondent plus à des besoins réels (par exemple, obsolescence programmée de certains objets), ou nuisent à l’environnement (produits polluants et/ou nuisibles à la santé), et donc à notre vie. Plus largement, il va falloir redéfinir les objectifs de l’économie (proposition N° 46) en nous interrogeant sur la raison d’être des entreprises et sur notre consommation. Si l’on produit moins, on gagnera moins… La baisse de revenu peut être compensée par la mise en place du fameux « revenu universel ». Il s’agirait de verser à chacun un revenu à vie dont le montant serait fixé collectivement. Ce procédé apporterait à chacun un « minimum de survie » qu’il pourrait compléter par son statut professionnel et/ou social. C’est une piste, une réflexion à ne pas négliger, en l’accompagnant d’une forte simplification (ou suppression) de la multitude des aides existantes, une remise à niveau des salaires les plus élevés, de certaines retraites et aussi des avantages de certains statuts politiques ou autres. La solidarité, le partage, ce peut être une bonne voie pour redonner du sens au travail.
Les diverses crises environnementales annoncées pour les horizons 2050 ou 2100 sont en fait déjà là et le prochain(e) Président(e), quel(le) qu’il(elle) soit devra prendre des décisions importantes, notamment socio-économiques, difficiles à faire accepter. Certes, les choix à opérer quant à la transformation de notre monde sont complexes et nécessiteront des remises en cause difficiles, c’est pourquoi il faut en débattre de façon contradictoire et éclairée avec le souci du bien collectif, plutôt que ressasser les vieilles lunes qui ont saccagé notre planète. Ce débat devrait être d’autant plus d’actualité que l’environnement devient une préoccupation majeure des Français, notamment en matière de climat. Le monde agricole prend conscience de sa vulnérabilité grandissante face au dérèglement climatique ; des entreprises et des collectivités développent des politiques nouvelles, autant de témoignages d’une prise de conscience et d’une capacité de mobilisation. Face à cela, la plupart des candidats à la présidentielle sont restés coincés sur les notions de production, consommation, croissance, modèles du monde d’avant… et donc l’abstentionnisme progresse !
Les défis à relever concernent surtout la diminution des GES et la préservation du vivant, mais aussi les modalités d'adaptation, la juste répartition des efforts, la solidarité entre générations ou entre territoires et concernent donc une multitude de sujets. Encore faut-il que les électeurs puissent décider en connaissance de cause. Les candidat(e)s à l'élection présidentielle doivent donc être interrogé(e)s, sur toutes ces questions, par nous-mêmes électeurs et aussi par les journalistes, trop souvent formatés pour le scoop et la polémique…
Depuis 1992, la Politique Agricole Commune (PAC) a connu une évolution continue, marquée par une préoccupation croissante de l’environnement, même si celle-ci restait insuffisante. Les aides directes ont cependant été conditionnées, récemment, par le respect de mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC). La Présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, en a fait une priorité de son mandat et le pivot de la négociation de la nouvelle PAC 2023-2027. Celle-ci devrait s’appuyer sur deux stratégies : « De la ferme à la table » pour réduire d’ici 2030 de 50 % l’usage de pesticides, entre autres, et de porter la surface d’agriculture biologique à 25 % d’ici 2030 ; et la « Stratégie pour la biodiversité » pour réserver 10 % des surfaces agricoles à une protection écologique renforcée. Les agriculteurs sont cependant craintifs devant ces changements importants, se demandant s’ils en auront les moyens… La nouvelle PAC devrait ainsi s’appuyer sur une conditionnalité renforcée des aides directes, en fonction d’exigences accrues telles que rotation des cultures ou surfaces d’intérêt écologique (haies, mares, jachères). C’est une grande nouveauté afin de soutenir l’agriculture biologique, l’agroforesterie ou le bien-être animal.
Le nouveau ministre Allemand de l’Alimentation et de l’Agriculture, Cem Özdemir, veut mettre fin à « la folie des subventions », car le prix d’un produit doit refléter sa réalité écologique, donc que le consommateur soit directement impliqué, ce que nous ne cessons de rappeler depuis des années… Cem Özdemir compte plus sur la contrainte que les engagements volontaires des industriels et souhaite aussi interdire la publicité pour des aliments malsains. Au Royaume-Uni, Boris Johnson inquiètent les agriculteurs en demandant des ambitions climatiques et environnementales afin de pouvoir bénéficier de subventions, dès 2022. Le système d’aides envisagé reposera sur la « reconstitution des espaces naturels locaux », la « restauration des paysages » et « l’agriculture durable ». Plus près de nous, en Seine-Maritime, le Département met en place un Projet Alimentaire Territorial visant les établissements pour personnes âgées ou handicapées et les collèges, notamment en favorisant les circuits courts.
L’agriculture bouge. Vous, moi, en tant que consommateurs, devons accompagner cette révolution, notamment en payant les aliments à leur juste prix.