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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 13:27

         Les humains sont parfois un peu désespérants, entre crimes, guerres, attentats ou autres… Que d’imagination pour faire mal ou détruire. Bien sûr cela ne concerne qu’une minorité d’humains, mais tout de même. La nouveauté, en fait, c’est la comparaison possible avec nos congénères les animaux. Les découvertes scientifiques se multiplient et nous apprennent de plus en plus de choses surprenantes sur les comportements animaux et leur intelligence qui n’est plus, ou de moins en moins, considérée comme le monopole de l’homme.

         Certaines expériences nous laissent pantois, quand par exemple un primatologue réussi à faire comprendre à un bonobo la signification de 3 000 mots ! Les jeunes chimpanzés apprennent à casser des noix en observant leurs parents. Ils savent aussi se soigner en ingérant certaines plantes, véritables pratiques culturelles.

          Les éléphants sont capables d’émotion, lors de la mort de l’un des leurs et affichent de la compassion devant un congénère blessé. Depuis très peu de temps, une étude menée au Kenya a révélé que les éléphants marchent la nuit et se cachent le jour afin d’échapper à la menace des braconniers.

          Les rats se révèlent très sociaux, sensibles et capables d’empathie, ce qui est assez inattendu. Les dératiseurs savent qu’ils sont vite repérés par les rats qui alors, mettent en place des stratégies d’évitement.

          Quand un éthologue peut discuter avec un perroquet sur la base d’un vocabulaire de 150 mots, on est tout de même étonné !

          Le Cassenoix d’Amérique est doté d’une mémoire hallucinante, en constituant des réserves de graines à l’automne dans 10 000 cachettes et en retrouvant environ 3 000 au printemps suivant !

          L’apprentissage existe chez les animaux, quand par exemple, les crocodiles apprennent à leurs petits à garnir leur tête de branche pour tromper les oiseaux qu’ils projettent de manger !

          Parmi les céphalopodes, on sait maintenant que la pieuvre est capable d’apprentissage et de répéter les gestes d’un semblable.

           Les abeilles peuvent voler jusqu’à 10 km de leur ruche et retrouver leur chemin grâce à leur mémoire…

           Ainsi les animaux n’en finissent pas de nous surprendre. L’homme n’a-t-il pas énormément à apprendre des animaux et ne devrait-il pas observer les animaux pour mieux faire face aux grands bouleversements à venir.

 

          Publication avancée du fait d'une absence prochaine. Mais le 5 décembre... j'ai dix ans !!

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 14:33

     A défaut d’acheter plus, on peut sans doute acheter mieux. Les choses sont en train de changer à cet égard et les Français deviennent des « éco-consommateurs » responsables, avec une attente de données plus lisibles, plus transparentes et plus indépendantes. Ainsi la consommation collaborative est en plein essor en s’appuyant sur des pratiques de partage et d’échange de biens ou de services entre particuliers. Il existe ainsi des supermarchés collaboratifs  qui peuvent assurer des prix bas sur des produits de qualité grâce au bénévolat. Les « coopérateurs » doivent, en échange de cet avantage s’engager à donner trois heures par mois pour décharger les camions ou remplir les rayons, par exemple. A cet avantage matériel s’ajoute la satisfaction de mettre en œuvre une utopie réaliste, proche des préoccupations des gens. Les pionniers de ces supermarchés sont La Louve à Paris, Scopéli à Nantes, Supercoop à Bordeaux ou SuperQuinquin à Lille.

     Toutefois, à la différence de l’économie sociale et solidaire qui s’appuie sur des règles de fonctionnement et des valeurs de solidarité, la consommation collaborative s’appuie parfois sur des emplois rémunérés « à la tâche » par des indépendants, parfois sans statut, ce qui constitue une concurrence déloyale avec les acteurs de l’économie traditionnelle. On l’a bien vu à propos du conflit des taxis avec UberPop ou Uber. D’où certaines confusions qui font débat. A l’origine l’économie collaborative s’appuie sur des structures associatives qui fonctionnent grâce au bénévolat. Mais le business réussit à s’infiltrer partout et « récupère » ces nouveaux systèmes, y compris pour échapper à l’impôt…

     Par ailleurs on parle de plus en plus d’économie positive, chère à Jacques Attali. Celle-ci vise à avoir un impact global et prend en compte l’intérêt des générations futures sur le long terme. Il s’agit alors d’inclure dans l’économie les dimensions humaine et environnementale en plus du profit. Dans le contexte d’une entreprise par exemple, il s’agit d’utiliser moins d’énergie, d’assurer le meilleur service à ses clients, de former au mieux ses collaborateurs et de travailler en transparence avec les acteurs du développement soutenable.

     Plutôt qu’acheter plus, on peut acheter mieux. C’est une tendance qui s’affirme et redonne de l’espoir. L’économie c’est aussi ce que nous en faisons, nous, les consommateurs, qui pouvons décider de ce que l’on achète et comment.

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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 08:44

A nous de construire l’avenir

Rien n’est simple et peut être sommes-nous en train, aujourd’hui, de ravager nos systèmes internes de pensée plutôt qu’essayer de comprendre la complexité de l’esprit humain pour atteindre le bonheur. Les humains sont plus prompts à manipuler le monde en leur faveur qu’à essayer d’appréhender sa complexité. Avec cet objectif obsessionnel de plier la nature à nos désirs, nous avons en fait détruit l’écosystème qui nous fait vivre, avant même de comprendre ce que nous faisions.

Si Yves Cochet et Yuval Noah Harari ont une vision différente du futur, ils convergent dans leur analyse de départ. A défaut de les mettre tout à fait en phase, le président de l’Agence spatiale européenne, Jean-Yves Le Gall se montre confiant pour l’avenir. Les progrès de la technologie nous ont permis récemment de découvrir un monde inconnu, comme Curiosity à la surface de Mars ou Rosetta partie analyser la comète Tchouri. La mission récente de Thomas Pesquet a elle aussi, ouvert de nouveaux horizons. Le Gall est convaincu que la planète Mars est assurément LA prochaine grande mission et on envisage déjà d’y réaliser des cultures pour nourrir les astronautes et cela pour 2030. Une solution d’avenir ? C’est comme si c’était fait !

Devant les énormes défis du monde actuel et les exercices de prospective des uns et des autres, il est normal que nous soyons… un peu destabilisés. Il est donc logique que l’on constate un retour à la nostalgie du fait que les changements sont très rapides et les politiques incapables de fournir une vision du futur. Du coup le retour sur le passé est sécurisant, mais les réactionnaires ne fournissent aucune réponse aux questions du 21ème siècle… C’est pourquoi le clivage politique droite-gauche apparaît de plus en plus dépassé. Désormais le débat est entre mondialistes et localistes, entre progressistes et conservateurs.

Alors, quel futur ? Il n’est pas simple de répondre. Ce qui est sûr, c’est que si l’on ne peut pas stopper le progrès, on peut infléchir sa direction. C’est d’abord à chacun de nous de savoir quel futur nous souhaitons et d’apporter notre modeste pierre, à notre échelle, pour construire l’avenir. Nous disposons pour cela de moyens de communication inouïs qui doivent nous aider à limiter les dégâts qui nous attendent et reconstruire un monde plus humain, plus fraternel et respectueux de la nature qui nous fait vivre.

Je suis un rêveur ? Oui peut-être, mais je veux continuer à rêver !

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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 08:08

Vers un homme dieu

     De son côté, l’historien israélien Yuval Noah Harari, après avoir connu un succès mondial avec « Sapiens » (5 millions d’exemplaires), publie « Homo deus » (Albin Michel, 2017, 460 p.), l’homme dieu. Dans « Sapiens » Harari raconte comment, en 70 000 ans, une espèce banale de primate est devenue maître du monde. Dans « Homo deus », il envisage une prospective hardie, partant du principe, à l’inverse de Cochet, que les hommes ont quasiment réglé les trois problèmes de la famine, des épidémies et de la guerre et qu’ils vont pouvoir accéder à une sorte de divinité. En effet, grâce à des manipulations génétiques, des bras ioniques et l’intelligence artificielle, les hommes vont être dotés de pouvoirs incommensurables. Quel optimisme ! (Interview Le Point 31 août 2017). L’homme dieu sera capable de créer la vie, caractéristique des dieux des différentes mythologies, dont la Bible. Dès aujourd’hui, l’homme est en mesure de remodeler la vie, avec le génie biologique et l’intelligence artificielle. C’est ce qui amène Harari à considérer que les humains vont devenir « comme des dieux ».

     Allons au bout du raisonnement et alors, pourquoi donc conserver notre cerveau comme commande centrale ? Harari pense en effet que l’on pourrait s’affranchir des lois de la biochimie en fabriquant des êtres non organiques et en remplaçant les neurones par l’intelligence artificielle. Cela fait froid dans le dos, mais n’y sommes-nous pas déjà un peu ? Les ordinateurs sont en train de remplacer les humains pour conduire leur voiture, diagnostiquer une maladie ou choisir un conjoint. Avec le big data, nous pouvons maintenant subir une propagande personnalisée et acheter de notre plein gré, pensons-nous, tel ou tel produit… Nos choix de consommateurs, de citoyens sont, à notre insu, de plus en plus dépendants d’algorithmes. Cela pourrait même nous amener, pense Harari, à imaginer une techno-religion, le « dataïsme », qui comme toute religion n’est pas vraiment une question de dieu, mais plutôt d’autorité et de pouvoir. Peut-être Dieu va-t-il s’appeler dorénavant Google, le dieu des humains connectés aux grands flux de données et parfois… déconnectés du réel.

     A l’inverse de Cochet encore, Harari est convaincu que les grands défis qui nous attendent comme les modifications climatiques vont faire des dégâts certes, mais ne vont pas stopper le progrès. Au contraire, ces catastrophes vont inciter à encore plus de génie biologique. Cette évolution va sans doute créer de grandes divergences entre les humains, avec une petite élite dotée de nombreux pouvoirs, les dieux, et les autres restés au stade antérieur. Nous voilà dans « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley (roman de 1932) ! Vraiment optimiste Harari ?

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 09:17

La fin d’un monde

 

Devant de tels enjeux, on peut se demander si notre planète va pouvoir supporter de tels à-coups, et si notre civilisation pourra survivre. C’est la question que posait cet été, entre autres, l’ancien ministre de l’environnement Yves Cochet dans Libération (http://www.liberation.fr/auteur/3674-yves-cochet). Au vu des rapports successifs sur le climat ou la biodiversité, Yves Cochet pense que l’effondrement est imminent. Il établit un calendrier approximatif pour les années 2020-2050 qui seront, selon lui, les plus bouleversantes que l’humanité aura jamais connue en si peu de temps. A savoir : la fin du monde que nous connaissons (2020-2030), l’intervalle de survie (2030-2040) et le début d’une renaissance (2040-2050). Ce n’est donc pas désespéré !

Dans un premier temps, Yves Cochet est certain de l’effondrement mondial en raison d’un triple clash énergétique, climatique et alimentaire. Il pense que nous sommes alors contraints à la décroissance.

La seconde période serait la plus pénible avec un abaissement brusque de la population mondiale (épidémies, famines et guerres) et la diminution drastique des ressources énergétiques et alimentaires. Que des réjouissances, avec une survie précaire de l’humanité.

Puis l’espoir revient vers 2050 avec une étape de renaissance pendant laquelle les humains les plus résilients réinventent des formes nouvelles de gouvernance pour garantir la stabilité de la civilisation.

Yves Cochet tient à préciser en conclusion qu’il n’est pas psychopathe, mais qu’il examine les choses froidement avec l’espoir que l’on puisse limiter les dégâts en proposant dès aujourd’hui un projet de décroissance rapide « pour la moitié survivante de l’humanité dans les années 40 ».

Pessimiste ou réaliste Yves Cochet ? A chacun d’y réfléchir… et bon courage.

 

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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 08:06

       Comme à toutes les époques, le futur nous interpelle, mais cette fois-ci chacun pressent que les enjeux sont colossaux. Comment imaginer notre avenir en 2017 ?

 

L’évolution du monde

       Nous avons abordé ce thème à de nombreuses reprises, dans des ouvrages ou en conférences et en particulier dans « Le développement soutenable » écrit avec Georges Lanmafankpotin (L’Harmattan, 2007, 187 p.). Si l’on revoit l'histoire humaine avec un regard d'écologue, on redécouvre l'histoire des relations de l'homme avec la nature et son environnement au sens large du terme, sur une planète "finie" dans le temps et dans l'espace.

        On peut diviser cette histoire humaine, de l'origine à nos jours, en quatre grandes périodes, quant à nos relations avec la nature, de moins en moins longues en fonction des progrès de la civilisation et de l'accélération de l'histoire, au moins pour les pays du Nord.

        La première période va de l'apparition de l'homme à -1800, c'est la préhistoire, l'ère de la cueillette. La seconde période dure 3 600 ans, de -1800 à 1789, c'est l'ère de l'agriculture. Puis, vient pendant deux siècles, de 1789 à 1969, l'ère industrielle. Enfin, la quatrième période est la nôtre, pour une durée d'environ 80 ans, soit jusque vers 2050, nous l’avons appelée l'ère de la communication.

        Cette fois encore, c'est la conquête de l'espace, donc de notre environnement, qui nous guide. En effet, l'horizon 2050 est celui où l'homme devrait se poser sur Mars. Ce voyage de longue durée, va marquer le début d'une présence permanente de l'homme dans son environnement sidéral. La population terrestre va encore augmenter d'ici la fin de cette nouvelle ère, pour atteindre, peut-être, de l'ordre de 9 milliards. Cette croissance démographique considérable va poser des problèmes cruciaux quant à l'aggravation des pressions sur les ressources et les écosystèmes. Les conséquences sur l'environnement sont facilement prévisibles dans la mesure où actuellement 25 à 50 % de la population des villes du tiers monde n'ont accès ni à l'eau potable, ni à l'assainissement par exemple. Du point de vue technologique, le début de cette ère de la communication s'appuie sur le développement très rapide de l'informatique, de la génétique et, sous diverses formes de la communication matérielle (autoroutes, TGV) et immatérielle (internet). On le sent bien, cette ère de la communication risque fort d'être décisive tant les enjeux sont colossaux et les réponses à apporter urgentes.

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 08:49

      La France est en état d ‘urgence en raison des risques d’attentats depuis novembre 2015, comme chacun sait. Si cette situation est bien désagréable, tous ou presque s’accordent à penser que c’est tout de même indispensable et d’une certaine efficacité pour se protéger d’un risque difficile à maîtriser. L'état d'urgence est une situation spéciale, une exception permettant aux autorités administratives de prendre des mesures restreignant les libertés.

     Cet état d’urgence est donc décidé lorsque la sécurité publique ou la vie des citoyens apparaissent menacées. Si c’est bien le cas en période de menaces d’attentats terroristes, ce peut être aussi le cas lorsque les modifications climatiques menacent la stabilité des habitations et des infrastructures, la vie des citoyens les plus exposés et souvent les plus précaires, la pérennité des cultures et donc l’alimentation ou favorisent la dispersion de plantes ou insectes préjudiciables aux équilibres naturels en place. Fantasmes ? N’oublions pas déjà une actualité récente : cyclones des Antilles et USA, inondations en Inde, recul des côtes françaises, perturbations climatiques et rendements en fruits et légumes aléatoires, progression vers le nord de la chenille processionnaire du pin, maladies diverses de nos arbres communs, etc.

     Fantasmes ? Depuis ces dernières années la température de l’eau des océans atteint des records avec souvent une eau à 29°, ce qui constitue un facteur déterminant de renforcement des cyclones. Les scientifiques sont quasi unanimes à considérer que ce qui vient de se passer aux Antilles préfigure ce qui se passera plus largement sur la planète avec un climat plus chaud, soit des ouragans plus intenses et plus destructeurs, qui toucheront d’autant plus les plus démunis. On l’a vu récemment à Saint-Martin où 30 % de l’habitat était précaire avec des habitations en tôles et en bois… complètement volatilisées.

     Fantasmes que de vouloir prévenir ces catastrophes ? Nous pressentons ces modifications depuis la fin du 20ème siècle et les constatons maintenant avec de plus en plus d’ampleur. Ne serait-il pas temps de regarder la réalité en face et AGIR. Bien sûr que ce sera difficile, contraignant, coûteux et privatif de libertés… Maintenant il faut choisir, la discipline, la rigueur et les privations  ou le cahot… Vous ne pouvez pas, ou ne voulez pas choisir ? OK l’Etat va décider pour vous : diminution drastique des émissions de gaz à effet de serre, donc fermeture des centrales thermiques, réduction de la circulation automobile et en particulier des camions, restriction des vols aériens au juste indispensable, transformation radicale de l’agriculture, etc. Vous n’êtes pas contents ? Il est interdit de manifester ! C’est l’état d’urgence climatique.

     Imaginons : la France, un « grand pays », se lance, l’Europe suit et toute la planète sous l’égide de l’ONU. On est sauvé !

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 17:38

     Parmi les sujets récurrents de ce blog nous avons souvent évoqué les diverses pollutions de l’eau, de l’air ou des sols et leurs conséquences sur la santé des écosystèmes, mais aussi sur la santé humaine. Sans faire dans le détail, on peut simplement se référer à quelques sujets évoqués par les médias spécialisés depuis le début de cette année. Il semble qu’il y ait encore quelques marges de progrès…

     Concernant l’eau il est tout de même assez stupéfiant de constater que 2,8 millions de Français consomment de l’eau du robinet polluée par des pesticides, des nitrates et même des bactéries, selon l’UFC-Que  Choisir. Qui plus est, les consommateurs des petites communes rurales sont souvent les plus exposés ! Parmi les pesticides, la première pollution, l’atrazine interdit depuis de nombreuses années est tellement rémanent qu’il est quasiment le plus préoccupant avec le glyphosate qui fait polémique actuellement à propos de son interdiction ou pas. Une étude de début 2017 a porté sur 30 volontaires de 8 à 60 ans qui ont subi une analyse d’urine à la recherche du glyphosate. Bingo, il était présent dans 100 % des échantillons ! Le risque lié à ces produits, c’est seulement le cancer et des atteintes au système nerveux. En ville, on rencontre aussi des difficultés liées au mauvais état des canalisations d’eau dans 1 200 communes qui comportent des réseaux en plomb défectueux. Au final, il semble bien que… seulement 92 % des cours d’eau comportent des pesticides et que la teneur en nitrates des nappes souterraines est croissante.

     A propos de la pollution de l’air, une étude américaine de ce début d’année attire l’attention sur la relation entre la pollution de l’air et la maladie d’Alzheimer dans 21 % des cas. L’étude du Lancet portant sur 6 millions de personnes est purement statistique mais tout de même, elle semble confirmer le rôle néfaste des particules fines (PM2,5). Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), 48 millions de personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer dans le monde, avec une augmentation de 7 millions chaque années… A cette pollution de l’air extérieur s’ajoute la pollution de l’air des habitations et le tabagisme passif.

     Les enfants sont souvent les plus touchés par ces pollutions diverses et l’OMS estime à 1,7 million le nombre d’enfants qui décèdent chaque année en raison d’un environnement dégradé. Malgré tout la situation semble s’améliorer un peu, notamment en Afrique subsaharienne. Mais on peut encore faire mieux !

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 08:31

     Un sujet récurrent en France est l’organisation des territoires et en particulier la réduction du « mille feuilles administratif ». Toujours d’actualité, ce thème a bien du mal à se mettre en place… Il en est ainsi, entre autres, pour les parcs naturels régionaux, les PNR. Créés par décret du 1er mars 1967, voilà 50 ans que ces « territoires d’expérimentation » exercent leurs talents en matière de « laboratoires du développement durable ». L’objectif ne consiste pas à toujours créer des structures nouvelles pour innover, mais plutôt à adapter les structures en place pour qu’elles répondent davantage aux attentes de l’époque avec plus d’efficacité. Nous l’avons beaucoup répété depuis 10 ans comme dans Sauver les Parcs ou les Pays ? Les PNR sont des structures du 20ème siècle, qui ont fait leur preuve et dont la politique et les pratiques doivent maintenant être banalisées sur l’ensemble des territoires. Il existe pour cela des structures performantes déjà en place que sont les Pays (PETR) et les Comcom.

     Cette question préoccupe plusieurs territoires ruraux français et en particulier le Pays de Bray, en Seine-Maritime, où le sujet fait débat, y compris dans la presse régionale. Soyons réalistes et plus exigeants sur le fonctionnement des institutions existantes plutôt que recréer de nouvelles structures pour combler les manques. On y gagnera du temps, de l’argent et de l’énergie ! Certes on peut comprendre que les acteurs locaux souhaitent une reconnaissance de la richesse de leur territoire et d'une certaine identité. Mais alors pourquoi ne pas imaginer un label pour les territoires qui souhaitent être reconnus pour leurs actions environnementales. Celles-ci sont le plus souvent obligatoires, que ce soit pour l’urbanisme, l’agriculture, l’assainissement ou le tourisme par exemple. Il ne s’agit donc plus aujourd’hui d’afficher une intention, mais de faire reconnaître que les obligations ont été bien remplies.

     On peut alors imaginer que le Ministère de l’environnement prépare les PNR actuels à une reconversion progressive, n’en crée pas de nouveaux et accorde un label aux territoires qui le méritent, selon des critères pré-établis, rigoureux et exigeants. La gouvernance étant un des critères importants, on imagine qu’un Pays ou une communauté de communes conséquente puisse prétendre au label. Celui-ci pourrait être un label « PNR » pour un territoire qui est exemplaire en matière de « parc naturel » et bien sûr doté d’une structure déjà existante. Ce label pourrait être intitulé de différentes façons, pourquoi pas un label « TDS », territoire de développement soutenable, ou « THQE», territoire de haute qualité environnementale.

     On ira alors en vacances plutôt dans un territoire labellisé ! Imaginons, pour le Pays de Bray, un regroupement des ComCom, une fusion avec le Pays et un label « qualité environnementale ». Une innovation au plan national remarquée, médiatisée et profitable. Comme on dit, ça aurait de la gueule !

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 07:29

     Le terrible ouragan Irma a été suivi des tempêtes tropicales José et Katia. Ce cocktail explosif a été d’une ampleur et d’une gravité sans comparaison pour les Antilles. Les médias nous en ont relaté tous les détails quant aux conséquences catastrophiques pour les habitants, sur l’habitat, l’emploi et les services. Quelques politiques, en désarroi et s’interrogeant sur leur utilité, ont aboyé sur le dos de l’Etat et du gouvernement inefficace… Sur place, outre les jours dramatiques vécus par la population, terrorisée et anéantie, certains ont trouvé là une belle opportunité pour des pillages, et même des braquages avec quelques coups de feu ici ou là. L’humanité quoi !

     Par contre il a été peu dit et commenté que, bien que l’on sache de longue date que les zones cycloniques sont très exposées, on a laissé construire en bord de mer, quasiment sur les plages, des constructions qui respectent les normes anticycloniques parfois d’un peu loin… Ne parlons même pas des bidonvilles que l’on a laissé se développer en zones très vulnérables. Il s’agit maintenant de reconstruire et, en premier lieu semble-t-il tout ce qui peut favoriser le tourisme, donc l’économie locale. Le fric d’abord, on verra ensuite…

     Qu’en sera-t-il à l’avenir puisqu’on le sait maintenant, « le pire est devant nous » a affirmé Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique. Sous l’effet des modifications climatiques, les extrêmes climatiques et les catastrophes naturelles plus généralement, se multiplient et s’intensifient. Corinne Lepage, ancienne ministre est elle aussi convaincue en déclarant que « nous vivons la bande-annonce de la catastrophe qui nous attend ».

     On a beaucoup médiatisé les récentes catastrophes aux USA et aux Antilles, en France donc pour une part, mais on a un peu oublié de parler de l’Afrique ou de l’Inde où la récente mousson a provoqué des inondations catastrophiques. Qu’en sera-t-il en termes de dégâts humains sachant que le nombre de catastrophes naturelles sur la planète a quadruplé depuis 1970 et accessoirement, leur coût a été multiplié par cinq depuis 2001. En 2016 on a compté environ 1 000 désastres de ce type sur la planète pour un coût de l’ordre de 180 milliards de dollars ! On s’interroge sur qui va payer et certaines organisations préconisent que les entreprises les plus responsables des changements climatiques soient mises à contribution. Pourquoi pas, mais il faudrait peut-être mieux prévenir ces catastrophes en mettant en pratique les recommandations faites depuis des décennies pour limiter le réchauffement. Il y a URGENCE à agir, à proclamer un état d’urgence climatique en France, puis en Europe et à l’échelle planétaire ! Que fait l’ONU ?

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