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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 08:03

Depuis la loi de décentralisation de 1982, nous n’avons cessé de nous interroger sur l’organisation du territoire français, mais surtout de créer de nouvelles structures, ou d’envisager des suppressions,… sans décider grand chose. Maintenant c’est la valse des hésitations, avec remise en cause… des remises en cause. Certains élus s’opposent à une perte de pouvoir, au non-cumul des mandats et à la perte des indemnités qui vont avec... Sans doute cette question n’est-elle pas simple, mais tout de même, est-ce que cette impuissance politique ne devient pas, à la longue, un peu fatigante et déstabilisante pour le pays.

On le sait, les Français sont schizophrènes, demandant moins d’impôts et plus de services publics, rejetant la « classe politique », mais souhaitant des dirigeants autoritaires… pour les autres. Il y a un temps pour la concertation et la contestation, il y a un temps pour la décision. En somme, il faut tout changer, mais sans rien bouleverser, parce que les Français se plaignent que tout va mal, mais rechignent à changer. Essayons-nous à cet exercice acrobatique qui consiste à laisser tout en l’état, mais en changeant tout !

D’abord l’Etat. Qu’on réduise son rôle aux missions régaliennes dans un contexte de gouvernement européen, qui reste à inventer. Le reste doit être transféré aux Régions, élargies dans leur territoire et leurs missions. Une dizaine devrait suffire amplement, sous contrôle de l’Assemblée nationale. Les Départements deviennent des subdivisions des Régions et l’ensemble est géré par les conseillers régionaux. Au sein des Départements, le territoire est structuré en Communautés de communes, élargies, afin de donner de la cohérence aux actions liées à l’utilisation de l’espace notamment. Dès lors les Pays et les Parcs naturels régionaux, territoires d’expérimentation, n’ont plus lieu d’être puisque leurs politiques innovantes sont désormais appliquées sur tout le territoire régional. Tous les syndicats intercommunaux disparaissent et leurs missions sont reprises par les Communautés ou les Départements, en fonction de la cohérence territoriale. Les grandes communautés urbaines deviennent Métropoles. Les Communes sont conservées, en tant que micro-territoires de proximité, assurant les missions d’animation locale et de citoyenneté rapprochée (état civil, relations de voisinages, etc.). On réduit ainsi le mille-feuilles à quatre niveau : Etat, Région, Communauté de communes et Communes, plus l’Europe bien entendu. Les habitants élisent des conseillers municipaux, dont les « mieux élus » sont de fait conseillers communautaires. Les conseillers régionaux sont élus par circonscription correspondant aux Communautés ou aux départements. Il va de soi que cette structuration ne peut supporter aucun cumul de mandat.

Oui je sais, je rêve, mais au 22ème siècle, qui sait…

                

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 08:29

La rénovation de la galerie de botanique du Museum national d’histoire naturelle de Paris s’est accompagnée de la remise en valeur et de la numérisation des collections. C’est ainsi un trésor national qui vient d’être sorti de l’oubli. Les herbiers du Museum national recèlent environ huit millions de plantes, champignons, algues et lichens, soit le plus important échantillonnage de la flore mondiale !

Ces plantes ont été rapportées d’expéditions effectuées dans le monde entier depuis des siècles. C’est dire si cet Herbier national est unique et d’une importance capitale pour témoigner de l’évolution de la biodiversité. Ces trésors ne sont, bien sûr, accessibles qu’aux spécialistes mais une exposition permanente est ouverte à la galerie de Botanique, 16 rue Buffon, à Paris. Il aura fallu cinq ans pour en arriver là, en particulier pour numériser les informations, ce qui fait de cet herbier un outil primordial puisqu’il compte 500 000 types référentiels pour la description des espèces au niveau mondial.

Ce grand nettoyage vient ainsi combler un certain « retard » puisque 1,4 millions de spécimens étaient demeurés dans leur conditionnement d’origine, souvent un simple papier journal, depuis le retour d’expéditions parfois très anciennes. C’est une opération qui a coûté un peu plus de 26 millions d’euros. L’étape suivante, pour le Museum national, va consister à élargir cet inventaire à l’ensemble des collections d’histoire naturelle et notamment aux autres herbiers du pays.

Pour notre part, nous avions lancé l’idée d’un recensement des herbiers de lichens des musées et jardins botaniques de France en 1979, ce qui a permis d’identifier 81 herbiers (Recensement des herbiers de lichens des musées et jardins botaniques de France.-Bull. Liais. Mus. Hist. Nat., 1980, 43 : p. 7-13). Un peu plus tard cet inventaire a été élargi, avec le concours du Museum national et des Universités et surtout de l’Association Française de Lichénologie, ce qui a permis de recenser 391 herbiers, dont 243 au Museum national, un tiers datant de la seconde moitié du 19ème siècle (Inventaire des herbiers français de lichens.- Cryptogamie, Bryol. lichénol., 1987,8 (1) : p.1-25.). Depuis, notre herbier personnel a été déposé au Museum de Rouen.

Si l’on considère que c’est au 17ème siècle que l’on a commencé la réalisation d’herbiers, c’est bien là un patrimoine scientifique qui vient ainsi d’être rendu plus exploitable, avec tout ce qu’il apporte de possibilités de révisions systématiques, d’études morphologiques, d’écologie historique par les comparaisons possibles avec la végétation actuelle.

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 08:28

Yves et Mary en étaient persuadés, les haies constituaient une caractéristique essentielle du paysage dans lequel ils vivaient. Jo allait même plus loin en affirmant que les haies faisaient partie du patrimoine et à ce titre méritent toute notre attention bienveillante. Quant à Marditt il continuait à répéter son slogan favori pour sauver les haies, brûlons-les !  Il se trouva dans la contrée quelques attardés pour prendre la phrase au premier degré et ils brûlèrent le peu de haies qu’il leur restait. ça fera plus propre, qu’ils ont dit… Comme il faut tout expliquer, Michel-Jean retint sa colère pour bien détailler le sens du slogan de Marditt : si on exploite la haie pour en faire du bois de chauffage, en bûches, plaquettes ou granulés, il faudra la gérer pour qu’elle produise de quoi alimenter la chaudière sur des décennies. Et dans ce cas, il faudra maintenir les haies en place et donc les sauver ! T’aurais pu nous le dire avant, s’exclama le brûleur de haies, je les aurais gardées si ça rapporte ! 

Guy et Jérôme, l’un écolo, l’autre agriculteur, tenaient le même langage : non seulement il faut sauvegarder ce qu’il reste de haies, mais il faudrait même en replanter, en expliquant bien qu’il s’agit là d’une culture qui rapportera à terme. Jeanne-Marie et Annick étaient du même avis en mettant en garde contre les TCR (taillis à courte révolution) qui peuvent être intéressants pour produire des granulés en grande quantité mais qui n’ont pas le même charme paysager.

Il y avait là, tout de même, des éléments encourageants et Mary et Yves revinrent à leur idée initiale : et si on faisait un film à vocation pédagogique sur ce sujet ? Tous étaient enthousiastes et la discussion s’enflamma. Il faudrait montrer comment on taille une haie, bien en définir les avantages écologiques, montrer des vues aériennes, depuis une montgolfière par exemple, etc. Jo insista sur les aspects historiques pour que l’on perçoive bien l’évolution. Michel-Jean proposa de montrer la relation avec Natura 2000. On évoqua encore l’intérêt de la prise en compte des haies dans les documents d’urbanisme, de filmer une réunion de conseil municipal à ce sujet, et aussi des chaufferies collectives à bois, une démonstration de déchiquetage, etc. Bref tout le monde s’accorda sur le fil conducteur du film : L’identité de la Boutonnière du Pays de Bray repose non seulement sur les hommes et les femmes qui y vivent, mais encore sur une identité rurale qui, depuis des siècles, a façonné le paysage. Le Bocage Brayon, avec ses haies vives, est un patrimoine précieux, qui aujourd’hui peut être également une ressource économique, dans le respect d’un environnement toujours plus fragilisé. Et c’est ainsi qu’à l’initiative des associations locales fut lancé le projet « Des racines et des Haies » porté par Beaubec productions. (http://www.beaubecproductions.fr/pages/filmsencours/des-racines-et-des-haies.html). Réalisation prévue en 2014.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:20

On pourrait croire que l’économie, comme les discours… tourne un peu en rond ! Mais parfois, c’est quand ça tourne en rond que ça tourne rond. Ainsi,  l’économie circulaire, pourrait bien changer la donne.

Le modèle linéaire actuel produire-consommer-jeter a atteint ses limites et pose vraiment question. L’économie circulaire consiste à inverser le raisonnement actuel en passant d’une logique de gestion des déchets à une logique de gestion des ressources. Cela suppose une évolution de nos modes de production, de distribution et de consommation vers une économie différente.

L’économie circulaire consiste donc à repenser notre modèle de développement afin de réduire la consommation alors que les besoins explosent. Cela signifie une recherche maximale de recyclage, mais pas uniquement. En effet, le recyclage consomme de l’énergie  et « perd en route » une partie des matières. Les produits doivent assurer un service aux citoyens en minimisant leur impact environnemental.

Bien que difficile, cela semble possible puisque la Chine a institutionnalisé l’économie circulaire depuis 5 ans, ce qui concerne 262 villes qui connaissent des difficultés d’accès aux ressources. De même, le japon a voté une loi cadre qui planifie l’économie circulaire filière par filière.

La France a défini des objectifs pour 2020 : limiter la production de déchets, valoriser des déchets non dangereux et ceux du BTP en particulier, réduire les déchets mis en décharge (par la planification, la réglementation et la fiscalité). De plus, la consommation de ressources peut être allégée par le partage de l’usage, la réparation, la fin de l’obsolescence programmée assortie d’une garantie de 5 à 10 ans (vaste programme !). La tarification incitative du service public de gestion des déchets est aussi une solution qui se met en place progressivement… avec force contestations…

On peut résumer le propos en rappelant que la France produit annuellement un milliard de tonnes de matières et génère dans le même temps… 355 millions de tonnes de déchets, soit plus d’un tiers ! Un exemple des plus démonstratifs est celui de la production agro-alimentaire qui génère en France 7 millions de tonnes de déchets alimentaires par an, dont les 2/3 au sein des familles.

Il faut donc parvenir à une pensée globale sur l’ensemble du cycle de vie des produits,  de la conception à l’élimination, soit revenir à la possibilité de réparations, de locations, de rénovations énergétiques, etc. Les choses bougent, ça va finir par tourner rond !

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 08:34

En décembre 2013, s’est éteint un homme dont on se souviendra. Robert Barbault était un écologue mondialement reconnu, notamment en tant que président du Comité français du programme Man and Biosphere (MAB) de l’UNESCO. Professeur émérite de l’Université Paris VI, il a terminé sa carrière comme directeur du Département Ecologie et Gestion de la Biodiversité du Museum national d’histoire naturelle de Paris. Il a occupé de nombreuses fonctions, obtenu de nombreux prix et citations, tout cela avec une modestie et une simplicité qui n’avaient d’égal que sa compétence.

Proche de Nicolas Hulot ou de Hubert Reeves, pour ne citer que ses amis les plus connus, ce fut l’un des grands spécialistes français de l’écologie pour la seconde moitié du 20ème siècle. Il a publié de nombreux ouvrages, seul ou avec d’autres auteurs. Un de ses grands succès fut « Un éléphant dans un jeu de quilles » démontrant à quel point l’homme bouscule la biodiversité. Il voulait sensibiliser le public à l’importance de la biodiversité, en résumant sa pensée dans la formule : « Sans nature, pas de futur, parce que nos vies sont liées ». Il voulait aussi réconcilier l’économie et l’écologie et ce fut l’un de ces derniers ouvrages, écrit avec Jacques Weber en 2010 : « La vie, quelle entreprise ! Pour une révolution écologique de l’économie ». 

Il a eu l’occasion de prononcer plusieurs conférences en Normandie, même si une « interruption de trafic ferroviaire » l’avait empêché de s’exprimer début 2013 devant l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen, hélas. En Pays de Bray, il fut président de l’association « Chemins de Traverse » qui permit, entre autres, la réalisation de la Nef végétale ( La Nef Végétale, art ou nature ? ) des artistes plasticiens Juliette et Jacques Damville.

Sur ce blog, nous nous y sommes référé à plusieurs reprises : « La biodiversité à travers des exemples » et surtout dans notre article : L’homme dans la nature ? que nous avions conclu ainsi : Pour qu’un message aussi simple et primordial puisse trouver écho auprès du grand public, je ferai mienne la formule de Robert Barbault, écologue au Museum national de Paris, cité dans le dossier : « La biodiversité, c’est le passage du concept de l’homme et la nature à celui de l’homme dans la nature à tous égards, pour le meilleur et pour le pire ».

De nombreux médias nationaux, presse écrite et audio-visuelle, se sont fait l’écho de cette disparition. Adieu Robert, mais tu seras toujours parmi nous.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 09:19

Ainsi, on tourne la page de 2013. Pas un très bon cru semble-t-il. Il faut dire tout de même que nous avons eu dans l’actualité de l’année passée nombre de faits de haute saveur. Le surréalisme est toujours d’époque et la nôtre n’en manque pas. Chez nous, parmi les faits les plus croustillants, il y eut l’épisode des bonnets rouges. Une manifestation avait rassemblé 20 000 personnes dans les rues de Quimper, CONTRE l’écotaxe et POUR l’emploi en Bretagne. Bon d’accord, les bonnets, emblême de la défense du made in Bretagne, étaient fabriqués en Ecosse, mais c’est tout de même la Bretagne, enfin la Grande… Malgré tout, cela faisait un peu franchouillard, « béret et baguette sous le bras », ou carrément un peu benêt ! Donner des leçons de patriotisme n’est pas toujours facile…

Mais ce symbole de la révolution antifiscale bretonne du XVIIème siècle, les bonnets rouges, ne manquait pas de saveur non plus quant à la lutte contre l’écotaxe. Alors que la décision avait été prise dans le cadre du Grenelle de l’environnement en 2008, dans un consensus politique sur la fiscalité écologique, les violences qui ont accompagné les manifestations ont entraîné le saccage de certains portiques à écotaxe, très onéreux, aux frais des contribuables… dont les manifestants.

Pendant ce temps, les émissions de CO2 ont atteint un niveau record sur la planète en 2013 (+ 2,1 % par rapport à 2012) et les modifications climatiques prennent de plus en plus d’acuité avec sécheresses, ouragans et submersions marines. C’est ainsi que lors de la Conférence de l’ONU à Varsovie en novembre 2013, la Banque mondiale a rappelé que depuis 30 ans, les catastrophes naturelles ont fait 2,5 millions de morts sur la planète (dont les trois quarts lors d’évènements extrêmes)  et généré près de 3 000 milliards d’euros de dommages. Ces dernières années, le coût des dommages a été multiplié par 4 ! En conséquence, bien sûr il a été décidé… d’attendre l’année prochaine pour prendre des décisions. Si ce n’est en France, où sous la pression des contestataires, il a été décidé de surseoir à la mise en application de l’écotaxe…

Faut-il le répéter encore ? :

  http://www.michel-lerond.com/article-35814501.html

  http://www.michel-lerond.com/article-ca-va-taxer-un-max-86748265.html 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 17:40

 

En six ans, 318 chroniques et mini éco-nouvelles ont été publiées sur ce blog, qui ont fait l’objet de 551 commentaires. La fréquentation totale a été de 29491 visiteurs pour 53 775 pages vues, avec 196 abonnés. Voici le rappel des titres pour 2013 :

 

-         Six ans et 318 articles, déjà 31-12-13

-         C’est quoi le progrès ? 4/4 Vive le progrès 24-12-13

-         C’est quoi le progrès ? 3/4 C’est la revolution 17-12-13

-         C’est quoi le progrès ? 2/4 L’apocalypse 10-12-13

-         C’est quoi le progrès ? 1/4 Ils n’ont rien compris 03-12-13

-         Tous des drogués ! 26-11-13

-         Ah, mince alors, c’est ballot çà ! 19-11-13

-         Ils sont fous ! 12-11-13

-         La mémé des dieux 05-11-13

-         La vie sauvage 29-10-13

-         Alexandre, son gros tracteur et la vieille jument 22-10-13

-         Restons Français ! 15-10-13

-         La communication en environnement 08-10-13

-         Ah la vache ! 01-10-13

-         Quand la Chine-écolo s’éveillera 24-09-13

-         Vers une société horizontale ? 17-09-13

-         Ressortez immédiatement ! 10-09-13

-         Médiatic et médiatoc 03-09-13

-         Des nouvelles de l’été 2013 27-08-13

-         Vous en aurez besoin ! 20-08-13

-         Souvenirs souvenirs 5/5 13-07-13

-         Souvenirs souvenirs 4/5 06-07-13

-         Souvenirs souvenirs 3/5 30-07-13

-         Souvenirs souvenirs 2/5 23-07-13

-         Souvenirs souvenirs 1/5 16-07-13

-         Devoir de vacances pour un ministre de l’éducation 09-07-13

-         Le petit triton de Bérénice 02-07-13

-         J’me dope au nitrate 25-06-13

-         Faut toujours payer ! 18-06-13

-         Vive les mariés 11-06-13

-         Hypertension et poussée de fièvre 04-06-13

-         Ah, le retour aux sources 28-05-13

-         Rouen : de la Seine impressionniste à la Seine impressionnante 21-05-13

-         Hollywood sur les Monts 14-05-13

-         Pétroplus, pétromoins 07-04-13

-         Je suis addicticide 30-04-13

-         Fuir la France 23-04-13

-         Tombe la neige 16-04-13

-         Irène, Régine et Marie, une petite histoire IRM 09-04-13

-         Vous avez mauvais air 02-04-13

-         C’est l’histoire d’un mec qui fait teuf teuf 26-03-13

-         Le costume vert 19-03-13

-         La Késou, c’est à cause du baobiao 12-03-13

-         Quel foutoir la nature 05-03-13

-         On nous dit rien, on nous cache tout 26-02-13

-         Une belle ville qui sent bon 19-02-13

-         Voilà 12-02-13

-         Président du monde 05-02-13

-         Laissez refroidir le thé, mais pas trop longtemps 29-01-13

-         Bêtes de sexe 22-01-13

-         Je suis malade 15-01-13

-         Scénario catastrophe 08-01-13

 

Merci pour vos commentaires toujours avisés et pondérés, ce qui contribue à nourrir notre réflexion commune. Bonne année 2014 à toutes et tous. Par ailleurs, au cours de l’année 2013, nous avons participé à un certain nombre d’activités :

▪ Publications :

-         56 publications : 1 ouvrage, 3 articles et 52 chroniques du blog

▪ Président de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Rouen :

-         Conférence « C’est bientôt la Renaissance ? »

▪ Assistance conseil et représentation :

-         Participation à l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme de Sigy-en-Bray / Saint-Lucien. Conseil municipal

-         Conseil de développement du Pays de Bray : membre du bureau. SMAD du Pays de Bray

-         Comités de Pilotage des sites Natura 2000 des cuestas du Pays de Bray et du Bray humide. Préfecture de Haute-Normandie

-         Grand témoin au colloque « Quel air respirons-nous ? ». Agence Régionale de l’Environnement de Haute-Normandie

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 16:09

Vive le progrès !

 

L’économie, c’est l’administration de la maison ; l’écologie, c’est l’étude des êtres vivants dans leur milieu, y compris les Hommes. Il serait donc logique que l’on se préoccupe d’abord d’écologie, puis en fonction de l’état des lieux, que l’on « administre la maison ». Il est simple de comprendre que le développement soutenable a comme objectif essentiel le social, l’Humain, la condition première en étant l’environnement et l’économie étant seulement un moyen d’y parvenir.

Le progrès, c’est donc envisager une autre finalité de l’emploi, non plus la compétitivité ou le profit, mais le bien être que cela apporte et la satisfaction que procure le travail, avec une meilleure répartition : travailler moins pour travailler plus nombreux. Ce nouveau mode de fonctionnement de notre économie mêle secteurs publics et privés, mais l’Etat doit rester maître du jeu. Pour préparer une société future qui sera obligatoirement frugale en énergie, il nous faudra réapprendre le temps libre pour la vie personnelle, le temps long pour les transports, le temps apaisé pour le travail.

Notre société fonctionne de façon verticale, les décisions viennent d’en haut… et le « marché » définit ce que doivent être les comportements des consommateurs pour pérenniser le système… Mais le vertical ne fonctionne plus et doit laisser place progressivement à une approche plus horizontale, associant davantage les citoyens en relation avec des élus qui ont mission de prendre des décisions répondant à l’intérêt collectif. On pourrait appeler ce système une démocratisation intense, dans un contexte ouvert qui dépasse le cadre national pour aborder un monde nouveau en émergence. L’avenir est plus ouvert qu’il n’y paraît, tout est à ré-inventer et donc le meilleur est possible. La société va évoluer pour privilégier l’usage sur la propriété. L’entreprise, base de notre système économique, devra changer de nature en s’orientant vers la notion de service et d’épanouissement Humain, plutôt que vers le consumérisme.

Avec les moyens modernes de communication l’information circule rapidement, et dès lors il n’y a plus de « vérité officielle » mais matière à discussion et remise en cause sur des problématiques qui sont rarement simples. Pour qu’un message aussi simple et primordial puisse trouver écho auprès du grand public, il ne faut jamais oublier que nous les Hommes, appartenons à la nature et avons besoin de la nature. Plus que jamais il faut passer d’une société des connaissances spécialisées à une société de LA connaissance, celle qui permet de transcender les spécialités. C’est d’une nouvelle culture dont il s’agit, peut être d’une nouvelle civilisation. Ce ne sera pas simple, mais vive le progrès !

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 08:44

C’est la révolution

 

Rebondir au moment de l’apocalypse, c’est en fait une révolution : s’occuper de la biodiversité, du climat, de l’énergie, de l’économie en gardant l’Humain comme priorité absolue, et cela bien au-delà des frontières nationales. C’est ce que les psychologues appellent résilience, la capacité de réagir aux traumatismes violents, les surmonter et en tirer parti pour se dépasser.

Nous devons aller très vite vers une économie sobre en carbone, c’est un bouleversement qui est nécessaire, qui traite la vraie crise, celle du climat et de l’avenir de l’humanité dans un contexte complètement nouveau. La question de l’énergie est primordiale, mais où est la vision globale de la politique ? La filière nucléaire a pris l’importance que l’on sait avec beaucoup de doutes sur la sécurité et l’approvisionnement en uranium. Il faut donc préparer une transition pour produire de l’énergie renouvelable et sécurisée.

La crise économique actuelle ne doit pas justifier un retard dans les mesures à prendre, au contraire elle doit les amplifier et les accélérer. Il est aussi urgent de redonner de la transparence à la vie économique pour que les prix prennent en compte les coûts environnementaux réels. Nous devrons passer de l’économie de « l’avoir plus » à celle de « l’être mieux ».

Ainsi pour l’eau potable dont la gestion est devenue un défi à relever pour garantir la sécurité alimentaire et qui ne peut être un enjeu de marché. De même pour la biodiversité qui est bien sûr une priorité vitale. Concernant le climat, nous allons devoir nous habituer aux désordres climatiques et instituer la taxe carbone au plus tôt. L’agriculture est une autre priorité, en relation avec l’eau, la biodiversité ou le climat, il faudrait la réorienter vers l’agro-écologie.

Une révolution est à opérer aussi dans la gouvernance : gouvernement resserré, non-cumul des mandats, consultation de la société civile, recentrage des collectivités territoriales et établissement d’un véritable gouvernement de l’Union Européenne. C’est à l’Etat qu’il revient de contrôler si ce qui est produit est sans nuisances graves et issu de circuits courts. La « libre entreprise » est possible, mais elle doit produire des choses utiles et durables.

Ces changements importants doivent s’accompagner d’une révolution de l’enseignement pour que l’éducation à la nature, et donc à notre place dans la nature, trouve enfin sa véritable fonction dans la société.

Même si l’on change de priorité pour passer de la technologie à la nature, l’esprit reste le même en matière de projet intellectuel et de progrès : privilégier l’Humain.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 08:34

 

L’apocalypse

 

C’est une curieuse façon que de toujours reporter sur « quelqu’un d’autre » les conséquences de ce que l’on décide aujourd’hui à la hâte. Le déficit de la France est de plus en plus impressionnant, malgré cela chaque corporation demande des aides de l’Etat… et dans le même temps une baisse des impôts ! Notre difficulté à maîtriser le temps est aussi le symptôme d’un dysfonctionnement profond de notre société qui affecte notre capacité de représentation de l’avenir. Et si, après tout, l’urgence c’était précisément… de prendre son temps. Il nous faut apprendre à peser les conséquences de nos décisions sur le long terme.

Certes les dirigeants du monde se mobilisent pour éteindre l’incendie, faute de l’avoir empêché. Sans doute la « crise » résulte-t-elle d’une dérive des procédures financières, mais n’est-elle pas aussi l’aboutissement logique d’une société-fric à laquelle nombre d’entre nous collaborent, ne serait-ce que par les jeux d’argent. Maintenant que l’on a conscience de l’épuisement des ressources fossiles et que l’on consomme « à crédit », on peut comprendre qu’aucune croissance ne soit infinie, pas même celle des Humains…

En matière d’environnement, donc de milieu de vie, nous sommes dans une course de vitesse entre des facteurs de dégradation et des facteurs de rénovation, les seconds n’ayant toujours pas rattrapé les premiers. Si bien que le « déficit écologique » continue de s’accroître. Cela peut durer jusqu’à des seuils de rupture qui pourraient être proches. On peut donc penser que lorsque ces seuils seront atteints, il ne restera plus qu’à prendre des mesures drastiques pour tenter d’éviter la catastrophe. On sent bien le désarroi de la classe politique à cet égard. La radicalisation actuelle des mouvements sociaux nous rappelle que les choses peuvent bouger assez vite et se soustraire à tout contrôle. Que pourront faire alors les gouvernants, quels que soient les partis, sinon réagir de façon autoritaire. Acculés, ils seront peut être contraints, un jour pas si lointain, de sanctionner fortement les atteintes à l’environnement, pour tenter de faire face à des défis énormes. Le pire n’est jamais sûr, heureusement, mais il va peut être nous falloir choisir entre la révolution verte, à laquelle chacun de nous peut contribuer, et « la dictature écologiste », à laquelle nous ne pourrons échapper si la crise devait s’aggraver.

C’est peut être cela l’apocalypse, non pas la fin du monde, mais la certitude que le futur ne sera pas ce que l’on pensait, avec toutefois la possibilité de rebondir, de faire une révolution. 

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