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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 08:34

 

L’apocalypse

 

C’est une curieuse façon que de toujours reporter sur « quelqu’un d’autre » les conséquences de ce que l’on décide aujourd’hui à la hâte. Le déficit de la France est de plus en plus impressionnant, malgré cela chaque corporation demande des aides de l’Etat… et dans le même temps une baisse des impôts ! Notre difficulté à maîtriser le temps est aussi le symptôme d’un dysfonctionnement profond de notre société qui affecte notre capacité de représentation de l’avenir. Et si, après tout, l’urgence c’était précisément… de prendre son temps. Il nous faut apprendre à peser les conséquences de nos décisions sur le long terme.

Certes les dirigeants du monde se mobilisent pour éteindre l’incendie, faute de l’avoir empêché. Sans doute la « crise » résulte-t-elle d’une dérive des procédures financières, mais n’est-elle pas aussi l’aboutissement logique d’une société-fric à laquelle nombre d’entre nous collaborent, ne serait-ce que par les jeux d’argent. Maintenant que l’on a conscience de l’épuisement des ressources fossiles et que l’on consomme « à crédit », on peut comprendre qu’aucune croissance ne soit infinie, pas même celle des Humains…

En matière d’environnement, donc de milieu de vie, nous sommes dans une course de vitesse entre des facteurs de dégradation et des facteurs de rénovation, les seconds n’ayant toujours pas rattrapé les premiers. Si bien que le « déficit écologique » continue de s’accroître. Cela peut durer jusqu’à des seuils de rupture qui pourraient être proches. On peut donc penser que lorsque ces seuils seront atteints, il ne restera plus qu’à prendre des mesures drastiques pour tenter d’éviter la catastrophe. On sent bien le désarroi de la classe politique à cet égard. La radicalisation actuelle des mouvements sociaux nous rappelle que les choses peuvent bouger assez vite et se soustraire à tout contrôle. Que pourront faire alors les gouvernants, quels que soient les partis, sinon réagir de façon autoritaire. Acculés, ils seront peut être contraints, un jour pas si lointain, de sanctionner fortement les atteintes à l’environnement, pour tenter de faire face à des défis énormes. Le pire n’est jamais sûr, heureusement, mais il va peut être nous falloir choisir entre la révolution verte, à laquelle chacun de nous peut contribuer, et « la dictature écologiste », à laquelle nous ne pourrons échapper si la crise devait s’aggraver.

C’est peut être cela l’apocalypse, non pas la fin du monde, mais la certitude que le futur ne sera pas ce que l’on pensait, avec toutefois la possibilité de rebondir, de faire une révolution. 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 08:53

 

Ils n’ont rien compris

 

L’interrogation sur le progrès n’est pas nouvelle. Ainsi à la fin du 19ème siècle, à bien des égards similaire à la fin du 20ème siècle, le progrès c’était la vapeur, l’éclairage au gaz et l’électricité, en somme la technologie. C’est avec ce fil conducteur que bien souvent on a pris des décisions, puis réfléchi seulement ensuite aux conséquences imprévues, comme le développement intensif de l’industrie minière avec son cortège de risques sanitaires, par exemple. C’est ainsi que s’est forgé le dogme de « la technologie qui va tout résoudre », y compris, de nos jours, pour les défis climatique, énergétique ou alimentaire.

Cette frénésie technologique va de pair avec une volonté d’aller toujours plus vite, qui répond à un impératif de résultat immédiat et de rentabilité directe, sans véritable souci du long terme. Il y a pourtant un moment où il convient de se demander si c’est encore « rentable » d’aller plus vite, comme pour les TGV, dès lors que le coût des aménagements et la consommation d’énergie déterminent un prix à la personne transportée prohibitif. La technologie contribue aussi à créer de nouveaux services dont les consommateurs ne peuvent plus se passer (téléphone mobile, internet) réduisant du même coup les disponibilités financières pour les dépenses de base.

Cette vision du progrès rend le débat difficile quand il faudrait réduire notre consommation, ou prévenir les catastrophes en gérant la nature avec économie. Le plus simple est peut être alors de douter… pour ne pas décider, d’où un certain fatalisme. On l’a bien vu avec la contestation de l’écotaxe : remettre en cause « le progrès », c’est remettre en cause un système de production qui profite à certains, voulant conserver leurs privilèges. D’ailleurs le Medef avait prévenu en affirmant que toute fiscalité écologique serait incompatible avec les impératifs de compétitivité… Dès lors il faut maintenir la production  et la croissance du PIB, génératrice de pollutions, épuisement des ressources naturelles, dégradation de la biodiversité et modifications climatiques. Tout cela est-il vraiment indispensable pour notre bonheur ? Il eut fallu définir des objectifs parmi de très nombreux futurs technologiques possibles, en mettant l’Homme au centre des préoccupations pour que la technique lui profite, plutôt que le contraigne.

Décidément, ils n’ont rien compris les adeptes de ce progrès-là, sauf le seul souci comptable à court terme, une notion vraiment obsolète qui peut nous conduire à l’apocalypse. 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 09:01

            Tu fumes toujours toi ? Malgré l’augmentation des prix. Bah oui, les buralistes se sont mis en grève mais ça n’a servi à rien.

Et tu picoles un peu aussi ? Bah oui, la samedi, pour oublier la semaine.

Mais tu te shootes pas quand même ? Oh non, pas beaucoup.

Et tu joues pour payer tout çà ? Ben oui, parce que c’est la ruine à force…

La récente étude de l’INPES sur l’usage des substances psychoactives a relancé le débat sur cette question récurrente. Le tabac et l’alcool sont plus que jamais en tête des préoccupations, mais il est rare qu’il y ait une seule conduite addictive. Le mélange tabac, alcool et drogue est donc courant et, parmi les jeunes consommateurs, la proportion de filles est en augmentation. Notre société valorise les réponses rapides et la performance, et devient de ce fait addictogène.

Entre tabac, alcool, drogues douces, drogues dures, jeux d’argent, il y a un point commun qui est la volonté de dominer une angoisse existentielle. Dès lors la seule vraie question qui vaille, c’est pourquoi ?

Dans la plupart des enquêtes réalisées, les addicts répondent le plus souvent que leur motivation, c’est de tout oublier des soucis du moment. C’est ainsi que les jeunes goûtent à l’alcool très tôt (54 % des élèves de CM2 déclarent en avoir déjà consommé), ou au tabac (6 % des élèves de CM2). Le cannabis est devenu un produit de consommation courante et le recours aux drogues dures augmente (la consommation de cocaïne a presque triplé en 5 ans en Haute-Normandie) : http://drogaddiction.com/actualites/ . Une autre addiction est moins souvent mentionnée (serait-ce parce qu’elle rapporte beaucoup à l’Etat ?), c’est celle liée aux jeux d’argent, casinos, Française des jeux (l’Etat détient 72 % du capital) et sociétés de courses. Comment pourrait-il en être autrement lorsque le chômage est là ou les grandes difficultés financières et que les médias vont font miroiter à tout va la possibilité de gagner des millions ! En France 500 000 personnes sont concernées par cette addiction.

Devant les incertitudes de l’avenir et les angoisses du lendemain, certains manifestent, parfois avec violence, au point que la montée actuelle de la colère, amplifiée par les réseaux sociaux, fait craindre un mouvement social étendu. D’autres se replient sur eux-mêmes et fuient la réalité par le recours à une « drogue ». C’est bien là le nœud du problème : redonner confiance en l’avenir. Pas facile, mais il faudrait, pour le moins, que les politiques affichent un peu plus de cohérence quant aux objectifs, fassent preuve d’un peu plus de pédagogie et d’un peu moins de soif du pouvoir, une autre addiction…

  

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 08:06

            « La pollution atmosphérique est un cancérogène avéré pour l’homme. » Voilà ce que révèle le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Certes, la nature des polluants en cause et leurs impacts ont évolué, mais tout de même… Dès les années 1970, la préoccupation pour ces pollutions était à son plus haut niveau (http://www.michel-lerond.com/article-qualite-de-l-air-ou-air-de-qualite-55873434.html). Près d’un demi siècle plus tard, on compte encore 45 % de la population urbaine européenne qui est exposée à des polluants pouvant porter préjudice à sa santé (particules et ozone notamment), en sous-estimant toujours les pesticides, dont l’incidence sanitaire n’est pas étudiée comme il conviendrait.

En cette année européenne de l’air, il est donc opportun de rappeler que la question demeure. C’est dans ce contexte qu’il faut saluer des initiatives comme celle du CHU de Rouen qui organisait le 5 novembre la Journée de l’air, afin de faire le point sur les enjeux de santé (http://www3.chu-rouen.fr/internet/).

Le 12 décembre prochain, c’est l’AREHN (Agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie) qui organisera un colloque sur le thème Quel air respirons-nous ? (http://www.arehn.asso.fr/9jdd/). La qualité de l’air, tant intérieur qu’extérieur, est aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique. Des témoignages apporteront aux collectivités territoriales des clés pour agir et contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air, même si l’impact est complexe à appréhender du fait du mélange des substances en cause, de leur concentration et de leur rémanence sur de longues périodes.

Le CIRC essaie d’envoyer un message fort vers les décideurs, politiques et industriels, pour tenter de provoquer, enfin, une véritable prise de conscience devant ce fléau planétaire, tant les pays émergents sont maintenant concernés. En France, nous ne nous embarrassons pas trop des directives européennes en la matière, continuons à subventionner le diesel, nous « révolutionnons » contre l’éco-taxe et… payons chaque année de l’ordre du milliard d’euros pour la prise en charge des maladies liées à la pollution de l’air. On a les moyens !

En 1975, un certain M.L. écrivait dans son Diplôme d’études supérieures de sciences : Le développement du cancer broncho-pulmonaire fait l'objet d'études car sa relation avec la pollution, si elle n'est pas douteuse, n'est pas toujours admise totalement. II faut tenir compte en effet à cet égard de l'influence du tabac sur les fumeurs. Néanmoins, l'augmentation du nombre de cancers des poumons en France doit attirer notre attention (CHOVIN et ROUSSEL, 1972). Rappelons enfin qu'en 1952, à Londres, quatre jours de "smog" particulièrement dense ont causé la mort de 3500 à 4000 personnes (DE SLOOVER, 1964).

Ah, mince alors, c’est ballot çà !

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 08:30

 

Les « révolutionnaires » bretons, coiffés de bonnets rouges ont manifesté, avec violence, contre l’écotaxe. En fait, cette démarche se retourne contre eux, puisqu’en s’opposant à cette régulation fiscale de la consommation d’énergie fossile, ils encouragent implicitement à contribuer toujours plus au dérèglement du climat, à la pollution de l’air et à la dégradation de notre milieu de vie, ce dont la Bretagne est une des premières victimes ! Mais les campagnes s’inquiètent : http://www.michel-lerond.com/article-entendez-vous-dans-les-campagnes-56211750.html.

 

Des esprits « éveillés » ont prétendu que la Garde des Sceaux était apparentée aux singes. A tel point que, lors d’une manifestation à Angers, des enfants lui ont tendu des bananes en criant « tu pues »… ou encore « La guenon, mange ta banane », ces enfants étant encadrés par leurs parents. Personne n’a été inquiété pour insultes. Angers, la douceur angevine… (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/02/01016-20131102ARTFIG00294-la-video-choc-de-christiane-taubira-insultee-a-angers.php).

 

Certains footballeurs professionnels vont se mettre en grève. Il est effectivement insupportable pour ces gens là de se voir taxés à 75 % la part de revenu qui dépasse le million d’euros, alors qu’ils ne gagnent, par an, que l’équivalent de quelques dizaines d’années de Smic… ou l’équivalent d’une belle école maternelle (http://www.michel-lerond.com/article-33268572.html). Mais les gladiateurs n’existent que tant qu’il y a du monde pour les regarder…

 

Mais rassurez-vous, c’est bientôt Noël. D’ailleurs, les magasins sont déjà remplis d’armes, oui vous savez bien, ce que l’on appelle des jouets, des armes de toutes sortes, factices bien sûr, mais tellement ressemblantes : http://www.michel-lerond.com/article-la-creche-de-la-guerre-93352248.html. Il y a le réel, mais aussi le virtuel, avec tous ces jeux vidéo où l’objectif est de détruire l’ennemi, l’étrangler ou le poignarder… A quelques semaines du centenaire de la première guerre mondiale, on se dit que décidément…

 

C’est bientôt l’hiver, donc bientôt le printemps. Un écureuil saute d’arbres en arbres près de la maison, rassemblant ses provisions. Il nous dit que la vie est là, que tout continue.

 

 

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 07:39

 

A l’âge que j’ai maintenant, je suis une vieille mémé toute rabougrie, tassée et fripée, mais j’ai encore toute ma tête et je réfléchis. Je me dis qu’il s’en est passé des choses dans ma vie, et qu’on m’en a raconté des salades. Ben oui maintenant que je suis au début de la fin, je me demande bien qui va m’accueillir là-haut. On dit « là-haut », mais on nous met six pieds sous terre, pour pas déranger, donc on devrait dire « en-bas ».

Alors je m’interroge, parce que j’ai pas trop de religion, vu qu’on m’a pas demandé mon avis pour me baptiser et qu’on m’a forcé à faire ma communion, que moi j’avais refusée ! Et Dieu dans tout çà ? : http://www.michel-lerond.com/article-et-dieu-dans-tout-ca-59667710.html

Alors oui, qui c’est qui fait l’accueil là-haut, ou en-bas, je sais plus… Ben oui, parce qu’on dit « merci mon Dieu », ou on jure « nom de Dieu », comme si y en avait qu’un, mais ils doivent bien être plusieurs.

Les catholiques ont un Dieu qui est une seule divinité en trois personnes, juste pour compliquer un peu. Ils l’appellent Dieu. Les protestants ont un Dieu, mais ne prient pas le Christ, sauf certains qui le font quand même.  Les orthodoxes ont un Dieu, qui est le même que celui des catholiques et des protestants, mais ils l’appellent YHWH, ce qui est intraduisible… Les évangélistes ont un Dieu qui donne la foi pour permettre de vivre de son amour. Les juifs ont un Dieu qu’il ne faut plus appeler Yahvé parce qu’ils ne prononcent pas le nom de Dieu. Les musulmans ont un Dieu qui s'appelle Allah, ce qui signifie tout simplement Dieu. Les bouddhistes, eux, n’ont pas vraiment de Dieu. Un homme nommé Bouddha fut illuminé, mais ne s’est pas proclamé Dieu. Pour essayer de comprendre, j’ai consulté Wikipédia, le Dieu internet, mais ça m’a tout embrouillé…

Oh, mais c’est peut être un blasphème que de se poser toutes ces questions. Je verrai bien en arrivant en-bas, ou en-haut. S’ils m’envoient au paradis, ben je dirai rien, mais si je suis bonne pour l’enfer, alors là, je vais me rebeller et demander des explications. Ben oui, qui c’est qui décide s’ils sont plusieurs ? Je vais demander qu’ils réunissent le D7, le sommet des dieux les plus puissants de la Terre, euh de là-haut, ou d’en-bas, j’sais plus, pour statuer sur mon cas. Non mais ! Surtout que moi, j’ai rien demandé…

Et puis, mais comment ça se fait qu’il n’y a que des dieux. Y a jamais de déesses ? Oh, ça m’a l’air cousu de fil pas très net tout ça. Il y aurait quelques bonnes femmes dans cette affaire que ça pourrait remettre un peu d’ordre. Et puis, mais qu’est-ce que je vois, ils sont tous blancs ! Un peu de couleur ne leur ferait pas de mal non plus…

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 09:04

 

            Cela se passe dans la jungle où nous observons les comportements animaux.

Là, au pourtour d’une petite clairière ce sont deux mâles mâtures qui se balancent des coups, dans le ventre, dans la tête, d’une violence inouïe. A l’écart, une jeune femelle est toute repliée sur elle-même, elle semble figée devant tant de haine. Elle gémit d’une façon plaintive, en ne comprenant visiblement pas la scène. Peut être une rivalité de mâles qui avaient des vues sur la même femelle ?

Plus loin sont tapis trois jeunes mâles. Ils observent une vieille femelle qui vient dans leur direction et quand elle est tout près d’eux, ensemble ils lui sautent dessus, la délestant d’on ne sait quoi, la molestant et la laissant quasi inanimée sur place. Sans doute une façon de se procurer un bien sans trop d’effort et sans scrupules…

Dans une autre contrée il s’agit cette fois de l’affrontement de deux groupes, surtout des mâles, mais parmi lesquels on distingue quelques femelles très vindicatives. Ils poussent des cris, des hurlements même, en se jetant les uns sur les autres, comme dans une guerre sans pitié. Un règlement de compte pour non respect des territoires, peut être ?

Enfin, là derrière de vieux arbres, on distingue à peine deux corps dont l’un est à terre, ensanglanté, la gorge ouverte et râlant abominablement… S’agit-il d’éliminer un rival pour toutes sortes de raisons ?

- Ah vous voulez savoir de quelle espèce parle-t-on. 

 - S’agit-il de mammifères ? Oui effectivement, ce sont des mammifères.

- Une espèce de singe alors ? Non, ce ne sont pas des singes, quoique, mais une espèce extrêmement proche.

- Ce ne sont tout de même pas ces grands singes supérieurs que l’on appelle Homo sapiens ? Mais si, mais si, il s’agit bien des hommes.

- Mais où donc a été fait ce reportage ? Oh c’est simple, il suffit de regarder un peu autour de soi, dans la presse en particulier qui relate ces comportements à la rubrique « faits divers ».

- En somme cette espèce peut encore progresser pour devenir totalement humaine ? Assurément, et nous sommes en bonne voie…

 

 

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 08:15

 

            Alexandre a un gros tracteur, un très gros tracteur. La moisson de l’an dernier a été très bonne, excellente même et il en a profité pour remplacer son vieux Jaune Dair par un Hollande flambant neuf. Alexandre roule vite avec son gros tracteur, il veut montrer sa puissance, sa réussite. Sur les petites routes de campagne, mieux vaut ne pas le croiser… vu qu’il n’y a plus la place. Que voulez-vous, les routes ne sont pas assez larges. Alors, bien sûr, parfois il croche un panneau de signalisation. Mais que voulez-vous, ils ont été placés tellement près de la chaussée… Ou bien il laboure presque sur la route. Mais que voulez-vous, faut que ça soit propre et ne pas laisser de place aux mauvaises herbes…

On a raconté à Alexandre l’histoire de son arrière grand-père, Jules. Il était « livreur » chez son gendre Roger, lui-même « marchand de bestiaux » qui, en gros, achetait des vaches, veaux, cochons, le moins cher possible pour les revendre le plus cher possible. Et Jules, déjà bien âgé, était chargé de livrer quelques uns de ces animaux à courte distance. Cela l’occupait et lui permettait de se croire encore utile. Jules partait donc avec sa carriole attelée à une vieille jument qui était sa compagne de longue date, et il emmenait une ou deux vaches, quatre veaux ou autre. Mais au retour Jules avait un gros coup de pompe et… s’endormait. C’est alors que la jument, qui connaissait parfaitement la route, ramenait l’équipage à la maison…

Alexandre n’a pas cru cette histoire, pourtant véridique ! Il faut dire qu’il n’a pas la fibre nostalgique et qu’une jument revienne à la maison sans guide lui paraît totalement ubuesque et d’une autre époque. Pourtant il n’a pas conscience qu’en fait, c’est lui qui est ringard… Rouler avec un gros tracteur, ou une grosse bagnole, avec plein de chevaux… sous le capot pour aller vite et montrer sa force alors qu’il n’y a pas de nécessité à cela, c’est un fantasme de la fin du siècle dernier !

La tendance en ce nouveau siècle, c’est justement de n’utiliser que les engins dont on a vraiment besoin. Tenez, par exemple, Patrick vient de s’installer au Point du Jour, un nom qui sent le renouveau. Sur deux hectares, il fait un peu de maraîchage, cultive des fruits qu’il revend sous forme de sirops ou confitures et élève quelques volailles. Il n’a que très peu de matériel, vu qu’avec son ânesse qu’il a appelée Jonquille, il peut faire les plus gros travaux et livrer sa marchandise à courte distance. Il travaille avec son épouse et à deux ils assurent un revenu correct.

Quand il croise Alexandre, il se dit que ce gars-là est vraiment de l'ancien siècle !

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 18:10

 

La mondialisation nous fait perdre nos repères traditionnels et génère des réflexes de défense par rapport à une uniformisation de nos manières de vivre. Dans ce contexte, la défense de la langue française revient de façon récurrente, ce qui est bien compréhensible. En effet, la langue est un élément essentiel de l’identité nationale à laquelle les Français sont très attachés. Périodiquement donc, reviennent les campagnes de défense de la langue, les pétitions contre telle décision universitaire, ou même des manifestations publiques.

Certes, ceux qui ont fréquenté une business school savent que le marketing international pratique peu le français. Il faudrait toutefois, assurer sinon le leader ship, au moins le maintien de l’usage du français. Pour cela il conviendrait d’utiliser des moyens modernes de communication tels que les mails, les SMS (Short Message Service) ou les MMS (Multimedia Messaging Service) en surfant avec son smartphone sur les réseaux sociaux tels que Google, Facebook ou Tweeter pour rappeler l’importance de notre langue.

On pourrait aussi utiliser davantage la TV, notamment en prime time, juste avant les news, pour faire de petits speechs avec un bon casting, des interviews de people, des talk-shows ou des one-man-shows en live, pourquoi pas des scènes de strip-tease, ce serait cool ! Naturellement cela demande un bon planning, un peu de brainstorming pour préparer les émissions, puis briefing et debriefing. On pourrait par la suite, tous les ans par exemple, en diffuser un best-of, ce serait glamour.

Il faudrait même, peut être, créer un lobby qui pourrait s’appuyer sur la jet set. Comme ces gens là sont fair play, ils ne manqueraient pas de révéler des scoops, à l’occasion de meetings par exemple, ou dans des newsletters.

Tout cela pourrait contribuer à booster l’usage du français. Mais bon, assez parlé, je me sens un peu overbooké et tout cela est un peu borderline. J’enfile mon pull-over, prends mon attaché-case, ma check-list de courses et je file vers un fastfood drive. Je prendrai juste un steack pour ce soir, avant ma séance de fitness, pour me redonner du punch !

Finalement tout cela me laisse assez perplexe, est-ce que ce combat ne serait pas un peu has been ?

  

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 15:10

 

Dans le cadre de ses séances publiques, l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen organise une conférence-débat le samedi 19 octobre 2013 de 17 H à 19 H en l’Hôtel des Sociétés Savantes, 190 rue Beauvoisine à Rouen (salle Daniel Lavallée). Entrée libre.

 

DES REGARDS SUR

LA COMMUNICATION EN ENVIRONNEMENT

 

- L'évolution de la communication environnementale au Port de Rouen :

         Mme Sandrine SAMSON, chef du service environnement du Grand Port Maritime de Rouen

 

   - Les idées progressent, mais le bilan s'alourdit... :

    M. Jean-Paul THOREZ, directeur de l’Agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie

 

- Consom'acteur : manipulation ou nouvelle citoyenneté ? :

Mme Rebecca ARMSTRONG, consultante « Atelier durable »

 

 

ACADEMIE DES SCIENCES, BELLES LETTRES ET ARTS DE ROUEN

Tél : 02 35 07 76 04 – Site internet : academie1744.rouen.free.fr  – 

Courriel : academie1744.rouen@orange.fr

 

Merci de relayer cette information sur vos réseaux personnels, en souhaitant vivement votre présence.  

 

 

 

 

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