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  • : Le blog de Michel Lerond
  • : Libre opinion sur les questions d'actualité en environnement et développement soutenable
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  • Michel Lerond
  • Ecologue et essayiste. Dans notre pratique professionnelle, nous avons pu contribuer, notamment, à un meilleur accès à l’information sur l'environnement.

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 08:36

Au-delà de la comédie grotesque des élections présidentielles de Côte d’Ivoire, l’Afrique est aujourd’hui très touchée par divers effets liés à la crise économique et aux modifications climatiques. Pourtant l’Afrique dispose d’atouts et de richesses qui doivent lui permettre un nouveau départ, cinquante ans après la décolonisation. L’exploitation abusive des matières premières, dans certains pays, a causé beaucoup de dégâts au capital nature et il faudra ne pas répéter les erreurs du passé. A cet égard, on peut se demander si l’Afrique n’offre pas une image grossie des dégâts causés par le mode de développement occidental, un « effet loupe » en somme.

L’Afrique se trouve, selon des experts Africains, à un moment historique de son destin, avec des opportunités fortes concernant l’agriculture, l’industrie ou l’énergie. Mais si les discours officiels vont bon train, les réalités de terrain peinent un peu… comme dans le monde occidental.

Quelques exemples sont cependant encourageants pour l’avenir. Ainsi au Burkina Faso, un des pays les plus pauvres du monde, au 177ème rang selon les Nations Unies, l’agriculture fournit un revenu à 86 % de la population. Sous l’impulsion de la FAO, le gouvernement burkinabé a réinvesti dans l’agriculture vivrière, trop longtemps délaissée au profit du coton destiné à l’exportation, renforçant ainsi les organisations paysannes, ce qui est d’autant plus important que 70 % du secteur agricole est constitué de petits producteurs.

Au Kénia (classé par l’ONU 147ème sur 182 pays), l’économie est en train de rebondir. L’instauration d’une union douanière, début 2010, a créé un marché commun pour 5 pays d’Afrique de l’Est qui est un accélérateur des échanges dans la région. La mentalité entrepreneuriale et la capacité de travail des Kényans assurent cette montée en puissance. Mais, revers de la médaille, la capitale Nairobi est maintenant paralysée par les embouteillages du fait de l’explosion du parc automobile…

L’agriculture biologique est devenue une réalité pour la culture du coton en Afrique de l’ouest. Après le Sénégal et le Mali, c’est le Burkina Faso qui s’y met, et les agriculteurs ne meurent plus de maladies provoquées par les pesticides ! Les femmes jouent un rôle primordial dans cette reconversion pour travailler le « coton noble » et ainsi afficher publiquement l’égalité homme-femme. Il reste à transformer le coton sur place plutôt qu’exporter.

Les Africains vont devoir inventer un « modèle africain » pour leur développement, soutenable bien sûr. Ceci demande une volonté politique forte pour passer au stade supérieur, d’abord limiter la fuite des cerveaux africains vers les pays développés et ne pas se faire manger par le néo-colonialisme chinois. La nouvelle Afrique est en marche.

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 10:22

 

Depuis un peu plus de trois ans que ce blog existe, 161 chroniques ont été publiées, en voici le rappel des titres pour 2010 :

 

- 161 chroniques, déjà 28-12-10

- Prompteur du 15 avril 2017 21-12-10

- J’ai un plan de campagne ? 14-12-10

- Les abeilles ont le bourdon ? 07-12-10

- Nagoya, mon amour ? 30-11-10

- La femme est-elle l’avenir de l’homme ? 23-11-10

- Théodore Monod, dix ans déjà 16-11-10

- Ecologie ou écologisme ? 09-11-10

- Si c’est global, c’est pour agir local ? 02-11-10

- Et Dieu dans tout çà ? 26-10-10

- L’homme dans la nature ? 19-10-10

- La chimie, ça pollue ? 12-10-10

- A l’Est, du nouveau ? 05-10-10

- Ils ont faim ? 28-09-10

- Alors, sceptiques ? 21-09-10

- BP, bonne promenade ? 14-09-10

- Et si le port de Rouen faisait des folies ? 07-09-10

- Entendez-vous dans les campagnes ? 30-08-10

- Qualité de l’air ou air de qualité ? 24-08-10

- Sale temps ou saltus ? 17-08-10

- Leçon de botanique dans un des plus anciens jardins de France 10-08-10

- Du « Jardin de l’Académie » au Jardin des plantes 03-08-10

- L’incontournable 27-07-10

- Un petit jardin… à la figue, ou un hêtre à pleurer d’émotion 20-07-10

- Un passeport pour la nature 13-07-10

- Les tourbières à l’inventaire ? 06-07-10

- Au cœur du Pays de Caux, ou au bord de la Charentonne 29-06-10

- Vous avez dit messicoles ? 22-06-10

- Un jardin paysan et des « mauvaises » herbes à l’honneur 15-06-10

- Tous des singes ? 08-06-10

- Pour se perdre dans les songes 01-06-10

- Que dis-je, c’est un fleuve ?... C’est un océan ! 25-05-10

- Nuage de cendres ou poussières de folie ? 18-05-10

- Ecologie en l’Académie ? 11-05-10

- Un parc aquatique dans une nature retrouvée 03-05-10 

- Jeanne, une orchidée ? 27-04-10

- Qu’est-ce qu’on attend encore ? 20-04-10

- Au royaume du houx et des plantes rares 13-04-10

- Le Golfe, maquette de la planète ? 06-04-10

- Un jardin dans un autre monde 30-03-10

- Tous végétariens ? 23-03-10

- Un jardin de sculptures 16-03-10

- Vous avez dit « urgences » ? 09-03-10

- Une Seine impressionniste ? 02-03-10

- Maltus, le retour ? 23-02-10

- On a tort d’avoir raison trop tôt ? 16-02-10

- Des routes pour les arbres ? 09-02-10

- On l’appelait Modérane… 02-02-10

- Et Laurent CREA Rouen ? 26-01-10

- English speaking ? 19-01-10

- Bilan d’activités 2009. 12-01-10

- 17 291 au lieu de 16 928 ? 05-01-09

 

Cette dernière chronique index de l’année est l’occasion de vous remercier de votre fidélité à ce blog. Merci en particulier pour vos commentaires toujours avisés et pondérés, ce qui contribue à nourrir notre réflexion commune. Bonne année 2011 à tous et rendez-vous au 4 janvier.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 17:27

 

          C’est Noël, voici le moment de vous offrir un conte ! :

 

Dans ces temps non encore arrivés, le journaliste vedette de la Télé-France-Monde est RNJD. Ce sigle n’est pas son vrai nom mais son pseudonyme : Rien N’est Jamais Désespéré. Nous avons pu nous procurer, avec un peu d’avance, le texte de son prompteur (dispositif permettant de lire un texte en toute discrétion pendant que l’on est filmé) pour le journal télévisé du 15-04-2017 :

- Bonsoir, bienvenue sur TFM, voici les titres des nouvelles que nous allons développer dans un instant :

- La nouvelle présidente de la république française, élue samedi dernier, a nommé aujourd’hui les quatre ministres de l’Environnement, du Social, de l’Economie et de la Gouvernance. Chacun de ces quatre ministres, deux hommes et deux femmes, désigneront à leur tour, la semaine prochaine, les quatre ministres-adjoints de chacun de leurs ministères. Le gouvernement de 20 membres sera ainsi au complet. Il restera à chaque ministre-adjoint à mettre en place un Conseil de la république, pour chacune de leurs attributions. Comme vous le savez, cette instance fait suite à la promulgation de la 6ème république, en 2015, elle a pour objet de mettre le ministre en contact direct et permanent avec la société civile, de façon à ce que les décisions gouvernementales soient prises au plus près des préoccupations des Français.

- Le communiqué de l’Elysée précise également que, conformément à la constitution de la nouvelle république, il sera désormais veillé au respect scrupuleux du non cumul de mandats et de fonctions, afin d’éviter la professionnalisation de la politique. Sauf exceptions très limitées, aucun élu de la nation ne pourra plus exercer qu’un seul mandat à la fois. Il sera mis au point très prochainement un « statut de l’élu », envisagé depuis les années 1980 et jamais produit, afin que tous les citoyens puissent accéder à un mandat électif et retrouver leur emploi ensuite sans préjudice professionnel.

- Suite à l’élection présidentielle française, le GEU, Gouvernement de l’Europe Unifiée, accueillera en son sein la présidente française, venant ainsi rejoindre les 28 autres chefs d’état européens. C’est le 29 avril qu’aura lieu le prochain conseil des ministres européens, au complet. Le GEU a révolutionné le fonctionnement de l’Europe et celle-ci peut maintenant prendre des décisions applicables pour toute l’Union.

- Le Comité pour l’Economie Equitable de l’ONU vient de supprimer le dernier paradis fiscal de la planète. Le territoire de celui-ci sera rattaché à l’Union Européenne et les 14 banques qu’il comportait encore seront dissoutes.

Bon d’accord, pour 2017, c’est un conte. Mais pour 2032, qui sait ?

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 21:22

       C’était le week-end pluvieux, très pluvieux de la Toussaint. Le ciel de Provence charriait des nuages gris, bas, menaçants… Que faire si ce n’est aller au cinéma, ce que nous fîmes. Le cinéma offrant le plus de possibilités était situé sur la « zone » de Plan de Campagne. Cette zone commerciale, la plus grande de France a été créée en 1960, elle couvre 20 hectares sur les communes des Pennes-Mirabeau et de Cabriès dans les Bouches du Rhône, entre Aix-en-Provence et Marseille. Ce vaste marché regroupe plus de 400 enseignes, dont la plupart ouvertes le dimanche, dans une débauche de néons, d’enseignes clignotantes, d’embouteillages et de stationnements intempestifs. Un condensé de la planète commerciale qui laisse un peu songeur…

Le film, c’était « Il reste du jambon » de Anne Depetrini, avec Ramzy Bedia, Anne Marivin, Fellag, Marie-france Pisier, Leila Bekhti, Géraldine Nakache... Cette comédie tourne autour de la rencontre « coup de foudre » entre Justine, journaliste télé de second ordre, et Djalil un séduisant urgentiste. La belle blonde parisienne et le grand brun de Nanterre sont très amoureux, mais il y a un détail important : l’homme qu’elle aime est… Arabe, ou plutôt «français issu de l’immigration», ce qui n’est pas un détail pour les familles des tourtereaux. Certes, les scènes burlesques, parfois gauches, empêchent que ce soit un grand film, mais le grand mérite de cette mise en scène est de faire l’éloge de l’amour, plus fort que la différence.

Pour ma part, j’ai un plan de campagne. Comme il ne fait pas beau et qu’il reste du jambon, on va se faire une petite bouffe entre amis, français d’origine ou pas, et on va bien rigoler, loin de la planète commerciale. Cela avant que l’on entre dans la vraie campagne, celle de 2012, celle du fric à tout va et qui pourrait bien nous filer un sacré bourdon…

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 08:20

 

Depuis la mi-octobre, nos abeilles sont en hibernation. Profitons-en pour parler d’elles à leur insu, car l’heure est grave.

Les abeilles constituent un groupe très important du règne animal. Ce sont en effet ces insectes qui sont les premiers acteurs de la pollinisation. Mais les abeilles sont en difficulté et des procès sont en cours entre apiculteurs et producteurs ou utilisateurs de produits phytosanitaires. C’est qu’en effet, si l’apiculture a un poids économique en elle-même, elle a surtout une importance considérable à travers l’activité de pollinisation. Le problème n’est pas simple puisqu’on a recensé une quarantaine de causes à la surmortalité constatée des abeilles. Les pesticides sont mis en cause, mais il y a controverse et d’autres menaces sont mises en avant selon les acteurs concernés, tels que les parasitages par le Varroa, le frelon d’Asie ou la monoculture. Le Varroa destructor est un acarien qui se nourrit de l’abeille. Le frelon Vespa velutina est arrivé en France en 2005 par le sud-ouest, c’est un prédateur redoutable dans la mesure où cinq à six frelons peuvent décimer une ruche. Enfin la monoculture de l’agriculture intensive entraîne une carence chez l’abeille.

Il y aurait en France 70 000 apiculteurs (qui produisent 20 000 tonnes de miel/an) dont 3 % ne vivent que de cette activité.  15 000 apiculteurs auraient cessé leur activité depuis 20 ans du fait de la surmortalité des abeilles. Ce n’est pas le moindre paradoxe que de constater que l’avenir du rucher français dépend surtout du milieu urbain… On peut voir aussi à ce sujet : http://www.michel-lerond.com/article-36370896.html.

Il est donc indispensable de poursuivre des études approfondies sur les effets nocifs des pesticides, en relation avec les responsables agricoles, mais aussi sur les parasites et les maladies des abeilles. Les universitaires ont un rôle important à jouer dans ce domaine, sachant que les synergies entre ces principales causes sont certainement complexes et redoutables. Mais, par-dessus tout, il convient de préserver des friches avec plantes mellifères, y compris en milieu urbain, sous forme de prairies fleuries ou de toitures végétales par exemple : http://www.michel-lerond.com/article- 52745820.html.

L’abeille, par sa présence planétaire et sa capacité à collecter les polluants par l’intermédiaire du pollen, est de fait un indicateur de premier ordre sur l’état de la planète. « Si les abeilles disparaissaient du globe, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre » aurait déclaré Albert Einstein. Nous voilà prévenus…

 

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 18:55

       Hiroshima mon amour est un film franco-japonais d’Alain Resnais sorti en 1959, c’est la relation d’un amour impossible et un appel à la réconciliation des peuples. A Nagoya au Japon, la conférence mondiale sur la biodiversité fut aussi la relation d’un amour difficile entre l’homme et la nature et un appel entre les peuples du Nord et ceux du Sud pour une exploitation raisonnable de la nature.

       Les deux enjeux majeurs de notre époque sont bien le changement climatique et l’érosion de la biodiversité. Nous sommes confrontés aux limites des ressources de la biosphère, tant énergétiques que biotiques, sans oublier les ressources en eau. Nous sommes, probablement, face à la sixième extinction des espèces et celle-ci est très largement imputable aux hommes. Certes, l’empreinte écologique est un indicateur qui peut être discuté, mais elle a doublé depuis les années 1960, ce qui signifie que l’humanité consomme les ressources naturelles plus vite que les écosystèmes ne peuvent les produire. Dès lors, arrêter ce déclin devient une question de survie.

       C’est ainsi que la conférence de Nagoya, qui s’est tenue du 18 au 29 octobre, a été le point d’orgue de l’année internationale de la biodiversité et une note d’espoir, en fonction des accords auxquels sont parvenus les 193 pays participants. Trois textes clés ont été adoptés : le protocole sur le partage des richesses génétiques, le nouveau plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique et la mobilisation des ressources financières. Le premier texte définit un cadre pour l’exploitation des plantes et autres organismes, notamment dans les territoires du Sud par les entreprises du Nord. Tout n’est pas réglé, mais c’est une avancée importante. Le plan stratégique fixe 20 objectifs pour la période 2011-2020 et une augmentation substantielle des financements. Il est vrai qu’à ce stade ce sont surtout des intentions, qu’il faudra concrétiser dans les divers états concernés. Enfin Nagoya a ouvert la voie à la création du « GIEC de la biodiversité », l’IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem services), plate-forme internationale qui devra être actée par la prochaine assemblée générale de l’ONU.

       Parmi les 20 objectifs du plan stratégique, il en est un particulièrement intéressant et efficace, celui qui consiste à réduire ou supprimer les subventions à des actions néfastes à la biodiversité. L’Europe et la France semblent très concernées par cette mesure… en matière de politique agricole, notamment.

       Sans doute cet accord de Nagoya manque-t-il de contraintes fortes et de sanctions en cas de non respect, mais c’est une avancée dont il faut se réjouir. De façon majeure, Nagoya affirme l’importance fondamentale de la nature pour l’économie et la société. Que Nagoya, mon amour, marque le début d’une longue, très longue idylle entre l’homme et la nature !

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 17:22

       Louis Aragon l’avait affirmé, puis Jean Ferrat l’avait chanté : la femme est l’avenir de l’homme. Notre société, passablement phallocrate, a souvent laissé trop peu d’initiatives aux femmes. En sera-t-il toujours ainsi avec le développement soutenable ?   

    C’est ce qui pourra être discuté lors du colloque régional : « Femmes et Développement Durable ». Ce colloque se tiendra à l’initiative de l’Observatoire des Femmes de Haute-Normandie, le lundi 6 décembre 2010, de 14 h à 17 h, Faculté de droit, 3 avenue Pasteur à ROUEN.

    Il s’agit de sensibiliser les femmes et tout particulièrement les jeunes filles aux questions du développement durable en privilégiant deux questionnements :

    - Existe-t-il une spécificité Femmes /Hommes au regard du développement durable ?

    - Les métiers liés à la  croissance verte offrent-ils des opportunités de formation et d’emploi pour les jeunes filles et pour les femmes dans la région Haute Normandie ?

       La deuxième question s’inscrit tout particulièrement dans le Plan de Mobilisation des Filières et des Territoires du Ministère de l’Ecologie dont l’enjeu est de faire de la croissance verte un levier pour l’emploi. Victimes « privilégiées » des emplois précaires et du chômage, les femmes ne risquent-elles pas de passer à coté de la croissance verte portée par des secteurs encore très masculins  (BTP, Ingénierie….) Quelles incitations, quelles formations doit-on leur offrir pour leur permettre d’accéder plus facilement à ces secteurs porteurs ?

       L’objectif sera d’impliquer les acteurs locaux concernés par ces questions : l’Etat, la Région, les services de l’éducation et de la formation, les filières professionnelles et les entreprises, les associations… et les femmes, en leur donnant l’occasion de s’exprimer sur cette thématique.

       Le colloque sera présidé par le SGAR de la Région Haute-Normandie et la déléguée Régionale aux Droits des Femmes et à l’égalité.                     

      Faut-il rappeler que le principe 20 du Programme d’action de la Conférence de Rio indique que les femmes ont un rôle vital dans la gestion de l’environnement et le développement, leur pleine participation est essentielle à la réalisation d’un développement durable.

Contacts : Marie-Hélène Joyen-Conseil mhjoyenconseil@gmail.com et Bernadette Bras bbras@sfr.fr            

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 16:34

 

            Voilà dix ans que Théodore Monod s’est éteint à Versailles, le 22 novembre 2000, âgé de 98 ans. Il est né, en effet, le 9 avril 1902, à Rouen, au numéro 9 de la rue Henri Lafosse. Théodore André Monod fut un scientifique naturaliste et explorateur. Il fut l'un des plus grands spécialistes du Sahara au XXe siècle et produisit environ 1 200 publications, considérées comme des références. []Monod est fils d’un pasteur et théologien protestant dont l'influence spirituelle a beaucoup joué sur leur fils qui fut aussi un humaniste. Monod plaça toujours l’humain au cœur de ses actions. C’est ainsi qu’il prit part aux mouvements antinucléaire, antimilitariste, non violents, de défense des Droits de l'homme et de l'animal, en manifestant toujours beaucoup d’exigence.

Un bref rappel de sa carrière est éloquent. Il entre au Muséum national d'histoire naturelle en 1922 et y soutient sa thèse en 1926. Il découvre le continent africain dans le cadre de missions de recherche, parcourt le Sahara occidental pendant plus de soixante ans à dos de dromadaire ou à pied. Au Mali, il découvre le squelette de l'homme d'Asselar, estimé à - 6 000 ans. Il découvre de nombreux sites néolithiques et des espèces végétales. En 1938, Monod est affecté à Dakar pour créer l'Institut français d'Afrique noire (IFAN) qui, sous son impulsion, devient un très grand centre scientifique. Il est nommé directeur du laboratoire des pêches d'outre-mer au Muséum en 1942, membre de l'Académie des sciences d'outre-mer en 1949 et de l'Académie de marine en 1957. Il est élu à l'Académie des sciences en 1963, considéré par ses pairs comme un des meilleurs spécialistes des poissons et crustacés. Deux genres et 35 espèces végétales, huit genres et 130 espèces animales sont dédiés à Théodore Monod. Il voit pour la dernière fois le Sahara en 1996, avant de perdre totalement la vue, à 94 ans.

A l'occasion du 10ème anniversaire de sa disparition, le Muséum national d'Histoire naturelle rend hommage à Théodore Monod, afin de mettre à l’honneur, en cette année de la biodiversité, l'un des premiers défenseurs de l'environnement (http://www.mnhn.fr) : exposition du 26 octobre 2010 au 17 janvier 2011 au Cabinet d'histoire du Jardin des Plantes ; publication d’un ouvrage sous la direction de Mauricette Berne et Ambroise Monod (La vie de Théodore Monod racontée par ses proches à partir d'archives. Editions Le Chêne, 288 p.).

En 1979, je venais de publier dans la revue Histoire et Nature des « Eléments pour une histoire de la botanique en Normandie ». Théodore Monod fut particulièrement intéressé et me fit connaître à cette occasion un manuscrit relatant le voyage de Messieurs Vaillant et Danty d’Isnard sur les côtes normandes et bretonnes en 1707. Un moment fort !

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 08:31

       On vit une époque formidable : tout est devenu écologique ! C’est tant mieux quand cela va au-delà de la simple communication commerciale. Mais attention à la dérive du vocabulaire… En fait, le souci de la protection de la nature, prend ses racines dans un passé bien plus lointain qu'on l'imagine souvent, dès le Moyen Age parfois, à la fin du 19ème siècle plus largement. Bien que l'invention du mot écologie date de 1866, c'est surtout depuis une cinquantaine d'années que ce courant de pensée s'est généralisé.

       Durant les années 1960-70, on parle surtout de "protection de la nature". Pendant les années 1980-90, les termes "environnement" et "écologie" deviennent à la mode et les concepts s'élargissent pour considérer les activités humaines et pas seulement la nature. Le passage aux années 2000, c’est l'émergence d'une culture qui met écologie, social et économie sur le même plan. Dans le même temps le concept s'élargit encore dans deux directions avec la notion de "paysage", vocable qui véhicule un concept plus global, une synthèse entre la nature et les productions humaines et la notion d'"écologisme", terme qui désigne "l'écologie politique" à l'origine de la création de plusieurs partis.

       Les années 2000-2010, c’est la montée en puissance de la notion de développement soutenable, des préoccupations du public liées aux dérèglements climatiques et aux faiseurs d’opinion qui s’en suit. Quelques évènements météorologiques forts ont marqué les esprits et ont suscité questions et réflexions. Un sentiment de peur s’installe, en même temps que celui qu’il est encore temps d’agir, mais qu’il y a urgence.

       On aurait économisé bien des débats stériles si l’on avait distingué l’écologie et l’écologisme (ce qui fut proposé par le CNRS dans les années 1980, mais non appliqué). Il ne faut pas confondre en effet l’écologie, la science qui étudie les relations des êtres vivants entre eux, avec l’homme et le milieu environnant (dont les écologues sont les praticiens), avec l’écologisme, un courant de pensée en faveur de la protection de la nature et de l’environnement (ou écologie politique dont les tenants sont les écologistes). Les deux disciplines sont tout à fait respectables, et souvent complémentaires, mais la désignation des deux thématiques par un même vocable a créé une confusion des esprits. Ce fut le cas par exemple dans l’ouvrage de Luc Ferry  (Le nouvel ordre écologique, Grasset, 1992) où l’auteur tient des propos alambiqués en confondant écologisme avec écologie « profonde » (très dogmatique), allant jusqu’à lui trouver des relents pétainistes et des affinités avec le fascisme hitlérien…       

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:33

           

La fameuse formule « Penser globalement, agir localement » a été reprise et réappropriée par tant de monde que l’on ne sait plus que son auteur en est René Dubos (agronome, biologiste et écologue français, 1901-1982). A l’aboutissement de sa carrière de chercheur, Dubos se réoriente vers l'écologie globale et contribue à préparer, en 1972, le rapport de base de la première Conférence des Nations Unies sur l'environnement de Stockholm. Il est ensuite à l'origine de la création du Programme des Nations unies pour l'environnement.

         C’est bien cet état d’esprit qui préside à une émission de télévision qu’il faut absolument regarder : Global Mag, sur Arte. Du lundi au jeudi à 13h30 (durée 26 mn), Émilie Aubry tient la chronique planétaire de l’environnement.

Ce magazine prend le pouls de la planète et fait de la défense de l’environnement l’affaire de tous en nous emmenant à l’autre bout du monde ou au coin de la rue pour ausculter les maux du village global et pour imaginer ensemble comment y remédier (coproduction Arte France et Capa).

Le site de l’émission comporte un blog (http://global.arte.tv/fr) auquel je collabore désormais en tant qu’Eco-Respondant (Professionnels engagés, bloggeurs militants ou simples curieux du web et de la planète, qui apportent leurs témoignages).

Ainsi, le 26 octobre était publiée la chronique « Qualité de l’air : mieux, mais loin d’être limpide » http://global.arte.tv/fr/2010/10/26/qualite-de-l%E2%80%99air-mieux-mais-encore-loin-detre-limpide/  : Un être humain inspire environ 23 000 fois par jour. Au total, ce sont 15m3 d’air qui circulent dans nos poumons ! Mais on inspire quoi, au juste ? Notre nouvel Eco’respondant, Michel Lerond, a travaillé dans le domaine de l’environnement pendant 35 ans – et étudié notamment la qualité de l’air. Il tire le portrait de ce qui se balade dans nos poumons.

A suivre, chaque jour sur Arte pour l’émission et sur le web pour le blog, à une cadence mensuelle pour ma chronique. On peut revoir l’émission sur le web.

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