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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 07:52

 

Ainsi donc, la marée noire du golfe du Mexique, c’est fini, à ce que l’on dit… « Inaugurée » dès 1967 par l’échouage du Torrey-Canyon en Bretagne (120 000 tonnes de pétrole brut), l’ère des marées noires aura connu de grands succès avec notamment, en juin 1979, le déversement d’un million de tonnes de pétrole dans le golfe du Mexique, déjà !

En 2010, c’est environ 700 000 tonnes qui ont été répandues à la suite de l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, le 20 avril. Dès le début, il a été admis que British Petroleum était responsable et devrait financer le coût des opérations de dépollution. Mais en fait, malgré la surmédiatisation de cet évènement, aucune loi américaine n’a été modifiée, sans même relever le plafond, très bas, auquel sont limités les dommages aux particuliers. Le poids politique du lobby pétrolier est tel que Républicains et Démocrates se sont opposés à toute modification de la loi actuelle.

Dans le même temps, deux oléoducs explosaient dans le port de Dalian au nord-est de la Chine, le 15 juillet. Ce serait 1 500 tonnes de pétrole qui se sont déversées dans la mer avec un impact écologique prévu pour une décennie… et une audience médiatique très modeste.

Et pendant ce temps-là, dans le delta du Niger, au sud du Nigéria, il ne se passait rien… ou presque. Rien que de l’ordinaire, puisque voilà déjà 50 ans que le pétrole s’écoule dans la mangrove et les marais. En mai, Shell a reconnu que 14 000 tonnes de brut avaient été déversées dans la nature en 2009. De plus, un oléoduc d’Exxon Mobil s’est rompu le 1er mai, rejetant 4 millions de litres pendant une semaine. Les pétroliers et les groupes armés qui détournent le pétrole se rejettent la responsabilité de cette situation. Forêts et terres agricoles sont recouvertes d’un liquide huileux, les puits d’eau potable sont pollués, la pêche a dû être abandonnée, mais les regards extérieurs sont mal venus. Selon le WWF, ce serait de l’ordre de 1,5 million de tonnes de brut qui auraient été déversées dans le delta du Niger en 50 ans ! Les autorités nigérianes ont recensé officiellement plus de 7 000 marées noires entre 1970 et 2000.

Vroum, vroum. Prout, prout. Bonne promenade. Ah, au fait, le fonds du puits est en vue, enfin !

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 19:17

 

C’est à partir des années 1960-70 que les installations portuaires de Rouen ont commencé à glisser vers l’aval. Tant et si bien que les Rouennais on fini par oublier qu’ils habitaient une ville-port. Depuis les années 1990, la ville et le port se sont retrouvés sur le plan de l’urbanisme au point d’imaginer ensemble une nouvelle osmose (Voir aussi Rouen-sur-Seine ? : http://www.michel-lerond.com/article-18552616.html). La ville de Rouen a fait alors de la requalification des quais une des actions prioritaires de son projet urbain. C’est dans le même temps qu’avait été proposée une coulée verte qui aurait pu constituer une diagonale de toute l’agglomération en passant par les berges de la Seine et donc le port. Dans cette perspective, j’avais proposé au port, à l’époque, de mieux se mettre en valeur par des aménagements paysagers et une forme de tourisme portuaire qui aurait pu s’appuyer sur des « folies », comparables à celles du parc de la Villette à Paris.

A la Villette, les 25 folies de Bernard Tschumi, architecte franco-suisse, sont une version contemporaine des gloriettes. Ces constructions cubiques, un peu abstraites, ont une simple vocation décorative ou fonctionnelle en abritant des services d’information, des expositions ou autres. Dans le cas présent du Port de Rouen, ces folies pourraient être conçues comme autant de lieux d’information sur la Seine, ses activités économiques, ses paysages, sa biodiversité, son fonctionnement hydraulique, etc. Ces constructions pourraient être conçues comme des promontoires permettant d’avoir une vue d’ensemble sur les installations portuaires, pour mieux en comprendre le fonctionnement et l’utilité. Ces folies pourraient être situées sur le vélo-route qui suit la Seine et même être desservies par une ligne de transports en commun qui ne fonctionnerait qu’en fin de semaine pour permettre une liberté de promenade compte-tenu des distances à parcourir.

C’est un peu ce qui s’amorce actuellement. Après l’aménagement de l’Espace des marégraphes, sur la rive droite, avec restaurants, salles de sport, promenades plantées, c’est au tour du boulevard maritime, sur la rive gauche, d’être réaménagé de façon paysagée. Cette « révolution portuaire » est complétée par un test de reconstitution de berges végétales, en remplacement des berges en bêton. Création de mares, parcours pédagogiques ou recréation de zones humides témoignent aussi de l’avancée.

Ah vraiment, le Port de Rouen c’est fou !

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 15:39

 

          Voilà bien longtemps déjà que le fossé se creuse entre les élites et les citoyens. Qu’il s’agisse de prospective climatique ou de gestion de la crise économique, le scepticisme s’installe. Sur le plan politique, c’est pire encore. Lorsque les affaires

récentes, touchant plusieurs membres du gouvernement, montrent à quel point la collusion est grande entre pouvoir et argent, le citoyen de base a du mal à accepter les restrictions liées à la rigueur. Par ailleurs, et quoi qu’en disent les statistiques officielles, chacun ressent l’insécurité qui se répand sur tout le territoire, y compris dans les villages, les délinquants n’hésitant plus à faire usage d’armes à feu. Quand, en plus, les plus hauts dirigeants du pays font l’amalgame entre délinquance et « Français d’origine étrangère », le discours politique devient inaudible.

Tout ce contexte d’une présidence de type berlusconien rend le climat politique assez irrespirable. A tel point que des policiers ont tourné le dos au président lors d’un hommage à un policier tué, au motif de trahison (Melun le 23-03-10) ; qu’un hebdomadaire a pu titrer, à propos du président, « Le voyou de la République » (Marianne du 07-08-10) ; que l’ONU a critiqué la France pour « recrudescence notable du racisme et de la xénophobie » (Le Monde, 13-08-10) ; qu’un chanteur de RAP a pu titrer un vidéo-clip « Tirer sur les keufs » (nouvelobs.com 13-08-10). Tous ces incidents disparates construisent une image de la France qui explique que leurs dirigeants soient devenus la risée d’une grande partie du monde, comme en témoigne la lecture de la presse internationale. Cette grande nation, celle des droits de l’homme, est encore une puissance économique, mais ce n’est plus qu’à peine 1 % de la population mondiale. Cela ne demande-t-il pas retenue, modération et humilité plutôt qu’arrogance…, Tout alors se déstabilise. De partout sont lancés des appels pressants. Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République, s’inquiète : « La société est en grande tension nerveuse » (Le Monde, 22-02-10). Bastien François, universitaire : « Les gouvernants qui ne jouissent plus de la confiance des gouvernés… doivent quitter le pouvoir » (Le Monde 22-07-10). Michel Rocard, ancien premier ministre : « On n’avait pas vu ça depuis Vichy » (Marianne 07-08-10).

Dans une véritable démocratie, une telle confusion amènerait les dirigeants politiques à présenter leur démission sans délai, par honnêteté, sens de l’honneur et respect de la paix civile. Après quoi il faudrait reconstruire. L’hymne national, dont les paroles sanguinolentes auraient dû être changées depuis longtemps, dit : « Entendez-vous dans les campagnes, Mugir ces féroces soldats ? » Entendez-vous dans les campagnes cette clameur qui monte, annonciatrice de bien des tourments. Faisons, tous ensemble, que ce pressentiment ne soit qu’un mauvais rêve vite oublié…

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 09:24

La pollution atmosphérique a connu « ses belles heures », si l’on peut dire, pendant les années 1970. A cette époque, on prenait conscience de son importance et de ses effets. C’est alors que l’on a commencé à la mesurer, par des méthodes physiques, ou à l’évaluer, par des méthodes biologiques. Les résultats de ces investigations étaient souvent très alarmants et une série de mesures furent prises progressivement pour réduire les pollutions (réglementation), en suivre l’évolution (associations agréées pour la surveillance de la qualité de l’air) ou se concerter sur les progrès à réaliser (Secrétariats permanents de prévention des pollutions industrielles). Plus récemment, ont été mis en place des Plans régionaux de qualité de l’air. Quarante ans plus tard, on peut dire que tous ces efforts ont porté leurs fruits et les pics de pollution ont sensiblement diminué.

A y regarder de plus près, les résultats sont toutefois à relativiser, dans la mesure où les pollutions de fond demeurent un enjeu majeur. Les polluants classiques ont bien régressé mais des polluants nouveaux sont à prendre en compte et 45 % de la population urbaine européenne est exposée à des polluants pouvant porter préjudice à sa santé (particules et ozone notamment). De plus, les dérèglements climatiques peuvent engendrer des détériorations graves de la qualité de l’air, comme on vient de le voir à Moscou, en période de sécheresse avec incendies de forêt. Les synergies sont, à cet égard, très complexes et peuvent jouer dans les deux sens : les incidences climatiques peuvent engendrer de la pollution et certaines pollutions peuvent modifier le climat…

Par ailleurs, pendant longtemps, on a considéré que la pollution était « extérieure », en négligeant la qualité de l’air à l’intérieur des locaux. Fort heureusement il a été remédié à cela, en termes d’études, et on sait maintenant que, bien souvent, l’air de notre salle de bain ou de notre cuisine est bien plus pollué que celui de notre quartier, ou que l’habitacle de notre voiture est plus pollué que la rue dans laquelle nous circulons.

L’origine de la pollution de l’air a souvent été rattachée aux activités industrielles, de transport et au chauffage des bâtiments. Cela reste vrai bien sûr, mais certains polluants ont certainement été sous-estimés, comme les pesticides, produits chimiques très complexes comptant environ 1 200 ingrédients, dont on connaît mal l’incidence sanitaire. Les quelques études menées sur le sujet montrent que les pesticides sont présents partout dans l’atmosphère, aussi bien dans les campagnes que les villes, exposant ainsi la quasi-totalité de la population. L’agriculture industrialisée est ainsi devenue une source de pollution de l’air importante et dont l’étude a été trop négligée jusqu’à maintenant.

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 09:38

 

       L’été 2010 est très chaud et sec ou… très humide, selon les contrées. Ainsi la Russie a connu une canicule avec des températures proches de 40° pendant plusieurs semaines (6° de plus que la moyenne historique). Les incendies qui en ont résulté ont détruit près de 700 000 hectares de forêts et milieux naturels (l’équivalent du quart de la forêt française). Pas très loin, le Pakistan connaît des inondations très importantes qui ont affecté 20 millions de personnes, fait au moins 1 600 morts et détruit 130 000 habitations. Du fait de précipitations supérieures de 15 % aux moyennes saisonnières, la Chine connaît aussi des inondations qui ont affecté environ 300 millions d’habitants (!!), tué 1 300 personnes depuis la mi-juillet et détruit 22 000 bâtiments. Plus au sud, au Niger la sécheresse sévit depuis fin 2009, occasionnant une baisse de 10 % de la récolte céréalière et de 70 % de la production fourragère, et entraînant la famine pour 7 millions de personnes, la moitié de la population.

Tous ces incidents climatiques résultent bien sûr de particularismes locaux et les causes peuvent en être multiples, y compris des modifications profondes des équilibres naturels par les activités humaines. Mais il semble bien que l’on entre dans le scénario global envisagé pour les modifications climatiques : plus chaud et sec ou plus humide, de façon assez aléatoire.

Et en France ? La sécheresse sévit également et 52 départements ont été soumis à des restrictions d’eau. Ainsi, en Seine-Maritime, le déficit de pluviométrie dans les premiers mois de l’année a été compris entre 63 et 82 % selon les contrées. Les agriculteurs ont entamé les réserves de foin pour nourrir les animaux, faute d’herbe dans les prairies et la récolte de blé est médiocre.

En Russie, près de 10 millions d’hectares de blé ont été détruits par la sécheresse, le cinquième du total. La situation est comparable chez les grands exportateurs de blé de l’hémisphère Nord. Ceci explique que le prix du blé ait doublé cet été. Tous ces exemples nous ramènent à des considérations basiques : assurer d’abord l’alimentation des populations. L’agriculture industrialisée a oublié un peu trop vite que la nature garde ses droits. Autrefois le saltus était une terre sauvage qui constituait, de fait, une réserve de nature et une possibilité de cueillette, en complément de l’ager, la terre cultivée. Le saltus, à la végétation diversifiée, était un écosystème fonctionnant de façon autonome et avait vocation, entre autres, à nourrir le bétail. Il constituait ainsi une zone tampon, propre à atténuer les effets du climat sur l’ager.

Alors que nous sommes confrontés à davantage de catastrophes naturelles, on constate que la capacité d’anticipation reste faible et que les réponses ne sont pas au niveau souhaité.

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 18:02

         Une autre fleur de la Normandie des jardins à découvrir dans le Calvados :

 

Le jardin botanique de Caen, d'origine universitaire (créé en 1689), fut le 3ème jardin botanique en France après ceux de Montpellier et de Paris et connut une grande renommée au 18ème siècle.

Le jardin était, à l’origine, une carrière d'extraction de calcaire, la "Pierre de Caen", une face d'extraction est d'ailleurs encore visible dans le parc. En 1891, sont édifiés l'institut botanique et la serre expérimentale, où le savant botaniste de Caen, Noël Bernard découvrit le phénomène de la symbiose des orchidées avec les champignons. Cette découverte scientifique permit de développer au XXème  siècle la culture et la commercialisation des orchidées. Le jardin des plantes de la ville de Caen présente sur 3,5 ha :

- une collection de la Flore de Basse-Normandie (900 plantes),

- un jardin thématique (plantes médicinales, tinctoriales, aromatiques, textiles...),

- deux rocailles,

- un parc de promenade avec des arbres remarquables (sophora 1750, séquoia 1890…) et des jeux pour enfants,

- des collections de plantes d'intérieur réparties en 4 compartiments : une serre de plantes succulentes, une serre chaude, une serre tempérée et une serre froide.

Le jardin botanique de la ville de Caen est un jardin agréé "Jardins botaniques de France et des pays francophones" et possède 3 collections nationales CCVS (Conservatoire de Collections Végétales Spécialisées) de plantes de serres. Le jardin des plantes de Caen réussit cette prouesse de constituer une enclave hors du monde en centre ville et d’offrir à l’amateur éclairé tout le support nécessaire à une leçon de botanique de haut niveau.

 

Pour s’y rendre : 5 place Blot, 14000 Caen

En entrant dans la ville, direction Caen-Centre. Situé non loin du Château et de l’Université. En bus, ligne 10 vers Côte de Nacre, arrêt « Jardin des Plantes » ou vers Cambes-en-Plaine, arrêt « Rue Bosnière ». Ligne 18, arrêt « Jardin des Plantes » dans les deux sens – Tel. 02 31 30 48 38 - www.ville-caen.fr/DevDurable/Espacesverts/jardinplantes/index.asp

Ouvert toute l’année en accès libre et gratuit : dimanche et jour férié à 10 h, semaine à 8 h, Noël et jour de l’An à 14 h. Fermeture entre 17 heures 30 et 20 heures selon la saison. Les serres sont libres d’accès de 14 h à 17 h.

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 09:45

 

       Une autre fleur de la Normandie des jardins à découvrir en Seine-Maritime :

 

Le jardin des plantes de Rouen a  été créé au XVIIIème siècle par un groupe d’amis botanistes, fondateurs de l’Académie des sciences, belles lettres et arts de Rouen, ce jardin connut dès l’origine une vocation scientifique. Au fil du temps, le jardin s’enrichit d’une grande serre centrale (achevée en 1842 et classée monument historique) puis de serres tropicales et offre maintenant 5 600 espèces de la flore mondiale. C’est un ensemble digne des encyclopédistes avec orangerie, roseraie, rocaille, plantes médicinales et aromatiques, verger conservatoire.

A chaque saison, le visiteur peut contempler fleurs, feuillages ou plantes exotiques avec un foisonnement de couleur, dans l’intimité d’une allée discrète ou en pleine lumière le long de la grande perspective très fréquentée et qui traverse tout le jardin (8 ha). Les collections d’iris, rhododendrons, roses, chrysanthèmes ou encore de plantes carnivores sont très importantes. Mais la collection de fuchsias, avec 911 espèces et variétés, connaît une notoriété au moins nationale (Cette collection n’est accessible qu’exceptionnellement ou sur demande). Parmi les arbres, rares ou particulièrement décoratifs, certains ont acquis une taille remarquable comme les Ginkgo, hêtre pourpre ou séquoia géant.

          A la suite d’aménagements successifs, le jardin des plantes de Rouen concilie à merveille un lieu de promenade très prisé des Rouennais, un conservatoire botanique important et un support pédagogique remarquable (l’étiquetage rigoureux des plantes permet une leçon de botanique du plus haut niveau). La vocation botanique des origines perdure (avec sa banque de graines) et marque ainsi l’héritage d’une longue tradition.

 

Pour s’y rendre : 114 ter avenue des Martyrs de la Résistance, 76100 Rouen

A la limite sud de la ville, à proximité du rond-point des Bruyères – Tel. 02 32 18 21 30 - www.rouen.fr/jardinplantes

Ouvert librement du 1er janvier au 31 décembre de 8 h 30 à la tombée de la nuit (été : 19 h 45, hiver : 17 h 15).

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 17:08

 

         Une autre fleur de la Normandie des jardins à découvrir dans le département de la Manche :

 

       Le parc des Ravalet accompagne le château qui fut construit entre 1562 et 1575 par Jean II de Ravalet, seigneur de Tourlaville. Il devint la propriété de la ville de Cherbourg en 1935. René de Tocqueville, neveu de l’écrivain Alexis de Tocqueville, aménagea le parc en y insérant des pièces d’eaux et une serre à rotonde et une magnifique cascade artificielle à plusieurs étages avec torrent.

          Le jardin à la Française a été créé dans les années 1860 en même temps que la serre rotonde. La particularité de ce jardin est la rigueur des massifs de rosiers et de plantes annuelles et bisannuelles, ainsi que la taille des ifs et des buis en cône. Les jardins à l’Anglaise assurent la continuité autour de l’étang avec une grande diversité d’espèces, constituées en grande partie de plantes de terre de bruyère. La prairie est une grande étendue de pelouse autorisée au divertissement du public avec une aire de jeux pour enfants. A proximité, une mare a été réaménagée en 2002 avec des plantations diverses d’arbustes, de vivaces et de bambous.

            La volonté d’aménagement du parc a été d’éviter de créer un arboretum classique mais plutôt de mélanger toutes les espèces des 5 continents. Les plus vieux arbres sont le Pseudotsuga, l’Araucaria, les néfliers, cèdres de l’Atlas, le Taxus baccata, les marronniers, hêtres et chênes. Aujourd’hui, le parc fait 17 ha dont 3 de bois plantés en janvier 2000 (avec le concours d’enfants de Cherbourg).

          En 2008, le jardin a évolué avec la réalisation de jardins du Moyen-Age (jardin courtois, de cloître, de préau, jardin verger) avec l’objectif d’une évolution pour la manifestation 2010 vers un jardin de roses anciennes.

          Le service Embellissement s’inscrit dans une démarche de développement durable pour ses espaces verts, il n’utilise plus de désherbants chimiques mais des techniques alternatives. Le service contrôle l’arrosage, utilise des paillages, choisit des végétaux adaptés, utilise la protection biologique intégrée.

       Le parc des Ravalet est une des plus belles fleurs de Normandie qu’il faut voir absolument.

 

Pour s’y rendre : Avenue du Château, 50110 Tourlaville

Sortie est de Cherbourg. Parc signalé depuis le centre de Tourlaville – Tel. 02 33 87 88 98 - www.ville-cherbourg.fr

Ouvert toute l’année librement selon les horaires suivants : janvier, février, novembre, décembre de  8 h 30 à 17 h ; mars, avril, septembre, octobre de 8 h à 18 h 30 ; mai, juin, juillet, août de 8 h à 19 h.

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 08:44

Encore deux jardins à découvrir dans l’Orne et le Calvados :

 

Le verger conservatoire de la Maison d'Ozè est un petit jardin public de 585m2, blotti au pied de l'une des murailles d'Alençon, au coeur de la ville historique. La Société d'Horticulture de l'Orne a procédé aux plantations et se charge de l'entretien quotidien. Il est à la fois un lieu de promenade, d'apprentissage et d'expérimentation destiné au grand public et aux membres de cette association en regroupant un patrimoine d'arbres fruitiers, rosiers anciens, plantes vivaces, médicinales et aromatiques. Parmi les anciennes variétés fruitières locales, on peut observer les poires Figue d'Alençon et Doyenné d'Alençon. Des roses normandes ou évoquant la Normandie agrémentent aussi ce verger : Triomphe d'Alençon, Belle de Rémalard, Fantin Latour et Thérèse de Lisieux.

 

Pour s’y rendre : Mairie, 61000 Alençon

Près de l’Office de Tourisme, 10 rue Etoupée. Entre la place Plénître et la place de la Magdelaine – Tel. 02 33 26 16 03 - www.shoalencon.com

Ouvert tous les jours en accès libre, de 9 h à 18 h, sauf pendant la fructification et la récolte, du 14 juillet au 15 octobre.

Le jardin public de Bayeux est l'une des plus belles réalisations paysagères du Second Empire en Basse-Normandie. Lorsqu'il ouvre ses portes au public en 1864, l'ancien herbage s'est mué en un véritable parc paysager de 2,6 ha qui a bénéficié des connaissances botaniques les plus pointues de son époque. Parmi les 400 arbres qu’il abrite, l’élément le plus spectaculaire est un hêtre pleureur classé monument naturel depuis 1932 et labellisé « Arbre remarquable de France » en 2001, dont le diamètre moyen de la couronne est de 40 mètres ! Ce hêtre est une véritable splendeur qui laisse pantois d’admiration.                                                                                           

Pour s’y rendre : 55 route de Port-en-Bessin, 14400 Bayeux

Situé en périphérie ouest du centre ville, on y accède par la route de Port-en-Bessin ou par la rue du Chemin vert (à proximité du parc sportif) – Tel. 02 31 10 10 14 (Service des Espaces Verts) - www.mairie-bayeux.fr

Ouvert en accès libre du 1er octobre au 31 mars, de 9 h à 17 h et du 1er avril au 30 septembre de 9 h à 20 h.

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 11:57

Une autre fleur de la Normandie des jardins, à découvrir dans le département de la Manche :

 

Le parc botanique de la Sienne (2 ha) est niché au cœur de la vallée de la Sienne (site classé), il a été créé en 1996. Ce parc est un passeport pour la nature en permettant une approche progressive en deux parties : dans la première, un vallon très escarpé, le visiteur découvre une nature enrichie de plusieurs essences d’arbres, de plantes vivaces, de plantes des berges humides et d’ombre. La seconde partie, plus sauvage, s’ouvre sur la vallée avec plusieurs plans d’eau.

Pour les amateurs, un mini-golf serpente parmi les arbres et offre un parcours où se jouent la ruse et l’habileté.

Dans ce site enchanteur, le clapotis de l’eau, le chant des oiseaux, les plantes amphibies et aquatiques vous emmènent hors du temps.

 

Pour s’y rendre : Le Hamel Soyer, 50450 La Baleine

A proximité de Villedieu-les-Poëles et à 4km de l’Abbaye d’Hambye. Entre Gavray et Saint-Denis-le-Gast, prendre la direction La Baleine. Parcours fléché – Tel. 02 33 61 76 66

Ouvert tous les jours du 3 juillet au 29 août de 11 h à 18 h. (Possibilité de fermeture en cas de fortes pluies).

 

Rappel : Qu’est-ce qu’on attend ?

 

Avez-vous pensé à relire mes chroniques les plus anciennes ? En complément de ce blog, je vous propose la publication des 100 premières chroniques chez l’Harmattan : la chronique du 6 janvier 2009, « Qu’est-ce qu’on attend »,  prend ici une valeur emblématique par rapport à l’esprit du livre et en fait le titre.

Souhaitant que vous preniez plaisir à relire ces notes éparses dans un ensemble restructuré : Michel Lerond, Qu’est-ce qu’on attend ? Chroniques (2008-2009). Editions l’Harmattan. Avril 2010. Cet ouvrage peut être commandé directement chez votre libraire habituel ou sur le site de l’éditeur : http://editions-harmattan.fr

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